Histoire et patrimoine de l'abbaye d'Auzouer-en-Touraine
L’histoire d’Auzouer remonte il y a plus de 10 000 ans à la période de la pierre taillée. Au Grand Moléon, les gallo-romains nous ont laissé quelques témoignages, des objets en céramique ainsi que des tuiles. Un autre dolmen mesurant environ 4,5x5m a été dressé à proximité de la ferme de la Haute-Métairie. Le dolmen de La Pierre-Levée, le plus petit de la Touraine, érigé sur deux supports en grès, hauts d’un mètre qui soutiennent la lourde table en pierre, s’élève dans le parc du château de Pierrefitte ; le nom latin de ce dolmen était Petra fixa (Pierre fichée), ce qui a donné le nom du château.
Le dolmen du château de Pierrefitte possède une table de 2,80 mètres de long sur 2 de large, posée sur deux supports en grès de 2,20 mètres de long sur 1,90 mètre de large et 1 de haut. Des fouilles furent effectuées sous le dolmen sous la direction du comte de Baillivy. En 1843, des fouilles furent effectuées sous le dolmen sous la direction du comte de Baillivy. Le dolmen néolithique du château de Pierrefitte, appelé aussi la Pierre levée, possède une table de 2,80 mètres de long sur 2 de large, posée sur deux supports en grès de 2,20 mètres de long sur 1,90 mètre de large et 1 de haut.
Une fouille avait été réalisée par le Baron de Cools alors que la table était encore soutenue d’un côté. Plusieurs fragments de poteries datant du 1er et 2ème siècle ont alors été découverts. Le dolmen de La Haute-Métairie dont la table en poudingue (de 4,50 mètres sur 5) s'était écroulée. Le dolmen de La Haute-Métairie dont la table en poudingue (de 4,50 mètres sur 5) s'était écroulée. Il est malheureusement aujourd’hui écroulé.
Auzouer est mentionné pour la première fois dans une charte de 1271 de l’abbaye de Gâtines, sous le nom de PAROCHIA d’ORATORIO. Au XIVème siècle, ce village s'appela officiellement Ozouer, puis au XVème siècle Ozoer. Ce n’est qu’au XVIème siècle qu’apparut le nom actuel d’Auzouer.
L'église Saint-Martin : vestiges, transformations et décor
L'église Saint-Martin est située sur la commune d'Auzouer-en-Touraine, dans le département d'Indre-et-Loire, à quelques km au sud-est de Château-Renault. L'édifice date du XIe siècle, et affiche donc un style résolument roman à l'origine. De l'église primitive du XIe siècle, il ne reste que la façade Ouest, dont la porte romane à triple voussures ornées de dents-de-loup, de zigzag, de croix de Saint-André, et une partie du mur Nord de la nef. De l'église primitive du XIe siècle, il ne reste que la façade Ouest, dont la porte romane à triple voussures ornées de dents-de-loup, de zigzag, de croix de Saint-André, et une partie du mur Nord de la nef.
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L’église Saint-Martin, construite au XIème siècle sur l’emplacement de l’oratoire se composait alors d’une nef unique plus petite que la nef actuelle comme le montre la position du portail occidental. Celui-ci était autrefois au milieu de la façade alors qu’aujourd’hui, il est déporté sur la gauche. Surmonté d’une petite baie en plein cintre, ce portail est avec une portion du mur septentrional le seul vestige de l’église primitive. La première église ne comportait qu’une seule nef.
La nef fut agrandie au 17ème et une chapelle fut construite près du chœur par Victor Gardette. En 1611, des travaux importants furent effectués à l’église. Elle fut agrandie de 5 mètres sur sa partie sud et consécutivement à cet élargissement, il a fallu surélever les deux pignons. La charpente et la toiture furent également refaites.
Ces travaux sont indiqués par deux notes inscrites sur le registre de baptêmes pour les années 1611-1612 ainsi libellé : « Mai 1611 le vendredi 13 du dit mois fût assise la première pierre de la réfection de l’église » et « le vendredi 3, jour de février 1612 fut commencée la charpente de l’église ». La nef est suivie par une abside semi-circulaire flanquée de deux chapelles rectangulaires formant faux-transept. La sacristie rectangulaire est adossée au mur Sud de la nef.
En 1851, on remarqua que les tirants qui supportent toute la charge du clocher avaient tellement fléchi qu’un effondrement était à craindre. Alors que des travaux de restauration tardaient à être réalisés, un incendie provoque d'importants dommages en 1851 : le chœur, la chapelle, le mobilier et les retables sont détruits. Les travaux de reconstruction sont très vite ordonnés et réalisés en 1852 : nouvelle abside, chapelles formant transept, sacristie. En 1858, une nouvelle voûte est aménagée.
L'église Saint-Martin (Perceval) a été reconstruite en 1852 (nef, abside, deux chapelles latérales et sacristie) à la suite de l'incendie du 31 mars 1851. L'aménagement de l'intérieur de l'église fait apparaître dorénavant 6 colonnes à demi engagées dans les murs qui supportent une voûte en plein cintre de plus de 13 m de portée et de 9 m d’élévation. La nef unique est couverte par une fausse-voûte en berceau plein cintre, soutenue par trois arcs doubleaux reposant sur six colonnes. Le chœur est voûté en berceau. L'abside a une voûte semi-circulaire en cul-de-four.
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L'église renferme, dans le chœur et les chapelles, cinq vitraux figuratifs dont quatre sont signés par l'atelier Lobin (Tours). Enfin, cette église a été dotée de très beaux vitraux fabriqués par l'atelier Lobin à Tours. De Julien-Léopold Lobin, il y a: saint-Gatien de Tours, l'Envoi en mission de saint Martin par saint Pierre (1857), le Bon Pasteur, saint Joseph à l'Enfant (1863). De Lucien-Léopold Lobin, on voit: saint-Martin de Tours, la Charité de saint-Martin (1865), la Vierge, sainte Rose de Lima, sainte Marguerite (1865). Le cinquième, anonyme et sans date, représente sainte Élisabeth de Hongrie et saint Jean-Baptiste et peut être attribué au même atelier.
L’église est démunie de clocher, celui-ci ayant été démonté en 1899 car il menaçait de tomber. Le clocher, menaçant de s'effondrer, fut détruit en 1899. La cloche, baptisée « Elizabeth » est restée longtemps suspendue à un campanile derrière l’église. Au début des années 90, la municipalité l’a fait installer sous le toit de l’église de sorte qu’on l’entende davantage à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’église.
Patrimoine bâti : châteaux, manoirs et monuments
La partie centrale du château privé de Pierrefitte date du XVIIe siècle. Il a été presque totalement reconstruit entre 1775 et 1777 puis agrandi au milieu du XIXe siècle. Il a remplacé un manoir féodal dont subsiste une partie des douves. Dans son parc, se trouve, à l'Ouest, une fuie ronde, transformée en cuisine, à toiture peu inclinée terminée par un lanternon avec sa cloche et, à l'Est, une chapelle circulaire (XVIIe siècle, modifiée vers 1900).
Le château se compose d'un corps de logis central élevé d'un étage et d'un comble flanqué, au Sud, de deux tourelles cylindriques prolongées par deux pavillons dans le même alignement. Les toits d'ardoise sur des corniches moulurées sont percés de lucarnes de pierre à fronton courbe, celles des ailes étant récentes. La chapelle cylindrique possède une porte surmontée par un fronton triangulaire puis par une fenêtre jumelée. Le bâtiment, dont la corniche est ornée par des vases sculptés, est couvert par un dôme surmonté par un lanterneau.
Le château privé de La Bonleuvre daterait du XVIIe siècle. Jadis, il était entouré par des fortifications dont il reste des tours. Le Haut-Villaumay (nord-ouest) : le fief est cité en 1550 comme appartenant à Macé Papillon, bourgeois et échevin de Tours. La Guêpière (nord-est) : Le fief de La Guespière est cité dans les archives depuis 1331. L’ancienne forteresse médiévale, dont il reste une partie des douves, fut remplacée, au 17ème siècle par un château de style classique, reconstruit entre 1775 et 1777 puis agrandi au milieu du 19ème siècle.
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La motte féodale fossoyée du Grand-Moléon est une fortification médiévale, découverte en 1978, qui a un diamètre de 50 mètres. Les photographies aériennes faites par Jacques Dubois en 1978 ont révélé l’existence d’une enceinte circulaire médiévale de 50 m. Au moyen-âge, les deux fiefs les plus importants étaient ceux du Plessis-Auzouer et de Pierrefitte, qui eurent les mêmes propriétaires.
Éléments sociaux, administratifs et mémoriaux
Le plus ancien registre paroissial date de 1588. À cette époque, la méthode de recensement se faisait par le nombre de « feux » des chaumières. En 1687 on en dénombre 128 à Auzouer. Cette pratique durera jusqu’en 1790. Et c’est à partir de cette même année que fut adopté le recensement par comptage de personnes.
Près de l'église, place du Général-Leclerc, l'ancien presbytère (1782) est acheté par la commune le 3 novembre 1831. A partir de 1912, il devient le bureau de poste puis, dans la seconde moitié du XXe siècle, la mairie. Le monument aux morts en forme d'obélisque, place du Général-Leclerc, construit en pierre de Lavoux, repose sur une fondation de maçonnerie de moellons et chaux. Le monument, clôturé par une grille en fer forgé, a été réalisé par Paul Beaugrand, entrepreneur à Château-Renault, Louis Houssinot, entrepreneur à Château-Renault et Auguste Vallée, serrurier à Château-Renault.
Personnalités liées et vie culturelle
André Bauchant, peintre autodidacte, né à Château-Renault en 1873, d’un père pépiniériste et d’une mère couturière. Le peintre autodidacte André Bauchant (1873/1958), d’abord installé à La Blutière, un ancien moulin à tan sur la Brenne (nord-ouest), où il commença à peindre, puis à Tourneboeuf (au nord, près de Château-Renault), devint connu grâce à Serge de Diaghilev, le créateur des Ballets russes. En 1928, se tient sa première exposition personnelle, avec 75 toiles exposées à la galerie Jeanne Bucher à Paris. Cette même année, Serge de Diaghilev, le directeur des ballets russes, lui commande une maquette pour les décors de son ballet Apollon Musagète. André Bauchant a peint de grandes toiles mythologiques, historiques et religieuses, des portraits, des paysages, des fleurs et des fruits, des animaux et des oiseaux, des fruitiers.
Sa peinture est exposée très rapidement dans le monde entier, mais c’est seulement en 1949 que la galerie Charpentier à Paris organise une grande exposition de 215 toiles. En juin 1988, une explosion provoqua un incendie dans l'usine Protex-Synthron de produits chimiques d'Auzouer-en-Touraine. L'eau déversée par les pompiers pour éteindre le feu, chargée en produits chimiques, pollua la Brenne, la Cisse et la Loire. Pendant 10 jours la ville de Tours et cinq communes situées sur la rive droite de la Loire, soit près de 200 000 personnes, furent privées d'eau potable.
Armes et symboles locaux
D’Or au chêne arraché au naturel, accompagné en chef de 2 fers de moulins de sable, au chef de gueules à une épée du premier posée en face, la pointe à senestre. L’or et le gueule (rouge) sont les couleurs de la famille de la Tullaye (qui porte d’or au lion de gueules). Le chêne, c’est la richesse des « tire-tan » ouvriers qui tiraient de l’écorce du chêne pour alimenter les tanneries de Château-Renault. Les fers de moulin de sable (noir) évoquent les nombreux moulins (à farine ou à tan) qui bordaient la Brenne et qui faisaient également la richesse d’Auzouer. L’épée en chef rappelle le lieu-dit « Courte Epée » et le passé gaulois d’Auzouer.
Autres éléments patrimoniaux et curiosités
Il est à noter la présence d’une crypte au lieu-dit « Beauvais » sous une partie de la grange de la ferme. Elle est en forme de croix latine avec voûtes sur croisée d’ogives qui est la caractéristique des constructions religieuses au XIIIème siècle. Un texte de 1698 fait mention d’une léproserie ou une maladrerie à Auzouer. Malheureusement, cette construction a complétement disparu et aucun vestige n’a permis de situer l’endroit du site.
Le lavoir (rue du 8 mai, sortie est du bourg) : lavoir rectangulaire à pans de bois, dont la charpente à trois fermes repose sur six poteaux. L'ensemble est couvert d'un toit à longs pans en tuiles plates fabriquées à la tuilerie de Bel-Air. Il a conservé sa cheminée et une selle à laver.
Table récapitulative - repères chronologiques
| Époque | Événement / vestige |
|---|---|
| Préhistoire | Présence d'outils et dolmens (Haute-Métairie, Pierrefitte) |
| Gallo-romain | Objets en céramique et tuiles au Grand Moléon |
| XIe siècle | Fondation de l'église Saint-Martin (ne subsistent que façade ouest et mur nord) |
| 1611-1612 | Agrandissement de la nef; surélévation des pignons; reprise de la charpente |
| 1851-1858 | Incendie (1851) et reconstruction (1852), nouvelle voûte (1858) |
| 1899 | Démolition du clocher menaçant de s'effondrer |
| XXe siècle | Conservation des vitraux Lobin, activités culturelles (André Bauchant) |
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Renseignements: l'église Saint-Martin est située sur la commune d'Auzouer-en-Touraine et des informations complémentaires peuvent être obtenues auprès de la mairie et des services culturels locaux.
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