Difficultés financières et réorganisation des franchises Hyper U et réseaux connexes face à un secteur de la grande distribution en mutation
Le secteur de la grande distribution en France connaît actuellement une période de turbulences. Une enseigne majeure, confrontée à des difficultés financières importantes, se voit contraindre de prendre des mesures drastiques. Auchan, acteur incontournable du paysage commercial hexagonal, traverse une période délicate. Confronté à des pertes financières considérables, le groupe a pris la décision de se séparer de 15 de ses magasins. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au premier semestre 2024, Auchan a enregistré un déficit colossal d’un milliard d’euros. Cette hémorragie financière a poussé l’enseigne à prendre des mesures radicales pour assurer sa pérennité. Cette restructuration s’accompagne d’autres changements notables, notamment le départ de Schiever, partenaire historique d’Auchan depuis près de trois décennies.
Les 15 supermarchés concernés par ce changement d’enseigne sont principalement situés dans l’Est et le Centre de la France. Cette décision aura un impact significatif sur le tissu commercial de ces régions. En plus de ces 15 magasins, trois enseignes Bi1 passeront également sous la bannière U : Saint-Florentin, Migennes et Cluny. Ce bouleversement dans le secteur de la distribution soulève des questions pour les clients habitués à fréquenter ces enseignes.
En revanche, ce changement pourrait aussi apporter son lot d’opportunités. Les nouveaux magasins proposeront vraisemblablement une gamme élargie de produits régionaux, des prix compétitifs sur de nombreuses références et une politique de fidélisation attractive. Néanmoins, les habitués devront s’adapter à un nouvel environnement commercial. La situation d’Auchan soulève des interrogations plus larges sur l’avenir de la grande distribution en France. Dans un marché saturé et face à une concurrence acharnée, les enseignes doivent constamment se réinventer pour rester dans la course. On peut également s’attendre à un développement accru du commerce en ligne et des solutions omnicanales, par voie de conséquence qu’à une attention croissante portée à la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Pour les consommateurs, ces mutations du secteur pourraient se traduire par une offre plus diversifiée et des services innovants.
Avec une part de marché à 11,6 % en 2022, Système U conserve sa place de numéro 4 dans la grande distribution. Dans une logique de construction de filières, les Magasins U multiplient les initiatives pour les produits de la marque U. Après avoir dépassé le milliard d’euros en 2021, le chiffre d’affaires de CoursesU.com, l’offre e-commerce des Magasins U, continue sa progression avec des ventes de 1,05 milliard d’euros en 2022, en hausse de 1,8 %. L’enseigne enregistre par ailleurs une forte progression à l’export, avec un chiffre d’affaires de 879 millions d’euros dans les DROM et 698 millions d’euros dans les autres régions du monde (Afrique, Andorre, Ile Maurice, Pacifique et Amérique du Nord).
« Nous avons connu une année 2025 exceptionnelle », s’est félicité Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U lors de la présentation des résultats annuels le 28 janvier. Le distributeur a dévoilé des chiffres à faire pâlir ses concurrents. Coopérative U a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 28,35 Mds € TTC hors carburant (35,33 Mds € avec essence), en hausse de + 5,3 %. Ces résultats s’appuient sur une croissance des mètres carrés sans précédent : + 228.605 m². « C’est le double des surfaces de ventes intégrées en 2024 », précise le président de U. En 2025, la coopérative d’indépendants a intégré 3 hypers Migros et 53 magasins du groupe régional Schiever (environ 80% de ses mètres carrés). « Nous avons encore 60 magasins à intégrer, a précisé Dominique Schelcher. Ce fut un chantier important et cela a demandé du temps, les magasins Schiever passés sous bannière U ont connu une très belle fin d’année. »
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« Au global, le gain des surfaces se répartit de la façon suivante : 25 créations, 99 ralliements, 4 transferts et 27 agrandissements. Le parc des U totalisait 1.904 points de vente au 31 décembre 2025. + 12 % pour la proximité », indique la synthèse publique. L’indépendant ne cache pas non plus son intérêt pour les 33 Auchan franchisés, dont deux hypers - Avrillé (49) et Gap (05) - qui sont sur le marché. « Nous devrions dépasser le seuil des 100.000 m² l’an prochain, a lancé Dominique Schelcher. Dans ce contexte de recomposition, nous restons en effet attentifs à toutes les opportunités qui se présenteront. »
« Toutefois, la dynamique commerciale ne repose pas uniquement sur la croissance externe qui est évaluée à + 2 %. Nous affichons une belle dynamique sur tous les formats, a rappelé Dominique Schelcher. Nous avons gagné +820.000 foyers l’an dernier, ce qui valide notre stratégie commerciale. » Dans le détail des enseignes, Super U progresse de +3,7% à 19,45 Mds € hors carburant, Hyper U de +8,5% (4,4 Mds €), U Express de +12,3% (3,46 Mds €) et Utile de +1% (985 M€). Le circuit ecommerce est également bien orienté avec une hausse de +11,3% à 1,47 Md €. À l’international, Coopérative U enregistre un CA de 836 M€, à +9%.
Les U comptent 163 points de vente (outre-mer inclus) en dehors de l’Hexagone, dont 49 en Afrique. Avec un chiffre d’affaires de 28,35 milliards d’euros hors carburant (+5,3 %), Coopérative U affiche une dynamique commerciale exceptionnelle en 2025. 820 000 nouveaux foyers ont choisi les Magasins U l’an dernier, validant la stratégie du groupe fondée sur la défense du pouvoir d’achat et la proximité. L’année 2025 a été marquée par une expansion sans précédent du réseau avec l’intégration de 228 605 m² nouveaux (+7,2 %), soit plus du double des surfaces de vente intégrées en 2024 (+122 %).
Cette dynamique s’appuie notamment sur la concrétisation de ralliements majeurs, avec l’intégration effective de 3 hypermarchés Migros France et de 53 magasins du groupe Schiever (sur un total de 113, le solde rejoignant le réseau courant 2026). Avec une hausse de +5,3 % de son chiffre d’affaires global (hors carburant), Coopérative U surperforme par rapport à l’année précédente. Cette croissance est portée par l’ensemble des formats, de l’hypermarché à la proximité. Le site CoursesU.com poursuit sa trajectoire ascendante avec une croissance de +11,3 %, atteignant 1,47 milliard d’euros de ventes. L’année 2025 confirme l’attractivité du modèle coopératif hors du territoire métropolitain. L’activité Export de Coopérative U enregistre un chiffre d’affaires de 836 millions d’euros, en progression de près de +9 % par rapport à 2024, et représente un axe de croissance important pour le groupement. Coopérative U compte désormais 163 points de vente hors France métropolitaine.
Coopérative U compte désormais 13,3 millions de foyers clients, un niveau historique atteint grâce à un gain record de 820 000 nouveaux foyers en 2025. Au quotidien, Coopérative U se distingue par des engagements commerciaux : le maintien d’une sélection de 150 produits U à prix coûtant, une offre hebdomadaire de 4 fruits et légumes à prix coûtant et un programme de fidélité avantageux, offrant 20 % de remise en avantages Carte U sur une sélection mensuelle de produits du quotidien. Ces engagements en faveur du pouvoir d’achat s’accompagnent d’actions concrètes pour une meilleure alimentation pour tous. L’enseigne a déjà banni 112 substances controversées de plus de 5 000 produits à la marque U.
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“Jamais nous n’avons ouvert autant de mètres carrés : nous avons doublé notre rythme d’expansion en un an ! Jamais nous n’avons séduit autant de nouveaux clients sur une seule année. Coopérative U est en forme dans un marché en pleine recomposition. Ces résultats démontrent la confiance que nous accordent les commerçants indépendants et les consommateurs. Ils valident la modernité de notre modèle et la pertinence de nos choix : celui du prix juste et celui d’un soutien sans faille à la souveraineté alimentaire française.”
Ce jeudi 30 janvier, le dernier magasin Migros de France, à Neydens (Haute-Savoie) est passé sous enseigne Super U. La conséquence du ralliement des trois points de vente français de la coopérative suisse, jusqu’à présent partenaire de Cora, au groupe coopératif U. De quoi lui rapporter 135 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaires sans qu’il n’ait rien à débourser. Ces parts de marché sont précieuses dans un secteur où la puissance d’achat est stratégique pour obtenir des fournisseurs les prix les plus bas.
Ainsi, depuis la chute du groupe Casino, le mercato en vue de recruter des commerçants indépendants bat son plein. « Le rythme des ralliements est de plus en plus soutenu, confirme Dominique Schelcher, le PDG Coopérative U. Beaucoup de franchisés jusqu’ici sous pavillon Casino se posent la question de leur avenir. » Sur les 80 magasins de son groupe inaugurés en 2024, plus de 50 sont des transformations d’enseigne. « On a les contraintes les plus légères du secteur avec des contrats courts », se vante-t-il. « L’ancrage local et l’autonomie des magasins U nous ont convaincus », complète Pascal Laidet, directeur général de Migros France.
En 2025, ce sont les centaines de magasins de la famille Schiever (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires) qui quitteront Auchan pour U. Tous les coups sont permis. La concurrence n’est pas en reste. Début janvier, Carrefour a réalisé une belle prise en chipant 92 supérettes au groupe Casino, grâce au ralliement d’un puissant franchisé, la famille Puig. « En une seule opération, on fait les deux tiers de notre rythme annuel de croissance », se satisfait Benoît Soury, directeur exécutif de Carrefour Proximité.
Pour séduire les Puig, l’enseigne dirigée par Alexandre Bompard a fait valoir la promesse de possibles nouvelles ouvertures, la solidité de son modèle face à un groupe Casino affaibli… et surtout son meilleur rendement au mètre carré. « Nos contrats sont validés par la Fédération française de la franchise, riposte Vincent Doumerc, directeur général de Franprix (Casino), dans une pique à Carrefour, qui n’a jamais adhéré à cette Fédération. Nous avons une rentabilité forte et nos franchisés peuvent participer aux décisions de la marque. »
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Dans cette lutte au couteau, les enseignes renforcent leurs troupes dédiées au réseau de franchisés. « Ces équipes sont sur le terrain en permanence », raconte Vincent Doumerc. « Des distributeurs ont aussi des moteurs de recherche qui repèrent des franchisés sous enseigne concurrente en difficulté économique ou en fin de contrat », ajoute Laurent Delafontaine, dirigeant du cabinet de conseil en franchise Axe Réseaux. Et tous les coups sont permis. Des enchères peuvent même être lancées entre deux enseignes sur le montant d’un « cadeau de bienvenue » à l’entrée, ou sur le taux de redevance à payer au franchiseur. Ces bascules vont-elles continuer dans les prochains mois ? « Oui, mais je ne vous dirai rien de plus », sourit Dominique Schelcher.
Expliquez-nous... la grande distribution en France
La période actuelle illustre une recomposition forte du paysage: intégrations, cessions, et créations de nouveaux accords de franchise, avec un accent sur la proximité, le pouvoir d’achat et l’essor du commerce omnicanal. Pour les consommateurs, cela peut signifier une offre élargie, des services améliorés et une intensification des stratégies de fidélisation, tout en nécessitant une adaptation à des environnements commerciaux redéfinis.
| Format | Évolution 2025 |
|---|---|
| Hyper U | +8,5% du chiffre d’affaires, 4,4 Md € |
| Super U | +3,7% du chiffre d’affaires, 19,45 Md € |
| U Express | +12,3% du chiffre d’affaires, 3,46 Md € |
| Utile | +1% du chiffre d’affaires, 985 M€ |
En résumé, le secteur est en pleine mutation avec des consolidations internationales et des adaptations locales qui redessinent les réseaux de franchise, les surfaces et les offres, tout en plaçant le pouvoir d’achat et l’ancrage régional au coeur des stratégies.
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