Les Grands Auteurs en Finance les Plus Influents

Une petite révision des principaux grands auteurs économiques est toujours très utile ! En effet, il existe des auteurs incontournables en économie. Incontournables d’abord par leur renommé académique et leur importance de leurs travaux sur l’histoire (et l’actualité !) de la science économique. Ainsi, il peut être utile de faire le point sur les principaux apports de ces auteurs.

NB : Évidemment, cet article essaye de présenter les différentes manières d’utiliser ces auteurs en dissertation. Il ne se substitue pas à ton cours !

comprendre les théories économiques contemporaines

Adam Smith

- la “croissance économique” : c’est le thème principal de recherche de Smith. Le moteur de la croissance repose sur l’accumulation du capital qui permet la division du travail qui permet à son tour l’accumulation du capital.

- la “main invisible” : bien que ce mot ne soit utilisé qu’une seule fois dans la Richesse des nations, c’est le concept smithien par excellence. Chaque individu est conduit à “remplir une fin qui n’entre nullement dans ses intentions” par une “main invisible”.

- la promotion du libre-échange. Dans le Livre IV de la Richesse des Nations, il expose sa théorie des avantages absolus : chaque pays a un intérêt à se spécialiser dans la production du bien pour lequel il dispose d’une capacité de productivité plus importante que celles de ses partenaires.

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- sur l’importance de l’épargne : Dans une approche smithienne, le comportement d’épargne stimule la croissance en stimulant l’accumulation du capital.

- le rôle limité de l’État.

- sa théorie de la valeur travail.

Adam Smith

Adam Smith, figure emblématique de l'économie classique.

Thomas R. Malthus

Ce prêtre anglican est un des premiers successeurs de Smith. Sa principale contribution à l’économie est sa théorie de la population. Ainsi, Malthus considère que la croissance démographique suit une loi géométrie et la croissance des ressources environnementales suit une loi arithmétique. Cette croissance démographique entraîne de surcroît une réduction de la productivité du travail.

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En effet, si l’innovation permet un gain potentiel de production, celui-ci est aspire par la hausse de la démographie car elle réduit tous les gains de croissance en termes de PIB/tête. Enfin, Malthus est également, d’une certaine façon, le précurseur du keynésianisme. Ainsi, en critiquant la loi de Say, il met en exergue le rôle de la demande.

Thomas Malthus

Thomas Malthus et sa théorie de la population.

Jean-Baptiste Say

Seul auteur français incontournable en économie de cette liste (et fondateur d’une des parisiennes !), Jean-Baptiste Say est un auteur libéral de premier plan.

D’abord, Say est notamment incontournable pour sa “loi des débouchés” (ou “loi de Say”) : “un produit terminé offre, dès cet instant, un débouché à d’autres produits pour tout le montant de sa valeur” : l’offre crée ses propres débouchés. Ainsi, toute crise n’est qu’une crise de surproduction temporaire et sectorielle. On peut parler de résilience endogène du marché à tout crise.

Cette loi a plusieurs conséquences théoriques. De plus, dans la domaine monétaire, elle permet de conclure à une stricte dichotomie entre économie réelle et économie monétaire.

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Un autre apport essentiel de Say concerne la place de l’entrepreneur. Si, chez Smith, l’entrepreneur apporte les capitaux nécessaires à la constitution de l’entreprise, pour Say, l’entrepreneur est avant un gestionnaire qui alloue les ressources de façon optimale. Donc, l’entrepreneur est un arbitre rationnel.

David Ricardo

Ricardo est le principal successeur de Smith. Dans ses Principes, il prolonge les travaux de Smith et les précise. Sur la théorie de la valeur travail, Ricardo précise qu’elle provient du “travail incorporé” en la chose au cours de la production.

Sur la question du libre-échange, avec sa théorie des “avantages comparatifs” : un pays possède un avantage comparatifs dans la production où il relativement le plus efficient, i.e. Ricardo est également un des premiers auteurs économiques pessimiste à théoriser l’état stationnaire.

Il existe une limite endogène à la croissance économique pour Ricardo : c’est l’inégalité de fertilité entre les terres. À partir de cela, on en déduit sa théorie de la rente différentielle. Or, la terre, de moins en moins fertile, donne à son possesseur une rente et l’expansion démographie conduit à accroître le revenu du rentier au détriment de celui du capitaliste, seul à même de soutenir la croissance.

Enfin, on retient également de Ricardo son engagement en faveur du libéralisme. Par exemple, il combat les Poor Laws (accusées d’inciter à l’oisiveté), les Corn Laws (qui protègent les rentiers au détriment de l’activité économique).

Karl Marx

Marx analyse le mode de production capitaliste avec une approche que l’on qualifie de “matérialisme historique”. Pour lui, celui-ci repose sur un rapport d’exploitation entre prolétaires et capitalistes, entre utilisateurs et propriétaires des moyens de production. C’est la marche de l’Histoire : un conflit inlassable entre classe dominantes et classes dominées !

Marx mais également en avant la loi de la baisse tendancielle du taux de profit inhérente au capitalisme et qui le condamne. Ainsi, en s’appropriant sa plus value, le capitaliste conduit à une surexploitation des travailleurs amenant à une réduction des revenus salariaux et à un accroissement de la composition organique du capital.

Ainsi, on assiste à une annulation de tout profil à cause de la faiblesse de la demande. Par conséquent, le capitalisme irait dès lors de crises en crises, jusqu’à la crise finale, le “grand soir” du capitalisme.

John Maynard Keynes

“Yes, Keynes is dead.” Pour reprendre les termes de la postkeynésienne Robinson, Keynes a réintroduit le “temps” dans la théorie économique. En effet, sa principale considération est d’avoir considéré que le caractère fondamental de l’activité économique est d’être incertain.

Joseph Schumpeter

C’est l’auteur incontournable en économie pour un sujet sur la croissance économique ou pour “sauver” tes troisièmes parties : J.A.

Milton Friedman

Milton Friedman est un des auteurs incontournables tant pour son influence sur le XXe siècle que pour ses idées économiques. Il est partisan du libéralisme et s’oppose directement aux idées keynésiennes.

Mais Friedman est principalement connu pour ses travaux sur la monnaie. En 1968 (op. cit.), il est à l’origine du déclin de la pensée monétaire keynésienne. En effet, Friedman montre que toute politique monétaire devient caduque à moment ou un autre. Ainsi, Friedman est partisan de l’école monétariste.

Le postulat de base des monétaristes est que le but de toute politique monétaire est de limiter strictement la quantité de monnaie en circulation. Dès lors, chaque banque centrale doit limitée la création monétaire et lutter activement contre l’inflation.

Friedman est également un partisan du revenu universel sous la forme d’ “impôt négatif”.

Robert Lucas

Robert Lucas est le représentant par excellence de la Nouvelle École classique (NEC).

- La théorie des anticipations rationnelles (développée initialement par John Muth) : les individus établissent les mêmes prévisions qu’un modèle économique. Par conséquent, cela conduit à annuler les effets bénéfiques éventuels d’une politiques macroéconomique.

- La monnaie n’est pas neutre, elle est “hyper-neutre”, i.e. neutre à court, moyen et long terme.

- Lucas souligne en 1988 l’importance pour l’État de prendre en charge le financement de l’éducation du fait de l’importance du capital humain pour générer des externalités positives et donc de croissance.

Joseph Stiglitz

C’est peut être un des auteurs incontournables en économie le plus récent. Né en 1943, cet économiste américain est le représentant le plus connu de la “nouvelle école keynésienne”. Cette dernière essaye de dépasser le déclin de la pensée néokeynénienne en se réappropriont les théories de la NEC.

On lui doit de nombreuses théories aujourd’hui déterminantes dans la paysage économique comme sa théorie du salaire d’efficience élaboré avec Shapirio en 1984. Ces travaux sont également très critiques sur la mondialisation. Dans La Grande Désillusion (2002), il dit (de façon très claire !) : “Aujourd’hui, la mondialisation ça ne marche pas.

Un autre apport intéressant de Stiglitz est ses travaux avec Grossmann (“On the Impossibility of Informationally Efficient Market”, 2011). Les deux auteurs y critiquent la supposée efficience des marchés financiers. Pour eux, il existe un paradoxe dans cette théorie : si toute l’information est disponible, gratuitement et universellement, sur les marchés il n’y a plus d’incitation à rechercher l’information.

Joseph Stiglitz

Joseph Stiglitz, un critique influent de la mondialisation.

Voilà pour ce petit tour d’auteurs incontournables. Bien évidemment, il existe d’autres auteurs et d’autres idées qui ont une importance déterminante. Il s’agissait dans cet article de faire un simple tour des principaux auteur.

Auteur Contribution Principale
Adam Smith Croissance économique, main invisible, libre-échange
Thomas Malthus Théorie de la population
Jean-Baptiste Say Loi des débouchés
David Ricardo Avantages comparatifs, rente différentielle
Karl Marx Matérialisme historique, critique du capitalisme
John Maynard Keynes Importance de l'incertitude en économie
Milton Friedman Monétarisme, politique monétaire
Robert Lucas Anticipations rationnelles
Joseph Stiglitz Critique de la mondialisation, efficience des marchés

À en juger par le poids que représentent les PME, en termes d'emplois et de création de richesse, nul doute que ces entreprises, prises dans leur diversité, sont le coeur de l'économie réelle. Ce livre combe ce vide.

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