Arts et techniques de l’artisanat traditionnel en Amérique du Sud: matériaux et méthodes

Le Mexique est un pays où l’artisanat est plus qu’un savoir-faire ; c’est un mode de vie ancré dans l’histoire et la culture. L’UNESCO a reconnu l’importance de cet artisanat dans le patrimoine culturel mexicain, et ce à juste titre. Le patrimoine culturel du Mexique est extrêmement riche et diversifié. Les civilisations préhispaniques restent importantes pour leur excellence dans le domaine des sciences et des arts. Les techniques de production de nombreux produits artisanaux ont une longue histoire, transmise de génération en génération, certaines remontant à l’époque préhispanique et d’autres à l’époque coloniale. La revalorisation de l’artisanat est un élément essentiel de la continuité. Les maîtres artisans se distinguent par leurs compétences techniques exceptionnelles et sont considérés comme de véritables experts dans leur art. Ils ont su tirer parti des ressources naturelles de leur région pour créer leurs modèles, qui sont aujourd’hui appréciés dans le monde entier.

Au niveau international, l’artisanat mexicain est très apprécié pour sa capacité à refléter la diversité culturelle. L’artisanat mexicain atteint diverses destinations dans le monde entier. Parmi les produits les plus recherchés figurent les créations en argent et en cuivre, l’onyx, l’argile, les textiles, le bois, les céramiques et les peintures préhispaniques. Chaque État du pays a sa propre spécialité artisanale. Par exemple, Oaxaca est célèbre pour ses poteries et ses textiles tissés à la main. Jalisco excelle dans la céramique et le verre soufflé. Le Chiapas est connu pour ses textiles richement brodés. Dans le Michoacán, le cuivre martelé et laqué est une tradition.

Le chapitre des arts populaires comprend l’art de la terre cuite, largement pratiqué au Mexique, avec des variantes régionales. Alebrijes : nés dans la ville de San Martín Tilcajete, dans l’État d’Oaxaca, ce sont des créations artistiques uniques. Ces pièces culturelles représentent des créatures imaginaires qui fusionnent les caractéristiques de différentes espèces. Au départ, elles ont été conçues en carton par Pedro Linares, qui les a baptisées « alebrijes ». Orfèvrerie : l’orfèvrerie est un autre métier populaire au Mexique. Grâce aux abondantes richesses minérales du pays, les artisans fabriquent une grande variété de bijoux à partir de matériaux tels que l’or, l’argent et les pierres précieuses, notamment l’ambre et la jadéite. Se trouvent généralement à Hidalgo ou Taxco, dans l’État de Guerrero.

L’art huichol : caractéristique des États de Nayarit, du nord de Jalisco et de certaines régions de Zacatecas, il a acquis un statut emblématique dans le patrimoine culturel mexicain. Il s’agit d’un travail très recherché par les artisans locaux, qui se consacrent à la création d’œuvres extravagantes et richement colorées. Textiles : Parmi les nombreux textiles fabriqués à la main au Mexique, les sarapes se distinguent. Les sarapes sont des vêtements multifonctionnels utilisés pour lutter contre le froid. Ils sont généralement fabriqués en laine ou en coton sur des métiers à tisser en bois. Leur fabrication implique un processus de filage à la main. À Oaxaca, on fabrique de magnifiques textiles en laine, tandis qu’au Chiapas, les métiers à bras produisent des tissages traditionnels colorés.

Le processus de création de ces pièces implique la décoration de carreaux de céramique d’une teinte bleue caractéristique et d’un large éventail de motifs. Le Mexique est une terre d’artisanat dont la qualité est reconnue nationalement et internationalement. Les ressources naturelles du territoire fournissent de nombreux matériaux que les artisans travaillent pour élaborer leurs créations. L’ artisanat mexicain est fondamentalement lié aux zones rurales du pays et fait la renommée de chaque région. En effet, les techniques sont transmises de génération en génération, souvent au sein de la même famille. De plus en plus d’objets sont fabriqués de façon industrielle : ce sont ceux qu’on retrouve sur les grandes places touristiques, les marchés de souvenirs, etc. Leur prix est accessible mais la qualité est moindre. Pour de l’artisanat authentique fait à la main, favorisez l’achat directement à l’artisan ou via des boutiques certifiées. Le prix sera plus élevé mais la qualité est nettement supérieure.

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Un fonds public a été créé par le gouvernement (FONART - Fondo Nacional para el Fomento de las Artesanías) pour “promouvoir l’activité artisanale et contribuer à la génération d’un revenu familial plus élevé pour les artisans grâce à son développement humain, social et économique”. En vous rendant sur le site, vous aurez plus d’informations sur comment acquérir de l’ artisanat mexicain de bonne qualité. Ce sont des créatures fantastiques combinant les attribut physionomiques de divers animaux réels ou imaginaires. Ces figurines sont réalisées selon la technique de la cartonnería (cartonnerie) qui consiste à mouler du papier humide et le durcir à l’aide d’une pâte spéciale. Elles sont ensuite décorées de motifs géométriques et peintes de couleurs vives. Leur invention date des années 30 et est attribuée à Pedro Linares, un artisan de la Ville de Mexico. Dans son sommeil, il aurait été visité par des êtres étranges qu’il a voulu représenter à son réveil. Ses sculptures ont tellement plu qu’elles se sont rapidement répandues dans le pays et font maintenant partie de l’imaginaire culturel et artistique du Mexique.

Ce chapeau haut avec un bord large et relevé est l’un des objets les plus emblématiques du Mexique, communément nommé sombrero en français. Il était traditionnellement porté par les cavaliers (charro), mais de nos jours on voit beaucoup de musiciens de mariachi en porter. La forme du chapeau protège du soleil, du vent, de la poussière et en cas de chute de cheval, mais permet également d’attiser un feu ou encore de donner à boire à son cheval. Il est fabriqué en feutre de laine, paille de blé, poils ou peau de lièvre et est ensuite bordé avec une ou plusieurs couleurs.

C’est une sculpture en argile, plus ou moins grande et complexe selon les modèles. Originaire de l’État de Mexico (Metepec) et de Puebla (Izúcar de Matamoros), elle est désormais fabriquée partout au Mexique. Bien qu’on trouve aujourd’hui des arbres de vie purement décoratif, ils ont été créés à des fins religieuses et gardent cette influence chrétienne. En effet, ce sont des réinterprétations des arbres bibliques originaux et ils étaient utilisés pendant l’époque coloniale pour enseigner le mythe de la Création. Ils se lisent de haut en bas et comportent de nombreux symboles et allégories religieux (fruits sacrés, personnages réels ou mythologiques, animaux, plantes…). Le barro (boue argileuse) est très utilisé au Mexique. Rouge : le plus commun, on le retrouve dans de nombreuses régions. La plupart des pièces ont une fonction utile (récipient, coupe, vase…), mais le barro sert aussi à réaliser des sculptures décoratives ou symboliques (masque, figurine…). Vous en verrez partout si vous allez dans la région de Oaxaca, où ils sont produits depuis des siècles. La laine est produite sur place, traitée, colorée avec des pigments naturels et filée à la main, puis travaillée sur des métiers à pédales. Les tisserands réalisent des pièces colorées avec des motifs géométriques, des formes symboliques ou des dessins originaux. Le sarape serait né au 16e siècle à Tlaxcala, d’un mélange entre un ancien vêtement traditionnel des peuples autochtones et de la cape espagnol importée par les colons. Il est devenu particulièrement célèbre depuis que sa production est réalisée dans la ville de Saltillo (Coahuila) et qu’il s’est transformé en vêtement emblématique du Mexique. Cette grande pièce de tissu rectangulaire, réalisée en coton ou en laine sur un métier à tisser, est portée comme une cape par les hommes. Elle sert initialement à se protéger du froid et de la pluie.

Originaires du centre du Mexique (Jalisco, Durango, Zacatecas et Nayarit), les Huichol (peuple autochtone aussi nommé Wixárika) ont développé un art unique pour matérialiser leur cosmovision ancestrale. Pour cela, ils collent avec de la cire d’abeille des fils en laine peignée sur un cadre de bois pour représenter différents motifs religieux. Chaque tableau nécessite des semaines de fabrication à cause de la précision du travail. L’arrivée des perles (chaquira) au Mexique a permis d’étendre leur pratique graphique grâce à des supports et des formes plus variées. Ils créent toutes sortes d’objets colorés, notamment des bracelets, des crânes et des animaux qu’ils recouvrent de perles.

Le huipil est un vêtement porté par les femmes autochtones depuis l’époque préhispanique. La coupe, les couleurs utilisées et les motifs brodés varient selon les régions, les croyances et symboles de chaque communauté, le contexte (usage quotidien ou cérémoniel) et le statut social. Le huipil a un caractère historique et religieux. Pour les hommes, le vêtement traditionnel le plus emblématique est la guayabera. C’est une chemise de coton, à manches courtes ou longues, avec deux poches en bas du vêtement et des broderies. Elle est portée dans toute la région tropicale du sud du Mexique, mais est particulièrement liée à la région du Yucatán. À l’origine utilisé par les paysans pour les travaux des champs, ce type de chemise a gagné en élégance et en prestige au fur et à mesure.

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