Techniques d’artisanat du métal au XVIIIe siècle dans les vallées des Préalpes italiennes: Vicence, Forni et Au-Delà des Matières
Artisanat des métaux objets d’ornements, une longue tradition de cette région. Nous sommes le long des contreforts des Préalpes italiennes, dans la province de Vicence. En particulier, dans les vallées d’Astico et de Leogra. Ici, on pourrait trouver des ressourses actifs de cuivre, d’étain, de plomb, d’or et d’argent. Mais surtout des mines de fer. En fait, dans le village de Forni, à Valdastico, il y avait l’extraction du fer doux et malléable de la pyrite. Cependant, l’activité de recherche pour l’extraction, ensuite la fonte et le forgeage du fer devenait de plus en plus difficile. En conséquence de quoi, la communauté quitte la chasse et la culture des terres et se spécialise pour produire un surplus de marchandises afin de maintenir la nouvelle classe sociale impliquée dans la production d’outils et d’objets «non-essentiels». Surtout, les immigrants ont apporté les techniques de l’extraction et de travail. Et les premiers immigrants étaient les Illyriens. Ensuite, au quatorzième siècle, nous trouvons les mineurs d’origine allemande qui s’installent dans certaines régions de Vicence. Les plus anciens objets faits à la main datent du premier millénaire. En particulier, on trouve des plaques fines en alliage de cuivre, de zinc et d’argent. Il semble que ces plaques pouvaient représenter les parties malades du corps humain. D’autres images sont le disque solaire, les guerriers et les athlètes. De même que les femmes vêtues de robes longues et fluides. Il y a aussi d’autres objets qui témoignent d’un artisanat artistique des métaux. Comme des bracelets, des boucles d’oreilles et des fibules. L’artisanat de la métallurgie a traversé des périodes de splendeur ainsi que des moments d’agonie. Cependant, il y a eu un certain réveil de l’art au cours du siècle dernier. Toujours dans la région de Vicence, à Cogollo et à Rettorgole, il y avait le travail et le battement de cuivre. Et dans le même endroit, il y avait aussi la production de couteaux renommés. En plus toutes sortes de clous étaient fabriqués à Fusine dans la vallée de Posina. Donc, des activités typiques qui ont continué jusqu’à quelques années. Et à nos jours, les portails impressionnants de différentes villas montrent quelques exemples précieux de cet art. D’autre part, nous trouvons aussi des objets «simples» qui sont de véritables œuvres d’art. Comme la ferronnerie sur les coffres de mariage, ainsi que les girouettes qui ornent les toits des maisons. Et même des chenets monumentaux. En conclusion, ces chef-d’œuvres sont le résultat de talents personnels et de bras robustes. Ainsi que des mains agiles et des compétences spécifiques avec une sensibilité de l’œil. Ce métier a une tradition extrêmement ancienne derrière elle qui date jusqu’à nos jours. En fait, toute la production des ustensiles de cuisine était en cuivre. Tels que les seaux utilisés pour drainer l’eau des puits.
De la métallurgie au fil du marteau: matériaux, techniques et objets
Aujourd’hui, le métier a pris un tournant différent. En fait, il se ramifie dans la production d’objets pour l’ornement. Quelques exemples sont le porte pot et le support de parapluie. En conséquence, souvent, la décoration faite avec goût et élégance donne plus de valeur à ces œuvres. Toni Benetton était né à Trevise en Vénétie en 1910. Il est considéré comme l’un des principaux sculpteurs contemporains. Éclectique, il a travaillé avec divers matériaux tels que le bronze, le plâtre et l’aquarelle. Mais il préférait le fer, avec lequel il exploitait ses créations. Le but de son style est donc l’exposition extérieure.
Le marteau et la délicatesse: ferronniers d’art, dinandiers et forgerons
Lorsque l’on imagine un artisan d’art travailler le métal au marteau, il est difficile de ne pas avoir l’image d’une brute qui tape au hasard sur un morceau de ferraille. Pourtant, que l’on soit ferronnier d’art ou joaillier, chaque geste est précis et demande beaucoup de délicatesse. Les ferronniers d’art (ou forgerons) sont, aujourd’hui, peu nombreux dans le monde. A l’aide de leurs multiples marteaux et du feu, ils passent leurs journées à se battre avec le fer afin de lui donner une forme harmonieuse. Contrairement à ce que l’on peut croire, ces gestes, qui sollicitent de la force, demandent aussi beaucoup de douceur. En effet, chaque geste est intelligemment étudié. C’est aussi le cas pour la dinanderie. Wilfrid Jolly déforme avec un marteau des métaux non ferreux comme le cuivre, l’argent ou le laiton. Sur son enclume, et avec la finesse des coups de marteau, il donne naissance à des objets d’art exceptionnels comme par exemple Eclosion, un magnifique luminaire. Entre l’emboutissage, le planage ou encore le polissage, ce travail long et minutieux demande un savoir-faire unique… mais aussi des gestes délicats. On peut, d'ailleurs, le voir sur cette vidéo.
Forgeron et dinandier
Le marteau dans l’atelier du joaillier et les tournants contemporains
Certains artisans d’art détournent les techniques traditionnelles, comme par exemple Meriadec Le Clainche. Ce sculpteur, formé à la ferronnerie d’art, ne forge son acier qu’à froid. Dans l’artisanat d’art, le marteau n’est pas seulement réservé aux ferronniers d’art, aux sculpteurs ou aux dinandiers. En effet, beaucoup de joailliers se servent de cet outil pour apporter un effet «martelé» à leurs créations. Olga Prieto, une joaillière espagnole qui travaille au Mexique, bat et repousse le laiton, par des petits coups de marteau répétés, pour donner à certains de ses bijoux un très léger relief. Pour Olga Prieto, «ce sont les empreintes qui signent le bijou». Ronan Pennaneac’h, utilise aussi souvent le marteau de ciseleur, ce qui donne à ses créations un effet «fait à la main», très authentique. Quant à Françoise Zeegers, une joaillière belge, elle a dans son atelier tout l’attirail pour donner une forme élégante à ses bijoux à l’aide d’un marteau : bouterolles, dés à emboutir… Car en plus d’un aspect brut, le marteau peut aussi rendre un bijou parfaitement lisse et arrondi.
Les métiers et les savoir-faire: un panorama contextuel
L’artisanat du métal est un métier de passion. Les artisans du métal représentent une partie essentielle de l’industrie manufacturière et de l’artisanat à travers le monde. Leur travail consiste à façonner et manipuler différents types de métaux pour créer une vaste gamme de produits, des pièces industrielles aux œuvres d’art décoratives. L’artisanat du métal est une discipline qui allie technicité, créativité et tradition. Depuis des siècles, les artisans du métal façonnent des objets utilitaires et artistiques, des ferronneries d’art aux sculptures monumentales. En France, cet artisanat occupe une place importante dans le patrimoine culturel, notamment grâce à des savoir-faire préservés et perpétués par des métiers d’exception. Plongeons dans l’univers fascinant des métiers du métal, des lieux incontournables et de leur riche histoire.
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Personnalités et institutions: figures emblématiques et lieux
Les cinq figures emblématiques de l’artisanat du métal illustrent la diversité et la richesse de ce domaine, où tradition et innovation se rencontrent pour donner naissance à des œuvres uniques et intemporelles. Paris, la capitale française, est un véritable épicentre de l’artisanat du métal, avec une multitude d’ateliers dédiés à la ferronnerie d’art et à l’orfèvrerie. Le Musée des Arts Décoratifs, situé au cœur de Paris, est un lieu incontournable pour découvrir l’artisanat du métal. Nogent et Lyon et Toulouse évoquent des traditions spécifiques: coutellerie, dinanderie et ferronnerie d’art dans ces régions, avec des ateliers et des artisans dédiés. Visite d’atelier d’un ferronnier d’art contemporain en France - gestes, outils et réalisations. Dans le secteur du bâtiment, les artisans du métal jouent un rôle crucial grâce à leur expertise dans la conception et la pose de structures métalliques. Le secteur public et les musées offrent des opportunités pour la conservation et la restauration d’objets anciens. L’intérêt croissant pour les produits locaux, faits main et durables redonne un élan à l’artisanat du métal.
Les métiers du métal regroupent de nombreuses spécialités : forgeron, ferronnier d’art, métallier, serrurier métallier, sculpteur sur métal, dinandier d’art, chaudronnier d’art, ciseleur / graveur sur métal, bronzier d’art et orfèvre d’art. Chacun travaille une matière métallique mais avec des outils, techniques et finalités différentes. Les compétences clés incluent la maîtrise de la forge et de la chauffe, la découpe, le pliage, la soudure, le moulage et la fonderie selon les spécialités, la lecture de plans, le sens esthétique et la sécurité au poste de travail. Les formations sont multiples: CAP Métallier, CAP Ferronnier, CAP Forgeron, CAP Orfèvre, BMA métal, DNMADE design appliqué au métal, ainsi que des parcours CMA, GRETA et écoles d’art. La différence entre ferronnier d’art et forgeron réside dans la finalité: décoratif versus outil et technique. Les débouchés incluent commandes privées, restauration du patrimoine, collaboration avec architectes et décorateurs, design contemporain et sculpture. Les investissements demandés incluent une forge, enclumes, marteaux, postes à souder et protections, avec des possibilités d’ateliers partagés pour démarrer.
Héritage et modernité: dynamiques régionales et internationales
Le métal demeure un matériau ancestral qui n’a cessé d’évoluer au fil des millénaires. Celui-ci est exploité par plusieurs professionnels notamment des orfèvres, des dinandiers, des forgerons, des couteliers et des bronziers. Le bronze et le laiton, deux alliages issus du cuivre, ont façonné l’histoire des techniques et des arts. Le bronze se couvre d’une patine brune ou verte, le laiton reflète la lumière comme un or accessible. Ensemble, ils traduisent la volonté des artisans d’améliorer la matière brute.
La technique à chaud inclut la fonte et le martelage, tandis que la technique à froid comprend rétreinte, planage, repoussage, emboutissage et estampage. Le repoussage et la ciselure permettent de travailler une grande variété de métaux avec des résultats décoratifs et utilitaires. L’orfèvrerie implique des techniques avancées comme la brasure, le filigrane, la granulation, et les gestes précis transmis par les Maîtres artisans. Dans les régions méditerranéennes et en Europe, l’histoire du fer et du bronze montre des âges et des évolutions qui condicionnent les techniques actuelles.
Pour aller plus loin: ressources et perspectives
- Le ferronnier d’art travaille le fer forgé pour créer des ouvrages d’exception comme des rampes d’escaliers, des portails ou du mobilier. Son savoir-faire repose sur le martelage, la torsion et la soudure du métal.
- Le sculpteur sur métal conçoit des œuvres en acier, bronze ou aluminium, utilisant des techniques comme la soudure et le coulage.
- Le chaudronnier fabrique et répare des pièces en métal en les pliant, les soudant et les assemblant.
- Ce métier ancestral consiste à façonner des objets en cuivre, en laiton ou en étain. Le dinandier crée des pièces d’orfèvrerie et des ustensiles d’art de la table.
- L’orfèvre conçoit des objets de luxe en métal précieux (or, argent, platine), souvent ornés de pierres précieuses.
- Le maréchal-ferrant est un spécialiste du ferrage des chevaux. Le forgeron chauffe le métal pour le modeler à coups de marteau.
- Le métallier conçoit des structures métalliques variées : escaliers, verrières, portails, etc.
Le travail du métal, aujourd’hui comme hier, mêle rigueur technique et sens esthétique, offrant des perspectives de restauration du patrimoine, de création contemporaine, et d’entrepreneuriat artisanal. L’histoire et les savoir-faire se transmettent, permettant à l’artisanat du métal de perpétuer son rôle dans les arts décoratifs, l’industrie et l’architecture.
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