Devenir Auto-Entrepreneur Barbe à Papa : Obligations et Guide Complet

Vous rêvez d'ouvrir votre propre confiserie et de régaler les papilles des petits et des grands avec de délicieuses barbes à papa ? La création d'une entreprise est un projet ambitieux qui peut s'avérer payant, à condition de se poser les bonnes questions et de bien se préparer en amont. Alors, quelles sont les étapes à suivre et les précautions à prendre ? Voici un guide complet pour vous aider à mener à bien votre projet !

Pourquoi et comment réaliser une étude de marché ?

L'étude de marché est un élément primordial pour toute création d'entreprise. Elle permet en effet de bien définir son projet selon les besoins de la clientèle, la concurrence, les possibilités d'évolution du marché, etc. Elle informe sur le dynamisme du secteur, ses leviers de croissance et les éventuels changements de réglementation, et donne des indications quant aux types de produits qui seraient les plus vendeurs, aux services à mettre en place pour attirer de nouveaux clients, aux actions commerciales permettant de se démarquer de la concurrence, etc.

Elle aide également à mieux délimiter la zone géographique qui conviendrait le plus à l'installation d'une nouvelle confiserie. L'étude de marché répond à de nombreuses questions sur la compétition, la clientèle et le marché d'une façon générale. Elle peut être réalisée directement par l'entrepreneur, ou via un cabinet d'experts.

Ses résultats sont cruciaux non seulement pour bien structurer son projet mais également pour illustrer et soutenir ses positions stratégiques dans son business plan, document incontournable pour sécuriser des financements.

Étude de marché pour une confiserie

Quel statut juridique pour vendre des bonbons (SARL, auto-entrepreneur, etc.) ?

Le choix du statut juridique d'une entreprise déterminera le niveau de responsabilité du gérant, le régime fiscal ou encore le capital social possible. L'entrepreneur a le choix entre divers statuts juridiques, avec chacun leurs propres spécificités :

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  • L'entreprise individuelle (EI) - Il s'agit d'une forme juridique souple, qui ne nécessite aucun apport minimal. Il ne peut y avoir qu'un seul associé, à savoir l'entrepreneur lui-même, et sa responsabilité est limitée aux biens utiles à son activité professionnelle. Les bénéfices sont imposés sur les revenus, et les obligations comptables sont restreintes. Il est possible d'embaucher un ou plusieurs salariés en entreprise individuelle, mais l'entrepreneur est le seul responsable de leurs charges salariales. Le régime des micro-entrepreneurs est inclus dans cette forme juridique, mais il exige le plafonnement du chiffre d'affaires et n'est donc pas recommandé pour la création d'une confiserie.
  • La société à responsabilité limitée (SARL) et l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) - Dans ce type de forme juridique, la responsabilité du ou des associés est limitée à leur apport, sauf si l'un des associés est également gérant de l'entreprise et a commis une faute de gestion. La confiserie peut compter un ou plusieurs gérants, associés ou non, et son capital social est fixé librement. Les bénéfices sont imposés selon le régime de l'impôt sur les sociétés, sauf si l'associé est unique, auquel cas le régime de l'impôt sur le revenu s'applique.
  • La société par actions simplifiée (SAS) et la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) - Ce type de statut est relativement souple au niveau du capital social et facilite la transmission des actions de l'entreprise. La responsabilité du ou des associés est limitée à leur apport. Le capital social est fixé librement selon les besoins de la société. La structure organisationnelle de l'entreprise est définie librement dans les statuts. Les bénéfices sont soumis à l'impôt sur les sociétés.
  • La société anonyme (SA) - Ce type de société est idéal pour des projets entrepreneuriaux de grande envergure. En effet, il faut au minimum 2 associés, 7 si la société souhaite entrer en bourse. La responsabilité des associés est limitée à leur apport. La société doit nécessairement être dirigée par un conseil d'administration comptant entre 3 et 18 membres, qui doivent tous être actionnaires. Le capital social doit avoir un montant minimum de 37 000 €. Les bénéfices sont soumis à l'impôt sur les sociétés. Ce type de statut juridique ne convient généralement pas à la création d'une confiserie de taille artisanale.
  • La société coopérative de production (SCOP) - Avec ce statut particulier, tous les salariés sont associés majoritaires de l'entreprise. Ils peuvent alors choisir le statut juridique de société anonyme, société par actions simplifiée ou société à responsabilité limitée. Le dirigeant est élu par les associés. Les bénéfices sont soumis à l'impôt sur les sociétés, mais ils peuvent être exonérés d'impôt dès lors que la moitié du résultat de l'entreprise est affectée aux salariés, et l'autre moitié placée en réserve.

Comment bien choisir sa localisation géographique ?

Le lieu d'implantation de la confiserie doit être minutieusement pensé, car il détermine une grande partie du succès de l'entreprise. La clientèle d'une confiserie est en effet essentiellement une clientèle de passage, et il faut donc miser sur des lieux en centre-ville ou en centre commercial, sur des sites très touristiques ou attirant beaucoup de monde, par exemple dans un complexe de cinéma ou proche d'un parc d'attractions, sur des rues piétonnes très fréquentées, etc.

La zone de chalandise, c'est-à-dire la zone où se situent les clients potentiels du magasin de bonbons, déterminera le type de clientèle et une partie du positionnement commercial de l'entreprise. Ainsi, si la confiserie est implantée plutôt en zone rurale, le gérant peut décider d'effectuer une partie de son activité de façon ambulante et vendre ses produits sur les marchés dans les villages environnants ou sur les bords de route.

L'étude de marché permet d'aiguiller l'entrepreneur vers la zone géographique la plus appropriée pour son projet.

Choisir l'emplacement de sa confiserie

Comment bien choisir son personnel ?

Lorsque le magasin de bonbons fabrique les produits qu'il met en vente, il doit compter dans ses effectifs au moins un artisan confiseur. Selon les besoins en production de l'entreprise, ce dernier peut travailler seul ou être assisté par une équipe plus ou moins grande (commis, autres artisans, etc.), auquel cas il est chef d'équipe ou chef de laboratoire.

La boutique inclut par ailleurs du personnel de vente et potentiellement du personnel administratif (comptabilité, ressources humaines, approvisionnements, etc.). Elle peut également employer des aides à la manutention selon sa taille.

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Le choix du personnel lors de la création d'une entreprise peut garantir ou non son succès. Il convient donc de mûrement réfléchir à ses besoins en personnel et aux compétences et connaissances requises pour chaque poste, en particulier pour le ou les postes d'artisan confiseur. La qualité des produits vendus, et donc la satisfaction des clients et le montant des chiffres de vente dépendront en effet du savoir-faire de ces professionnels, et il ne faut pas hésiter à effectuer plusieurs entretiens d'embauche et à vérifier les références des candidats afin d'être certain d'embaucher la ou les personnes qui conviennent le plus aux besoins et à la mentalité de l'entreprise.

TUTO UTILISATION BARBE A PAPA

Comment définir sa politique commerciale ?

C'est essentiellement l'étude de marché qui apportera à l'entrepreneur toutes les informations nécessaires pour définir la future politique commerciale de l'entreprise. Elle met en effet en avant les produits absents ou peu représentés sur le marché, ceux qui auront le plus de succès, les actions de promotion des concurrents qui fonctionnent et qu'il faut reproduire, les différents évènements dans la zone géographique qui pourraient attirer de nouveaux clients et que l'entrepreneur pourra capitaliser, etc.

Qu'il s'agisse des petits gestes commerciaux (distribution d'échantillons gratuits, mise en place d'un programme de fidélité, tournées et ventes sur les bords de route lors d'évènements majeurs en ville, etc.) ou des grandes lignes stratégiques de l'entreprise à moyen et long terme (accueil de nouveaux investisseurs, diversification des produits proposés, par exemple agrandissement de l'entreprise pour vendre des chocolats, des glaces ou des pâtisseries, etc.), il est important de bien réfléchir à sa politique commerciale en amont, afin de bien prendre en compte tous ses besoins immédiats et futurs.

Comment bien calculer ses besoins en financement ?

Le budget total consacré à l'ouverture d'une confiserie comprend divers éléments :

  • Les locaux - Soit l'entrepreneur achète un local commercial, soit il le loue et doit inclure dans son budget les premiers mois de loyer. Le prix total des locaux dépend de leur taille, de leur situation géographique, ainsi que du montant du pas-de-porte, du dépôt de garantie, etc. Il faut impérativement prendre en compte tous les travaux nécessaires (remise aux normes des installations électriques, mise en place d'une nouvelle devanture, réagencement des locaux et des issues de secours, etc.).
  • L'équipement - L'activité de confiseur demande d'acheter des machines et outillages spécifiques et coûteux. Il est possible de réduire cette partie du budget en faisant l'acquisition d'un matériel d'occasion.
  • Les matières premières - Il est nécessaire d'avoir un premier stock complet de matières premières au démarrage de l'entreprise.
  • Les frais d'embauche d'un ou plusieurs salariés.
  • La communication - Il peut s'agir de la création d'une identité visuelle pour la confiserie, de la création d'un site web, de la mise en place d'une campagne publicitaire sur les réseaux sociaux, de la création de flyers, de la prise de photos professionnelles pour mettre en avant les produits de la boutique, etc.
  • Les frais de gestion comptable si l'entrepreneur fait appel à un expert-comptable.
  • L'assurance professionnelle pour le local et les véhicules, et éventuellement une assurance complémentaire.
  • Le droit d'entrée en franchise le cas échéant.

Tous les coûts de ces éléments cumulés permettent de déterminer les investissements initiaux nécessaires à la création de l'entreprise, et ils doivent tous être expliqués clairement dans le business plan.

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Comment trouver des investisseurs ?

La réalisation d'un projet entrepreneurial de cette envergure est souvent soumise à l'obtention d'un ou de plusieurs prêts bancaires. Lorsque le projet est bien structuré et viable, les établissements bancaires accordent aisément un crédit professionnel à condition que l'entrepreneur finance 20 à 30 % du montant total du projet avec ses capitaux propres. Si le porteur de projet ne dispose pas d'une épargne suffisante pour fournir cet apport personnel, il peut se tourner vers des méthodes de financement alternatives :

  • Le financement participatif, aussi appelé crowdfunding, qui permet d'effectuer une levée de fonds en échange de contreparties (lots de confiseries gratuites, programme de fidélité spécial, possibilité de nommer certains produits pour les plus grands contributeurs, etc.).
  • Le love money, c'est-à-dire des dons ou prêts d'argent de la part des proches (famille, amis, etc.).
  • L'intégration d'associés, ou investisseurs privés, qui fournissent le montant nécessaire pour sécuriser l'emprunt bancaire en échange de parts dans l'entreprise. L'entrepreneur doit dans ce cas faire bien attention à choisir des associés dont la vision de l'entreprise à court, moyen et long terme correspond à la sienne.
  • Les aides de l'État et de certaines institutions, en particulier le prêt d'honneur.

Une fois que l'entrepreneur dispose d'un apport personnel suffisant, il peut présenter son projet auprès des établissements bancaires. Il doit alors leur exposer son business plan, un document récapitulant toutes les informations importantes sur l'entreprise, la concurrence, les analyses sectorielles, les prévisions financières, les besoins en personnel et en équipement, les stratégies marketing envisagées, etc. Ce document justifie en détail les fonds nécessaires. Il doit être rédigé de façon claire et concise et présenter le projet de manière réaliste.

Comment ouvrir un magasin de bonbons en franchise (Haribo, Glup's, etc.) ?

Une franchise est un réseau de commerces d'une même marque, partageant la même identité visuelle, vendant les mêmes produits et services et appliquant les mêmes stratégies commerciales et sociales. Ce mode de fonctionnement nécessite la signature d'un contrat commercial entre le franchiseur, c'est-à-dire l'enseigne principale, et le franchisé, c'est-à-dire l'entrepreneur souhaitant rejoindre le réseau et bénéficier de la notoriété de la marque.

Afin d'intégrer une franchise et après validation de son projet par l'enseigne, l'entrepreneur doit payer un droit d'entrée de quelques milliers d'euros à quelques dizaines de milliers d'euros. Une fois l'entreprise créée, il devra reverser à la franchise un pourcentage fixe de son chiffre d'affaires, déterminé lors de la signature du contrat. Cela correspond aux redevances : la redevance de base et la redevance de publicité ou de marketing.

En échange de ces contreparties financières, le franchisé bénéficie de nombreux avantages :

  • Il profite dès l'ouverture de son entreprise de la renommée régionale, nationale voire internationale de la marque, et a donc d'entrée de jeu une base de clients fidèles.
  • Il applique un modèle de gestion ayant fait ses preuves depuis de nombreuses années, ce qui garantit normalement le bon fonctionnement économique et social de son entreprise.
  • Il bénéficie d'un accompagnement personnalisé pour la création de son entreprise, avec notamment la possibilité de suivre une formation pour acquérir toutes les compétences nécessaires à la bonne gérance d'une confiserie.
  • Il a accès au réseau de fournisseurs et de distribution de la franchise, ainsi qu'à des outils et aides logistiques et marketing.
  • Il atteint très vite une bonne rentabilité grâce à toutes les raisons citées plus haut.
  • Il bénéficie d'une clause de non-concurrence dans son contrat commercial, la très grande majorité du temps, qui garantit que la franchise n'ouvrira pas un autre commerce pouvant drainer des clients dans la zone de chalandise de l'entreprise.
  • Il peut obtenir plus facilement des financements auprès des banques, car un projet entrepreneurial sous le couvert d'une grande marque présente bien moins de risques qu'une création d'entreprise hors franchise.

On peut citer Haribo, Glup's, Sucx, Happy pills ou encore Mr Simms parmi les franchises de confiserie les plus connues.

Comment effectuer une reprise d'entreprise ?

Lorsqu'il rachète une confiserie, l'entrepreneur acquière ses locaux, son personnel, son identité de marque, sa réputation, son portefeuille de clients, ses fournisseurs et les contrats déjà négociés, ses équipements, ainsi que son stock actuel de marchandises et de matières premières.

Il rachète également les éventuels dysfonctionnements dans l'entreprise et il doit donc se montrer particulièrement prudent avant toute signature de contrat.

Réglementation sur la distribution de produits alimentaires

En application de la loi du 9 mai 1995, tout distributeur automatique proposant des produits alimentaires (sandwichs, snacks, pâtisseries, etc) doit répondre à des normes de fabrication hygiéniques. Ceci afin d'éviter tout risque de contamination des denrées mises en vente.

  • Les denrées doivent être conservées à une température inférieure à 4° C, éviter toute détérioration des aliments par des microorganismes ou des toxines, ne jamais dépasser la date limite de consommation.
  • L'appareil doit respecter la chaine du froid et pour faciliter le contrôle et les conditions d'entretien, il doit porter le nom, l'adresse et le téléphone de la personne responsable.

Pour les produits frais (sandwichs, pâtisseries...) il faut déposer une déclaration préalable auprès des services vétérinaires (cerfa N° 50-4064 relatif au décret du 21/07/1971 N° 71-636). Ceci dans le mois suivant l'installation de l'appareil.En outre, tous les produits alimentaires devront être distribués sous un emballage individuel.

Depuis 1997, leur installation est soumise à une déclaration auprès du service des douanes (demande B17). De plus, lorsqu'il y a utilisation de gobelets individuels, il faut prévoir un dispositif pour éliminer les gobelets usagés et d'éventuels déchets. Le matériau utilisé doit être conforme aux autorisations et être démontable pour en favoriser l'entretien.

Réglementation sur la distribution de produits alimentaires

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