Auto-Entrepreneur dans le Bâtiment : Avantages et Inconvénients

Le statut d'auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur) séduit de plus en plus d’artisans souhaitant lancer leur activité d’indépendant. En vigueur depuis le 1er janvier 2009, ce régime désigne une entreprise individuelle composée d’un seul employé, indépendant non salarié, avec un régime social particulier appelé micro-social. Il a été créé pour simplifier le quotidien de la personne qui lance son activité.

Ce statut permet de lancer son activité professionnelle (immatriculée au registre du Répertoire des métiers) de façon simplifiée avec des charges sociales proportionnelles au chiffre d'affaires (CA) qui est généré. Le statut est gratuit et permet de lancer son activité professionnelle (immatriculée au registre du Répertoire des métiers) de façon simplifiée avec des charges sociales proportionnelles au chiffre d'affaires (CA) qui est généré.

Vous voulez sauter le pas en vous installant à votre compte ? La CMA vous liste les avantages et les inconvénients du statut d’auto-entrepreneur. Voici un guide complet pour vous aider à prendre une décision éclairée.

Comment devenir auto-entrepreneur en 2025 ?

Comment Devenir Auto-Entrepreneur dans le Bâtiment ?

Vous remplissez toutes les conditions pour créer votre micro-entreprise dans le bâtiment ? Vous avez souscrit vos assurances obligatoires et avez vos attestations en poche, c’est parfait ! Voici maintenant comment devenir auto-entrepreneur.

Étape 1 : Déclarer Votre Auto-Entreprise

Pour cela, rendez-vous sur le site du Guichet unique. Vous devrez renseigner plusieurs informations concernant votre identité (coordonnées, régime maladie, etc.) et celle de votre micro-entreprise (adresse du siège social, type d’activités, option fiscale, etc.). C’est également ici que vous pourrez faire votre demande d’exonération de début d’activité (anciennement ACRE).

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Pensez-y, cette aide est précieuse car elle vous permet d’obtenir une réduction de 50 % sur vos cotisations sociales durant les 4 premiers trimestres de votre activité. Une fois toutes ces informations remplies, vous pourrez joindre vos différents justificatifs, parmi lesquels :

  • Une copie de votre carte d’identité (ou un titre de séjour si vous êtes ressortissant hors union européenne).
  • Le formulaire de Justification de Qualification Professionnelle Artisanale ou JQPA (téléchargeable sur internet).
  • La copie de votre diplôme ou du titre professionnel ou les documents prouvant votre expérience professionnelle d’une durée au moins égale à 3 ans.

Vous avez peur de vous tromper en remplissant ce dossier ? Vous vous posez des questions sur les documents à fournir ? Faites attention, une erreur ou un oubli peuvent entraîner un retard dans le traitement de votre demande.

Pour débuter rapidement, vous pouvez également vous faire accompagner dans vos démarches de création. Il vous suffit de remplir notre formulaire simplifié et en cas de doute, nous sommes là pour vous répondre. Vous évitez ainsi la paperasse et les erreurs. Vous gagnez du temps et recevez votre SIRET rapidement.

Guichet Unique

Guichet Unique pour la création d'entreprise

La Stage de préparation à l’installation (SPI) n’est plus obligatoire pour les artisans. Nous vous conseillons toutefois de bien vous renseigner sur le statut de la micro-entreprise avant de vous lancer.

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Pourquoi Choisir ce Régime ? Avantages et Inconvénients

Le statut d’auto-entrepreneur facilite le démarrage de votre activité et ne nécessite que peu d’investissement. Ce statut permet aussi de tester votre activité, en évitant les risques du travail au noir. Néanmoins, plusieurs points sont vus comme des avantages, mais aussi des inconvénients. Découvrez tout de suite lesquels :

Avantages de l'Auto-Entreprise

Le statut d’auto-entrepreneur comprend divers avantages faisant de ce régime l’un des plus plébiscités par les artisans indépendants. Voici les grands points positifs de la micro-entreprise.

  1. Gestion facilitée : Grâce à l’auto-entreprise, vous évitez la rédaction de statuts, les bilans comptables et les publicités légales obligatoires. Cette forme juridique propose un régime réduisant au minimum les formalités administratives et les obligations comptables. Dans le détail, vous devrez simplement tenir un livre de recettes et un registre des achats, émettre des factures pour vos clients et ouvrir un compte bancaire dédié à votre activité si le chiffre d’affaires annuel généré sur ce compte dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives. De plus, il faudra déclarer votre chiffre d’affaires et régler vos cotisations sociales et fiscales selon un calendrier défini. Rien de plus ! Cette gestion simplifiée vous libérera du temps pour vous concentrer sur le développement de votre activité.
  2. Formalités simplifiées : Les formalités pour ouvrir une auto-entreprise sont facilitées comparé aux autres formes juridiques, comme la SASU, ou l’EURL. Pour devenir auto-entrepreneur, vous devrez déposer votre dossier de déclaration de début d’activité sur la plateforme du Guichet Unique de l’INPI. Toutes les démarches sont dématérialisées. Vous serez immatriculé au Registre National des Entreprises (RNE) et votre entreprise sera immatriculée. Le régime de la micro-entreprise ne possède pas de capital social. A l’inverse des sociétés, vous n’aurez donc pas besoin d’apport financier pour lancer votre activité. Autre avantage : vous ne serez pas obligé de solliciter l’aide d’un expert-comptable. Les auto-entrepreneurs peuvent effectuer leur comptabilité en toute simplicité !
  3. Statuts cumulables : Le statut d’auto-entrepreneur est ouvert aux salariés, fonctionnaires, demandeurs d’emploi, étudiants, retraités et dirigeants assimilés salariés. Il est donc intéressant pour les personnes voulant conserver leur statut actuel tout en complétant leurs revenus. Grâce à cette flexibilité, chaque personne peut développer une activité complémentaire sans renoncer à la sécurité financière apportée par un emploi salarié par exemple, ou par des allocations. Le cumul des statuts est aussi l’occasion d’enrichir votre expérience professionnelle, d’assimiler de nouvelles compétences et de vivre de votre passion, tout en profitant d’un cadre légal simplifié. L’auto-entreprise est donc attractive si vous souhaitez diversifier vos sources de revenus ou vous préparer à une transition progressive vers une activité indépendante à temps plein.
  4. Franchise en base de TVA : La franchise en base de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) est l’un des grands avantages de la micro-entreprise. En qualité d’auto-entrepreneur dédié à l’artisanat vous ne serez pas redevable de la TVA si votre CA ne dépasse pas 36 800 € par an en prestation de services, et 91 900 € par an pour les ventes de marchandises. En respectant ce seuil, vous ne facturerez pas la TVA à vos clients. Vous serez donc plus compétitif que vos concurrents. De plus, vous n’aurez pas besoin de faire une déclaration de TVA, ce qui vous évite une formalité complexe. En vue de la réforme à venir visant à abaisser le seuil de TVA, prenez les devants et faites-vous accompagner en vous formant avec la CMA.
  5. Charges sociales allégées : Les nouveaux créateurs d’entreprise peuvent profiter de l’ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) depuis le 1er janvier 2020. Ce dispositif vous permet de profiter d’une exonération partielle de vos cotisations sociales. L’aide est valable pour la première année de vie de votre entreprise. Passé 12 mois, l’exonération prendra fin et vous serez alors soumis au taux classique des artisans. Son montant est égal à 21,2 % de votre CA si vous êtes dans la prestation de services, et à 12,3 % si vous êtes dans la vente de marchandises. Il faudra déclarer chaque mois, ou chaque trimestre, votre CA en ligne. Vos cotisations sociales seront calculées automatiquement, puis prélevées.
  6. Impôt sur le revenu plus visible : Concernant les impôts, vous aurez la possibilité, sous conditions de revenus, d’opter pour le versement libératoire. Il s’agit d’un système simplifié de paiement de l’impôt sur le revenu (IR). En clair, le micro-entrepreneur paye un pourcentage fixe de son chiffre d’affaires chaque mois ou trimestre, au lieu de payer l’impôt sur le revenu à la fin de l’année. Le versement libératoire permet de lisser les règlements et d’éviter les mauvaises surprises fiscales en fin d’année. En cas de dette fiscale, un pourcentage supplémentaire sera prélevé au titre de l’impôt sur le revenu et viendra s’ajouter aux cotisations sociales. Ce pourcentage est déterminé lors de la déclaration de CA. Le taux de versement libératoire pour les artisans dédiés à la prestation de services est de 1,7 %. Il descend à 1 % pour les artisans vendant des marchandises. Grâce à ce type d’imposition vous pourrez :
    • Payer vos impôts toute l’année, sans régularisation le dernier mois.
    • Calculer automatiquement le montant, et l’anticiper
    • Payer moins d’impôt si votre chiffre d’affaires est moins haut, puisque le taux ne varie pas.

Inconvénients de l'Auto-Entreprise

Bien que le régime de la micro-entreprise offre plusieurs avantages, il est important de connaître les limites et les contraintes de ce statut. Les voici :

  1. Charges fixes : Si vous profitez de cotisations sociales allégées, vous devez néanmoins vous acquitter de diverses charges en tant qu’auto-entrepreneur. Il y a tout d’abord les frais associés à votre compte bancaire dédié. Les frais sont plus lourds si vous ouvrez un compte bancaire professionnel. Ensuite, vous devez payer des assurances, comme la responsabilité civile professionnelle, obligatoire pour les artisans, ou la garantie décennale, si vous comptez exercer dans le secteur du bâtiment. De plus, vous serez contraint de régler la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE). Elle sera calculée par rapport à la valeur locative des biens qui seront utilisés par votre entreprise. Vous devrez vous en acquitter une fois par an, avant le 15 décembre. Bonne nouvelle, la CFE est exonérée pour votre première année d’activité.
  2. Plafonds de chiffre d’affaires : Les micro-entrepreneurs ne doivent pas dépasser un plafond annuel de chiffre d’affaires en vigueur pour garder leur statut. Si votre future activité nécessite l’achat de matières premières, ce qui est souvent le cas des artisans, alors le seuil pourra être rapidement atteint.
  3. Cotisations basées sur le chiffre d’affaires : Imaginons que vous êtes couvreur, et que vous venez de facturer votre client à hauteur de 400 € pour l’achat de matières premières et 600 € pour la prestation. Comme vous êtes micro-entrepreneur, vous ne pouvez pas déduire vos dépenses professionnelles lors de votre déclaration à l’Urssaf. Vous devez donc payer des cotisations sociales non pas sur votre bénéfice (600 €) mais sur votre CA (1 000 €). Le calcul des cotisations s’effectue sur la base du total encaissé et d’après un taux fixe déterminé par le type d’activité. Comme vu précédemment, pour les prestations de services c’est 21,2 % du CA, et pour la vente de marchandises c’est 12,3 %. En tant que couvreur, vous avez donc 211 € de cotisations sociales à régler.
  4. Non-récupération de la TVA : Vous bénéficierez de la franchise de base de TVA si vous ne dépassez pas 36 800 € de chiffre d’affaires annuel en prestation de services. Cela veut dire que toutes les dépenses opérées pour votre entreprise, comme l’achat de matériel, les frais de déplacement, et autres services professionnels, sont supportées en intégralité par vous-même, sans possibilité de profiter de la TVA payée. Si le lancement de votre activité s’accompagne de nombreux frais professionnels, vous devrez en assumer les coûts. C’est la raison pour laquelle la micro-entreprise n’est pas un statut d’entrepreneuriat avantageux pour tout le monde. D’autres formes juridiques, comme la SARL ou l’EURL, permettent de déduire la TVA des dépenses professionnelles, ce qui allège la charge financière. Elles impliquent toutefois une gestion administrative plus complexe. Il est donc très important d’évaluer vos besoins et vos prévisions de dépenses avant de choisir le statut d’auto-entrepreneur.
  5. Couverture sociale réduite : Si vous comptez exercer votre activité d’indépendant à titre exclusif, vous ne profiterez pas de la même couverture sociale que les salariés. Vous aurez le statut de travailleur non salarié (TNS) et serez soumis au régime micro-social. Vos indemnités journalières en cas de maladie ou d’accident sont versées si votre revenu annuel est supérieur à 47 100 € bruts. De plus, la validation des 4 trimestres de retraite n’est possible que si vous réalisez 14 001 € de chiffre d’affaires minimum sur l’année. En effet, vos droits à la retraite dépendent des cotisations sociales que vous avez payées. Enfin, vous ne cotisez pas pour le chômage en tant qu’auto-entrepreneur. Le gouvernement a néanmoins créé des allocations des travailleurs indépendants. Mais sachez que les conditions d’octroi sont très strictes.
Avantages et Inconvénients

Avantages et Inconvénients de la Micro-Entreprise

Les Obligations Comptables du Régime Micro-Entreprise

Les obligations comptables des micro-entrepreneurs sont allégées par rapport à celles des autres entreprises, mais elles existent néanmoins et doivent être scrupuleusement respectées.

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  • Déclarer son Chiffre d’Affaires : La déclaration du chiffre d’affaires est une obligation mensuelle ou trimestrielle pour les micro-entrepreneurs. Cette déclaration doit être faite en ligne sur le site de l’URSSAF, même si le chiffre d’affaires réalisé est nul. Les cotisations sociales et les impôts sont calculés sur la base de cette déclaration.
  • Ouvrir un Compte Bancaire Dédié : Il est obligatoire pour les micro-entrepreneurs d’ouvrir un compte bancaire dédié à leur activité professionnelle. Ce compte doit être distinct du compte personnel de l’entrepreneur et doit être utilisé pour toutes les transactions liées à l’activité de l’entreprise.
  • Tenir une Comptabilité Simplifiée : Les micro-entrepreneurs sont tenus de tenir une comptabilité simplifiée, qui consiste à enregistrer chronologiquement les recettes et les dépenses de l’entreprise. Il n’est pas nécessaire de tenir une comptabilité en partie double ni de faire appel à un expert-comptable. Cependant, il est recommandé de conserver tous les documents comptables (factures, relevés bancaires, etc.) pendant au moins 10 ans.

Les Outils de Gestion Administrative Pour Micro-Entrepreneurs

La partie gestion administrative est un aspect important pour les micro-entrepreneurs, car elle permet de gérer efficacement les différentes facettes de l’activité : finances, relations clients, obligations légales, etc. Voici quelques outils de gestion administrative essentiels pour les micro-entrepreneurs du bâtiment :

  • Logiciel de facturation : la facturation est une tâche importante pour les micro-entrepreneurs. Il existe plusieurs solutions en ligne qui permettent de créer des factures professionnelles, de les envoyer aux clients, et de suivre les paiements. Vous pouvez utiliser Boby.net qui est notre logiciel de devis et factures pour les professionnels du bâtiment. Vous pourrez y faire vos devis et vos factures en créant votre bibliothèque d’articles pour vos prochains devis.
  • Logiciel de gestion de projets : un logiciel de gestion de projets permet de planifier les différentes tâches à réaliser, de suivre l’avancement des projets, et de gérer les délais. Cela permet de gagner en efficacité et de mieux organiser son temps. Vous pouvez utiliser Trello, Monday.com ou encore Notion
  • Agenda en ligne : un agenda en ligne permet de planifier ses rendez-vous, ses tâches à faire, et de recevoir des rappels pour ne rien oublier. Vous pouvez utiliser le calendrier d’Outlook ou bien utiliser le Google Agenda, ce sont de très bons calendriers, qui vous permettront d’organiser votre travail.

Il est important de choisir des outils de gestion administrative adaptés à son activité et à ses besoins, et de prendre le temps de se former à leur utilisation.

Tableau Récapitulatif : Avantages et Inconvénients du Statut d'Auto-Entrepreneur dans le Bâtiment

Avantages Inconvénients
Simplicité administrative Plafonds de chiffre d'affaires
Régime fiscal avantageux (versement libératoire possible) Non-récupération de la TVA
Flexibilité (cumul possible avec d'autres statuts) Cotisations basées sur le chiffre d'affaires (même en cas de faibles bénéfices)
Charges sociales allégées (ACRE possible) Couverture sociale réduite (indemnités journalières, retraite)
Franchise en base de TVA (si CA < seuils) Obligations de déclaration et de comptabilité simplifiée

Le choix du statut d’auto-entrepreneur présente de nombreux avantages pour débuter votre activité professionnelle et créer votre entreprise rapidement. Mais ce statut ne correspond pas à tous les projets. Prenez le temps de réfléchir à votre projet sur le court, moyen et long terme avant de créer une micro-entreprise. Vous avez un doute ? Contactez un conseiller de votre CMA.

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