Avis sur la franchise Carrefour Proximité : rentabilité, témoignages et controverses

Le groupe Carrefour veut ouvrir 2400 magasins dans le monde d’ici 2026. Sa stratégie ? Les franchises, à savoir une appartenance à la marque mais une gestion autonome. Plaçant la franchise au cœur de sa croissance, Carrefour vise « un objectif de plus de 2 400 ouvertures de magasins de proximité d’ici 2026, essentiellement en franchise ». Dans les deux prochaines années, plus de 90 % des prochaines ouvertures de magasins Carrefour en Europe se feront en franchise.

Modèles d’implantation, coûts d’entrée et conditions financières

Un petit GB Express coute à la reprise environ 350 000 euros. Avec de l’engagement partiel, des stagiaires, des seniors, la rentabilité peut atteindre 1 %. 2000 euros par mois. « Vous devez être tout le temps là. Vivre à maximum 40 minutes parce que les livreurs arrivent tôt. Carrefour vise un remboursement sur cinq ans. Sept ans si pas possible. »Et de conclure : « Je ne vais pas vous le cacher. C’est éprouvant. » Pas de doute, il sait vendre du rêve. Sept ans de galère pour ensuite espérer une marge plus confortable avec la fin du remboursement (4 %).

Il existe deux modèles (location-gérance et investissement) adaptés aux envies de chaque candidat. Avec le dispositif de Carrefour Proximité, Cédric et son épouse ont pu accéder à la franchise, avec, pour première étape, la location-gérance. Avec un apport de 7 500 €, le gérant, d’abord locataire, peut devenir propriétaire. En moyenne et en fonction du chiffre d’affaires du magasin, les gérants capitalisent suffisamment, en trois à quatre ans, pour acheter un fonds de commerce. « C’était la meilleure offre sur le marché selon nous, parce que nous n’avions pas besoin d’acheter directement le magasin. Dans le cas contraire, nous n’aurions jamais eu les fonds personnels pour nous lancer. Avec ce dispositif, à part les 7 500 € de départ, on n’investit pas d’argent personnel et on a, au bout de quelques années, un apport suffisant pour un emprunt. On prend beaucoup moins de risques personnels ! »

Accompagnement, formation et témoignages positifs

Ils entrent alors tous les deux en formation pendant deux mois. Celle-ci est constituée d’un volet théorique et pratique. La formation terminée, tout est prêt, il ne reste qu'à ouvrir mais … « On a ouvert le 3 mars 2020, se souvient Cédric. Une semaine avant le premier confinement ! On est rentrés dedans tout de suite, on a dû apprendre très vite et ce n’est pas plus mal ! On n’a pas eu le temps de réfléchir. »

Heureusement, Cédric et son épouse sont suivis avec attention par Carrefour Proximité : « On était accompagnés par un conseiller et un responsable de secteur, ainsi qu’un conseiller de franchise ». Ce dernier appelait le couple trois à quatre fois par semaine, pour s’assurer que tout allait bien. Ils sont aussi en contact avec des conseillers métiers, précise Cédric : « On sait ce que c’est une tomate par exemple, mais gérer un rayon fruits et légumes c’est autre chose ! De même pour la boucherie et toutes les notions d’hygiène à connaître. Même si on est formés, il y a la réalité du terrain à gérer, mais on s’en sort très bien avec les conseillers métiers et les équipes Carrefour. »

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Trois ans plus tard, le suivi est plus espacé, mais c’est un signe positif ! « Le conseiller de franchise nous suit moins régulièrement puisque le magasin tourne bien. Il y a besoin de moins d’interventions. Et nous, on commence aussi à comprendre comment tout fonctionne », indique Cédric.

« Je suis très content ! Avoir sa propre affaire c’est beaucoup de responsabilités mais ça me plaît. A la fin du mois, les chiffres sortent et on est fiers de ce qu’on a fait avec nos équipes », illustre-t-il. « C’est très valorisant d’un point de vue personnel. Ce n’était pas gagné : beaucoup de personnes nous on dit ‘Vous êtes fous ! Vous avez un travail à vie, une paie régulière et vous partez à l’aventure !’. Finalement, tout le monde voit que cela tourne et que cela nous plaît ! »

Autres témoignages positifs

Pour mettre en lumière la relation franchisé/franchiseur, Carrefour Proximité a donné la parole à Anthony, franchisé Carrefour Express Schiltigheim, et à Aurélie, Responsable Recrutement Franchise chez Carrefour. Entraineur de tennis, Anthony a rejoint Carrefour Express depuis deux ans et demi pour prendre les commandes d’un magasin de 150 m² à Schiltigheim dans le Bas-Rhin.

« Ce n’est pas le profil qu’on rencontre tous les jours dans nos métiers de recrutement dans la grande distribution. On n’a pas de profil type » souligne Aurélie. C’est la forte volonté d’entreprendre et la motivation d’Anthony qui l’ont attiré. En effet, Carrefour ne cherche pas des profils avec des années d’expérience mais il cherche surtout la qualité de manager ou encore un potentiel pour le devenir. Une personne à l’écoute et animée de la volonté de découvrir un métier qu’elle ne connaît pas. Anthony a confié qu’il est accompagné depuis le début et jusqu’à présent. Jamais isolé, il bénéficie du suivi d’un conseiller, de l’encadrement, des outils performants… Ainsi, il exprimé sa totale conviction de cette relation franchisé/franchiseur.

La rentabilité en chiffres et remarques de terrain

Le chiffre d’affaires peut atteindre les 40 à 50 000 euros par semaine. Avec de l’engagement partiel, des stagiaires, des seniors, la rentabilité peut atteindre 1 %. 2000 euros par mois. « Vous devez être tout le temps là. Vivre à maximum 40 minutes parce que les livreurs arrivent tôt. Carrefour vise un remboursement sur cinq ans. Sept ans si pas possible. »

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« On prend beaucoup moins de risques personnels chez Carrefour Proximité » résume l’un des franchisés. « Osez vous lancer ! Honnêtement, je regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt ! C’est une décision importante, mais ça vaut le coup tous les jours. »

Polémiques, tensions sur la politique des prix et pratiques contestées

Entre l’enseigne Carrefour et ses franchisés, la bataille du prix n’est pas neuve. En 2018, le magazine Gondola, dédié au retail, sort son premier « Baromètre de la franchise alimentaire » avec un échantillon de 200 franchisés répondant à un questionnaire. Résultat pour Carrefour : « (…) A surveiller un sujet qui fâche une frange de ses commerçants : la discipline sur les prix de vente, jugée beaucoup trop rigide ».

En 2020, Cristina et Dorin témoignent auprès de la RTBF de la politique des prix imposés par Carrefour, qui les amèneraient à vendre à perte ! La même année, le deuxième baromètre de Gondola donnait des chiffres de satisfaction catastrophiques pour Carrefour, notamment pour sa politique des prix. Trois ans plus tard, en octobre 2021, une centaine de franchisés se plaignent des « différends avec Carrefour sur divers points importants », trois portent sur la politique de prix : la marge globale qui diminue, les prix locaux écrasés, et le blocage des prix (l’impossibilité pour le franchisé d’augmenter un prix fixé par Carrefour).

Un franchisé explique la réalité concrète en magasin : « Tu vois cette bouteille ? Et bien j’ai été l’acheter au Colruyt. » Des produits d’une enseigne de la grande distribution vendus dans une autre, mais quel intérêt ? Le prix. Ceux imposés par la centrale d’achat du groupe Carrefour seraient bien trop élevés. « Un exemple ? Les Pringles sont à 2,07 euros à la Centrale. Je les achète ailleurs à 1,20. Ils ne sont pas au courant de tout. On a des fournisseurs « pirates ». J’achète ainsi les produits de parfumerie 50 % moins cher que Carrefour. Je passe en direct par des fournisseurs référencés Carrefour. Dans le dos de la centrale. Avec cette technique, on arrive à payer nos factures. »

Le gérant montre un ticket de caisse du Colruyt de 1200 euros. Il se fournit ainsi deux fois par semaine. « Dans mon magasin, 35 % vient de ces fournisseurs "pirates" » « Sans représailles » ? Un franchisé rapporte : « Aujourd'hui, sur un panel de produits qu'on a testés, on achète, en tant que professionnels, notre marchandise plus chère que le client en hypermarché ».

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Accusations de clauses abusives et actions en justice

Pierre Demolin est un (si pas « le ») spécialiste belge du droit de franchise. Président de la commission d’avis des contrats de distributions commerciales (liée au SPF Économie), il se positionne en ardent défenseur du système, du moins « tant qu’il est honnête et libéré. » Or, selon lui, deux secteurs mettent à mal l’esprit de la franchise : la restauration rapide et le secteur de la grande distribution alimentaire. Carrefour profiterait de son rapport de forces pour faire signer des contrats léonins, avec des clauses abusives comme la sous-location (« Même si vous êtes propriétaire de l’immeuble, Carrefour vous le loue pour ensuite vous le… sous-louer ! Cela leur permet de garder le point de vente quoi qu’il arrive ») ou la clause résolutoire expresse. (« Il suffit du non-respect d’un engagement et le franchiseur a le droit de rompre le contrat dans les 48 heures. »)

« J’ai une cinquantaine de dossiers en cours contre Carrefour, explique Pierre Demolin. Certains débouchent sur une transaction avec clause de confidentialité. Les franchisés touchent un montant moindre mais en regard des problèmes de lenteur de la Justice, ils prennent la compensation insuffisante. Les franchisés sont en général de petits entrepreneurs, qui portent une caution personnelle à leur projet professionnel, ce qui entraine des ruines. »

En France, la fronde s’organise non seulement via les syndicats, mais également via… les patrons ! Thierry Barbier est président de l’AFC, l’Association des Franchisés et locataire gérant Carrefour. Il aime son métier. « Mon magasin est bien tenu. Je fais mon métier depuis 35 ans. Je suis passionné. » Et en colère : « Carrefour ne nous laisse plus suffisamment de marge pour pouvoir exploiter nos magasins dans les bonnes conditions, et ce via des contrats de franchise qui sont complètement verrouillés ». Selon lui, « Carrefour monopolise 95 % du bénéfice et ne laisse à ses franchisés que 5 %. Ce n’est pas possible ». L’AFC a dénoncé en justice les contrats de Carrefour et trouvé un partenaire de poids : le ministère de l’Economie ! Ce dernier, après une enquête de la répression des fraudes cité par Le Monde, estime que Carrefour a usé de clauses abusives dans ses contrats « franchise », réclame la nullité de ces clauses et invite le tribunal de commerce de Rennes à prononcer une sanction financière de… 200 millions d’euros ! Carrefour conteste les conclusions du ministère de l’Économie.

La CFDT a entamé une action en justice contre Carrefour. Dénonçant « l’externalisation de plus de 300 magasins et 23 000 salariés », elle espère carrément « interdire au groupe Carrefour et aux sociétés défenderesses de procéder à de nouvelles mises en location-gérance ou en franchise au sein du groupe ». Lors de l’AG du groupe le vendredi 24 mai 2024, le PDG Alexandre Joubert-Bompard le reconnaissait : la franchise n’est pas qu’un mode d’expansion, c’est aussi « une solution pour nos magasins en grosses difficultés et que nous ne parvenons pas à ramener à l’équilibre économique ». Alexandre Joubert-Bompard parviendra à prononcer ces quelques mots sans ciller, malgré le chahut organisé par le syndicat CFDT.

Le modèle économique et les sources supplémentaires de revenus de l’enseigne

Jérôme Coulombel, ancien directeur juridique du département contentieux de Carrefour France, parle des franchisés comme des « vaches à lait » de l’enseigne (les salariés étant la « variable d’ajustement »). L’enseigne Carrefour ne s’enrichit pas qu’en vendant des produits. Évidemment, elle se fait une marge, sur les ventes de ses franchisés. Ces derniers ont par ailleurs des intérêts de retard à payer (8 % selon une source) si les factures ne sont pas soldées à temps.

L’enseigne négocie auprès d’énormes fournisseurs non seulement des prix, mais également des ristournes (les RFA, Ristourne de Fin d’Année), via Eureca, la nouvelle plateforme d’achats de Carrefour, mise en place pour globaliser les achats de six pays, France Espagne, Italie, Roumanie, Pologne et Belgique. Le positionnement dans les rayons est également vendu aux grandes marques. Ainsi les « category managers », (dites CatMan) viennent installer par exemple dix pots de Nutella sur trois niveaux, parce que la marque a payé pour cela. Les fournisseurs paient également le référencement dans la base de données de leur produit chez Carrefour. Avoir son produit dans ce listing de commande des franchisés couterait 25 000 euros en Belgique.

« Pour rester attractif et être en position de force lors des négociations avec les fabricants de produits, Carrefour doit garder voire gagner des parts de marchés, explique l’avocat Pierre Demolin. Toute possibilité d’ouvrir un magasin et de vendre est bonne à prendre. » La centrale renforce sa position sur le marché, vend ses produits aux franchisés. Quitte à vendre à perte.

Conséquences pour le personnel et différences de traitement

Si les attraits de la franchise pour une multinationale sont nombreux, c’est moins évident pour le personnel avec des commissions paritaires moins « généreuses » et la fin des représentations syndicales. En Belgique, la différence de traitement entre le personnel du Groupe et des franchisés était criante lors de la crise Covid en 2020. Côté personnel salarié par le groupe, les travailleurs ont obtenu cinq jours de congés extra-légaux et une prime de 500 euros maximum. Côté personnel salarié par les franchisés, le groupe Carrefour a envoyé des autocollants mesurant la distance d’1m50. La direction « encourageait d’autres dispositifs de protection comme les gants et les plexiglas à placer aux caisses », mais l’encouragement n’a pas été poussé jusqu’à fournir ce matériel aux franchisés. Et côté rémunération, « les entrepreneurs indépendants étaient libres de décider des avantages qu’ils souhaitaient octroyer à leurs collaborateurs. » Les franchises, une économie sur les RH ?

Skello sécurise les franchisés Carrefour Proximité

Mobilisation et actions collectives des franchisés

Plus d'une centaine de gérants de magasins Carrefour City, Express et Contact se sont réunis à Rennes au tribunal de commerce. Gérants de magasin Carrefour City, Express et Contact, ils ont souhaité marquer le coup en nombre pour montrer leur mobilisation. Car l'enjeu est de taille pour eux. Tous dénoncent les pratiques de Carrefour jugées abusives : « tant que l'AFC était en médiation avec Carrefour, les gérants ne pouvaient pas communiquer, mais depuis que l'assignation a été officialisée la semaine dernière ils communiquent avec des médias », explique ici une source proche.

Depuis 4 ans, 47 franchisés ont assignés Carrefour et les 47 ont gagnés leur procès. Pour le moment Carrefour se veut discret et « minimise ce qu'il se passe », nous précise un des franchisés, « c'est peut-être la clé de voute de leur système de franchise qui est en train de s'effondrer », complète-t-il.

Réponse officielle de Carrefour

Contacté par Médor, le groupe Carrefour, à qui nous avions exposé tous ces griefs, s’est contenté d’une réponse globale que nous reproduisons intégralement ici : « Carrefour est un franchiseur qui a à cœur de faire réussir ses partenaires franchisés. Les partenaires sont informés de sujets stratégiques et opérationnels par le biais d’une réunion annuelle stratégique, un magazine, leur plateforme de communication, ainsi que les réunions régionales, les comités de concertation et 7 plateformes de collaboration qui sont utilisées activement pour travailler ensemble sur 7 disciplines primordiales. Par ailleurs, leur comptable les accompagne pour leurs besoins de suivi économique. De plus, deux fois par an, le franchiseur organise de manière anonyme son NPS franchise, par la réalisation de 2 enquêtes franchisés sur base de 38 questions, avec la possibilité de verbatims et de demande de RV de la direction si nécessaire. »

Conseils pratiques et réalités du terrain pour candidats franchisés

Nous passons nos tests le 25 juin et aurions aimé avoir des conseils ou des exemples de tests passés pour la franchise. les tests n'ont rien de bien méchant puis qu'ils n'existent que pour faire un peu sérieux et sélectif dans une enseigne... Au contraire d'autres enseignes qui demandent un capital conséquent pour intégrer le groupe, carrefour ne vous demandera que 6 ou 7000 euros pour créer votre entreprise... Soyez bien conscient que la reprise d'un fond de commerce ou toute autre activité commerciale ne peut se faire qu'à la lecture du compte d'exploitation de l'ancien gérant ( qui quitte son magasin après avoir bien gagné sa vie et qui souhaite donner une autre orientation à sa carrière !!! ). Bien entendu comme toujours vous devez surtout nuancer les propos des uns et des autres... On peut dire ce que l'on veut mais les carrefour city sont très rentables, comme l'étaient les Marché Plus avant. Cela tient au fait que Carrefour serre tous les frais d'activité, que le commerçant fait son travail (qui bien sûr est conséquent...), qu'il fait attention à ses frais de perso, etc... Oui tout n'est pas rose, nous avons aussi des galères, mais qui n'en a pas ?

« Le tout ,et la je rejoins alingui: "que le commerçant fasse son travail". Non loin de moi l'idée de vouloir faire la guerre à qui que se soit... Combien faites vous de CA chez SPAR ? Combien de personnel avez vous ? Prenez vous des congés ? Je vois bcp d'exemple autour de moi de commerçants qui gagnent très bien leur vie. Alors que dans de plus petites structures ça a l'air d'être plus difficile... points de vente et donc gros c.a. »

Exemple de parcours : la reconversion de Cédric

La reconversion de Cédric Kopaczyk est avant tout l’histoire d’une amitié et d’un job entre deux concours. Depuis trois ans, il est locataire-gérant d’un magasin Carrefour Contact à Jussy près de Saint-Quentin, dans l’Aisne. Pourtant, rien dans son parcours ne laissait penser à un tel virage. Des impôts au commerce de proximité : une « nouvelle aventure ».

« Je suis sortie de la fac sans diplôme, raconte Cédric. J’ai obtenu le concours de la SNCF et au bout d’un an, j’ai passé un examen professionnel, que je n’ai pas eu. Il a fallu que je trouve un travail ! Un ami a repris un magasin Shopi à l’époque et m’a recruté comme employé libre-service pendant un an et demi. Au même moment, j’ai obtenu le concours d’agent des impôts. » Cédric est contrôleur des finances publiques pendant 15 ans, mais sa petite expérience dans le commerce lui reste en tête. « Au fil des ans, j’ai toujours eu envie de retourner en magasin. Cet ami qui m’avait pris pour me dépanner me relançait régulièrement en me disant que Carrefour cherchait du monde. J’en ai discuté avec mon épouse qui était un peu moins tentée. Un matin, elle s’est levée en me disant : ‘On le fait maintenant !’ », continue Cédric. Ils se lancent ensemble dans les tests de recrutement et quittent tous les deux les finances publiques. « C’est comme cela qu’on est partis dans cette nouvelle aventure ! »

« Sans les conseils de son ami, Cédric se serait difficilement lancé : ‘Il gère ses magasins depuis plus de 20 ans. Il m’a parlé de tout l’accompagnement de Carrefour Proximité. Et puis, c’est un très bon ami, j’avais l’assurance d’être aidé. Il n’aurait jamais été loin pour nous donner un coup de main !’ »

Points clés à retenir pour un futur franchisé

  1. Se préparer financièrement : prévoir l’apport (7 500 € en location-gérance) et analyser le compte d’exploitation du magasin transmis par l’ancien gérant.
  2. Mesurer l’engagement personnel : présence quasi permanente, gestion d’équipe et contrôle des coûts.
  3. Profiter de l’accompagnement : formation initiale, suivi par conseiller de franchise et conseillers métiers pour les aspects techniques.
  4. Être conscient des risques contractuels : étudier attentivement les clauses du contrat (sous-location, clause résolutoire, blocage des prix).
  5. Comparer l’offre à d’autres enseignes et tenir compte des retours de franchisés locaux.

Tableau récapitulatif : avantages et inconvénients (synthèse issues des témoignages)

Avantages Inconvénients
Accompagnement et formation, modèle accessible financièrement, notoriété de la marque Pression sur les prix, marges réduites, clauses contractuelles potentiellement contraignantes
Possibilité de devenir propriétaire via location-gérance, outils et support opérationnel Engagement personnel intense, différenciation de traitement du personnel, risques juridiques

Avec plus de 4 000 magasins (Contact, City, Express,…), Carrefour Proximité répond à tous les besoins de ses clients en proposant des magasins chaleureux et modernes. Cette ambiance est en grande partie fondée sur une relation franchisé/franchiseur sans faille, selon les discours officiels et certains témoignages positifs. Toutefois, les tensions autour des prix, des contrats et de la gouvernance montrent que le modèle mérite une lecture attentive avant de s’engager.

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