Balthazar Ebang Engonga — ministre des finances, histoire et rôle
Baltasar Ebang Engonga, surnommé Bello pour ses atouts physiques, évolue donc dans les arcanes du pouvoir.
Il est le fils de Baltasar Engonga Edjo’o, président de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
L’homme est également le neveu du Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Il s’appelle Balthazar Ebang Engonga. Il est le Directeur général de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF). Un poste de haute responsabilité qui faisait de ce neveu du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, une figure influente du paysage sociopolitique équato-guinéen.
Parcours et position dans l’État
Avant que le scandale lié à ses vidéos intimes n’éclate, ce haut fonctionnaire était à la tête de l’administration fiscale équato-guinéenne.
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Baltasar Ebang Engonga, directeur de l’administration fiscale, est accusé d’avoir eu des relations intimes avec plus de 400 femmes dans son bureau, tout en enregistrant ces rencontres.
Baltasar Ebang Engonga est le fils de Baltasar Engonga Edjo’o, un homme politique important en Guinée équatoriale et un proche du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Il est marié et père de six enfants.
Baltasar Ebang Engonga entretient de bons rapports avec son grand oncle, le chef de l’Etat Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Le scandale des vidéos intimes : faits et diffusion
Les vidéos intimes de Baltasar Ebang Engonga ont envahi la toile.
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Le directeur de l’administration fiscale équato-guinéenne, fils du neveu du Président Obiang, s'est filmé en plein ébat, dans son bureau avec des femmes ou des filles de dignitaires du régime.
Sur les vidéos, la majorité du temps, les visages des partenaires de Baltasar Ebang Engonga ne sont pas floutés.
Dans ces films, cet éminent membre du pouvoir a des relations intimes avec de nombreuses femmes. La plupart sont des filles ou des femmes de ministres ou de personnages importants de l’Etat.
Certaines relations sexuelles ont lieu au ministère des finances, dans son bureau avec parfois en arrière plan le drapeau de la Guinée-Equatoriale.
Plus de 400 fichiers ont été retrouvés dans les appareils de Baltasar Ebang Engonga.
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Le scandale éclate lorsque 600 vidéos de nature sexuelle impliquant Baltasar Ebang Engonga sont publiées en ligne. Ces vidéos montrent le fils d’Engonga dans des situations intimes qui, en raison de leur contenu et de leur diffusion, suscitent une onde de choc dans le pays.
Durant plusieurs jours, de nouvelles vidéos ont été divulguées au compte goutte. La diffusion virale des images montrant le haut fonctionnaire en plein ébat a conduit les autorités à réduire le flux internet pour restreindre les téléchargements.
Cette mesure n’a pas permis d’enrayer la polémique.
Réactions publiques et médiatiques
Une avalanche de discussions, de débats ont lieu, alimentés par les vidéos partagées sur la toile depuis la Guinée équatoriale.
L’affaire a pris une dimension internationale et des médias du monde entier ont rendu compte de l’histoire.
A partir des vidéos, des internautes ont créé des photomontages, des chansons, une danse a même vu le jour et un médicament pour obtenir une vigueur sexuelle surfe sur la vague.
Les célébrités aussi ont réagi, de la star nigériane Davido au rappeur français Kaaris. Tous y sont allés de leurs commentaires.
Poursuites judiciaires et mesures administratives
Dans le cadre de cette affaire, des téléphones et ordinateurs de Baltasar Ebang Engonga, directeur de l'administration fiscale, sont saisis.
L’équato-guinéen interrogé par les autorités, se trouvait en détention préventive à la prison de Black Beach de Malabo lorsque les vidéos de ses relations intimes ont fuité.
Baltasar Ebang était déjà en détention dans l'attente de son procès pour soupçons de détournement publics.
Par décret présidentiel, Baltasar Ebang Engonga a été démis de ses fonctions de directeur de l’administration fiscale équato-guinéenne.
Le 27 août 2025, Baltasar Ebang Engonga est condamné par le tribunal de Bioko à 8 ans de prison ferme et une amende de 125,4 millions de francs CFA.
Le procureur général de la République Anatolio Nzang Nguema a assuré à la TVGE que si les examens médicaux révélaient qu'il était "infecté d'une maladie sexuellement transmissible", il serait poursuivi pour délit contre la "santé publique".
Le vice-président du pays Teodoro Nguema Obiang Mangue a annoncé le 4 novembre sur son compte X que le gouvernement allait "procéder à la suspension immédiate de tous les fonctionnaires qui ont eu des relations sexuelles dans les bureaux des ministères car cela constituent une violation flagrante du code de conduite et de la loi sur l'éthique publique".
La question du consentement et des victimes
Selon des propos rapportés par la télévision d’Etat TVGE, Baltasar Ebang Engonga aurait conservé ces vidéos sans le consentement des femmes qui y apparaissent.
Le 5 novembre, le média a diffusé les protestations indignées d'une femme au visage flouté se présentant comme une de ses partenaires. "Je voudrais savoir d'où sortent ces vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, je voudrais savoir pourquoi il (les) conservait sans mon consentement", a-t-elle dit, se disant "humiliée" dans sa "réputation" et son "honneur".
Cette femme a expliqué avoir "donné son accord" pour que ses ébats soient filmés, mais pensait que les images avaient "été immédiatement effacées" après visualisation.
L’affaire Baltasar pose en filigrane la question du consentement mais aussi des rapports de force dans la société.
Cette affaire de sextape est un phénomène sociétal qui pose aussi le problème de la vulnérabilité de la femme face au pouvoir de l’argent et de sa psychologie qui reste encore difficile à cerner.
Acteurs cités et portée politique
Parmi les femmes citées figurent les épouses et filles de ministres et dignitaires du régime et egalement une certaine Ma' Yapo, connue pour ses activités de sorcellerie dans le pays.
Baltasar Ebang Engonga, directeur de l’administration fiscale, est accusé d’avoir eu des relations intimes avec plus de 400 femmes dans son bureau, tout en enregistrant ces rencontres.
Selon Jeune Afrique, l’épouse du superviseur de la sécurité présidentielle, Jesús Edu Moto Mangue, figure parmi celles ayant reçu de l’argent en échange de ces relations avec Engonga.
D’autres noms cités incluent l’épouse du ministre Antonio Oburu Ondo, une proche du ministre de la Sécurité publique Nicolás Obama Nchama, ainsi que la fille d’un dignitaire du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE, parti au pouvoir).
Le scandale prend une dimension internationale, car il touche plusieurs membres de la famille Obiang.
Le vice-président considère cela comme une occasion de faire le ménage, d’autant plus que Bello et son père étaient perçus comme des rivaux, rapporte une source citée par le journal.
Conséquences institutionnelles et symboliques
Ce n'est pas la première fois que des vidéos à caractère sexuel impliquant des fonctionnaires fuitent sur les réseaux sociaux, mais l'affaire a pris une ampleur inédite du fait de la notoriété des protagonistes.
Et le comble est qu’en multipliant les partenaires, le fougueux Don Juan monté comme un étalon, ne s’embarrassait guère de préliminaires encore moins de rapports protégés, pressé sans doute qu’il était de descendre directement à la « cave » pour assouvir la soif de ses instincts libidineux.
Pour le reste, cette histoire de sextape est un phénomène sociétal qui pose aussi le problème de la vulnérabilité de la femme face au pouvoir de l’argent et de sa psychologie qui reste encore difficile à cerner.
Car, au-delà de l’enquête diligentée sur la santé du chaud lapin, c’est le vice-président en personne, Teodorin Obiang Nguema Mangue, qui est monté au créneau pour mettre en garde ses compatriotes contre les manquements aux règles d’éthique et de morale au sein de l’Administration publique, en rappelant que « les relations sexuelles sont interdites dans les bureaux ».
Au-delà, l’affaire Balthazar soulève des questions sur le rapport au pouvoir de l’élite dirigeante africaine. Car, à grande ou petite échelle, il existe des Balthazar cachés dans nos administrations publiques, qui profitent de leur position et des avantages du pouvoir pour s’autoriser ce genre de comportements hautement répréhensibles.
| Élément | Fait |
|---|---|
| Poste | Directeur général de l’ANIF / administration fiscale |
| Liens familiaux | Fils de Baltasar Engonga Edjo’o (président CEMAC), neveu du président Obiang |
| Nombre de vidéos/fichiers | Plus de 400 fichiers / mention de 600 vidéos publiées |
| Victimes présumées | Épouses et filles de ministres, femmes de dignitaires, autres |
| Sanctions | Démission/décret présidentiel, détention, condamnation à 8 ans et amende |
Impact social et médiatique
Le pot-aux-roses a fini par être découvert, et de la plus vilaine des manières, en étant étalé dans sa toute sa laideur sur les réseaux sociaux, après la fuite massive de ses vidéos intimes impliquant de nombreuses femmes dont des épouses de hauts dignitaires de la République.
C’est dire combien l’irresponsabilité le disputait à l’immoralité chez ce haut cadre de l’Administration publique devenu un véritable danger public, au regard des répercussions sanitaires alarmantes de ses actes qui n’ont pas laissé les autorités indifférentes.
Car, au-delà du catalogue impressionnant de ses victimes qui voient leur vie basculer du jour au lendemain, c’est le nom et l’image de toute une nation qui s’en trouvent ainsi salis et écornés.
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