Bas de contention Sette Stelle : caractéristiques et utilisation

La contention veineuse regroupe les dispositifs de compression médicale exerçant une pression graduée sur les membres inférieurs pour améliorer le retour veineux. Les chaussettes de contention, bien que parfois perçues comme un simple accessoire médical, jouent un rôle crucial dans la prévention et le traitement de différents troubles circulatoires.

Pourquoi porter des bas de contention ?

La compression veineuse réduit le calibre des veines des membres inférieurs, ce qui augmente mécaniquement la vitesse de circulation sanguine. Les bas, chaussettes et collants exercent une pression dégressive continue, adaptée au traitement de longue durée du patient mobile.

Chevilles qui marquent en fin de journée, mollets qui tirent après une station debout prolongée, sensation de chaleur dans les jambes pendant un trajet en voiture… Les troubles veineux se glissent souvent dans le quotidien sans faire de bruit. Les infirmiers, coiffeurs, enseignants ou encore serveurs passent de longues heures debout, ce qui augmente le risque de stagnation sanguine dans les jambes. Les trajets prolongés en avion, en voiture ou en train favorisent l’apparition de phénomènes comme la thrombose veineuse profonde. Pendant la grossesse, les changements hormonaux et l’augmentation de la pression abdominale peuvent générer des problèmes circulatoires.

Classes de compression : comprendre les différences

Derrière ces chiffres, il n’y a pas une simple « intensité », mais une pression thérapeutique mesurée, normée, et pensée pour accompagner la circulation sanguine du bas vers le haut, avec une compression dégressive de la cheville vers le mollet puis la cuisse. En clair, chaque classe correspond à un niveau de force utile dans un contexte précis : prévention, inconfort léger, varices débutantes, œdèmes, suites de geste médical, ou traitement veineux plus lourd.

Les classes de compression (de 1 à 4 dans la plupart des référentiels) sont définies par des plages de pression. Elles ne décrivent pas un « type » de bas, mais une force. Autrement dit, un collant et une chaussette peuvent être en classe 2 : la différence se fera sur la forme (jusqu’au genou, mi-cuisse, cuisse, collant), pas sur la pression si la classe est la même.

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Classe Pression à la cheville (mmHg) Pression à la cheville (hPa) Profil fréquent d'utilisation
Classe 1 10 à 15 13 à 20 Prévention, insuffisance veineuse légère, inconfort discret
Classe 2 15 à 20 20,1 à 27 Insuffisance veineuse modérée, varices naissantes, grossesse, suites de soins veineux
Classe 3 20 à 36 27,1 à 48 Insuffisance veineuse sévère, post-phlébite, suites chirurgicales, œdèmes importants

Repères de pression : mmHg et hPa

Les niveaux sont exprimés en mmHg (millimètres de mercure) ou en hPa (hectopascals). Pour donner un ordre d’idée, une différence de quelques mmHg peut sembler minime sur le papier, mais elle change la sensation à l’enfilage, la tolérance sur une journée de travail debout, et parfois l’efficacité sur un œdème.

Classe 1 : compression légère

La classe 1 correspond à une contention légère. Elle est souvent associée à la prévention : station debout prolongée, sédentarité, chaleur estivale, voyages, ou premiers signes d’inconfort veineux. Concrètement, ce sont les situations où les jambes « gonflent un peu » et où les chaussettes laissent une marque en fin de journée, sans tableau veineux important.

La classe 1 peut aussi être proposée quand on cherche une solution facile à adopter, notamment chez des personnes qui n’ont jamais porté de compression. En pratique, la classe 1 est souvent appréciée dans des scénarios quotidiens. Par exemple, une personne qui prend le train ou l’avion plusieurs heures, avec peu d’occasions de marcher, peut ressentir un vrai confort avec une contention légère.

Point important, souvent méconnu : la classe 1 peut être utilisée en superposition avec une classe 2 pour obtenir un niveau de compression équivalent à une classe 3. C’est une stratégie parfois proposée quand une classe 3 est indiquée mais que l’enfilage ou la tolérance pose problème. Attention : cette approche doit être explicitement encadrée par une prescription et des conseils professionnels.

Classe 2 : la référence pour varices naissantes et insuffisance veineuse modérée

La classe 2 est souvent considérée comme la « colonne vertébrale » de la contention en ville, parce qu’elle combine une pression thérapeutique suffisante et une tolérance généralement correcte. Elle est régulièrement prescrite dès que la gêne devient fréquente : varices naissantes, télangiectasies associées à des symptômes, œdèmes modérés en fin de journée, sensation de lourdeur persistante, ou contexte à risque (antécédents familiaux, travail statique, grossesse).

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Concrètement, la classe 2 ne sert pas uniquement « quand on a mal ». Elle s’inscrit aussi dans une logique de prévention et de stabilisation, notamment si un professionnel de santé a repéré une insuffisance veineuse modérée. La décision s’appuie souvent sur l’examen clinique et, si besoin, une exploration (comme un écho-Doppler). Les médecins utilisent notamment la classification CEAP pour décrire l’atteinte veineuse.

Pendant la grossesse, la pression exercée sur le retour veineux et les modifications hormonales peuvent favoriser l’apparition de varices ou d’œdèmes. Une classe 2 est parfois recommandée pour améliorer le confort et limiter les gonflements, toujours selon avis médical. Après une sclérothérapie ou un geste sur les veines, la contention de classe 2 peut aussi s’intégrer au protocole, avec une durée de port et des modalités précises.

Classe 3 : compression forte, indications sévères

La classe 3 correspond à une contention forte, utilisée lorsque l’insuffisance veineuse est plus avancée ou dans des situations bien spécifiques : antécédents de phlébite, œdèmes importants, insuffisance veineuse chronique sévère, suites de chirurgie veineuse, complications cutanées liées au mauvais retour veineux. Le but est de proposer une compression plus puissante pour accompagner la jambe dans un contexte où la circulation sanguine est davantage compromise.

On va être honnête : la classe 3 change la donne en termes d’enfilage. Beaucoup de personnes ont besoin d’apprentissage (technique, gants, enfile-bas) et parfois d’un accompagnement pour trouver une matière supportable. C’est précisément pour cela que certains professionnels envisagent la superposition (classe 1 + classe 2) chez les patients qui doivent atteindre une pression proche d’une classe 3 mais qui n’arrivent pas à porter une classe 3 « en une pièce ».

Indications fréquentes : post-phlébite, chirurgie, œdèmes et complications veineuses. Après une phlébite, la contention peut être intégrée au suivi pour réduire les symptômes et limiter certaines complications, selon protocole. Pour les œdèmes persistants, la classe 3 est parfois utilisée lorsque la classe 2 ne suffit pas à maintenir le volume de la jambe stable au fil de la journée.

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Matériaux et confort : choix des fibres

Le voile opaque est majoritairement une contention en microfibre à base de polyamide plat. De plus ils sont imperméables, tout en permettant à la peau de respirer. La laine, une fibre naturelle animale, est connue pour ses propriétés isolantes et son confort thermique. Cependant, cette fibre peut être plus épaisse que d'autres, ce qui la rend moins discrète sous certains vêtements.

Le lin est également reconnu pour sa grande résistance, garantissant une durée de vie prolongée des articles de contention fabriqués à partir de cette fibre. En revanche, le lin est naturellement moins élastique que d'autres fibres, ce qui peut le rendre un peu plus difficile à enfiler. Cette fibre végétale durable et écologique, est une matière idéale pour les chaussettes ou bas de contention légers et respirants.

L'avantage du tencel en plus d'être naturellement antibactérien, est d'être très absorbant (50 fois plus que le coton). C'est une matière naturelle qui a des pouvoirs thermiques exceptionnels pour garder vos pieds au chaud et au sec même en hiver.

Pratique : mesures, enfilage, entretien

Il existe différentes tailles de bas de contention. Le pharmacien doit prendre les mesures de la cheville le matin afin de déterminer la taille de bas adéquate. Enfiler des bas de contention requiert certaines précautions. Ils doivent être mis dès le réveil, avant de se lever.

La pose des bas de contention se fait après avoir enlevé ses bagues ou mis des gants. En effet, un accroc suffit pour que le bas perde ses propriétés élastiques. Une démonstration par le médecin, l’infirmière ou le pharmacien peut être utile, d’autant plus que les bas de contention de classe II et III sont parfois difficiles à mettre.

Pour conserver leur efficacité, les bas doivent être lavés à la main sans être tordus et mis à sécher à plat, loin des radiateurs. Bien enfiler une contention, c’est déjà améliorer l’observance. Et sans port régulier, même une bonne classe perd une partie de son intérêt.

Normes, fabricants et adaptation au mode de vie

Les classes sont normées : à classe égale, la force est comparable entre fabricants et entre chaussettes/bas/collants. Une question revient sans cesse : « Si une chaussette est en classe 2 chez une marque, est-ce vraiment la même chose ailleurs ? » La réponse est rassurante : les forces de contention sont normées. Cela signifie qu’à classe égale, la pression thérapeutique est comparable, quel que soit le fabricant, et quel que soit le type d’article (chaussettes, bas, collants).

En revanche, ce qui change beaucoup, c’est tout le reste : la texture, l’élasticité, le rendu visuel, la respirabilité, la résistance, la présence d’un pied ouvert ou fermé, la tenue de la bande, la sensation sur la peau. Et c’est précisément là que se joue l’adhésion : un modèle inconfortable finit au fond du tiroir, même s’il est « techniquement parfait ».

Pour un même besoin de compression, une personne sportive cherchera souvent un textile robuste, qui évacue bien la transpiration. Une personne avec peau fragile privilégiera une fibre plus douce et des coutures discrètes. Une autre voudra un rendu transparent pour porter une jupe au travail. Ces détails ne sont pas superficiels : ils conditionnent l’observance.

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Indications, contre-indications et surveillance

La contention est un soin infirmier courant en prévention de la thrombose veineuse profonde et pour prendre en charge l’insuffisance veineuse chronique. Son efficacité repose sur deux éléments : le choix de la classe de compression et une mise en place rigoureuse du dispositif.

Les contre-indications absolues excluent toute compression. Artériopathie obstructive des membres inférieurs (AOMI) sévère : l’index de pression systolique (IPS), qui compare la pression à la cheville à celle du bras, permet d’en juger la gravité. Chez le patient souffrant d’artériopathie sévère, la pression artérielle distale est réduite. Infections ou lésions cutanées : gangrène, dermatite sévère ou greffe récente sur la zone à comprimer.

Quand consulter ? Si apparaissent un gonflement net d’un seul côté, une douleur inhabituelle, une rougeur localisée, une chaleur anormale, ou un essoufflement associé, il ne faut pas « ajuster la classe » soi-même. Un avis médical est indispensable. Douleur brutale, augmentation rapide d’un œdème, plaie qui ne cicatrise pas, changement de couleur des orteils, engourdissements : ces signaux imposent un avis médical sans attendre.

Rôle des professionnels et cadre réglementaire

Le cadre juridique de la contention veineuse dépend de la situation clinique et du dispositif utilisé. L’infirmier(e) réalise, dans le cadre de son rôle propre, la « pose et changement, sans modification de la force de compression prévue dans la prescription initiale, de dispositifs de compression ou de contention veineuse destinés à la prévention et au traitement de la plaie en situation clinique simple, sur la base de l’index de pression systolique ». Il ou elle agit alors sans prescription médicale, tant que la force de compression initiale reste inchangée. Il ou elle assure la surveillance des effets de la compression et informe le médecin en cas de signe d’intolérance ou de modification clinique.

L’aide-soignant(e), l’auxiliaire de puériculture ou l’accompagnant(e) éducatif(ve) et social(e) peut assurer la « prévention non médicamenteuse des thromboses veineuses, incluant la pose de bas de contention », sous responsabilité infirmière. La « pose de bande de contention ou toute modification thérapeutique du traitement compressif en situation à risque ou complexe » relève du rôle prescrit.

Bonnes pratiques et conseils d’utilisation

  1. Enfiler les bas de contention le matin, quand les jambes sont moins gonflées, pour gagner en confort.
  2. Choisir une forme adaptée (chaussettes, bas, collants) selon la zone concernée : cheville seule, mollet, cuisse.
  3. Associer la contention à des habitudes simples : marche, hydratation, pauses actives et surélévation des jambes le soir.
  4. Demander une démonstration d’enfilage, surtout lors d’un passage en classe 3.
  5. Vérifier l’absence de pli derrière le genou ou à la cheville : un pli peut créer un point de pression.
  6. Surveiller la peau (rougeurs persistantes, irritation) et signaler rapidement tout inconfort anormal.

La meilleure classe est celle qui est portée correctement et régulièrement. La contention n’efface pas les veines visibles, mais elle peut aider à mieux vivre les journées longues et à prévenir certaines complications. N’hésitez pas à découvrir la gamme complète de produits disponibles sur TousOrtho et trouvez les chaussettes qui répondent le mieux à vos besoins.

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