Comment rédiger une conclusion de TPE
Dans la rédaction d’un mémoire, la conclusion est la partie qui boucle le document. C’est donc un résumé de tout ce qui a été dit le long du développement. Cependant, ce n’est pas pour autant qu’elle doit être écrite négligemment. Au contraire, c’est la partie à ne surtout pas bâcler, car étant le deuxième élément que lisent les correcteurs après l’introduction. Lire la conclusion permet en effet d’avoir une idée globale de tout le mémoire et de ses idées principales. C’est donc l’une des parties les plus délicates à écrire.
Une mauvaise conclusion peut notamment décrédibiliser tout le travail qui a été abattu en amont. Qu’il s’agisse des erreurs de forme ou de la non-pertinence du fond, tout point négatif est susceptible de baisser la note accordée au mémoire. Le rôle d’une conclusion est multiple: mettre fin à l’argumentation entamée dans l’introduction, répondre à la problématique posée, et offrir une vue globale sur le sujet en résumant les grandes lignes et les arguments marquants du développement.
Les composantes d’une bonne conclusion
- Rappel de la problématique et apport d’une solution démontrée dans le développement.
- Résumé des grandes idées et des résultats les plus importants, en suivant l’ordre chronologique du développement.
- Formulation d’une réponse claire à la question centrale et récapitulation des arguments.
- Règles de forme et de registre: langage soutenu sans être trop formel, respect des règles grammaticales et de syntaxe.
- Ouverture possible sur des prolongements ou des pistes de recherche futures, sans obligatoirement en faire une nécessité.
Comment écrire une bonne conclusion
Comme pour toutes les autres parties, la conclusion suit des règles et une méthodologie. Les données nécessaires pour écrire la conclusion sont celles déjà collectées et analysées durant le développement. Il faut notamment accrocher le lecteur dès la première phrase et rappeler la problématique de l’étude, énoncée dans l’introduction, tout en apportant la démonstration issue du développement. La forme compte autant que le fond: ne pas s’étendre outre mesure, privilégier un enchaînement clair des idées, et éviter les formules toutes faites telles que « en somme », « en conclusion », « en résumé ». L’objectif est de contracter tout le développement en peu de termes tout en évitant la brièveté excessive qui peut sembler naïve.
Quelques points à respecter pour une conclusion efficace :
- Répondre directement à la problématique en une phrase ou deux, puis développer brièvement les arguments clés qui soutiennent cette réponse.
- Faire un récapitulatif concis des résultats et des enseignements principaux sans introduire de nouvelles informations.
- Éviter d’ouvrir un débat polémique; privilégier une ouverture réfléchie sur des perspectives possibles, des limites de l’étude ou des questions pour de futures recherches.
- Conclure sur une phrase claire qui donne l’impression de clôturer le raisonnement sans brusquer le lecteur.
Deux exemples de conclusions
Exemple 1: sujet fictif « La digitalisation du secteur médical ». La conclusion peut reprendre les enjeux clés, rappeler les limites et souligner que si les innovations digitales offrent des avancées indéniables, elles ne remplacent pas l’humain et la valeur des pratiques médicales authentiquement humaines. Elle peut aussi proposer des perspectives sur l’équilibre entre robotisation et expertise humaine et conclure sur la nécessité d’un cadre éthique et organisationnel pour guider les usages futurs.
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Exemple 2: sujet fictif « Le déclin de la langue française à Madagascar ». La conclusion peut rappeler l’importance de préserver la langue française comme langue officielle éducative et juridiquement régulatrice, tout en reconnaissant les défis d’alphabétisation et les ressources limitées. Elle peut ouvrir sur des axes d’amélioration et sur la nécessité d’un plan de redressement robuste pour maintenir l’intégration dans l’écosystème mondial sans effacer la richesse linguistique locale.
Pour illustrer concrètement la structure, considérer une synthèse en trois temps: 1) rappeler la problématique et la réponse démontrée; 2) récapituler les grands arguments et résultats; 3) proposer une ouverture vers des perspectives futures tout en restant fidèle au cadre et à la méthodologie du travail.
Éléments à éviter
- Introduire de nouvelles informations ou exemples qui n’apparaissent pas dans le corps du texte.
- Rédiger une conclusion trop longue ou trop vague.
- Transposer l’introduction dans la conclusion; ne pas répéter mot pour mot les mêmes éléments.
- Utiliser des formulations trop générales, ou au contraire surcharger le texte de références littéraires sans pertinence.
Extraits et idées clées à garder
La conclusion doit permettre au lecteur de quitter le mémoire avec la certitude d’avoir une réponse à la problématique et une vision claire des enseignements tirés. Elle représente la dernière impression et doit refléter une cohérence avec l’introduction et le développement, tout en offrant une ouverture raisonnée vers des perspectives futures.
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