Présentation des activités et du parcours de la CFE-CGC et de son président François Hommeril

Lors du 39e congrès de la CFE-CGC, ce mercredi, François Hommeril, président confédéral depuis 2016, a fait son discours d’adieu devant 1 200 congressistes qui lui ont réservé une longue standing ovation. Élu président de la CFE-CGC en 2016 au congrès de Lyon, puis réélu en 2019 (Deauville) et en 2023 (Tours), François Hommeril a dirigé la CFE-CGC pendant 10 ans. Sous son impulsion, le syndicat de l’encadrement, dont il a infatigablement porté la voix auprès des médias et des gouvernants, a enregistré ses plus grands succès électoraux, avec une audience syndicale de 12,94 % en 2025 (contre 10,69 % en 2017).

« Pour moi qui ai prononcé tant de discours, y compris ici devant le congrès, établissant peut-être une forme de record, je m'apprête à prononcer le dernier, à rendre la parole que j'aurais usée longtemps et aussi longtemps que j'aurais pu. Je vous remercie d'être venus si nombreux à mon pot de départ ! C'est l'heure du bilan. L'heure de la synthèse. Un monde paradoxal où les mots sont falsifiés et leur sens détourné. On nous vend le progrès comme la somme de nos renoncements, on nous promet la richesse pour tous au profit de l'appauvrissement de chacun. Augmenter les dépenses d'armement, c'est bon, augmenter les dépenses de santé, ce n’est pas bon. Allez comprendre. Moins de lits d'hôpital mais plus de bombes !»

Il a dénoncé « les bonimenteurs de l'économie » et « la financiarisation », pointant la quête de performance boursière comme moteur destructeur et appelant à des choix plus équilibrés entre dépenses publiques et investissement social. Il a aussi évoqué le rôle du syndicalisme comme témoignage d'une humanité au sein du collectif et l’importance d’un engagement pour une société plus juste, où les salariés et les entreprises partagent la valeur.

Dans ce cadre, la trajectoire personnelle et professionnelle de François Hommeril est présentée comme un exemple d’ancrage dans le terrain. Né le 23 juillet 1961 en Normandie, il a travaillé vingt ans comme ingénieur de recherche et de fabrication pour le groupe Péchiney (devenu Alcan puis Rio Tinto). Sa carrière s’est ensuite articulée autour du prud’homal, de responsabilités syndicales locales et nationales, et d’un cheminement qui le mène jusqu’au poste de président de la confédération en 2016.

Parallèlement, l’article retrace les étapes importantes de son action à la tête de la CFE-CGC: depuis son engagement dans le domaine Europe et International en 2006, jusqu’à son leadership pendant la pandémie, le conflit en Ukraine et les réformes du travail, qui ont façonné le contexte social et économique actuel. La confédération a, selon le discours, renforcé sa représentativité et son unité face à des périodes économiques turbulentes et des réformes du dialogue social, tout en défendant le modèle social et la protection des salariés.

La présentation aborde également des détails organisationnels et humains: Carole Couvert a passé le flambeau et le nouveau président a été présenté comme quelqu’un ayant attendu son heure, avec un lien étroit au terrain et aux militants. Le texte met en avant la structure et l’effectif de la CFE-CGC, décrivant les 80 cadres dans les unions et les 70 salariés à Paris, rue du Rocher, qui constituent le moteur opérationnel de la confédération. L’article rappelle aussi les responsabilités des fédérations et des unions, et le rôle des salariés dans la dynamique de conquête et de communication.

Plusieurs passages du discours et du parcours soulignent les difficultés rencontrées: les tensions liées au dialogue social, les réformes des retraites, et les transformations liées au passage au CSE (Comité Social et É Economique). Il est aussi question des interventions de la CFE-CGC lors des Rencontres de l’U2P, où Hommeril a partagé des réflexions sur le pouvoir d’achat des actifs et le partage de la valeur, soulignant les défis structurels liés à la répartition des richesses et à la compétitivité des petites entreprises.

Enfin, l’article dresse le portrait d’un dirigeant attaché au terrain, à l’ensemble des militants et à l’identité de l’organisation, qui a œuvré pour restaurer la confiance, la représentation et le dialogue au sein des entreprises et des branches professionnelles. Le texte insiste sur l’idée que le syndicalisme est un outil de justice sociale, capable de mobiliser et d’offrir des perspectives nouvelles face aux mutations économiques et sociales.

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Éléments biographiques et parcours professionnel

  • Né le 23 juillet 1961 en Normandie, François Hommeril est ingénieur géologue de formation.
  • Vingt ans d’expérience comme ingénieur de recherche et de fabrication pour Péchiney (Alcan, Rio Tinto).
  • Conseiller prud'homal de 2003 à 2017 et président de l’union départementale CFE-CGC de Savoie.
  • Député du rôle de délégué national au pôle Europe et International de 2006 à 2010.
  • Président du syndicat chimie Dauphiné-Savoie (2015-2016).
  • Élu président de la CFE-CGC en 2016, réélu en 2019 et 2023, avec un engagement autour du sens et des perspectives.

Rôles et responsabilités au sein de la confédération

  1. Maintenir le lien avec les militants et les adhérents, garder une proximité avec le terrain.
  2. Renforcer la représentativité et obtenir des résultats électoraux en hausse.
  3. Orienter la confédération vers des débats thématiques sur les mutations de l’entreprise et du travail, la protection sociale et le paritarisme.
  4. Promouvoir le partage de la valeur et la dialogue social, tout en défendant le modèle social français.

Contexte et enjeux discutés lors des interventions

Les déclarations évoquent la nécessité de restaurer la confiance dans les institutions et de repenser les équilibres entre dépenses publiques et priorités sociales. Le récit met en lumière les effets des réformes sur le dialogue social, le rôle des IRP (instances représentatives du personnel) et les transformations associées au passage au CSE. La communication met aussi l’accent sur le rôle des petites entreprises et les difficultés d’accès au marché du travail pour les jeunes, ainsi que sur l’importance de la solidarité et de la convergence des opinions autour de solutions pragmatiques pour améliorer le quotidien des salariés.

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