Combien rapporte une franchise en moyenne en France ?
Que vous envisagiez d'ouvrir une franchise de restaurant ou une franchise de salle de sport, la question de la rémunération est primordiale. Est-ce plus rentable d'ouvrir une franchise ou de reprendre un magasin déjà établi ? Ce guide a pour vocation de répondre à toutes vos interrogations sur la rémunération des franchisé·es !
Quel est le salaire d’un·e franchisé·e ?
La rémunération moyenne des franchis·es français·es oscille autour des 35 000 € net par an après 2 ans d’exploitation. Selon l’Indicateur de la Franchise, 36 % des franchisé·es ont un revenu inférieur à 20 000 € par an, 41 % gagnent entre 20 000 € et 40 000 € et seuls 23 % franchissent la barre des 40 000 € annuels.
Ce salaire moyen varie selon plusieurs critères :
- La vitalité du secteur d’activité (franchise de restaurant, franchise de salle de sport, franchise hôtelière...)
- La notoriété de la franchise
- L’expérience du franchisé
- L’emplacement du magasin
- La somme initiale investie
Avant d’ouvrir une franchise, vous devrez analyser minutieusement le modèle économique de l’enseigne visée et son marché. Pour cela, nous vous conseillons de réaliser une étude de marché.
Comment se rémunérer en tant que franchisé ?
Pour se rémunérer, le ou la franchisé·e dispose de 2 options :
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- Exercer son activité en nom propre : Si le ou la franchisé·e exerce son activité en nom propre (entreprise individuelle), son salaire dépendra du bénéfice dégagé.
- Créer une société : Dans le cadre d’une société (SAS, SARL, SASU, EURL, etc.), le ou la franchisé·e a la possibilité de séparer salaire et part de bénéfice prélevé. La personne en charge de la franchise se rémunère donc en fonction du résultat obtenu après déduction des charges.
Le plus souvent, les franchisé·es s’octroient une rémunération après une année d’activité. Si l’investissement de départ et le prêt bancaire sont importants, le ou la franchisé·e a plus de chances de toucher une rémunération conséquente rapidement. 💸
Éléments qui impactent la rémunération d'un·e franchisé·e
Selon les secteurs d’activité, les revenus d’un·e gérant·e de franchise peuvent fluctuer du tout au tout. Par exemple, une franchise immobilière de type LAFORÊT FRANCHISE peut toucher jusqu’à 331 000 € après deux ans d’activité alors qu’une franchise de laverie de petite taille gagnera environ 60 000 € après 2 années d’exercice. Cette disparité a une influence sur la rémunération finale du franchisé.
D’autres éléments influencent la rémunération d’un·e gérant·e de franchise :
- L’emplacement géographique : La zone d’implantation de votre franchise a une influence considérable sur votre CA. Le loyer d’une boutique en centre-ville sera beaucoup plus élevé qu’un loyer d’un local situé dans une zone d’activité périphérique.
- Les charges patronales : Certains concepts requièrent l’embauche de salarié·es (exemple : société de services à la personne). D’autres peuvent être gérées par une seule personne (exemple : une franchise de fleuriste). La différence financière entre les deux réside dans les charges patronales liées à la rémunération des employé·es.
- Le montant de l’emprunt : Tous les franchisé·es ne s’endettent pas de la même façon. Si vous contractez un généreux prêt bancaire, le montant mensuel du remboursement de l’emprunt pèsera dans la balance.
- L’option juridique choisie : Vous devrez choisir entre une franchise sociétaire et une franchise individuelle. Dans le premier cas, vous toucherez des dividendes proportionnels au nombre de parts sociales que vous possédez dans la société. Dans le second cas, vous pourrez prétendre à un salaire classique mais devrez payer vous-même vos charges sociales.
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Salaire d’un·e franchisé·e : ce qu’il faut retenir
L’aspect financier lié à l’ouverture d’une franchise est un point clé qu’il ne faut pas prendre à la légère. Pour rappel, voici les éléments qui influencent la rémunération d’un·e franchisé·e :
- La nature du secteur d’activité
- La notoriété de la franchise
- Vos années d’expérience
- L’emplacement de la franchise
- Les charges patronales
- L’emprunt contracté
- L’option juridique choisie
Prendre des risques financiers oui, mais à condition d’obtenir rapidement une rémunération correcte. C’est un peu le leitmotiv de tout candidat à la franchise, « la » question qui trotte dans toutes les têtes. Et pour cause, lorsque l’on prend la décision d’investir dans un réseau, on y place généralement la plupart voire l’intégralité de ses économies tout en renonçant à une activité salariée mensuellement rétribuée. Aussi, la rémunération des franchisés est plus qu’une question sensible, c’est une question de survie… Gagne-t-on correctement sa vie en devenant franchisé ?
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Disparités de revenus selon les secteurs d'activité
En premier lieu, c’est la nature de l’activité exercée qui induit des différences notoires. Toutes n’ont pas la même valeur ajoutée, les mêmes perspectives ou le même potentiel de développement. Vient ensuite le choix de l’enseigne. Toutes ne bénéficient pas de la même notoriété. L’emplacement géographique de votre agence ou commerce pèse également sensiblement dans la balance.
De plus, selon l’enquête de l’institut CSA ce sont les charges patronales qui « pénalisent » notamment les franchisés spécialisés dans le service à la personne. Leur activité ne s’exerce pas en solo, comme cela peut être le cas dans le commerce de proximité, mais avec de nombreux collaborateurs qu’il faut payer en priorité. Enfin, le montant mensuel du remboursement des emprunts contractés pour couvrir l’investissement personnel est également un élément déterminant.
Une franchise sociétaire : le franchisé ne bénéficiera pas d’un salaire traditionnel. Il est d’usage de ne parler de salaire pour un associé majoritaire que dans le configuration d’une SAS (Société par actions simplifiées) ou d’une SA (Société anonyme).
Chiffre d'affaires annuel des franchisés
L’étude initiée par la Banque Populaire et la Fédération Française de la Franchise s’intéresse également au chiffre d’affaires annuel engrangé par les franchisés. Et là encore, même constat : il existe d’importantes disparités. En 2016, le chiffre d’affaires médian des franchisés s’élevait à 470 000 € contre 500 000 € en 2015. Un chiffre en léger recul.
Selon les données recueillies, la moyenne des chiffres d’affaires réalisés en 2014 par leurs 7 754 points de vente de plus de trois ans s’est établie à 629 113 euros (elle était de 678 000 en 2013 et de 697 000 en 2012). La plus petite de ces entreprises indépendante - une franchise de vente de cartes de vœux à domicile - a réalisé 11 000 € de chiffre d’affaires sur l’exercice ; la plus performante - une grande surface dédiée à la puériculture - 5 000 000 €.
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Sans surprise, c’est dans le secteur de l’hôtellerie (l’un de ceux par ailleurs les plus gourmands en montants d’investissement) que le chiffre d’affaires moyen par unité a été le plus élevé en 2014, à 1 913 569 €. Les solderies et bazars ne sont pas loin, à 1 683 333 €, devançant les cuisinistes dont l’activité a, en moyenne, atteint 1 580 000 €. Puis la restauration à thème (brasseries, grills…) qui affiche un chiffre d’affaires moyen par unité de 1 059 770 €.
Parmi les secteurs représentés dans notre enquête (les services aux entreprises ou aux particuliers, par exemple, ne le sont guère), la beauté (coiffure, manucure, épilation, amincissement) affiche les performances les plus modestes, avec un chiffre d’affaires moyen par unité de plus de trois ans de 242 811 € en 2014.
Pour les 56 têtes de réseaux qui ont bien voulu nous répondre sur ce point, ce résultat d’exploitation s’est établi en 2014 à 49 892 € en moyenne par unité de plus de trois ans. L’entreprise individuelle couverte par notre enquête ayant été la moins rentable en 2014 - elle est issue du secteur de l’ameublement - affiche, selon son franchiseur, une perte d’exploitation de 32 000 € ; la plus performante - un restaurant-grill - un résultat d’exploitation de 440 000 €.
Enfin, nous avons interrogé les enseignes à propos des revenus que tirent leurs franchisés de leur activité (salaires et dividendes pour les sociétés, résultats pour les entreprises individuelles). Elles ont été plus de 70, tous secteurs d’activités confondus, à nous répondre sur ce point. Résultat : un revenu annuel moyen par adhérent qui s’établit, selon les cas et d’après leurs déclarations, entre 20 000 et 120 000 euros.
A noter : dans une majorité de réseaux (41 %), le revenu moyen des entrepreneurs indépendants se situe entre 30 000 et 39 000 €. Un franchisé sur dix gagne moins de 29 000 € par an ; un sur dix encore, entre 40 et 49 000 €. Les franchises les plus lucratives affichent, pour 11 % d’entre elles, un revenu moyen allant de 50 à 59 000 € ; pour 15,5 %, un chiffre compris entre 60 et 79 000 € et pour 8,5 % entre 80 et 99 000 €. Enfin, 4 % des têtes de réseaux revendiquent un revenu moyen annuel par franchisé supérieur à 100 000 €.
Facteurs influençant la rémunération et stratégies d'optimisation
Loin d'être une donnée fixe et immuable, la rémunération du franchisé provient de différents facteurs.
- Le secteur d'activité: Certains secteurs offrent des marges plus ou moins fortes. Certains sont soumis aussi à des cycles d’achat plus ou moins longs, et sont aussi sujets à une saisonnalité. Par ailleurs, certaines activités sont plus gourmandes en capitaux et en investissement initial que d'autres.
- L'emplacement: La sélection de l’emplacement reste primordiale. Le modèle économique sera adapté, la rentabilité peut aussi être au rendez-vous dans un emplacement bis où les coûts seront plus bas, la concurrence moindre.
- La notoriété de l'enseigne: Elle a une conséquence, car plus elle est élevée et plus le “crédit d'enseigne” est réel, et plus la génération de flux boutique est conséquente et automatique.
- La formule contractuelle: Tout dépend du type de contrat utilisé. Par exemple la location-gérance, utilisée notamment dans la grande distribution, est intéressante à envisager.
- L'intensité concurrentielle: Si vous êtes seul ou presque dans votre secteur, vous pouvez capter toute la valeur commerciale potentielle de votre zone de chalandise.
- Votre profil d'exploitant: Il faut entendre l’expérience et les compétences du franchisé, sa capacité à écouter son franchiseur et à assumer une relation d'interdépendance avec lui et ses pairs dans le réseau.
La multi-franchise permet d'exploiter plusieurs points de vente, de bénéficier d'économies d'échelle et d'augmenter sa rémunération.
Tendances et évolutions ayant une incidence sur le revenu des franchisés
La digitalisation des modèles et des usages amène les enseignes à investir le e-commerce. Cela pose la question du partage de la valeur, c’est-à-dire du produit des ventes réalisées en ligne.
En proposant de nouveaux formats adressant des zones de chalandise plus réduites, les enseignes de distribution démocratisent leur accès, mais offrent aussi des perspectives de rémunération en conséquence.
En préambule, notons que toutes les franchises sont, en principe, conçues pour être rentables. En effet, les réseaux de franchises sont bâtis sur la réussite d’unités pilotes qui ont déjà prouvé leur viabilité économique. Cela étant dit, évaluer la rentabilité d’une franchise n’est pas toujours simple, car ces informations sont bien souvent tenues secrètes par les enseignes.
Aussi, pour sécuriser votre investissement dans une franchise, il est essentiel de bien évaluer l’apport personnel que vous êtes en mesure d’investir dans votre projet de création d’entreprise.
Voici une sélection non exhaustive de secteurs particulièrement performants en termes de chiffre d’affaires et de marges.
| Secteur d'Activité | Chiffre d'Affaires | Marges |
|---|---|---|
| Services à la personne | Élevé | Forte |
| Immobilier | Stable | Élevée |
| Restauration rapide | Élevé | Moyenne |
| Services financiers (courtage) | En expansion | Élevée |
| Fitness et bien-être | Potentiel | 20% à 35% |
| Rénovation | Intéressant | Variable |
| Énergies renouvelables | Forte croissance | 15% à 25% |
| Équipement de la maison | Solide progression | Variable |
| Automobile (réparation, lavage) | Stimulée par le vieillissement du parc | 10% à 30% |
| Services numériques | En constante évolution | Jusqu'à 70% |
| Commerce de proximité (épicerie fine, etc.) | Intéressant | 10% à 20% |
De nombreux réseaux de franchise offrent à leurs franchisés la possibilité de devenir multifranchisé, ce qui signifie qu’ils peuvent ouvrir un deuxième point de vente, voire plusieurs autres.
Comme évoqué précédemment, la rentabilité peut fortement varier d’un secteur d’activité à l’autre et même d’une enseigne à l’autre. Il convient donc d’analyser avec précision la rentabilité de chacun de ces secteurs et même de chacune des enseignes qui recrutent sur chacun de ces secteurs.
Mais surtout, si la rentabilité est un facteur clé dans le choix d’une franchise, elle ne peut à elle seule déterminer quelle franchise est faite pour vous.
Puisque le franchisé n'est pas un salarié, mais un entrepreneur, il serait plus approprié de parler de rémunération ou de revenu plutôt que de salaire.
Pour estimer sa rémunération, un candidat à la franchise doit se concentrer sur deux éléments fondamentaux :
- Le chiffre d'affaires (CA) envisageable : ventes de produits ou service ou autres sources de revenus (location, commissions, etc.)
- Les charges liées à son activité : redevances, frais de communication, achat de stock, coût de formation, etc.
C'est la différence entre le CA et les charges qui déterminent la rémunération de l'entrepreneur. Par conséquent, lors de la recherche d'un réseau de franchise, le candidat doit s'intéresser à ces deux paramètres.
Lorsqu'on devient un franchisé, il n'existe pas de chiffre précis ou de moyenne applicable. Toutefois, selon Glassdoor, le salaire moyen d'un directeur de franchise serait de 85 742 €* en moyenne.
Comme dans tout autre type d'entreprise, les débuts en franchise ne permettent généralement pas de se verser une rémunération immédiate, en raison du temps nécessaire au lancement de l'activité. C'est souvent à partir de la deuxième année que l'entrepreneur commence à percevoir un revenu.
Avant d'ouvrir une franchise, il est conseillé d'analyser le modèle économique de l'enseigne choisie ainsi que son marché. Il est donc indispensable de faire une étude de marché.
Le salaire des franchisés est influencé par deux facteurs clés : le secteur d'activité et le montant investi lors de la création d'entreprise.
Généralement, la première année, les franchisés ne réalisent pas de bénéfices. La deuxième année, le CA augmente et permet de dégager un revenu après le paiement des charges (salaires, loyers, emprunts), soit sous forme de salaire, soit sous forme de dividendes.
Le choix de l'emplacement du point de vente est primordial pour votre chiffre d'affaires.
Selon l'option juridique choisie, la rémunération peut varier :
- Franchise sociétaire : le franchisé se rémunère grâce aux dividendes qui sont proportionnels au nombre de parts qu'il possède dans la société.
- Franchise individuelle : le franchisé peut prétendre à un salaire classique, mais devra payer lui-même ses charges sociales.
Selon l'activité de la franchise, l'embauche de salariés peut être nécessaire. D'autres peuvent être encadrées par une seule personne. Cette différence financière influe directement sur la rentabilité et les coûts d'exploitation de l'entreprise, et donc sur le salaire du chef d'entreprise.
La multi-franchise permet d'exploiter plusieurs points de vente, de bénéficier d'économies d'échelle et d'augmenter sa rémunération.
La rémunération du franchisé est une question centrale pour toute personne souhaitant se lancer en franchise. Combien peut-on espérer gagner en rejoignant un réseau ? Quels sont les facteurs qui influencent la rentabilité d’un point de vente franchisé ? Et surtout, quels éléments prendre en compte pour évaluer si la rémunération sera à la hauteur des attentes et de l’investissement consenti ?
Contrairement à un salarié, le franchisé n’a pas de fiche de paie ni de revenu fixe. Sa rémunération dépend directement de la performance de son point de vente.
Plusieurs facteurs clés vont impacter la rémunération du franchisé. D’abord, le secteur d’activité. Certains métiers génèrent naturellement plus de chiffre d’affaires ou de marge que d’autres. Un franchisé en restauration rapide peut faire tourner plusieurs centaines de milliers d’euros de chiffre, mais avec des coûts élevés (personnel, matières premières, loyer). Le modèle économique de l’enseigne joue aussi un rôle fondamental. Certaines franchises imposent des redevances importantes, un fort marketing national ou des achats centralisés obligatoires. D’autres laissent plus de liberté au franchisé. Il faut également prendre en compte la zone de chalandise. Un magasin situé dans une zone à fort passage ou dans une ville dense aura plus de potentiel qu’un point de vente isolé en zone rurale. Enfin, le profil du franchisé lui-même est essentiel. Son implication, son sens du commerce, sa capacité à bien gérer ses coûts, à recruter une équipe efficace ou à animer un réseau local sont autant de leviers qui feront la différence.
La rémunération du franchisé ne se limite pas à un simple « salaire ». Il faut plutôt parler de revenu global de l’exploitant. Ensuite, il y a les dividendes, versés à la fin de l’exercice si l’entreprise est bénéficiaire. On peut aussi parler de l’accumulation de valeur. En créant une entreprise rentable, le franchisé peut à terme revendre son fonds de commerce avec une plus-value, surtout s’il a bien développé son activité.
Il est rare d’atteindre une pleine rémunération dès les premiers mois. Une période de montée en puissance est à prévoir. Elle dépend de l’enseigne, du secteur et de la capacité du franchisé à lancer son activité. Beaucoup d’enseignes prévoient une rentabilité à 18 ou 24 mois. Certains franchisés choisissent de ne pas se verser de salaire au démarrage pour réinvestir dans le développement, recruter ou ouvrir un second point de vente. D’autres prévoient un minimum vital dès le début.
La rémunération franchisé dépend d’un grand nombre de facteurs : le secteur, l’enseigne, l’emplacement, la stratégie personnelle et bien sûr la qualité du travail du franchisé. Ce n’est pas une voie de rentabilité immédiate ni garantie, mais un modèle qui, bien maîtrisé, peut offrir de belles perspectives financières et un cadre entrepreneurial sécurisant.
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