Devenir Micro-Entrepreneur en Ligne: Le Guide Complet
Devenir auto-entrepreneur est un choix populaire pour ceux qui souhaitent lancer une activité ou tester un projet. Le Guichet unique vous permet de créer votre micro-entreprise en ligne, simplifiant ainsi les démarches administratives.
Le Guichet Unique de l'INPI est la plateforme centrale pour toutes les formalités de création d'entreprise.
Qu'est-ce qu'une Auto-Entreprise?
L'auto-entreprise est un régime spécifique de l'entreprise individuelle, conçu pour faciliter la création et la gestion des Très Petites Entreprises (TPE). Ce régime permet de débuter une activité et d'évoluer vers un autre statut lorsque l'activité prend de l'ampleur.
L'auto-entrepreneuriat peut être exercé à titre principal ou secondaire. Vous pouvez créer votre auto-entreprise tout en étant salarié, à condition de respecter certaines règles :
- Informer l'employeur (éviter la concurrence).
- L'activité n'empiète pas sur le temps de travail.
- Affiliation aux deux régimes (salarié et micro-entrepreneur).
Qui Peut Devenir Auto-Entrepreneur?
Le statut d'auto-entrepreneur est accessible à toute personne physique répondant aux critères suivants :
Lire aussi: Donner des cours particuliers en tant qu'auto-entrepreneur
- Être majeur ou mineur émancipé.
- Résider en France.
- Être un majeur capable (ne pas être sous tutelle ni sous curatelle).
- Ne pas être condamné à une interdiction de gérance.
- Être de nationalité française ou ressortissant européen.
- Être ressortissant étranger hors Union européenne sous conditions.
Peut-on être auto-entrepreneur et vivre à l’étranger ?
Il est tout à fait possible de lancer votre auto-entreprise tout en vivant à l’étranger. La condition essentielle ? Avoir une adresse professionnelle en France. C’est cette domiciliation sur le territoire français qui permet l’enregistrement de votre activité et l’attribution d’un numéro SIRET par l’INSEE.
Attention, cette adresse doit obligatoirement se situer en France : un logement ou un bureau à l’étranger ne suffit pas, même si vous y travaillez réellement. Une fois cette formalité remplie, vous pouvez exercer librement depuis l’étranger, à condition de continuer à respecter les règles fiscales et sociales françaises. Une vraie flexibilité pour celles et ceux qui souhaitent concilier vie à l’international et activité indépendante.
Activités Accessibles et Interdites au Micro-Entrepreneur
Un micro-entrepreneur peut exercer toutes les activités artisanales de production, de transformation ou de prestation de service relevant de l'artisanat, grâce à un savoir-faire particulier.
Cependant, certaines activités sont interdites :
- Activités financières comme les opérations sur les marchés d'option négociable.
- Officiers publics et ministériels (huissiers, magistrats).
- Activités artistiques rémunérées par un droit d'auteur.
- Les officiers publics et ministériels : notaire, huissier, magistrat, expert-comptable…
- Les activités libérales réglementées relevant d’une autre caisse que la Cipav et le RSI.
- Certaines activités de la santé : médecin, chirurgien-dentiste, infirmier, sage-femme, pharmacien, vétérinaire…
- Les exploitations agricoles liées à la MSA.
- Les activités relevant de la TVA immobilière : agent immobilier, marchand de biens, etc.
- Les activités de location d’immeubles non meublés ou professionnels.
- Certaines activités financières : opérations sur les marchés à terme, les marchés d’option négociable, les marchés de bons d’option, etc.
- Les activités artistiques rémunérées en droit d’auteur et qui relèvent de la maison des artistes ou de l’association Agessa.
- Les activités de dirigeant majoritaire d’une entreprise ou en collège de gérance.
- Le cumul avec une activité de travailleur indépendant non-salarié déjà immatriculé, relevant de l’Urssaf pour le recouvrement des cotisations sociales.
- Les commerces de véhicules neufs dans l’Union européenne.
- Les activités de production littéraire ou scientifique.
Avantages et Inconvénients du Statut d'Auto-Entrepreneur
Comme toute solution, il y a des avantages et des inconvénients à devenir auto-entrepreneur. C’est à vous de peser le pour et le contre pour savoir si c’est votre meilleure option, selon votre situation.
Lire aussi: Conditions Auto-Entrepreneur
Avantages :
- Moins de cotisations sociales, voire exonération en l'absence de chiffre d'affaires.
- Possibilité d'opter pour un versement libératoire des impôts sur le revenu.
- Obligations comptables et juridiques allégées (livre de recettes).
- Formalités de création simplifiées.
Inconvénients et limites :
- Impossibilité de déduire les frais professionnels du chiffre d'affaires.
- Plafonds de chiffres d'affaires à respecter.
- Restrictions sur la TVA (franchise en base de TVA sous certains seuils).
LE GUIDE COMPLET POUR CRÉER SA MICRO-ENTREPRISE
Les Premiers Pas Pour Devenir Auto-Entrepreneur
La création d’auto-entreprise est un projet qui se prépare avec soin. Si l’on veut le voir réussir, il est essentiel d’accomplir quelques démarches permettant de parer à toutes les éventualités.
Le Projet et l’Étude de Marché
Même s’il s’agit d’une micro entreprise, vous devez préparer votre projet comme c’est le cas pour n’importe quel établissement. Une étude de marché est indispensable pour connaître vos possibilités de développement dans un écosystème composé de vos clients, de vos fournisseurs, de vos partenaires et de vos concurrents. Elle vous permet de déterminer un chiffre d’affaires potentiel.
Si vous avez l’intention de solliciter une subvention ou un financement, il vous sera demandé un prévisionnel d’activité. Étoffé de votre étude de marché, il sera plus crédible.
Définition de l’activité et son code APE
Si certains métiers sont facilement identifiables (maçon, coiffeur, boulanger, etc.), selon votre activité, vous pouvez rencontrer des difficultés au moment de sélectionner votre code APE (Activité Principale Exercée), également appelé code NAF (Nomenclature nationale d’Activités Françaises).
Si vous ne trouvez pas le bon intitulé, vous pouvez renseigner un descriptif de votre activité qui sera ensuite converti en un code APE. Soyons honnêtes, le résultat de cette attribution n’est pas toujours des plus heureux et vous aurez parfois du mal à faire le lien entre votre code NAF et votre métier réel.
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Formalités de Création d'une Auto-Entreprise
Concernant les formalités administratives, il est possible de les accomplir soi-même ou de les confier, soit à un mandataire, soit à un prestataire spécialisé. Pour devenir auto-entrepreneur, il est possible d’effectuer tout seul les démarches. Le futur micro-entrepreneur a le choix d’accomplir les démarches liées à la création de la micro-entreprise dans leur intégralité. Il peut également opter pour une délégation partielle des tâches s’il le souhaite.
Inscription aux Registres
Toute entreprise exerçant sur le territoire français (sauf Polynésie française, Nouvelle-Calédonie et Wallis et Futuna) une activité de nature commerciale, artisanale, agricole ou indépendante doit être enregistrée au Registre national des entreprises (RNE).
Création de l’espace personnel et choix du statut juridique
Depuis le 01/01/2023, il faut tout simplement aller sur le guichet unique, géré par l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle), et suivre les étapes indiquées. C’est entièrement gratuit.
Déclaration de l’activité : les démarches administratives
Créer une autoentreprise revient à déclarer son activité. Si vous souhaitez devenir auto-entrepreneur, il est nécessaire de joindre à la déclaration un justificatif d’identité (carte nationale d’identité ou passeport). Il est également possible de se faire assister par un prestataire spécialisé comme Portail auto-entrepreneur. L’accompagnement coûte entre 50 € et 100 €.
C’est le CFE (Centre de Formalités des Entreprises) compétent qui traite le dossier et informe les différents organismes concernés [immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers (RM) selon de la nature de votre activité] . Cette première déclaration doit être réalisée au plus tard 90 jours après le début des activités.
La domiciliation de l’autoentreprise
C’est une étape importante, puisque vous ne pouvez pas immatriculer votre entreprise sans lui avoir attribué une adresse. Pour la domiciliation de votre entreprise, vous avez plusieurs options :
- Votre domicile (formalités très simples, mais avec l’inconvénient majeur que vos clients connaissent votre adresse) ;
- Votre local professionnel ;
- Une entreprise de domiciliation spécialisée comme Kandbaz, qui sera en mesure de vous proposer toute une gamme de services, en plus d’une adresse, pour faciliter votre quotidien d’entrepreneur (gestion du courrier et de la téléphonie; assistance administrative, juridique et comptable; location de bureaux et de salles de réunions).
Vos obligations après l’immatriculation
- Souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (et une assurance décennale pour les professionnels du bâtiment).
- Posséder une qualification ou justifier d’une expérience professionnelle pour certaines activités : alimentaire, bâtiment, automobile, esthétique, coiffure…
- Ouvrir un compte bancaire (personnel ou professionnel) pour garantir la transparence de l’entreprise. Cette obligation est nulle pour les auto-entrepreneurs qui réalisent moins de 10 000 € de chiffre d’affaires par an pendant deux années consécutives.
Paiement de la Formalité
Pour effectuer le paiement, le Guichet unique propose, au choix, le règlement :
- Par carte bancaire via un module de paiement sécurisé ;
- Par l’intermédiaire d’un compte de paiement INPI.
Suivi de la Formalité
Depuis son tableau de bord accessible depuis la rubrique « Suivre » sur la page d’accueil du Guichet unique, le déclarant peut accéder à l’ensemble de ses formalités déposées.
Les formalités sont présentées avec le nom choisi par le déclarant lors de leur réalisation. Chaque formalité est accessible (pour consultation ou pour modification) via une fiche de synthèse des éléments déclarés par le déclarant.
Les Dispositifs d’Aide à la Création d’Entreprise
- L’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise)
C’est un dispositif qui permet d’être exonéré de charges sociales pendant la première année d’activité. Elle s’adresse à un public spécifique (demandeur d’emploi, bénéficiaire RSA, projet situé dans une zone sensible, etc.).
- Le NACRE (Nouvel Accompagnement à la Création ou Reprise d’Entreprise)
Il permet de profiter pendant 3 ans de l’accompagnement d’un organisme conventionné, par un contrat d’engagement. Pour en bénéficier, il est nécessaire de contacter directement le Conseil régional.
Les autres aides aux micro-entrepreneurs
En plus des dispositifs ci-dessus, l’auto-entrepreneur peut également obtenir diverses aides publiques et privées :
- Les prêts d’honneur accordés par des associations à but non lucratif. Il s’agit de prêts personnels à taux zéro, sans caution et sans garantie ;
- Le microcrédit ;
- Les subventions, les prêts, les garanties, les exonérations d’impôts… octroyés par les collectivités territoriales.
Pour connaître vos droits, prenez contact auprès de la chambre de commerce ou des métiers. La plupart des communes disposent également d’un service dédiés au professionnels.
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Comptabilité Simplifiée et Gestion des Recettes
Comme pour toute activité, il est crucial de suivre vos comptes. La réglementation vous impose :
- Un journal des recettes qui répertorie tous vos encaissements ;
- L’émission de factures pour chaque prestation (ou ticket de caisse pour un commerce de proximité).
Bon à savoir : pour être conformes, vos factures sont numérotées, se suivent et comportent des mentions légales (date d’émission, date et détail de la prestation, identité du client, votre identité, la mention « EI », votre siret, votre numéro de TVA intracommunautaire ou la mention du fait que vous n’y êtes pas assujetti).
Les Obligations Fiscales des Auto-Entrepreneurs
L’auto-entrepreneur est tenu de respecter quelques obligations. Pour maintenir son statut, il doit remplir principalement des conditions liées au chiffre d’affaires. Tous les auto-entrepreneurs sont concernés par cette obligation. De la même manière que tout entrepreneur, le micro-entrepreneur doit remplir cette obligation administrative. Elle consiste à déclarer le chiffre d’affaires généré pendant un exercice. À noter : il est obligatoire de l’effectuer même en cas de chiffre d’affaires nul.
L’obligation de déclaration
L’auto-entrepreneur a l’obligation légale de déclarer le chiffre d’affaires selon la périodicité choisie (mensuellement ou trimestriellement) et ce, même s’il est nul.
La déclaration et le paiement des cotisations se font en ligne sur l’application mobile « auto-entrepreneur Urssaf ».
En principe, l’auto-entrepreneur est imposé sur son chiffre d’affaires annuel après abattement forfaitaire. Le pourcentage de l’abattement varie en fonction de la nature de l’activité :
- 71 % pour les activités d’achat/vente de marchandises, les activités de vente de denrées à consommer sur place et les prestations d’hébergement ;
- 50 % pour les prestations de service commerciales ou artisanales ;
- 34 % pour les activités libérales.
Les revenus de l’auto-entrepreneur sont intégrés dans le foyer fiscal. Sous certaines conditions, le micro entrepreneur peut opter pour le versement libératoire avec un taux d’imposition avantageux (1 % pour les activités commerciales ; 1,7 % pour les prestations de service commerciales ou artisanales et 2,2 % pour les activités libérales). Dans ce cas, l’IR est payé en même temps que les cotisations sociales, mensuellement ou trimestriellement.
Les charges sociales
Comme on l’a dit, les charges sociales en micro entreprise sont nettement moins élevées. Le montant correspond à un pourcentage de votre chiffre d’affaires réellement encaissé. Soit en 2025 :
- Achat/revente de marchandises (BIC - Bénéfices Industriels et Commerciaux) 12,30 % ;
- Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) 21,20 % ;
- Autres prestations de services (BNC - Bénéfices Non Commerciaux) 21.10 % ;
- Prestations libérales réglementées relevant de la CIPAV (caisse de retraite des professionnels libéraux) (BIC ou BNC) 21,20 % ;
- Locations de meublés de tourisme classés 6 %.
Pour comparaison, en entreprise individuelle, les cotisations sociales représentent plus de 40 % du chiffre d’affaires.
Par ailleurs, si votre chiffre d’affaires est nul, rappelons-le, vous ne payez pas de cotisations sociales.
Les autres charges à payer en autoentreprise
Outre l’impôt sur le revenu et les charges sociales, le micro-entrepreneur est également soumis à diverses taxes :
- La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises)
Le Régime Fiscal et la TVA
Tous les entrepreneurs individuels sont assujettis à l'impôt sur le revenu. Le bénéfice du micro-entrepreneur est calculé en appliquant un abattement sur le chiffre d'affaires pour frais professionnels en fonction de la nature de l'activité :
- De 71 % pour les activités de vente de marchandises, de restauration et d'hébergement.
- De 50 % pour les prestations de services.
- De 34 % pour les professions libérales.
- De 83 % pour les activités de meublés classés.
Un abattement minimum de 305 € est appliqué dans tous les cas.
Le bénéfice forfaitaire ainsi calculé est intégré dans le revenu global imposable, avec les autres revenus du foyer fiscal, et soumis au barème progressif par tranches de l'impôt sur le revenu.
Le Versement Libératoire
Le micro-entrepreneur peut également opter pour le versement forfaitaire libératoire. Si son revenu fiscal de référence, calculé sur l’année fiscale N-2, ne dépasse pas un certain montant, il peut régler auprès de l’Urssaf, tous les mois ou tous les trimestres, son impôt sur le revenu en même temps que ses charges sociales.
La Cotisation Foncière des Entreprises
Les micro-entrepreneurs sont également assujettis à la cotisation foncière des entreprises (CFE) dès la 2e année d’activité sauf si leur chiffre d'affaires est inférieur ou égal à 5 000 €.
Le micro-entrepreneur exonéré de CFE est également exonéré de frais de chambre de commerce ou de chambre des métiers.
Pour les micro-entrepreneurs commerçants et micro-entrepreneurs artisans qui ne sont pas exonérés, l'estimation du montant à payer se fait sur la base d'un pourcentage du chiffre d'affaires. La taxe est recouvrée en même temps que les autres cotisations sociales.
La TVA
Même s'il est par défaut assujetti à la TVA comme tous les entrepreneurs et sociétés, le micro-entrepreneur n’en n’est pas redevable par défaut.
L’auto-entrepreneur peut appliquer des prix hors taxes pour rester compétitif grâce à un dispositif appelé franchise en base de TVA. Sa gestion comptable s’en trouve également simplifiée.
Pour profiter de la franchise en base de TVA, il faut réaliser un chiffre d’affaires inférieur à un certain seuil. Comme le suggère son nom, elle donne la possibilité de ne pas facturer la taxe sur la valeur ajoutée aux clients.
Pour la prestation de services, le seuil de tolérance s’établit entre 36 800 euros et 39 100 euros. Il s’applique jusqu’à 101 000 euros pour l’activité de vente.
Notons également qu’il est possible de renoncer au bénéfice de la franchise en base de TVA en en faisant la demande.
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