Devenir Auto-Entrepreneur : Le Guide Complet

Devenir auto-entrepreneur est une excellente façon de lancer votre activité rapidement et facilement, que ce soit pour tester un projet ou pour travailler de manière indépendante. Grâce à des démarches simplifiées et accessibles, créer une auto-entreprise est aujourd’hui à la portée de presque tout le monde. Vérifié le 24 octobre 2024 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre) Pour devenir micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur), il faut accomplir un certain nombre de démarches. Nous vous présentons toutes les étapes pour créer une micro-entreprise.

Devenir auto-entrepreneur

Qu'est-ce qu'une auto-entreprise ?

L’autoentreprise est un régime spécifique de l’entreprise individuelle. Autrement dit, pour devenir auto-entrepreneur, le chef d’entreprise doit créer une entreprise individuelle (EI). Ensuite, s’il répond aux conditions de l’auto-entreprise, il peut choisir ce régime social et fiscal.

Ce régime a été mis en place pour faciliter les démarches de création et de gestion des TPE (Très Petites Entreprises). Dans l’idée, c’est une formule de lancement qui permet d’évoluer vers un autre statut quand votre activité prend de l’ampleur.

L’auto-entrepreneuriat peut être exercé à titre principal ou secondaire. En effet, vous pouvez créer votre auto-entreprise tout en étant salarié :

  • L’employeur doit ĂŞtre informĂ© de la situation (gĂ©nĂ©ralement, il n’est pas possible d’exercer la mĂŞme activitĂ© pour ne pas ĂŞtre concurrents) ;
  • L’activitĂ© n’empiète pas sur votre temps de travail, elle occupe votre temps libre ;
  • Vous ĂŞtes affiliĂ© aux deux rĂ©gimes (salariĂ© et micro-entrepreneur) grâce Ă  une dĂ©claration de double activitĂ©.

Qui peut devenir auto-entrepreneur ?

Créé en 2009, le statut d’auto-entrepreneur est ouvert à toute personne physique répondant aux critères suivants :

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  • ĂŠtre majeur ou mineur Ă©mancipĂ© ;
  • RĂ©sider en France ;
  • ĂŠtre un majeur capable (ne pas ĂŞtre sous tutelle ni sous curatelle) ;
  • Ne pas ĂŞtre condamnĂ© Ă  une interdiction de gĂ©rance ;
  • ĂŠtre de nationalitĂ© française ou ressortissant europĂ©en ;
  • ĂŠtre ressortissant Ă©tranger hors Union europĂ©enne sous conditions.

Quelles sont les activités autorisées en auto-entreprise ?

Ce régime s’adresse à de nombreuses activités, qu’elles soient artisanales, commerciales ou industrielles. Les professionnels libéraux non réglementés (par exemple les ostéopathes) peuvent également exercer sous ce régime.

Toutefois, on note quand mĂŞme quelques restrictions au niveau des professions possibles :

  • Les officiers publics et ministĂ©riels : notaire, huissier, magistrat, expert-comptable…
  • Les activitĂ©s libĂ©rales rĂ©glementĂ©es relevant d’une autre caisse que la Cipav et le RSI.
  • Certaines activitĂ©s de la santĂ© : mĂ©decin, chirurgien-dentiste, infirmier, sage-femme, pharmacien, vĂ©tĂ©rinaire…
  • Les exploitations agricoles liĂ©es Ă  la MSA.
  • Les activitĂ©s relevant de la TVA immobilière : agent immobilier, marchand de biens, etc.
  • Les activitĂ©s de location d’immeubles non meublĂ©s ou professionnels.
  • Certaines activitĂ©s financières : opĂ©rations sur les marchĂ©s Ă  terme, les marchĂ©s d’option nĂ©gociable, les marchĂ©s de bons d’option, etc.
  • Les activitĂ©s artistiques rĂ©munĂ©rĂ©es en droit d’auteur et qui relèvent de la maison des artistes ou de l’association Agessa.
  • Les activitĂ©s de dirigeant majoritaire d’une entreprise ou en collège de gĂ©rance.
  • Le cumul avec une activitĂ© de travailleur indĂ©pendant non-salariĂ© dĂ©jĂ  immatriculĂ©, relevant de l’Urssaf pour le recouvrement des cotisations sociales.
  • Les commerces de vĂ©hicules neufs dans l’Union europĂ©enne.
  • Les activitĂ©s de production littĂ©raire ou scientifique.

Le régime de l’auto-entrepreneur offre une grande souplesse et permet d’exercer une large variété d’activités.

  • ActivitĂ©s commerciales : Les activitĂ©s commerciales incluent toutes les opĂ©rations d’achat et de revente de biens ou de marchandises, ainsi que les prestations de services Ă  caractère commercial. Cela englobe, par exemple, le commerce de dĂ©tail, le commerce en ligne (e-commerce), la restauration rapide ou encore les services de location (voitures, biens immobiliers non meublĂ©s sous certaines conditions).
  • ActivitĂ©s artisanales : Les activitĂ©s artisanales regroupent les professions qui impliquent une intervention manuelle ou une production artisanale, comme les mĂ©tiers de la construction (maçonnerie, plomberie), les activitĂ©s de coiffure, de pâtisserie ou encore de couture.
  • ActivitĂ©s libĂ©rales : Les professions libĂ©rales, souvent intellectuelles ou crĂ©atives, sont Ă©galement Ă©ligibles au rĂ©gime auto-entrepreneur. Cela inclut les consultants, les formateurs, les traducteurs, les graphistes, les rĂ©dacteurs ou encore certaines professions mĂ©dicales non rĂ©glementĂ©es (comme les naturopathes).

Certaines activités, bien que possibles, sont soumises à des conditions particulières.

Statut juridique de votre entreprise : comment faire le bon choix ?

Choisir le statut d’auto-entrepreneur : avantages et inconvénients

Comme pour toute solution, il y a des avantages et des inconvénients à devenir auto-entrepreneur. C’est à vous de peser le pour et le contre pour savoir si c’est votre meilleure option, selon votre situation.

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Les avantages Ă  devenir auto-entrepreneur

  • SimplicitĂ© : Ce rĂ©gime est avant tout connu pour sa simplicitĂ©. Les dĂ©marches de crĂ©ation, de gestion et de dĂ©claration sont allĂ©gĂ©es par rapport Ă  celles d’autres formes juridiques.
  • RĂ©gime fiscal simplifiĂ© : Vous bĂ©nĂ©ficiez Ă©galement d’un rĂ©gime fiscal simplifiĂ©, basĂ© sur un pourcentage de votre chiffre d’affaires, et vous n’avez pas Ă  facturer la TVA tant que vous restez sous certains seuils.
  • L’auto-entrepreneur paie moins de cotisations sociales que les autres professionnels. S’il ne rĂ©alise pas de chiffre d’affaires, il est en est mĂŞme exonĂ©rĂ©.
  • Il est possible d’opter pour un versement libĂ©ratoire des impĂ´ts sur le revenu. Cela veut dire que le micro entrepreneur paie ses impĂ´ts Ă  une frĂ©quence pĂ©riodique, sans rĂ©gularisation annuelle. De plus, il bĂ©nĂ©ficie d’un taux d’imposition intĂ©ressant.
  • Les obligations comptables et juridiques sont allĂ©gĂ©es. En effet, la seule obligation du professionnel en matière de comptabilitĂ© est de tenir un livre de recettes et Ă©ventuellement un registre des achats.
  • Les formalitĂ©s de crĂ©ation sont simplifiĂ©es.

Les inconvénients et limites à devenir auto-entrepreneur

  • AdaptabilitĂ© : Cependant, le statut d’auto-entrepreneur n’est pas adaptĂ© Ă  tous les projets.
  • Calcul des charges sociales : Vos charges sociales sont calculĂ©es sur votre chiffre d’affaires, mĂŞme si vous n’avez pas dĂ©gagĂ© de bĂ©nĂ©fices.
  • Plafonds de revenus : De plus, il existe des plafonds de revenus Ă  ne pas dĂ©passer (77 700 € pour les prestations de service et 188 700 € pour les activitĂ©s commerciales en 2025).
  • Il n’est pas possible de dĂ©duire les frais professionnels (loyers, achats, etc.) du chiffre d’affaires.
  • Pour bĂ©nĂ©ficier du rĂ©gime de la microentreprise, vous devez respecter certains plafonds de chiffres d’affaires.

Les plafonds en 2025 sont :

  • 188 700 € pour les activitĂ©s commerciales (achat/revente) ;
  • 77 700 € pour les prestations de service.

Par ailleurs, sous certains seuils, vous n’êtes pas assujetti à la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée). Vous ne la facturez pas, ne la récupérez pas et donc, ne la déclarez pas. Les plafonds à respecter en 2025 sont :

  • 91 900 € pour les activitĂ©s d’achat/vente de marchandises, les activitĂ©s de vente de denrĂ©es Ă  consommer sur place et les prestations d’hĂ©bergement ;
  • 36 800 € pour les prestations de service commerciales ou artisanales et les activitĂ©s libĂ©rales.

Il existe un plafond de tolérance (seuil majoré) pour la franchise en base de TVA à partir de la deuxième année d’activité :

  • 101 000 € pour les activitĂ©s commerciales ;
  • 39 100 € pour les prestations de service.

Dans ce cas, vous continuez à bénéficier du régime pendant l’année en cours. Mais si le dépassement est constaté pendant 2 années consécutives, votre autoentreprise bascule automatiquement au régime de l’entreprise individuelle à partir de la troisième année (il est possible de fermer votre micro entreprise pour créer une société).

En cas de dépassement du seuil de la TVA, vous avez l’obligation d’encaisser la TVA dès le mois de dépassement. Cela implique que vous la facturez, la déclarez et la reversez à l’État. Du coup, vous la récupérer sur vos achats professionnels.

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Les premiers pas pour devenir auto-entrepreneur

Le projet et l’étude de marché

Même s’il s’agit d’une micro entreprise, vous devez préparer votre projet comme c’est le cas pour n’importe quel établissement Une étude de marché est indispensable pour connaître vos possibilités de développement dans un écosystème composé de vos clients, de vos fournisseurs, de vos partenaires et de vos concurrents. Elle vous permet de déterminer un chiffre d’affaires potentiel.

Si vous avez l’intention de solliciter une subvention ou un financement, il vous sera demandé un prévisionnel d’activité. Étoffé de votre étude de marché, il sera plus crédible.

La définition de l’activité et son code APE

Si certains métiers sont facilement identifiables (maçon, coiffeur, boulanger, etc.), selon votre activité, vous pouvez rencontrer des difficultés au moment de sélectionner votre code APE (Activité Principale Exercée), également appelé code NAF (Nomenclature nationale d’Activités Françaises).

Si vous ne trouvez pas le bon intitulé, vous pouvez renseigner un descriptif de votre activité qui sera ensuite converti en un code APE. Soyons honnêtes, le résultat de cette attribution n’est pas toujours des plus heureux et vous aurez parfois du mal à faire le lien entre votre code NAF et votre métier réel.

Formalités de création d’une auto entreprise

S’inscrire en tant qu’auto-entrepreneur en France est une démarche simple et largement dématérialisée. Tout commence par une déclaration en ligne sur le guichet unique des formalités d’entreprise, géré par l’INPI, accessible à l’adresse formalites.entreprises.gouv.fr. Une fois sur la plateforme, vous devez remplir un formulaire en précisant votre activité, vos informations personnelles et votre lieu d’exercice.

Selon la nature de votre activité, vous serez automatiquement orienté vers le registre approprié : le Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) pour les commerçants, le Répertoire des Métiers (RM) pour les artisans, ou encore le Registre National des Entreprises (RNE). Pour compléter votre inscription, vous devrez fournir plusieurs pièces justificatives, telles qu’une copie de votre pièce d’identité, une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et, un justificatif de domicile.

Création de l’espace personnel et choix du statut juridique

Depuis le 01/01/2023, il faut tout simplement aller sur le guichet unique, géré par l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle), et suivre les étapes indiquées. C’est entièrement gratuit.

Déclaration de l’activité : les démarches administratives

Créer une autoentreprise revient à déclarer son activité. Si vous souhaitez devenir auto-entrepreneur, il est nécessaire de joindre à la déclaration un justificatif d’identité (carte nationale d’identité ou passeport). Il est également possible de se faire assister par un prestataire spécialisé comme Portail auto-entrepreneur. L’accompagnement coûte entre 50 € et 100 €.

C’est le CFE (Centre de Formalités des Entreprises) compétent qui traite le dossier et informe les différents organismes concernés [immatriculation au registre du commerce et des sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers (RM) selon de la nature de votre activité] . Cette première déclaration doit être réalisée au plus tard 90 jours après le début des activités.

Une fois les démarches effectuées, vous deviendrez auto-entrepreneur entre 1 à 4 semaines après la création de votre auto-entreprise (cela peut varier en fonction de votre interlocuteur, de votre localité etc…). Bonne nouvelle : l’inscription en tant qu’auto-entrepreneur est gratuite. Si vous exercez une activité artisanale, il peut y avoir des frais liés à l’immatriculation au Répertoire des Métiers (environ 50 €).

La domiciliation de l’autoentreprise

C’est une étape importante, puisque vous ne pouvez pas immatriculer votre entreprise sans lui avoir attribué une adresse. Pour la domiciliation de votre entreprise, vous avez plusieurs options :

  • Votre domicile (formalitĂ©s très simples, mais avec l’inconvĂ©nient majeur que vos clients connaissent votre adresse) ;
  • Votre local professionnel ;
  • Une entreprise de domiciliation spĂ©cialisĂ©e comme Kandbaz, qui sera en mesure de vous proposer toute une gamme de services, en plus d’une adresse, pour faciliter votre quotidien d’entrepreneur (gestion du courrier et de la tĂ©lĂ©phonie; assistance administrative, juridique et comptable; location de bureaux et de salles de rĂ©unions).

Vos obligations après l’immatriculation

  • Souscrire une assurance responsabilitĂ© civile professionnelle (et une assurance dĂ©cennale pour les professionnels du bâtiment).
  • PossĂ©der une qualification ou justifier d’une expĂ©rience professionnelle pour certaines activitĂ©s : alimentaire, bâtiment, automobile, esthĂ©tique, coiffure…
  • Ouvrir un compte bancaire (personnel ou professionnel) pour garantir la transparence de l’entreprise. Cette obligation est nulle pour les auto-entrepreneurs qui rĂ©alisent moins de 10 000 € de chiffre d’affaires par an pendant deux annĂ©es consĂ©cutives.

Selon la nature de votre activité, il peut être nécessaire de souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle ou décennale. Il est également obligatoire d’ouvrir un compte bancaire distinct de votre compte personnel si votre chiffre d’affaires annuel dépasse 10 000 euros pendant deux années consécutives.

Les dispositifs d’aide à la création d’entreprise

  • L’ACRE (Aide Ă  la CrĂ©ation ou Ă  la Reprise d’Entreprise) : C’est un dispositif qui permet d’être exonĂ©rĂ© de charges sociales pendant la première annĂ©e d’activitĂ©. Elle s’adresse Ă  un public spĂ©cifique (demandeur d’emploi, bĂ©nĂ©ficiaire RSA, projet situĂ© dans une zone sensible, etc.).
  • Le NACRE (Nouvel Accompagnement Ă  la CrĂ©ation ou Reprise d’Entreprise) : Il permet de profiter pendant 3 ans de l’accompagnement d’un organisme conventionnĂ©, par un contrat d’engagement. Pour en bĂ©nĂ©ficier, il est nĂ©cessaire de contacter directement le Conseil rĂ©gional.

Les autres aides aux micro-entrepreneurs

En plus des dispositifs ci-dessus, l’auto-entrepreneur peut également obtenir diverses aides publiques et privées :

  • Les prĂŞts d’honneur accordĂ©s par des associations Ă  but non lucratif. Il s’agit de prĂŞts personnels Ă  taux zĂ©ro, sans caution et sans garantie ;
  • Le microcrĂ©dit ;
  • Les subventions, les prĂŞts, les garanties, les exonĂ©rations d’impĂ´ts… octroyĂ©s par les collectivitĂ©s territoriales.

Pour connaître vos droits, prenez contact auprès de la chambre de commerce ou des métiers. La plupart des communes disposent également d’un service dédiés au professionnels.

Gérer son autoentreprise au quotidien

Comptabilité simplifiée et gestion des recettes

Comme pour toute activité, il est crucial de suivre vos comptes. La réglementation vous impose :

  • Un journal des recettes qui rĂ©pertorie tous vos encaissements ;
  • L’émission de factures pour chaque prestation (ou ticket de caisse pour un commerce de proximitĂ©).

Bon à savoir : pour être conformes, vos factures sont numérotées, se suivent et comportent des mentions légales (date d’émission, date et détail de la prestation, identité du client, votre identité, la mention « EI », votre siret, votre numéro de TVA intracommunautaire ou la mention du fait que vous n’y êtes pas assujetti).

Les obligations fiscales des auto-entrepreneurs

Avant de vous lancer en tant qu’auto-entrepreneur en France, il est essentiel que vous compreniez l’ensemble des obligations fiscales et sociales que vous devrez respecter. Dès le début de votre activité, vous devez déclarer régulièrement votre chiffre d’affaires, même si celui-ci est nul. Cette déclaration peut être effectuée mensuellement ou trimestriellement, selon l’option choisie lors de votre inscription.

L’obligation de déclaration

L’auto-entrepreneur a l’obligation légale de déclarer le chiffre d’affaires selon la périodicité choisie (mensuellement ou trimestriellement) et ce, même s’il est nul.

La déclaration et le paiement des cotisations se font en ligne sur l’application mobile « auto-entrepreneur Urssaf ».

En principe, l’auto-entrepreneur est imposé sur son chiffre d’affaires annuel après abattement forfaitaire. Le pourcentage de l’abattement varie en fonction de la nature de l’activité :

  • 71 % pour les activitĂ©s d’achat/vente de marchandises, les activitĂ©s de vente de denrĂ©es Ă  consommer sur place et les prestations d’hĂ©bergement ;
  • 50 % pour les prestations de service commerciales ou artisanales ;
  • 34 % pour les activitĂ©s libĂ©rales.

Les revenus de l’auto-entrepreneur sont intégrés dans le foyer fiscal. Sous certaines conditions, le micro entrepreneur peut opter pour le versement libératoire avec un taux d’imposition avantageux (1 % pour les activités commerciales ; 1,7 % pour les prestations de service commerciales ou artisanales et 2,2 % pour les activités libérales). Dans ce cas, l’IR est payé en même temps que les cotisations sociales, mensuellement ou trimestriellement.

Régimes d'imposition

  • RĂ©gime classique : Le chiffre d’affaires est ajoutĂ© Ă  vos autres revenus imposables et soumis au barème progressif de l’impĂ´t sur le revenu.
  • Versement libĂ©ratoire : Vous payez un pourcentage fixe de votre chiffre d’affaires en mĂŞme temps que vos cotisations sociales.

Les charges sociales

Les cotisations sociales sont calculées en pourcentage de votre chiffre d’affaires déclaré. Ces cotisations couvrent notamment l’assurance maladie, la retraite de base, la retraite complémentaire, les allocations familiales et la formation professionnelle.

Comme on l’a dit, les charges sociales en micro entreprise sont nettement moins élevées. Le montant correspond à un pourcentage de votre chiffre d’affaires réellement encaissé. Soit en 2025 :

  • Achat/revente de marchandises (BIC - BĂ©nĂ©fices Industriels et Commerciaux) 12,30 % ;
  • Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) 21,20 % ;
  • Autres prestations de services (BNC - BĂ©nĂ©fices Non Commerciaux) 21.10 % ;
  • Prestations libĂ©rales rĂ©glementĂ©es relevant de la CIPAV (caisse de retraite des professionnels libĂ©raux) (BIC ou BNC) 21,20 % ;
  • Locations de meublĂ©s de tourisme classĂ©s 6 %.

Pour comparaison, en entreprise individuelle, les cotisations sociales représentent plus de 40 % du chiffre d’affaires.

Par ailleurs, si votre chiffre d’affaires est nul, rappelons-le, vous ne payez pas de cotisations sociales.

Les autres charges Ă  payer en autoentreprise

Outre l’impôt sur le revenu et les charges sociales, le micro-entrepreneur est également soumis à diverses taxes :

  • La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) : Le montant de cette contribution est proportionnel au chiffre d’affaires. DĂ©terminĂ© par la commune, il diffère donc d’une ville Ă  l’autre. La première annĂ©e, le micro entrepreneur est exonĂ©rĂ© de cotisation foncière des entreprises.
  • La taxe pour frais de chambre consulaire : Cette taxe participe au financement des chambres de commerce, des mĂ©tiers et de l’agriculture. Elle est calculĂ©e Ă  partir d’un pourcentage du chiffre d’affaires.

L’assurance professionnelle et la protection sociale

Ce n’est pas parce que vous êtes à la tête d’une « petite » activité que vous pouvez vous passer d’assurance. Ce serait même plutôt l’inverse, car les micro entreprises génèrent des flux modérés qui donnent une trésorerie plus tendue. Elles sont donc souvent plus fragiles face aux aléas. Un sinistre mal ou non indemnisé peut clairement faire couler une entreprise. Vous devez souscrire à minima :

  • Une assurance RC PRO (ResponsabilitĂ© Civile Professionnelle) qui vous protĂ©gera en cas de tort causĂ© Ă  autrui ;
  • Une protection sociale com...

Tableau récapitulatif des cotisations et contributions sociales

Activité Taux de cotisations sociales
Locations de meublés de tourisme classés (BIC) 6 %
Activités de ventes de marchandises, de fourniture d'hébergement ou de restauration (BIC) 12,3 %
Prestations de services artisanales et commerciales (BIC) 21,2 %
Autres prestations de services (BNC) 24,6 %
Professions libérales relevant de la CIPAV (BNC) 23,2 %

N'oubliez pas de vérifier les taux spécifiques aux DOM-TOM.

Aides à la création d'entreprise

Aides et dispositifs de soutien

Il existe plusieurs dispositifs d’aides pour les auto-entrepreneurs.

  • Prime d’activitĂ© : La prime d’activitĂ© est une prestation sociale visant Ă  complĂ©ter les revenus des travailleurs aux ressources modestes, y compris les auto-entrepreneurs. Le montant de la prime d’activitĂ© dĂ©pend de vos revenus professionnels et de la composition de votre foyer.
  • ACRE (Aide aux CrĂ©ateurs et Repreneurs d’Entreprise) : Cette aide consiste en une exonĂ©ration partielle de cotisations sociales pendant la première annĂ©e d’activitĂ©.

Questions fréquentes

  • Y a-t-il une diffĂ©rence entre auto-entrepreneur et micro-entrepreneur ? Il n’y a aucune diffĂ©rence entre les deux termes.
  • Combien de temps faut-il pour crĂ©er une auto-entreprise ? La procĂ©dure de crĂ©ation est rapide, souvent rĂ©alisĂ©e en quelques jours.
  • Quels sont les plafonds de chiffre d’affaires en 2025 ? En 2025, les plafonds sont fixĂ©s Ă  188 700 € pour les activitĂ©s de vente et 77 700 € pour les prestations de services.
  • Quelles assurances sont obligatoires ? Certaines activitĂ©s, comme le bâtiment ou le transport, imposent une assurance spĂ©cifique (responsabilitĂ© civile ou dĂ©cennale).
  • Quelle est la diffĂ©rence entre dĂ©claration mensuelle et trimestrielle ? La dĂ©claration mensuelle permet de rĂ©partir les paiements des cotisations sociales, tandis que la dĂ©claration trimestrielle regroupe trois mois de chiffre d’affaires en une seule dĂ©claration.
  • Peut-on cesser son activitĂ© Ă  tout moment ? Oui, la cessation d’activitĂ© est possible Ă  tout moment via une dĂ©claration en ligne.

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