Du Bruit dans la Cuisine en redressement judiciaire et retour progressif sur le territoire

Placée en redressement fin janvier, l’enseigne Du Bruit dans la cuisine, fondée par des Rennais il y a 18 ans, a été rachetée par le fondateur des boutiques Little extra. L’enseigne rennaise créée en 2001 comptait 34 magasins en France. 19 sont conservés par le repreneur.

Le mouvement des Gilets jaunes a pesé sur nos ventes. Les consommateurs fréquentent moins les centres commerciaux, au profit des magasins de proximité et des sites de vente en ligne, expliquait en janvier le directeur de l’enseigne. Dans le même temps, les loyers et charges appliqués par les propriétaires de centres commerciaux ont beaucoup augmenté, elles dépassent parfois 30 % de nos coûts d’exploitation dans certains de nos magasins.

Du bruit dans la cuisine s’est fait un nom auprès des amateurs de petits plats à faire soi-même. L’enseigne, créée en 2001 à Rennes par la famille Lafosse, a ouvert son premier magasin à Nantes, puis un deuxième à Rennes Alma. Le concept se partage entre la vente d’ustensiles de cuisine, les gammes dédiées à l’art de la table, l’épicerie fine et les ouvrages culinaires.

Créée il y a 17 ans à Rennes, l’enseigne familiale « Du bruit dans la cuisine » a été placée en redressement judiciaire en raison d’un marché fortement concurrentiel, de la chute des ventes de 5 à 10 % ces dernières années et de l’alourdissement des charges. Simon Lafosse, directeur opérationnel de l’entreprise, indique assister « à un changement de comportement des consommateurs qui fréquentent moins les centres commerciaux [lieux d’implantations de ses boutiques], au profit des magasins de proximité et des sites de vente en ligne ». Au vu de la situation, l’entreprise a demandé son placement en redressement judiciaire « afin d’accélérer la négociation entamée avec des repreneurs potentiels ».

En redressement judiciaire en 2019, l’enseigne Du bruit dans la cuisine est de retour au centre commercial Mérignac Soleil depuis le 5 novembre 2024, cinq ans après son départ. L’enseigne Du bruit dans la cuisine fait son grand retour au centre commercial Mérignac Soleil. 13 déc. Placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Rennes en février 2019, l’enseigne avait été contrainte de fermer 15 de ses 34 magasins en France, dont les deux situés en région bordelaise, à Mérignac Soleil et à Rives d’Arcins. Après cinq ans d’absence, la chaîne de boutiques spécialisées dans les arts de la table fait son retour au centre commercial de Mérignac avec l’ouverture d’un nouveau point de vente le 5 novembre 2024.

Lire aussi: Murs Anti-Bruit : Financement et Réglementation

Une autre ouverture à Lille a suivi. Rachetée par le groupe Little Extra en 2019, l’enseigne a repris du poil de la bête et ouvert déjà une autre boutique dans le centre de Lille en 2023.

Pour rappel, la marque avait subi de plein fouet la crise des Gilets jaunes en 2019 alors qu’elle faisait déjà face à une baisse de ses activités, couplée à une hausse des loyers demandés par les centres commerciaux. Si les fondateurs avaient prévu depuis plusieurs mois de céder les 34 magasins, la case du redressement judiciaire n’était pas prévue, comme l’indique aux Echos Simon Lafosse, actuel dirigeant : « Nous avions l’intention depuis plusieurs mois de trouver un repreneur. Des négociations étaient engagées. Elles étaient prévues sans passer par une procédure judiciaire ».

Plusieurs éléments ont contribué à la fragilisation de l’entreprise familiale qui a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros. La hausse des loyers des centres commerciaux, où sont implantés en majorité les magasins Du Bruit dans la Cuisine. Sur un marché très concurrentiel mais porteur, Du Bruit dans la Cuisine a de beaux atouts à faire valoir. Marquée par la baisse de la fréquentation de ses magasins conjuguée à une très forte concurrence entre les principaux acteurs des arts de la table, la chaîne vient d’être placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Rennes. Elle dispose d’une période d’observation de six mois pour trouver un repreneur. L’enseigne compte 34 magasins en succursale implantés en Île-de-France et dans la région bordelaise, à Nantes et à Rennes où se situe le siège, employant 260 collaborateurs. Le concept se situe entre la vente d’ustensiles de cuisine, les gammes dédiées à l’art de la table, l’épicerie fine et les ouvrages culinaires. Des démonstrations pour le grand public permettent d’attirer la clientèle des amateurs de cuisine.

« Ce créneau a connu un engouement avec la multiplication des émissions de cuisine à la télévision, ce qui a attiré de nombreux prétendants », précise Simon Lafosse. Depuis un an, la PME constate une baisse de 5 à 10 % de la fréquentation et pointe le fait que les loyers continuent de grimper, pesant entre 20 et 30 % des charges du groupe. En 2018, le holding MDF Structure, qui regroupe les activités de la société, a réalisé un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros et a fini l’année dans le rouge. « Nous avions l’intention depuis plusieurs mois de trouver un repreneur. Des négociations étaient engagées. Elles étaient prévues sans passer par une procédure judiciaire », souligne Simon Lafosse.

Le mouvement des « gilets jaunes » a accéléré les difficultés et incité la direction à se mettre sous la protection du tribunal de commerce afin de geler ses dettes. L’objectif du dirigeant est de maintenir ses magasins pendant la période d’observation judiciaire et de conserver également la logistique pilotée depuis le siège de Saint-Jacques-de-la-Lande. Une plate-forme de 3.500 mètres carrés avait été créée pour la gestion des commandes, achats et services support.

Lire aussi: lettre type pour nuisances sonores locataire

Le tribunal de commerce de Rennes a validé, le 25 juillet dernier, la seule offre de reprise déposée par André Tordjman, fondateur de Little Extra. Placée en redressement judiciaire depuis le 30 janvier 2019, l’entreprise conserve 19 magasins, contre 34 auparavant, et 141 salariés devraient être licenciés dont une vingtaine au siège social. Les 15 magasins qui fermeront définitivement sont : Anglet, Bordeaux Bègles, Cabriès, Claye-Souilly, Créteil, Epargny, Le Havre, Lille, Marne-la-Vallée Bay 2, Marseille, Mérignac, Nîmes, Paris Gare Saint-Lazare, Rosny 2 et Saint-Orens-de-Gameville.

En parallèle, l’équipe continue son activité au travers de 19 boutiques et du site internet. Une ouverture à Lille et le retour à Mérignac Soleil témoignent d’un redressement progressif, soutenu par une reprise sous gestion externalisée et une croissance des canaux numériques.

  1. 34 magasins initiaux en France, 19 conservés post-reprise.
  2. Forte exposition des loyers et charges des centres commerciaux.
  3. Impact du mouvement social et du commerce en ligne sur le trafic en magasin.
  4. Retour progressif dans des centres commerciaux stratégiques et développement du e-commerce.
AspectDescription
Année de création2001
Magasins initiaux34
Magasins conservés après reprise19
Salariés (avant redressement)260
Chiffre d’affaires (2018)40 millions d’euros

60 entreprises intéressées par la reprise d'Indiscrète

Lire aussi: modèle de courrier pour résoudre un problème de bruit avec un voisin

balises:

Articles populaires: