Entrepreneuriat et développement durable à l’EMLV : définition, enjeux et exemples
Pendant une semaine, les étudiants de la Promo 2030 de l’EMLV ont participé à un hackathon transversal consacré aux enjeux de la biodiversité. Le Pôle Léonard de Vinci a réuni 1 380 étudiants de deuxième année pour un hackathon centré sur l’entrepreneuriat durable. Issus des trois écoles du campus - l’EMLV, l’ESILV, et l’IIM - ces étudiants ont travaillé en équipes interdisciplinaires pour répondre à une question centrale : comment développer des entreprises à impact positif alignées sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) de l’ONU.
Ce challenge vise non seulement à sensibiliser les étudiants aux enjeux environnementaux et sociaux, mais aussi à leur fournir des outils concrets pour créer des solutions innovantes et durables. Le hackathon, organisé par la Direction Soft Skills, Développement durable et Carrières du Pôle, se déroule en trois phases principales. La première journée est dédiée à l’acculturation au thème de l’entrepreneuriat responsable et au teambuilding. Durant la deuxième journée, les étudiants choisissent un sujet lié à un ODD et identifient un problème spécifique à résoudre. La dernière journée est consacrée au développement de leur solution entrepreneuriale, tout en tenant compte de critères de durabilité économique et d’impact sociétal.
La méthodologie utilisée intègre des principes de design thinking et des sessions de créativité pour encourager la réflexion collective. De plus, les étudiants ont accès à des outils numériques, y compris des IA génératives comme ChatGPT, pour les aider dans la formulation de leurs idées, bien que l’utilisation de ces technologies soit encadrée afin de favoriser le raisonnement critique. Répartis en groupes inter-écoles et encadrés par des coachs, les étudiants développent des compétences « soft » utiles à la conduite du changement telles que le travail d’équipe, la créativité, la vision systémique, l’apprentissage rapide et l’analyse critique en participant à ces hackathons.
Projets étudiants : thèmes, exemples et impact
À l’issue de ces trois jours, les projets de 235 équipes ont été évalués, et 53 d’entre eux ont été sélectionnés pour leur pertinence et leur potentiel d’impact. Ces projets se répartissent en six thématiques principales, correspondant aux défis contemporains les plus pressants :
- Santé et bien-être : plusieurs équipes ont proposé des solutions pour améliorer l’accès aux soins dans les zones médicalement désertées ou pour soutenir la santé mentale des jeunes. Par exemple, l’équipe 88 a développé « L’Échappée Belle », un café qui offre des consultations psychologiques à prix abordable pour les étudiants, un projet s’ancrant dans l’ODD 3 (bonne santé et bien-être).
- Innovation sociale et insertion : ces projets abordent l’inclusion sociale, avec des initiatives pour aider les populations précaires, les personnes en situation de handicap, et les jeunes en difficulté scolaire. « Ainéducation », une plateforme de mentorat intergénérationnel pour prévenir le décrochage scolaire, illustre cette ambition.
- Agriculture et précarité alimentaire : la lutte contre le gaspillage alimentaire et la promotion des circuits courts sont au cœur de cette thématique. « Loca Terroir », une application qui met en relation les agriculteurs et les consommateurs pour la vente de surplus, incarne cette approche, en lien avec les ODD 2 et 12 (faim zéro et consommation responsable).
- Pollution et préservation des écosystèmes : pour répondre aux défis environnementaux, des solutions technologiques et circulaires sont proposées, comme « Treeport », une application citoyenne permettant de signaler les incidents en forêt et d’organiser des événements de reboisement.
- Gestion des ressources et énergies renouvelables : les projets de cette catégorie visent à optimiser la consommation et la production de ressources locales. Par exemple, l’équipe 230 a proposé d’installer des éoliennes sur des parcelles agricoles pour fournir de l’énergie gratuite aux exploitants, contribuant ainsi aux ODD 6 et 7 (eau propre et énergie propre).
- Gestion des déchets et recyclage : plusieurs initiatives visent à transformer les déchets en ressources, notamment par des projets de recyclage et de sensibilisation. « ReCycla » connecte les particuliers aux artisans locaux pour encourager la réparation des objets et réduire la surconsommation.
Au-delà de la conception de projets entrepreneuriaux, le hackathon est une opportunité pour les étudiants d’acquérir des compétences transférables essentielles : travail en équipe, gestion de projet et capacité à innover dans des conditions contraintes. Les étudiants apprennent aussi à faire preuve de résilience et de persévérance, des qualités essentielles pour réussir dans un monde en rapide évolution.
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Structures d’accompagnement et parcours entreprenarial
Le Pôle Léonard de Vinci renforce également son engagement en faveur de l’entrepreneuriat à impact en accompagnant les projets via Devinci Startup, une structure dédiée qui prévoit de lancer un incubateur en 2025. Devinci Startup travaille en étroite collaboration avec les responsables pédagogiques des 3 écoles du Pôle Léonard de Vinci qui disposent toutes d’un « parcours startup » propre. Cette structure unique est ouverte à l’ensemble des étudiants et chercheurs de nos écoles. Les 11 laboratoires de son FabLab sont mis à disposition de l’ensemble de notre communauté pour développer des projets de recherche, de startup ou encore associatif à l’intersection de l’impression 3D, de la bio technologie, de l’intelligence artificielle, et bien d’autres.
Le parcours entrepreneuriat, commun aux étudiants de l’EMLV et de l’ESILV, accompagne les étudiants de 5ème année qui portent déjà un projet, seul ou à plusieurs. Les étudiants découvrent la méthodologie de la création d’entreprise ainsi que son écosystème tout en menant de front leur propre projet entrepreneurial. L’année est ponctuée de nombreuses rencontres avec des startupers et des professionnels. L’élève qui choisit ce parcours a la possibilité d’obtenir le statut étudiant-entrepreneur de PEPITE (l’ESILV est membre de PEPITE PON), qui permet d’élaborer un projet entrepreneurial et de développer son projet en lieu et place du stage en entreprise.
Formations, métiers et master Management & Conseil en Développement Durable
Étudier le management et le conseil en développement durable en école de commerce permet aux étudiants d’acquérir une double compétence essentielle : celle du consultant capable d’accompagner les entreprises dans leur transformation responsable, et celle du manager sachant intégrer les impératifs environnementaux et sociaux dans les choix stratégiques. La spécialisation master Management & Conseil en Développement Durable forme des acteurs du changement capables d’accompagner les organisations dans leur transformation responsable. Elle associe les compétences du consultant RSE - diagnostic, recommandation, pilotage de projet - à celles du manager capable d’intégrer les impératifs environnementaux et sociaux dans les choix stratégiques.
La spécialisation master Management & Conseil en Développement Durable se déroule sur les campus parisiens du Pôle Léonard de Vinci, situé au cœur de Paris-La Défense, premier quartier d’affaires d’Europe. Cet environnement offre un accès direct à un réseau dense d’entreprises engagées dans la transition et facilite les rencontres avec des professionnels du secteur. Après une spécialisation master en Management & Conseil en Développement Durable, les diplômés accèdent à des fonctions de Responsable RSE, Consultant RSE, Consultant QSE ou Chef de projet innovation et transformation. Ces postes sont en forte croissance dans tous les secteurs, portés par la montée des obligations réglementaires - directive CSRD, normes ESRS, reporting ESG - et par la pression des parties prenantes sur les engagements des entreprises.
La spécialisation master Management & Conseil en Développement Durable est proposée uniquement en alternance sur les deux ans du cycle master, avec un rythme de 3 semaines en entreprise pour 1 semaine à l’école, soit 847 heures d’enseignements adaptés à la réalité professionnelle. L’alternant a le statut de salarié rémunéré et les frais de formation sont intégralement pris en charge par l’entreprise. Ce format permet de développer une expertise opérationnelle en RSE directement au contact des enjeux concrets des organisations.
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Partenariats, recherche et événements : un écosystème fertile
L’EMLV a signé une convention de partenariat de trois ans avec Sulitest, acteur international de référence dans l’évaluation des connaissances en développement durable. Ce partenariat s’inscrit dans une démarche structurante du Pôle Léonard de Vinci pour objectiver et renforcer les compétences en durabilité au sein de ses formations. L’EMLV a co-organisé le colloque ISCFS-2025 sur le climat, la finance et la soutenabilité aux côtés de Paris 2, Paris-Saclay, Dauphine-PSL, Cambridge et AVSE Global. L’événement s’est tenu à Paris à la Maison des Sciences de Gestion.
L’EMLV a accueilli Ramadansyah Hasan, ambassadeur adjoint d’Indonésie en France, pour une conférence consacrée à la stratégie de développement durable du pays. Ce partenariat stratégique ouvre de nouvelles perspectives professionnelles dans un secteur en pleine mutation et offre aux étudiants des expériences immersives dans le domaine de l’énergie. Dans le cadre de la mission solidaire de deuxième année du Programme Grande École, une dizaine d’étudiants EMLV s’engagent au minimum 70 heures au sein de l’association Devinci Durable.
Imane El Ouadghiri, professeure de finance à l’EMLV, analyse dans The Conversation la performance d’indices boursiers dédiés à la biodiversité. Son étude met en lumière l’absence d’arbitrage entre rendement financier et responsabilité environnementale, un sujet structurant pour la finance durable. Une étude menée par Faten Lakhal, enseignante-chercheuse à l’EMLV, met en lumière un lien entre gouvernance familiale et performance carbone dans le contexte français.
Définition et piliers du développement durable
Le terme “développement durable” est apparu pour la première fois en 1987, à l’occasion du Sommet des Nations Unies organisé qui s’est tenu à Copenhague. La définition a été publié dans le rapport Brundtland : Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le développement durable est souvent associé à l’écologie. En fait ce n’est pas que ça ! Même si la définition du rapport Brundtland met l'accent sur la préservation de l'environnement, on ne peut pas supprimer l'équité sociale et la prospérité économique de l’équation.
Le développement durable repose sur trois piliers essentiels, aussi appelés les "trois E" : Environnement, Équité, Économie. Le pilier environnemental concerne l’impact écologique des activités humaines et vise à corriger les comportements susceptibles d’être néfastes pour l'environnement. Le pilier social a vocation à garantir à tous les membres de la société un accès équitable aux ressources et services de base. Le pilier économique vise à créer une économie qui se veut équitable, viable et vivable.
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ODD, RSE et cadre réglementaire
Adopté par tous les États membres des Nations unies le 25 septembre 2015, l’Agenda 2030 est le programme universel pour le développement durable. Les 17 Objectifs de Développement Durable, identifiés par l’ONU, répondent aux grands défis mondiaux et « nous donnent la marche à suivre pour parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous », d’ici 2030. Les entreprises ont un rôle fondamental à jouer dans la réalisation des ODD. Elles doivent repenser leur stratégie pour faire face aux enjeux RSE et contribuer à la construction d'une société plus durable.
La Commission européenne définit la RSE comme "l’intégration volontaire, par les entreprises, de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes". La CSRD, ou Corporate Sustainability Reporting Directive, est une initiative audacieuse de l'Union Européenne qui vise à combler les lacunes actuelles en matière de reporting extra-financier. Entrée en vigueur en 2023, elle impose aux entreprises de toutes tailles, et non plus seulement aux grandes entreprises de plus de 500 employés, de divulguer des informations détaillées sur leur impact environnemental et social, ainsi que sur leur gestion des risques liés au changement climatique.
En 2019, la loi PACTE a intégré l’obligation des entreprises de définir une « raison d’être », directement liée à la RSE et au développement durable en entreprise. Par ailleurs, depuis le 1er Juillet 2022, le non-respect de l’obligation de réaliser un bilan carbone peut être sanctionné d’une amende 10 000 € (allant jusqu’à 20 000 € en cas de récidive).
Actions concrètes et bonnes pratiques pour les entreprises
L’application des principes du développement durable en entreprise implique entre autres la mise en place d’un management de l’énergie dans le but de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. De la même manière, privilégier l’achat d’équipements éco-conçus est une source d’économie sur l’ensemble du cycle de vie du produit. Même s’ils sont plus chers à l’acquisition, ils sont plus réparables, leur durée de vie est supérieure à celle des produits standards et leur remplacement moins fréquent. À terme, ce sont donc des dépenses évitées pour l’entreprise.
Faire vivre le pilier social du développement durable en entreprise signifie de prendre des mesures pour réduire les inégalités sociales et salariales, pour développer la collaboration et le dialogue entre parties prenantes de l’organisation, etc. Ceci optimise parallèlement la qualité de vie et la santé au travail, deux éléments favorables au bien-être au travail et à l’augmentation de la productivité, tout en donnant davantage de sens à la démarche entrepreneuriale. Le télétravail a, dans cette perspective, un double intérêt. Il permet d’atteindre un équilibre vie personnelle / vie professionnelle plus fin et limite par ailleurs l’impact environnemental des trajets domicile-bureau quotidiens.
Parmi les mesures possibles : réaliser un bilan carbone, créer une direction du développement durable, privilégier les produits reconditionnés ou éco-conçus, favoriser l’électrification des véhicules de l’entreprise, promouvoir la réduction des déchets et le recyclage, et veiller à un écosystème engagé (scope 3 du Bilan Carbone).
Innovation, examples d'entreprises et outils
L’application des principes du développement durable en entreprise peut être un véritable moteur d’innovation. Dans un monde où la surconsommation se voit décriée, la marketplace Back Market a su trouver son marché en surfant sur le reconditionnement et la seconde main. Le biomimétisme consiste à s'inspirer des mécanismes naturels pour développer des technologies innovantes. Par exemple, par la technique de bioluminescence, la grenobloise Glowee crée des solutions d'éclairage urbain plus durables.
L’adoption de l’IA par les entreprises peut non seulement être un facteur d’innovation, elle peut également jouer un rôle clé dans leur décarbonation. La solution d’Ekimetrics, spécialiste de la data science, utilise l'IA pour aider les entreprises à mesurer et réduire leur empreinte carbone. Leur outil Climate Q&A, par exemple, permet aux entreprises de comprendre l'impact de leurs activités sur le climat et de trouver des solutions pour améliorer leur performance environnementale.
Enter autre, réduire la dépendance aux matières premières non renouvelables est un objectif majeur. Tereos, un leader dans la chimie verte, utilise par exemple des matières premières végétales pour remplacer le carbone d'origine fossile dans la production, comme des tensioactifs à base de polyol issus de la betterave, utilisés dans les savons et autres détergents.
Labels, normes et bénéfices économiques
Il existe une quantité de labels et/ou de normes pour structurer et garantir la qualité de la démarche RSE mise en œuvre par votre entreprise. On peut citer par exemple : LUCIE, B Corp, Engagé RSE (AFNOR) ou Positive Workspace. La norme ISO 26000 n’est pas une certification mais un outil d'aide au diagnostic et à la mise en place d’une démarche engagée.
Voici quelques exemples d’avantages dont bénéficient les entreprises durables : réduction des coûts, gestion des risques, optimisation des marges, performances économiques, engagement des collaborateurs et amélioration de la réputation. La sensibilisation des salariés aux éco-gestes et la rénovation énergétique des bureaux permettent aux entreprises de réduire leur facture d'électricité et de chauffage. Adopter des pratiques durables renforce la résilience des organisations face à la flambée des coûts de l'énergie ou aux aléas climatiques.
Carrières et opportunités professionnelles
Travailler dans le développement durable offre une occasion unique de contribuer à l’amélioration de notre cadre de vie. Travailler dans ce domaine, c’est s’engager dans une démarche qui a du sens, qui vise à faire bouger les lignes et à faire évoluer les consciences. Le développement durable concerne tout le monde et tous les métiers, car chacun peut avoir un impact que l’on soit comptable, responsable marketing, acheteur ou juriste.
Parmi les métiers : Responsable RSE, Consultant en développement durable, Chargé de mission développement durable, Manager de l’innovation durable, Chef de projet en éco-conception. Parmi les diplômes bac+2/+3, le DUT Génie Biologique option Agronomie et le BTS Gestion et Protection de la Nature proposent des approches pratiques. Se spécialiser en développement durable en école de management apporte une dimension stratégique et organisationnelle que les formations techniques n'abordent pas.
Initiatives du Pôle Léonard de Vinci et DeVinci Durable
Depuis 7 ans, nous avons déjà réalisé 25 hackathons transversaux inter-écoles sur des thèmes très variés, associant de façon innovante la pratique des soft skills (coopération d’équipe et team-building, agilité, créativité,) aux sujets de la Transition. Un autre exemple, début 2018, est notre déploiement massif de la Fresque du Climat pour tous les nouveaux étudiants. Le Pôle Léonard de Vinci est alors le premier établissement d’enseignement supérieur à former autant d’étudiants sur une même journée.
La Fondation AD Education porte les valeurs communes des écoles du groupe AD Education, dont fait partie Le Pôle Léonard de Vinci. DeVinci Durable est une association extrêmement diverse et variée dans ses activités. Pour le campus, nous proposons des idées pour que le Pôle soit plus éco responsable. Nous favorisons également la prise d’initiative de nos membres, donc si vous avez une bonne idée à proposer au bureau, n’hésitez surtout pas. DeVinci Durable sera donc présente au forum des associations afin de présenter tous les fonctionnements de l’association lors de cette année qui arrive mais aussi afin de répondre à vos interrogations sur tel ou tel fonctionnement de l’association.
| Initiative | Objectif | Impact |
|---|---|---|
| Hackathons biodiversité | Sensibilisation et création de solutions entrepreneuriales | Plusieurs projets sélectionnés, compétences renforcées |
| Partenariat Sulitest | Évaluer et renforcer les connaissances en DD | Objectiver la montée en compétences des étudiants |
| Devinci Startup / FabLab | Accompagnement et prototypage | Incubation, labs et soutien technique |
| Mission solidaire Devinci Durable | Engagement associatif étudiant | Engagement au long cours et impact local |
Comme vous avez pu le voir, DeVinci Durable souhaite agir pour l’environnement à notre échelle en mettant en valeur des pratiques éco responsables. Sensibiliser sans culpabiliser, agir ensemble pour un avenir durable !
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