Comment devenir illustrateur freelance pour livres jeunesse
Le métier d'illustrateur jeunesse consiste à créer des illustrations destinées aux enfants, que ce soit pour des livres, des magazines ou des supports éducatifs. Devenir illustrateur jeunesse est un parcours exigeant mais enrichissant, alliant passion artistique et compréhension des besoins du jeune public.
Qu'est‑ce qu'un illustrateur jeunesse ?
Un illustrateur est un artiste visuel qui crée des images, des dessins ou des graphismes pour accompagner ou représenter un texte, une histoire, un livre ou tout autre support visuel. L’illustrateur jeunesse dispose d’un autre pouvoir. Il est capable de mettre en image le récit. Les illustrations créées par le dessinateur ont un grand pouvoir. Elles sont capables de susciter des sentiments et de nourrir l’imaginaire du jeune lecteur. Le travail de l’illustrateur jeunesse s’adresse directement aux plus jeunes. L’illustrateur jeunesse fait rêver et stimule l’imagination des plus petits grâce à des dessins colorés et originaux.
Les missions et environnements de travail
L’illustrateur peut travailler pour la littérature jeunesse (album, bande‑dessinée), la presse enfantine ou tout autre support destiné aux plus jeunes. Il collabore de près avec les auteurs pour produire des images qui complètent le texte et correspondent aux enjeux du récit. Il travaille, au quotidien, sur le côté visuel d’un message : il peut intervenir pour la conception d’un livre ou album, ou encore travailler dans le milieu de la communication ou de la publicité. En effet de plus en plus de marques et d’agences, cible les enfants dans leur campagne de communication et de publicité.
L’illustrateur jeunesse travaille à distance, habituellement depuis son bureau, sur un ordinateur ou une tablette, ou dans son atelier. Il collabore de près avec de nombreux professionnels, qui diffèrent selon le type de projet. Dans la littérature et la presse jeunesse, il coopère avec l’éditeur et l’auteur du récit. Il peut aussi trouver des clients parmi des agences de communication, ou travailler directement auprès d’entreprises pour des projets de communication interne ou externe.
Compétences techniques et artistiques indispensables
Sur le plan technique, l’illustrateur jeunesse a de solides compétences en dessin et en création artistique. Il maîtrise différentes techniques (peinture, aquarelle, pastel), mais aussi des logiciels de création tels que Photoshop ou Illustrator. Concrètement, sur un papier, le professionnel utilise parfois l’encre, la gouache, le feutre ou encore l’acrylique. Sur ordinateur, il maîtrise aussi bien Illustrator que Photoshop. Il est créatif et polyvalent, puisqu’il s’adapte à la variété des supports de travail.
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La maîtrise de l’informatique reste, aujourd’hui, impérative. Concrètement, dans le monde de la bande dessinée, par exemple, environ 9 albums sur 10 sont conçus par ordinateur - ce qui laisse une infime place au traditionnel papier. Une connaissance approfondie des logiciels de création graphique est inséparable du métier d’illustrateur de nos jours.
Formation : autodidacte ou école ?
Il n’existe pas de diplôme, ni de formation obligatoire pour exercer le métier d’illustrateur jeunesse. La plupart du temps, le professionnel est un autodidacte qui a su développer seul ses compétences en illustration et en graphisme. Toutefois, certaines écoles proposent aujourd’hui une offre de formation pour apprendre à maîtriser les différents outils et acquérir les connaissances propres à tout bon illustrateur jeunesse !
Après le bac, vous pouvez opter pour une formation de graphiste, ou entrer dans une école d’art. Le BTS design graphique permet de se former en deux ans aux métiers du graphisme et de l’édition (print ou numérique). L’étudiant aborde tous les aspects de son futur métier : de la réalisation d’un objet graphique à la gestion de la relation client. Une formation en école d’art permet, quant à elle, d’obtenir un diplôme de niveau bac +3 à bac +5.
Écoles spécialisées en illustration : des établissements tels que l'École Pivaut proposent des formations dédiées à l'illustration jeunesse. Certaines écoles de graphisme proposent des formations mêlant savoir théorique et stages sur le terrain. Le bachelor en design graphique est un cursus en trois ans. Il permet de développer son sens artistique, tout en comprenant les enjeux commerciaux et les attentes de son client.
Avant ces formations destinées aux possesseurs du baccalauréat, on conseille, au lycée, d’opter pour un baccalauréat technologique STD2A (Sciences et Technologies du Design et des Arts Appliqués). Cependant, si vous préférez passer un baccalauréat général, c’est également possible. On conseille - en revanche - de suivre une année de mise à niveau avant la formation supérieure, afin de se familiariser avec les principaux outils de l’illustrateur.
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Personnellement, je conseille fortement les écoles publiques (bien que j’ai suivi une formation dans le privé). Pourquoi ? Le prix, les écoles privés sont tout simplement hors de prix, la formation dans le public est vraiment top. Pour ce qui est du privé, attention aux pièges, prenez la crème de la crème, celles qui ont vraiment une très bonne réputation. Ainsi, rendez‑vous aux portes ouvertes, parlez avec les anciens élèves… Autre point important, après le diplôme évitez les cycles masters 4, 5… Une vraie perte de temps et d’argent. Allez directement postuler dans une agence histoire de vous rôder et casser votre côté scolaire, mieux encore, si vous en avez la possibilité partez à l’étranger pour travailler 2 ou 3 ans histoire d’avoir un super background.
Se spécialiser : types d'illustration
L’illustrateur peut choisir de se spécialiser sur un produit particulier : l’affiche publicitaire, la bande dessinée ou encore le livre pour enfants. Il existe plusieurs catégories : illustrateur communication, illustrateur jeunesse, illustrateur mascotte, illustrateur isométrique, illustrateur de map et de carte, illustrateur médical, illustrateur de schéma, illustrateur dans le domaine de l’écologie, etc. Je suis illustrateur jeunesse dans communication et l’édition. Je crée des illustrations pour les livres pour enfants, les magazines, les sites Web, les publicités et tout autre support de communication destiné aux enfants.
Construire son portfolio et trouver ses premiers clients
Votre portfolio est votre carte de visite. Il doit mettre en valeur vos meilleures créations et refléter votre univers artistique. Vous pouvez y inclure des projets personnels, des travaux d'école ou des commandes professionnelles. Le book de l’illustrateur doit-être régulièrement mis à jour, mais surtout le style doit vous « parler ».
Pour devenir illustrateur, il ne suffit pas d'avoir du talent, il faut aussi savoir se faire connaître pour trouver des missions en freelance. Pour cela, vous pouvez par exemple participer à des concours, des expositions, des salons professionnels, des ateliers et des rencontres créatives. Vous pouvez travailler avec n’importe quel illustrateur cependant attention au prix parfois trop bas !
Il existe plusieurs moyens de trouver un illustrateur ou d’être trouvé en tant qu’illustrateur : les moteurs de recherche (Google / Bing / Qwant), les réseaux sociaux, les plateformes freelance, les agents d’illustrateur et les agences d’illustration. Autre méthode pour travailler avec un illustrateur : l’agent d’illustrateur. L’avantage, c’est que l’agent saura en fonction de vos besoins vous diriger vers le bon illustrateur.
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Avant toute collaboration avec un illustrateur freelance, il faut être préparé à l’avance sur le projet qui sera conçu par le professionnel. Le mieux est de préparer un dossier clair et une présentation détaillée avec toutes les informations qu’il doit y avoir, tout en précisant également la finalité du dessin ou du logo par exemple qui est élaboré par l’illustrateur. Il est nécessaire également de trouver un illustrateur qui adopte un style qui plaira, il faut donc prendre son temps pour établir des recherches approfondies sur Internet via la recherche Google, en précisant les idées en relation avec le projet.
Processus de travail et relation client
Avant de démarrer, le client et l’illustrateur s’accordent sur un devis et un bon de commande. Une fois le devis établie, le bon de commande signé, normalement vous devriez recevoir les premiers croquis, puis la mise en couleur et enfin le fichier HD. Je conseille toujours de réaliser un croquis avec aller‑retour client avant de passer à la mise en couleur.
En ce qui concerne les allers‑retours clients, normalement, le nombre de retours est de 3. Certains d’entre nous travaillent au forfait, d’autre à la journée. Les tarifs à la journée sont d’environ 350 euros HT (pour un illustrateur junior) à 1000 euros HT (pour un illustrateur star). Concernant le tarif, un illustrateur freelance est payé sur toute la durée de la mission qui lui sera confiée, il sera intéressant de demander un devis avant toute collaboration avec lui.
Certains dessinateurs sont réticents à donner leurs fichiers sources. Demandez au préalable s'il y aura ou non la livraison des fichiers sources et demandez que cela soit stipulé dans le bon de commande.
Les droits d’auteur et la cession des droits
N’oubliez pas la cession des droits. Vous achetez une illustration, oui et non, vous achetez en fait son utilisation. Tout comme la musique, la photographie… l’illustration est sujet à la cession de droits, ainsi les prix varient en fonction de son utilisation. Sera pris en compte : le support, le territoire, et nombre de mois ou d’années d’utilisation. En complément de la rémunération de son travail, l’illustrateur jeunesse, comme dans tous les métiers créatifs, facture un forfait supplémentaire pour céder ses droits d’auteur à son client.
L’illustrateur qui ne cède pas ses droits d’auteur peut être payé en royalties. C’est‑à‑dire qu’il bénéficie d’un pourcentage sur les ventes du livre ou du magazine.
Statuts sociaux et administratifs
L’illustrateur jeunesse peut exercer son métier sous deux statuts : en tant que salarié d’une entreprise, ou comme travailleur indépendant. La plupart du temps, il travaille en tant que freelance. Le statut d'artiste‑auteur est un régime social et fiscal spécifique aux créateurs d'œuvres originales. Il offre des avantages en termes de cotisations sociales et d'imposition des revenus, mais il est soumis à des conditions strictes.
Il est temps de formaliser votre activité d'illustrateur. Si vous optez pour le statut de micro‑entrepreneur, vous devrez vous inscrire en ligne sur le site de l'URSSAF ou via un centre de formalités des entreprises (CFE). Vous devrez fournir des informations personnelles, choisir votre code APE et déclarer votre début d'activité. La création d'une société, quant à elle, nécessite des démarches plus complexes.
À force d’expérience, il pourra alors améliorer son statut en créant une entreprise individuelle ou une société, mais qui impliquera plus de responsabilité. Cette Maison accompagne, conseille, informe et assiste les graphistes et leur permet une identification professionnelle dans le pays. Enfin, l’Association pour la Gestion de la Sécurité Sociale des Auteurs (ou AGESSA) peut aussi donner un statut aux illustrateurs. Elle possède les mêmes prérogatives que la Maison des Artistes depuis janvier 2019 en favorisant l’action sociale pour les illustrateurs.
Rémunération indicative
| Situation | Rémunération indicative |
|---|---|
| Journalier (junior) | ~350 € HT / jour |
| Journalier (star) | ~1000 € HT / jour |
| Album jeunesse (forfait) | 1 000 € - 4 500 € |
| Couverture livre de poche | ~450 € |
| Salaire salarié en agence | ~2 000 € nets / mois |
Se lancer : étapes pratiques
- Développer vos compétences artistiques : dessin, peinture, composition, perspective, couleur... maîtriser les fondamentaux est indispensable.
- Créer un portfolio/portfolio en ligne et l’actualiser régulièrement.
- Choisir une formation si besoin : BTS design graphique, écoles d’art, bachelors, ou formations spécialisées comme celles proposées par l'École Pivaut.
- Définir votre statut administratif : micro‑entrepreneur, artiste‑auteur, société.
- Prospecter : réseaux sociaux, plateformes freelance, salons, expositions, agents d’illustrateurs.
- Formaliser vos devis, bons de commande et accords de cession de droits.
- Accepter les premiers contrats, garder un bon relationnel client et faire évoluer vos tarifs avec l’expérience.
Rencontre avec l’autrice illustratrice jeunesse Sara
Parole d'expérience : parcours et reconversion
Certaines et certains d’entre vous se sont probablement demandé comment devenir illustratrice ou illustrateur jeunesse. Entre la peur de la reconversion, la peur de ce que le public pourrait penser de notre travail, la peur de manquer de ressources, la peur de l’échec, il est parfois difficile de se lancer et de croire en ses capacités. Hello Ama, mon parcours scolaire et professionnel est, je dirais, tout ce qu’il y a de plus classique. Je suis allée au collège, puis au lycée général. Après le bac, j’ai intégré une école pour préparer le BTS assistant de Direction. Le BTS en poche, j’ai commencé à travailler dans les services de direction de grandes entreprises.
C’est à partir de ce moment là que j’ai commencé à reprendre le dessin, fréquenter les Musées et autre événements artistiques. C’est après quelques années en tant que salariée, la lassitude aidant, que j’ai commencé à m’intéresser plus sérieusement au domaine créatif. J’ai eu envie de me réorienter professionnellement, aussi j’ai commencer par la communication visuelle. J’ai donc repris des études dans ce domaine, qui, deux ans plus tard, m’ont permis de m’installer en tant que graphiste freelance pendant 5 ans.
Cette activité a été en quelque sorte une passerelle pour me mener jusque vers l’illustration. Il m’arrivait d’illustrer pour des clients. J’aimais ça et manifestement mes clients aussi. Du coup mon envie d’illustrer s’est renforcée. J’ai fini par réaliser que ce qui m’animait le plus, c’était d’illustrer : Mon style était naturellement orienté illustration jeunesse. J’ai voulu donc me former de façon intensive pour y arriver. J’ai tout repris depuis le début, en commençant par des cours pour débutants et en pratiquant énormément en parallèle. J’ai vu un réel changement très rapidement, dès le premiers mois.
Conseils pratiques et pièges à éviter
- Travaillez vos fondamentaux : la construction d’un dessin en 3D, la perspective et la compréhension de l’objet sont essentiels pour progresser.
- Ne vous lassez pas du recopiage : la compréhension et la construction sont plus importantes que la simple copie d’images.
- Ne cédez pas trop vite vos droits : négociez la cession en fonction de l’utilisation et du territoire.
- Faites attention aux écoles privées trop chères : comparez, allez aux portes ouvertes et parlez aux anciens élèves.
- Demandez toujours un devis et stipulez la livraison des fichiers sources si nécessaire.
- Préparez un dossier projet clair quand vous contactez un illustrateur : briefing, finalité, deadlines, budget.
- Faites évoluer vos tarifs avec l’expérience et mettez en place des conditions claires pour les allers‑retours et les livrables.
Motivation et persévérance
Vous êtes un passionné d’art et souhaitez exercer un métier créatif ? Vous avez un joli coup de crayon et rêvez de vivre de votre passion du dessin ? Le monde de l’enfance continue de vous enchanter et vous avez un certain attrait pour l’édition et la littérature enfantine ? Le métier d’illustrateur jeunesse est fait pour vous !
Vivre de sa passion. Exercer un métier offrant une grande liberté. La majorité des illustrateurs jeunesse travaillent en tant qu’indépendants. Une profession concurrentielle. Les créatifs doivent savoir mettre en valeur leur travail pour se distinguer. L’aspect créatif des métiers de l’illustration se retrouve parfois limité par les demandes des clients. Vous serez amené à apporter des modifications à vos dessins. L’illustrateur jeunesse est avant tout un créatif. Il utilise son imagination et sa sensibilité artistique pour créer des dessins originaux et évocateurs.
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