Artisanat africain : origines, techniques et mobilité des formes

Du cœur des souks de Marrakech, aux villages de tisserands au Ghana, aux ateliers de sculpteurs en Tanzanie, et aux ateliers de vanniers au Rwanda, l'artisanat raconte Afrique Une histoire civilisationnelle vieille de plusieurs millénaires, qui ne se résume pas à de simples produits traditionnels ou à des souvenirs touristiques, mais qui représente un élément authentique de l'identité culturelle des peuples du continent, et un pilier croissant de l'économie créative qui offre des emplois à des millions d'Africains, en particulier les femmes et les jeunes.

Histoire et constitution des collections : contexte colonial et mobilité des objets

Selon Abdoulaye Bara Diop, ancien directeur de l’Institut Fondamental d’Afrique Noire, les premières pièces de la collection du musée d’art africain de Dakar furent enregistrées en 19411. Le projet faisait suite à la création, en 1936, de l’Institut Français d’Afrique Noire qui lui-même émanerait de l’exposition coloniale de Vincennes de 19312. A partir de 1938, le projet de musée de Dakar est dirigé par Théodore Monod, assistant au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Dans le courant des années 1940-50, l’institution ne cesse de se développer et ses collections se densifient au rythme de collectes à travers l’Afrique de l’Ouest. Une importante documentation photographique accompagne ces campagnes, qui est autant d’instantanés culturels de l’époque coloniale, à la veille des indépendances.

La collection d’arts africains du musée d’Angoulême est, quant à elle, légèrement antérieure. Cette dernière tire son origine du legs d’un notable charentais dénommé Jules Lhomme. 3243 œuvres arrivèrent au musée en 1934. Parmi ces objets acquis entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle, ceux venant d’Afrique représentent près de 75% des fonds. Dès 1935, cette collection fut entièrement exposée, marquant un véritable tournant dans l’histoire du musée. Ces collections se sont ensuite enrichies au cours du 20ème siècle d’objets variés originaires de différentes régions du continent africain et ouvrant de plus en plus à sa réalité culturelle moderne et contemporaine.

Ces deux collections ont donc été constituées durant la période coloniale française et témoignent de processus différents : si elles sont caractérisées par le fait qu’elles réunissent des objets appartenant à différentes civilisations du continent, l’une est le fruit de collectes scientifiques tandis que l’autre, pour son fonds ancien, témoigne davantage des circuits marchands générés par la puissance coloniale autour des objets d’art.

Lire aussi: Auto-Entrepreneur Artisan: Guide Complet

La connaissance de l’histoire de ces artefacts se heurte souvent à un manque d’informations tant sur le contexte de leur production (les fiches de collecte ne mentionnent souvent ni les auteurs des objets, ni leur date de création), que sur leur itinéraire et les modalités précises de leur arrivée dans d’autres continents. Des historiennes des arts africains comme Monica Blackmun-Visona6 ou Claire Bosc-Tiessé7 affirment que l’absence d’informations sur les lieux où ont été collectés ces objets devrait nous inciter à revoir leurs dénominations.

La notion de tradition appliquée à l’histoire du continent africain par les occidentaux a contribué à une vision primitiviste de ses productions artistiques. Construite autour des mythes de permanence et d’authenticité, elle annihile la prise de conscience de la constante évolution de leurs formes et de leurs usages, avant, comme après la colonisation. L’absence récurrente de traces et témoignages matériels sur un temps long pour une même aire géographique doit nous inciter à la prudence et à éviter l’idée réductrice et simpliste d’un art aux règles figées.

Des travaux comme ceux d'Oumar Kane3 par exemple, ont démontré que les appartenances culturelles et identitaires furent souvent souples avant la colonisation du fait de multiples processus migratoires et de relations à différentes époques historiques. Et, comme l’a également écrit l’anthropologue Jean-Loup Amselle, « on n’était pas Peul, Bambara ou Malinke de toute éternité, mais on le devenait »4. Aujoud’hui, Souleymane Bachir Diagne qualifie les objets des collections coloniales par le terme de « mutants » pour penser leur transformation incessante et leur conserver une puissance agissante5.

Mobilité, échanges et diffusion des formes artistiques

Cette article se propose d’appréhender certains objets communs aux deux fonds qui témoignent de phénomènes de migrations de formes, d’esthétiques et d’usages en Afrique de l’Ouest. Je souhaite à travers quelques exemples mettre en évidence la notion de mobilité comme une donnée intrinsèque aux patrimoines artistiques africains. En effet, une grande partie de ce que nous appelons « l’art traditionnel africain » est le fruit de mouvements, d’échanges et d’appropriations selon des modalités variées.

Le musée Théodore Monod d’art africain conserve un ensemble de masques-heaumes originaires de la Côte d’Ivoire et du Mali. Ces masques sont des témoignages étonnants de phénomènes de diffusion, d’emprunts et d’adaptation d’objets et, à travers eux, de rites culturel à très grande échelle. En 2001, Evelyne Pinault-Paradis a mis en évidence12, le pluralisme cohérent des masques heaumes horizontaux qui sont alors encore utilisés sur une vaste zone allant du Haut Niger au Mali, au centre ouest du Ghana, en intégrant la Côte d’Ivoire, chez les populations de groupes Mande (Malinke, Bamana, Gouro et Wan), Gur (Sénoufo et Koulango) et Akan (Abron, Any, Baoulé et lagunaires).

Lire aussi: Guide des Métiers d'Art Lucratifs

Elle appuie son étude sur l’art dit sénoufo, bambara, baoulé et koulango et notamment sur les masques komo, nama et kono bamana, le masque poniugo senoufo, le masque gyé gouro, les masques goli, bonu amuen et dyé baoulé, ainsi que le masque numu gbain (dont très peu d’exemples ont été conservés). Tous ces masques, construits sur une base de heaume, s’organisent en trois parties horizontales sur le principe d’une image composite. Leur analyse fait ressortir l’interrelation entre ces masques du point de vue formel et la présence de détails propres à chaque groupe. En revanche, des influences mutuelles sont perceptibles dans les détails de composition, surtout dans les zones frontalières.

Ainsi, certains masques du komo bamana montrent une influence senoufo par l’intégration de longues mâchoires édentées, tandis que des masques korobla senoufo sont faits dans le style bamana avec des représentations d’animaux à quatre pattes, inhabituelles dans l’art senoufo. L’interrelation de ces masques est aussi symbolique. On y retrouve des références aux mythes de création par la figuration d’animaux comme le serpent, référence au python fo chez les Senoufo, un des cinq animaux primordiaux.

Tous ces masques s’accompagnent d’imposants costumes de fibres qui cachent le porteur et dissimulent son apparence humaine. Ils se manifestent dans une même ambiance sonore (usage des mêmes instruments) et leur chorégraphie est semblable. Evelyne Pinault-Paradis rapporte que, selon les propos de leurs créateurs, ces masques puissants, matérialisent l’opposition existante entre « le monde de la brousse » et le « monde civilisé ». Ils ont trois fonctions : la chasse aux sorciers, l’accompagnement des rites funéraires et le contrôle social.

Le développement de cet empire, qui atteint son apogée au 14ème siècle, permit un grand essor commercial et la diffusion de produits d’artisanat à travers l’Afrique. L’itinéraire de diffusion des masques suivit celui des Mandé avec pour acteur principal le forgeron-sculpteur itinérant, créateur et utilisateur de cette figure masquée. Cet acteur social partit du Nord-Est de la région de Dia dans le Macina puis longea le fleuve Niger jusqu’à Djenné, descendit vers le sud jusqu’à Begho au Ghana autour des 14ème-15ème siècles et pénétra enfin la Côte d’Ivoire par l’intermédiaire des Mandé-Dioula et des forgerons Numu. Les fonctions de maintien de l’ordre de ces masques ont sans doute facilité leur adoption car la quête d’une lutte efficace contre la sorcellerie et les fléaux était présente.

Masques, rituels et matériaux : exemples et adaptations

Pièces maîtresses des collections du musée d’Angoulême et particulièrement bien illustré dans les collections du musée de Dakar où ces deux masques sont conservés complets, le masque ejumba de la cérémonie d’initiation du bukut pratiquée par les Diola, en basse Casamance, est un des rares exemples de masques produits dans l’actuel Sénégal. Ce masque d’initiation masculine matérialise la fin du rite, lorsque les initiés quittent le bois sacré où ils séjournent plusieurs semaines, pour réintégrer le village en tant qu’adultes. Précédé d’une phase d’épreuves physiques accompagnées de danse, ce temps de retraite est un temps d’enseignement des savoirs et des fondements de l’identité culturelle diola qui socle le sentiment d’appartenance à un groupe.

Lire aussi: L'Artisanat en Bretagne

Un masque est un ensemble complexe pouvant associer parfois de nombreuses matières premières qui détiennent toutes une signification précise (enduits de gomme et résine, fibres de rônier, cauris, décors, graines, fragments de miroir, couleurs, boutons de porcelaine…). Les cornes de bœuf matérialisent l’importance socio-économique du bétail chez les Diola qui sont, pour la plupart, des agriculteurs. Symboles de richesse, de puissance sexuelle par association au taureau, animal le plus haut placé dans la hiérarchie symbolique, les cornes entrent dans le processus de célébration des défunts en appelant de manière métaphorique à la fertilité des hommes et des sols.

Manifestation des religions anciennes, il est pratiqué tous les 20 ou 25 ans et cohabite aujourd’hui avec l’islam, religion principale du Sénégal, le catholicisme qui s’est particulièrement installé en Casamance et l’arrivée récente des églises évangéliques. Il subit aussi les contre-coups de l’exode rural des jeunes hommes. Une photographie prise en juillet 2006 par Ibrahima Thiaw, ancien conservateur du musée de Dakar, montre les initiés au cours d’une des trois journées publiques qui précèdent le départ vers le bois sacré.

Cas unique de masque porté par des femmes, le masque-heaume de la société Sande, chez les Mende de Sierra Leone, témoigne lui aussi, par son évolution iconographique, de la manière dont les rites et productions artistiques associées évoluent avec les contextes. La présence étrangère avec ses conséquences économiques, politiques et culturelles peut surgir par des processus de réappropriation ou de détournement de formes, mais aussi d’objets, et donc des usages et des significations qui leur sont attribués.

Par exemple, des matières premières et des outils tels que les vis, textiles industriels, plastiques, boutons de mercerie, clous dit « de tapissier » à tête ronde ayant pénétré le continent africain au cours des décennies de transactions avec l’Occident ont été incorporés aux masques Wéde de Côte d’Ivoire. L’objet masque, sur lequel ces matériaux prennent place, s’inscrit dans une certaine tradition formelle renouvelée par l’usage de ces matières importées.

Techniques artisanales : poterie, tissage, sculpture, métallurgie

La poterie africaine est à la fois fonctionnelle et décorative. Les artisans africains utilisent des méthodes traditionnelles de modelage et de cuisson pour créer des pièces uniques, souvent ornées de motifs symboliques. Nous vous présentons un reportage sur la technique traditionnelle de la poterie en Afrique.

Djeneba est notre potière en Côte d'Ivoire. Elle réalise toutes nos poteries. Djéneba utilise un savoir faire ancestral transmis de femmes en femmes dans son village de Katiola. Le travail de la poterie se déroule pendant plusieurs jours. La matière première de la terre glaise que la potière récolte dans des terrains humides ou marécageux. Djeneba pile la terre glaise pour la rendre homogène. Elle malaxe ensuite la terre glaise avec ses mains. Elle forme une grosse boule. La boule de terre glaise est déposée dans une grande assiette placée entre les jambes de la potière. Avec son poing elle commence à donner une forme à la terre. Petit à petit la terre se modèle. Djeneba façonne des boudins de terre qui lui permettent de monter sa poterie. La potière fait tourner l'assiette entre ses jambes, cela remplace le mouvement d'un tour. Avec un chiffon mouillé elle lisse la poterie. L'interieur comme l'extérieur doit être lissé.

Djeneba façonne de petits boudins de terre qu'elle place tout autour de la poterie pour la décorer. Puis à l'aide d'un vieux ressort elle dessine un motif sur la poterie. Elle trace le décor final avec ses doigts. La potière renforce le fond de la poterie en y tassant de la terre glaise. La poterie doit maintenant sécher deux à trois jour. Une fois sèche elle devient plus aisée à manipuler. A ce moment Djeneba pofine ses décorations. Elle enlève un peu de matière à l'interieur de la poterie. Puis elle refait les décors à l'aide d'un ressort. Djeneba humidifie le fond de la poterie afin d'y placer un socle. Elle pétrie entre ses mains un boudin de terre glaise et le dépose sur le fond de la poterie. Tout en faisant tourner la poterie déposée dans une grande assiette, elle lisse le socle. Et voila le travail !

Maintenant la poterie doit encore sécher un jour ou deux. Djeneba enlève de la matière à l'interieur de sa poterie afin de la rendre plus fine. Puis à l'aide d'un noyau de mangue elle la lisse parfaitement. Elle passe un peu de terre glaise rouge afin de décorer un peu plus son travail. La corvée de bois pour préparer la cuisson. Djeneba fait un petit feu et dépose les poteries tout autour. Puis elle construit un foyer plus important. A l'aide d'une pelle elle dispose un peu de braise dans ses poteries pour accélérer la cuisson. Une heure plus tard elle dépose ses poteries dans d'anciennes poteries afin de créer un four. Elle dispose alors ses poteries sur le foyer. Djeneba fini de construire son feu de cuisson. A l'aide des braises du premier feu elle allume son foyer. La cuisson prend deux à trois heures. La surveillance du feu est constante. La cuisson terminée, Djeneba dépose ses poteries sur un lit d'herbes sèches afin de les fumer pour leur donner une couleur sombre. Cette dernière étape est rapide mais les poteries brulantes doivent être manipulées avec précaution. les poteries sont terminées après plusieurs jours de travail. Visitez les poteries de Djeneba.

2mn pour comprendre "LA POTERIE" du 09 Avril 2019 par Polus Agathon

La sculpture sur bois est l’une des formes d’art les plus emblématiques d’Afrique. Les artisans utilisent des outils simples pour façonner des pièces complexes et détaillées, souvent inspirées de la nature ou de figures ancestrales. Chaque région possède ses propres styles distinctifs. Les textiles africains sont réputés pour leurs couleurs vibrantes et leurs motifs complexes. Les techniques de teinture traditionnelles, telles que l’indigo et le bogolan (teinture à la boue), créent des tissus aux teintes riches et profondes.

Le tissage : Les textiles africains sont le résultat d’un travail minutieux de tissage, teinture et broderie. Au Ghana, le tissu kente occupe une place particulière. Il était autrefois réservé aux rois et aux chefs de tribu, avant de devenir un symbole national porté lors d'occasions officielles, de cérémonies de remise de diplômes et de mariages.

L’art de la métallurgie est profondément enraciné dans de nombreuses cultures africaines. Les techniques traditionnelles, comme la fonte à la cire perdue, permettent de créer des bijoux et des objets en métal d’une beauté saisissante. Les bijoux africains témoignent du talent des artisans dans le travail du métal. On trouve ainsi une grande variété de colliers, bracelets, boucles d’oreilles… réalisés en or, argent, cuivre ou bronze. Les bijoux peuvent être ornés de perles, coquillages, pierres semi-précieuses ou autres éléments naturels.

Objets utilitaires et décoratifs : signification et rareté

Autrefois, les paniers étaient utilisés pour conserver les céréales, l'eau et les produits agricoles. Les pays d'Afrique de l'Ouest sont célèbres pour la fabrication de l'instrument “kora”, tandis que la fabrication des tambours “djembé” est répandue en Guinée, au Mali et au Sénégal. La poterie est un art ancestral en Afrique, et chaque région possède ses propres techniques et styles. Les poteries peuvent être utilitaires, comme les jarres pour conserver l’eau ou la nourriture, ou décoratives, comme les vases.

Les pièces décoratives africaines faites à la main sont valorisées pour leur authenticité et leur singularité. Chaque objet est le résultat d’un processus minutieux et souvent long, qui met en valeur le dévouement et l’expertise des artisans. Les pièces de décoration africaines sont souvent uniques ou produites en édition limitée, ce qui les rend particulièrement recherchées. La complexité du travail artisanal et le temps nécessaire à la création de chaque pièce contribuent à leur rareté et à leur valeur.

Plusieurs facteurs contribuent à la rareté des pièces de décoration africaines. La disponibilité limitée des matériaux, comme certains bois précieux ou pierres semi-précieuses, influence la production. Pour acquérir des pièces authentiques de décoration africaine, il est essentiel de rechercher des vendeurs et des artisans de confiance. Vérifiez l’origine des pièces et leur mode de fabrication pour vous assurer de leur authenticité. Les pièces rares de décoration africaine peuvent transformer votre intérieur en un espace unique et inspirant.

Artisanat, économie créative et défis contemporains

L'artisanat n'est plus seulement un héritage culturel, mais il est devenu un secteur économique en pleine croissance. L'UNESCO explique que les industries culturelles et créatives, y compris l'artisanat traditionnel, offrent des millions d'emplois et contribuent à l'autonomisation des femmes et des jeunes. Cependant, le secteur est encore confronté à des défis liés au financement, à la formation, à la protection de la propriété intellectuelle et à l'accès aux marchés internationaux.

Il faut considérer que les objets d'art qui ont été créés sur le continent amènent à poser à leur propos certains problèmes philosophiques africains. Cette approche, selon Souleymane Bachir Diagne, « ne signifie nullement qu’un problème est unique et spécifique au continent » mais « qu’il se pose de manière particulière depuis une perspective africaine9 ».

La décoration africaine est bien plus qu’une simple tendance esthétique ; elle est le reflet d’un patrimoine culturel riche et diversifié. Au cœur de cette esthétique se trouvent des techniques artisanales ancestrales, transmises de génération en génération, qui donnent vie à des pièces uniques et précieuses. L’artisanat africain est ancré dans des traditions séculaires, où les techniques et les connaissances sont transmises de génération en génération. Chaque pièce est imprégnée d’une histoire et d’un savoir-faire unique, reflétant la diversité des cultures africaines.

Visibilité, commerce et valorisation

Les pièces rares de décoration africaine peuvent transformer votre intérieur en un espace unique et inspirant. En intégrant ces éléments dans votre intérieur, vous créez non seulement un espace esthétique et accueillant, mais vous participez aussi à la préservation et à la promotion de l’artisanat africain. Pour acquérir des pièces authentiques de décoration africaine, il est essentiel de rechercher des vendeurs et des artisans de confiance.

Quelques exemples matériels et régions

  • Au Ghana, le tissu kente occupe une place particulière.
  • Les terres cuites funéraires dites « akan » proviennent du Ghana et du Sud-Est de la Côte d’Ivoire.
  • Les perles Krobo sont fabriquées par le peuple Krobo, un groupe ethnique vivant principalement dans la région de l’Est du Ghana.
  • Les masques ejumba des Diola, et les masques-heaumes utilisés dans une vaste zone allant du Haut Niger à la Côte d’Ivoire, illustrent la diffusion des formes et des fonctions.

Tableau récapitulatif : techniques et usages

Technique Matériaux Usages principaux
Poterie Terre glaise Utile (jarres), funéraire, décoratif
Tissage Coton, soie sauvage Vêtements cérémoniels (kente), pagnes
Sculpture sur bois Essences locales de bois Masks rituels, statues, mobilier
Métallurgie Or, argent, cuivre, bronze, fer Bijoux, objets rituels, armes

L’artisanat africain est un domaine riche et varié qui témoigne du talent et de la créativité des artisans du continent. Les artisans africains utilisent des techniques ancestrales pour créer des objets d’art uniques en leur genre. Les artisans africains font preuve d’une grande ingéniosité dans l’utilisation des matériaux locaux pour créer des œuvres d’art.

balises: #Artisanat

Articles populaires: