Fête patronale à Sorbier-la-Montagne : histoire, traditions et célébrations
En été comme en hiver, les montagnes françaises offrent un cadre idéal pour honorer les traditions, héritage culturel précieux. Ces coutumes montagnardes offrent une expérience unique et authentique. Cet article explore quatre traditions emblématiques qui vous plongeront dans l’âme des montagnes françaises. De la délicieuse gastronomie à la célébration des sports d’hiver, découvrez les coutumes qui ont marqué les cœurs des montagnards depuis des générations.
Gastronomie montagnarde : rituels autour du fromage et des plats chauds
La tradition culinaire occupe une place prépondérante dans les montagnes françaises en hiver mais aussi en été. Les spécialités régionales ravissent les papilles des visiteurs et des habitants. Déguster une tartiflette locale est un véritable rituel lorsque l’on est en montagne. C’est un plat à base de pommes de terre, de lardons, d’oignons et de reblochon fondu, qui réchauffe les cœurs par temps froid. Une version plus légère existe également, il s’agit de la croziflette et consiste à remplacer les pommes de terre par des petites pates carrés appelés « crozets ».
Poursuivez votre voyage gastronomique avec la célèbre raclette, le fromage fondu servi avec des pommes de terre, de la charcuterie et des cornichons. Enfin, terminez en beauté avec la fondue savoyarde, où vous tremperez du pain dans un mélange de fromages fondus. Depuis le moyen-âge, les moines des pays de Savoie récoltent et produisent une liqueur, reconnue pour ses vertus digestives et médicinales : le génépi. Le génépi est un terme qui désigne différentes espèces aromatiques que l’on trouve exclusivement en montagne.
Le génépi est souvent cueilli à la main dans les hauteurs des montagnes, puis macéré dans de l’alcool avant d’être distillé avec soin. Les Chartreux, qui ont distillé des plantes depuis plus de 400 ans, ont leur propre recette secrète de Génépi, comprenant plusieurs macérations et distillations. Le résultat est une liqueur dorée au goût unique, à la fois doux et amer, avec des notes herbacées et florales.
Dans les régions de Savoie et de Haute-Savoie, la tradition du digestif au génépi ou à la chartreuse est profondément enracinée. Aujourd’hui, la dégustation du digestif au génépi ou à la chartreuse (mélange de plantes et herbes) est une expérience à part entière. Les habitants de Savoie et de Haute-Savoie se réunissent souvent après un repas copieux pour savourer cette liqueur, qu’ils partagent avec générosité. C’est l’occasion de prolonger les moments de convivialité et d’échanger des anecdotes autour de ce breuvage traditionnel.
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Descente aux flambeaux et spectacles nocturnes
La descente aux flambeaux est une expérience nocturne incontournable en station de ski. Dans toutes les stations, ce moment est très attendu. Ces descentes sont une représentation traditionnelle qui illumine les nuits d’hiver dans les montagnes françaises. Les villages se parent de mille feux lorsque les moniteurs de ski conduisent leurs élèves au sommet et forment un serpentin de flambeaux lumineux sur les pistes.
Ces défilés offrent un spectacle émouvant, où la chaleur des flammes contraste avec le froid de la nuit. Ces processions sont souvent accompagnées de musique, créant une ambiance festive et conviviale. Après la descente, les moniteurs font un show (démonstration de ski de fond, démonstration de ski avec les anciens skis en bois et tenues d’époque, freestyle, etc) pendant que vacanciers et locaux partagent un vin chaud ou un chocolat chaud en regardant le spectacle.
Descente aux Flambeaux
Fêtes des vallées et traditions locales en été
Chaque année pendant l’été, certains villages de montagne célèbrent les fêtes des vallées. C’est l’occasion de célébrer la montagne et ceux qui y vivent et y travaillent. Au cœur des montagnes françaises, la tradition reprend vie le temps d’une journée, une occasion unique de plonger dans la richesse de la culture et du patrimoine local.
Les hommes sont en uniformes historiques avec chapeau à larges bords ou béret, piolet et crampons, accompagnés des femmes en costume typique. Messe, repas traditionnel et défilé dans le village sont au programme. Sur place, des sonneurs de cors, des exposants d’art et artisanat sont présents comme le veut la tradition mais surtout, le défilé de chars des associations sportives et culturelles de la vallée.
La fête patronale aura lieu samedi 6 et dimanche 7 septembre. Samedi après-midi se déroulera un concours de pétanque à 14h (inscriptions dès 13h30). Tarif : 14€ la doublette. Samedi soir, place au barbecue frites au prix de 8€ sur réservation. Des animations pour les enfants précéderont le feu d'artifice. Puis le Mélodie group fera danser sur des airs musette et variétés.
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Dimanche midi sera proposé un repas avec au menu apéritif, crudités, jambon braisé sauce madère, gratin dauphinois et haricots verts, fromage et choux à la crème au prix de 20€ sans les vins et 10€ pour les enfants. Toute la journée des structures gonflables seront installées pour les petits. Dimanche vers 15h30, Les Enfants de l'Auvergne proposeront un spectacle de danse, musique et tradition d'Auvergne.
Programme synthétique de la fête patronale
| Jour | Heure / Événement | Tarif |
|---|---|---|
| Samedi | 14h : concours de pétanque (inscriptions dès 13h30) | 14€ la doublette |
| Samedi soir | Barbecue frites (sur réservation) + animations enfants + feu d'artifice | 8€ |
| Dimanche midi | Repas traditionnel (apéritif, plat, fromage, dessert) | 20€ adulte / 10€ enfant |
| Dimanche après-midi | Structures gonflables toute la journée et spectacle des Enfants de l'Auvergne à 15h30 | Gratuit pour animations enfantines (selon annonce) |
Événements éducatifs et valorisation du patrimoine naturel
Dans le cadre du Pôle de pleine nature, le Parc naturel régional de l’Aubrac, avec les conseillers pédagogiques de l’Education nationale et l’association des Amis du Parc, propose aux écoles un événement associant découverte de l’environnement et activités de pleine nature. Cette action vient enrichir la Fête de la montagne qui se déroule dans les stations de ski du territoire, St-Urcize, Nasbinals, Bonnecombe, Brameloup, Laguiole, et qui propose un florilège d’activités pleine nature à faire à toutes les saisons.
Organisée en fin d’année scolaire, la Fête de la montagne valorise les compétences sportives des élèves et leur permet de découvrir de nouvelles activités. Le programme se déploie donc avec l’ajout de services dans les gares de Sévérac d’Aveyron, St-Georges de Luzençon,… jusqu’à Lunas ; l’extension de la carte interactive qui informe les voyageurs sur les services de mobilité et les offres touristiques à partir des gares ; et une nouvelle campagne de communication sur les réseaux sociaux avec l’Agence Complices qui publiera tout l’été une série d’idées d’escapades à faire à partir des gares de toute la ligne.
Le Train de l'Aubrac : le voyage continue jusqu’aux portes de la Méditerranée ! L’opération Train de l’Aubrac avait été qualifiée de “projet exemplaire” l’année dernière par l’Agence nationale pour la Cohésion des Territoires (ANCT) qui avait financé ce projet. Pour rappel, 6 communautés de communes avaient travaillé ensemble pour bâtir tout un programme pour faciliter et inciter à prendre le Train de l’Aubrac : ajout de services en gares, promotion et création de podcasts à écouter en voyageant pour découvrir ce train et les paysages qu’il traverse.
Grâce à des fonds LEADER cette fois-ci, le train poursuit son voyage de l’Aubrac jusqu’aux portes de la Méditerranée ! Le programme se déploie donc avec l’ajout de services dans les gares, l’extension de la carte interactive et une nouvelle campagne de communication. “Vu le dérèglement climatique en cours, les déplacements touristiques devront forcément changer pour être moins dépendants des énergies fossiles et rejeter moins de gaz à effets de serre” annonce Jean-Jacques Marchi, spécialiste du tourisme ferroviaire.
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Patrimoine rural, élevage et adaptation au changement climatique
L’étude de l’INRAE sur l’adaptation de l’élevage au changement climatique s’est poursuivie jeudi 2 et mercredi 8 juillet à Nasbinals par deux ateliers de terrain avec une vingtaine d’éleveurs et d’acteurs de l’écosystème agricole de l’Aubrac. Après le premier atelier de mars, deux trajectoires d’adaptation avaient été retenues par les participants : la relocalisation de l’élevage bovin et la diversification des productions agricoles.
“Les pistes d’adaptation de nos élevages sont envisagées dans tous les domaines” raconte un participant avant d’énumérer “date de mise à l’herbe des bovins, utilisation de méteil ou d’espèce résistantes, plantation de haies et d’arbres, abreuvement, stockage de l’eau, économies en eau, préservation des zones humides…
Nous devons maintenant considérer l’herbe comme une culture, mieux comprendre comment fonctionnent les prairies pour les préserver et bien les valoriser” réagit Arnaud Imbert, éleveur à Argences en Aubrac. “Et pâturer les bois, cela peut-être une solution complémentaire” souligne Nadège Mouliade. “Nous aurions besoin de travailler avec l’ONF sur ce sujet, cela peut permettre aussi de protéger les bois contre les incendies”.
“Ces temps de réflexion commune que nous offre le Parc sont tellement importants. Il nous rassemble, il nous implique dans l’anticipation, il nous donne la parole… et ce travail est en plus enrichi de l’expertise de l’INRAE, c’est une vraie chance” juge-t-elle. “Maintenant, il va nous falloir concevoir des actions concrètes, des tests, des expérimentations à conduire et aller chercher les financements pour les mettre en oeuvre” termine-t-elle.
Les productions de ces ateliers seront utilisées par l’INRAE pour simuler des scénarios d’adaptation des élevages à travers deux modèles. Le modèle Orfée qui simule le fonctionnement d’une ferme en fonction de données variables. Et le modèle Adap’ter qui, en s’appuyant sur le premier, simule l’adaptation d’un territoire d’élevage au changement climatique. Les résultats de ce projet de recherche seront finalisés et diffusés en 2027.
Initiatives locales pour la valorisation des produits et des paysages
La marque collective des Parcs naturels régionaux se déploie un peu plus en Aubrac. Avec La Fenadou, ce sont les seconds producteurs fromagers fermiers qui rejoignent cette démarche qui fait la part belle aux valeurs d’attachement au territoire, de dimension humaine et de préservation de l’environnement. “Venant de Picardie, quand nous nous sommes installés avec Michaël au Cayrol en 2017, nous avions la volonté de nous intégrer pleinement dans ce territoire pour lequel nous avions eu un vrai coup de coeur” raconte Marie.
“Labellisation bio, transformation fromagère, vente directe sur les marchés, pâturage quotidien en prairies comme en forêts, accueil à la ferme… c’est pour ces raisons et un peu plus que la marque Valeurs Parc leur a été attribuée” explique Régine Pechberty qui accompagne les professionnels dans cette démarche. “Par exemple, le pastoralisme est un vrai engagement pour nous. Nous laissons pousser nos plus belles prairies jusqu’à ce qu’elles montent en graines, puis nous les fauchons et nous répandons ce fourrage sur des parcelles où les variétés historiquement implantées sont plus sensibles à la sécheresse.
Le lait de leurs 90 chèvres de races Alpine et Massif central est entièrement transformé à la ferme en une grande variété de fromages : frais, crémeux, demi-secs, aromatisés, cendrés, faisselle, fromage blanc, tomme… Vous pourrez les trouver, et rencontrer Marie et Michaël, sur les marchés hebdomadaires de Saint Geniez, Espalion, Saint Côme et Laguiole, et sur les marchés nocturnes d’Espalion et de Saint Côme.
Protection des zones humides et paiements pour services environnementaux
L’Agence de l’Eau Adour-Garonne a déployé un nouveau dispositif pour les éleveurs de l'Aubrac. Expérimenté depuis plusieurs années dans d’autres territoires, le Parc naturel régional de l’Aubrac accompagne la mise en œuvre de ce programme en Aubrac aux côtés Saint-Flour Communauté sur le bassin versant de la Truyère et du Syndicat mixte Lot Dourdou sur le bassin versant du Lot amont. Complémentaires aux Mesures agro-environnementales et climatiques de la PAC qui sont réservées aux zones Natura 2000, les PSE sont accessibles à des exploitations hors de ces zones.
A ce jour, 115 exploitations sont retenues par l’Agence ou en cours d’instruction. Le montant total d’aide dépasse 1 M€. Des expertises de leurs zones humides doivent être conduites pour affiner le montant des paiements et proposer des mesures de gestion. Pour l’instant, 1 205 hectares de zones humides sont cartographiés et engagés, ce qui représente 7 % des zones humides de l'Aubrac.
Le soutien est plafonné à 9000 €/an/part de GAEC pendant 5 ans, limité à 3 parts de GAEC. L’Agence de l’Eau Adour-Garonne mobilise une enveloppe de l’ordre de 7 millions d’euros pour l’ensemble du grand sud-ouest. “Toutes les parcelles de notre exploitation sont en prairies naturelles et on fait ce qu’il faut pour les préserver : jamais de chimie, mais du lisier et un apport en chaux. Ces paiements pour service environnementaux, c’est reconnaître que l’on travaille bien, et que c’est bénéfique pour le bien commun” termine Jean-Pierre Niel, éleveur à Saint Geniez d’Olt et d’Aubrac.
Suivi des paysages et recherche naturaliste
Une soixante de clichés sont repris tous les 2 ans depuis 2022. Courant mai, 26 photos ont été reprises, d'autres le seront en septembre. Les nouveaux clichés ont été importés sur l’outil numérique qui permet de comparer les photos et ainsi analyser l'évolution de nos paysages. Les Conservatoires botaniques nationaux et l’INRAE de Clermont-Ferrand ont entrepris la création d'un Observatoire des prairies auquel le Parc de l'Aubrac participe.
Pendant les 10 années à venir, 15 parcelles de 3 exploitations volontaires à Laguiole, Saint-Urcize et Prinsuéjols ont été sélectionnées pour bénéficier chaque année de relevés botaniques exhaustifs et d'analyses de fourrage. L'objectif ? L'année dernière, botanistes et chercheurs avaient parcouru ces parcelles pour tester et élaborer un protocole de suivi. Ce mois de juin, ils sont revenus pour procéder aux premiers relevés de la série.
Identifiée comme étant une vieille forêt, c'est-à-dire non exploitée depuis 100 à 150 sur certains secteurs, la forêt des Salces est particulièrement intéressante de par la diversité des milieux qui la compose : ilôts de maturité, tourbières, milieux rocheux secs... Elle bénéficie cette année d'une étude destinée à cartographier les caractéristiques de ses 150 hectares. Ce travail a été confié aux naturalistes Benjamin Vivet et Nathalie Blondel-Baur et est financé par le Fonds vert et la commune des Salces. L'année prochaine, ces données seront complétées par des études des papillons...
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