La Ruche qui dit Oui : statut juridique et fonctionnement, entre ESUS et circuits courts

État des inscriptions Toutes les structures référencées sur notre site sont inscrites à un ou plusieurs référentiels publics (base Sirene, RNE, RNA). Inscrite (Insee) le 25/07/2018 Cette structure est inscrite dans la base Sirene tenue par l’Insee, depuis le 25/07/2018. Elle a été mise à jour le 06/12/2025. Avis de situation Inscrite au RNA (Ministère de l’Intérieur) Cette structure est inscrite au Répertoire National des Associations (RNA).

La Ruche qui dit Oui! (RQDO) est une plateforme qui met en relation producteurs locaux et consommateurs via un réseau de ruches locales, afin de faciliter les circuits courts et l’accès à une alimentation locale, fraîche et de saison. Le modèle repose sur une start-up qui agit comme intermédiaire numérique et organisationnel, avec une finalité sociale et solidaire.

Cadre juridique et statut des acteurs

Annonce de création au JOAFE Dénomination SIREN SIRET du siège social N° TVA Intracommunautaire Pas de n° TVA valide N° EORI Le numéro EORI (Economic Operator Registration and Identification)...

Activité principale (NAF/APE) Code NAF/APE Activité principale (NAF 2025) Le code NAF 2025 est une variable issue de la nouvelle nomenclature d’activités de l’Insee. Il sera applicable à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 et coexistera jusqu’en fin 2026 avec la NAF actuellement en vigueur. En savoir plus sur la nomenclature NAF 2025 sur le site de l’Insee.

Forme juridique Convention(s) collective(s) Non renseignée Cette structure appartient au champ de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS).

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Cette organisation est affichée comme Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS), inscrite dans l’ESS, avec une gouvernance orientée vers le réinvestissement des bénéfices dans sa mission et le soutien aux producteurs et à la communauté locale.

Historique et développement

Après plusieurs mois de développement, c’est ainsi que le 21 septembre 2011, la première Ruche qui dit Oui! ouvrait les portes de sa distribution. Gourmands, voisins, amis et curieux ont poussé le portail d’Odile, leur Responsable de Ruche, pour récupérer les fruits et produits commandés sur le site. Puis il y eut Strasbourg, Paris 13 et Paris 18, Royan, Bordeaux, Tours, Narbonne, Caen, Nîmes, Rennes, Annecy, Lyon… et bien d’autres encore.

En 2018, 60,5 % des responsables de Ruches avaient un statut d’auto-entrepreneur, 19 % un statut associatif, 14,5 % celui d’une entreprise commerciale (SARL, SAS…), et près de 6 % étaient agriculteurs. Cette structure possède 1 établissement dont 1 est en activité. Grâce à la médiatisation massive dont bénéficie cette nouvelle formule, l’engouement a pris. Le fonctionnement ne permet pas toujours aux petits agriculteurs adhérents de dégager un revenu suffisant.

La Ruche qui dit Oui! s’est développée en Europe avec environ 10 000 producteurs actifs et plus de 210 000 membres commandant régulièrement en Europe vers 2018-2019, et un réseau s’étendant à plusieurs pays.

Modèle économique et fonctionnement

La Ruche qui dit Oui! est souvent présentée comme une plateforme de vente directe, mais son modèle repose sur une structure d’ESUS et non sur une simple mise en relation neutre. Sur chaque vente, le site prélève une commission, et le responsable de chaque Ruche (l’abeille-reine) bénéficie d’un pourcentage, ce qui fait l’objet de débats sur la définition même du circuit court.

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Le coût pour le producteur est structuré: environ 8,35 % reversés à la Ruche locale et 8,35 % reversés à la société mère Equanum/ LRQDO, soit une somme conséquente qui alimente le fonctionnement de la plateforme et les salaires des équipes support. Le reste couvre les frais de services et les coûts logistiques. Des critiques estiment que ce mode d’organisation agit comme un intermédiaire relativement coûteux par rapport à un système AMAP plus direct et associatif.

Chaque Ruche doit compter un minimum de 4 producteurs pour ouvrir et proposer une offre comprenant fruits et légumes, viande, crèmerie, boulangerie et pâtisserie, épicerie et boissons. Des cosmétiques et de l’artisanat peuvent également figurer dans l’offre. Plus de 90 % des produits vendus sont frais, et plus de 99 % sont alimentaires. En 2014, environ 4 281 producteurs participaient aux Ruches.

La distance d’approvisionnement est un critère central: les producteurs doivent être situés à 250 km maximum de la Ruche. En pratique, la moyenne se situe autour de 30 km, mais les artisans transformateurs n’évaluent pas nécessairement l’origine des matières premières de la même façon. L’éthique et la transparence restent des sujets importants, avec des systèmes de garanties participatives dans certains réseaux régionaux.

Comparaison avec les AMAP

Les AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) et les Ruches partagent l’objectif de circuits courts, mais leurs mécanismes diffèrent. Les AMAP fonctionnent comme des associations loi 1901, avec un engagement des membres par contrat et un préfinancement de la production, garantissant une sécurité financière pour les agriculteurs et une relation économique et éthique forte entre producteurs et consommateurs.

À l’inverse, la Ruche qui dit Oui! propose une liberté de commande sans abonnement ni engagement fixe. Le panier peut varier d’une semaine à l’autre en fonction des disponibilités et de la demande. Le coût et la marge sont répartis entre le producteur, la Ruche locale et la société mère, avec une structure de frais qui peut être perçue comme plus complexe que le modèle AMAP.

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En termes d’offre, les Ruches proposent généralement une gamme plus large que les AMAP, incluant parfois des produits non alimentaires ou artisanaux, et elles s’appuient sur un réseau plus vaste et décentralisé. Le choix de l’acheteur est plus flexible chez la Ruche, mais la stabilité d’approvisionnement et les coûts peuvent différer.

Évolutions et impact sociétal

La Ruche qui dit Oui! contribue à l’emploi en France et en Europe, avec des responsabilités locales confiées à des responsables de ruches et des partenariats avec des producteurs locaux. Le réseau vise à renforcer les liens communautaires autour de l’alimentation et à soutenir une agriculture locale, parfois familiale et artisanale, tout en promouvant des pratiques locales et des débats sur le coût et l’équité du circuit court.

La crise sanitaire de 2020 et les tensions économiques postérieures ont mis en lumière la résilience des modèles locaux et décentralisés comme celui de La Ruche qui dit Oui!, démontrant leur capacité à s’adapter rapidement et à continuer d’apporter des produits locaux pendant les périodes de perturbation des chaînes d’approvisionnement.

Aujourd’hui, l’objectif déclaré est de poursuivre le développement des circuits courts pour retrouver le goût des terroirs, lutter contre le changement climatique et reconnecter producteurs et consommateurs, tout en évaluant les questions d’équité et de durabilité du modèle économique lié à l’intermédiation numérique.

Cartographie simple et données clefs

Quelques chiffres et repères utiles : 867 ruches ouvertes en France métropolitaine en février 2019; plus de 210 000 membres commandant régulièrement en Europe; plus de 10 000 producteurs actifs dans le réseau; et une présence en Belgique, Espagne, Allemagne, Suisse, Italie et autres pays. L’effectif salarié des entités liées demeure une variable clé et sujette à actualisation selon les référentiels publics.

Les données publiques et les inscriptions dans les registres (Sirene, RNA, RNE) encadrent le statut juridique des structures affiliées et leur mise à jour, garantissant une traçabilité et une transparence administrative autour de ces acteurs des circuits courts.

Tableau récapitulatif des points clés

AspectLa Ruche qui dit Oui!AMAP
Statut juridique principalESUS, plateforme de service, responsabilité localeAssociation loi 1901, engagement contractuel
Engagement des consommateursLibre, sans abonnementEngagement annuel via contrat
Origine des produitsLocal, jusqu’à 250 km autour de la RucheLocal, selon les choix des AMAP
Répartition des marges8,35% à la Ruche locale + 8,35% à la société mèreCoût souvent minimal pour le consommateur, sans pourcentage imposé à l’agriculteur
OffreFourni par plusieurs producteurs, possibilité d’articles non alimentairesPrincipalement fruits et légumes, selon les contrats

Conclusion sans mot de clôture formel

La Ruche qui dit Oui! occupe une place majeure dans le paysage des circuits courts, en s’appuyant sur un modèle entrepreneurial et social qui combine plateforme numérique, gestion locale et réseau de producteurs. Son fonctionnement, loin d’être neutre, soulève des questions d’équité et d’efficacité économique par rapport aux AMAP et invite à un débat continu sur le rôle de l’intermédiation dans l’alimentation locale.

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