Le Coin des Entrepreneurs SARL : Avis, Guide et Informations Essentielles

La SARL (Société à Responsabilité Limitée) est un statut juridique largement employé par les créateurs d’entreprises. Chaque année, des milliers d’entrepreneurs font le choix de créer une SARL dans l’Hexagone. Cette société de type commercial permet à deux associés, ou plus, de se réunir au sein d’une même entreprise pour poursuivre un projet en commun. Pour beaucoup, cette forme juridique constitue une option sécurisante. En effet, elle permet de séparer le patrimoine personnel de celui de l’entreprise.

Schéma de création d'une SARL

Étapes de la création d'une SARL.

Le Coin des Entrepreneurs vous propose une étude complète sur les avantages et inconvénients de la SARL.

Qu'est-ce qu'une SARL ?

La SARL donne lieu à une société commerciale qui réunit au moins deux associés. Elle est aussi compatible avec les professions libérales. Une SARL peut avoir jusqu’à 100 associés, qui peuvent être des personnes physiques ou morales. Le seuil de 100 associés ne peut pas être franchi. Le dépôt de capital est obligatoire au moment de la création de l’entreprise.

En règle générale, ce type de structure est soumis à l’impôt sur les sociétés (IS), d’un taux de 25 %. Sous certaines conditions, l’entreprise peut bénéficier d’une réduction à 15 %. Seule la société est imposée. Soulignons que l’option pour l’impôt sur le revenu (IR) est possible, mais il sera effectif uniquement sur les cinq premiers exercices.

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La SARL est aujourd’hui concurrencée par d’autres formes juridiques comme la SAS (Société par actions simplifiées). Créer une SARL constitue l’une des options qui s’offrent aux entrepreneurs souhaitant lancer un projet en commun.

Avantages et Inconvénients de la SARL

La SARL bénéficie d’une grande flexibilité au sujet de l’apport de capital. D’ailleurs, celui-ci peut se réaliser en nature ou en numéraire. Mais en déterminant son montant, il est conseillé de tenir compte de l’image de l’entreprise auprès des potentiels investisseurs.

Les règles de fonctionnement de la SARL sont en grande partie prévues par le Code de commerce et les statuts peuvent rarement y déroger. Les cessions de parts sociales au tiers doivent être obligatoirement agréées par les associés pour pouvoir être réalisées.

Les gérants majoritaires de SARL sont affiliés au régime des travailleurs indépendants. Un budget de charges sociales nettement moins élevé par rapport aux travailleurs affiliés au régime général de la Sécurité sociale (à peu près deux fois moins élevé). Le second point a de l’importance car cela impacte le montant du revenu net disponible auquel le dirigeant majoritaire peut prétendre en optant pour la SARL.

Attention toutefois : le conjoint collaborateur ne touche aucun revenu en contrepartie de ses fonctions et n’a aucune protection contre la perte d’emploi. En optant pour la création d’une SARL, le créateur ou les créateurs indemnisés par pôle emploi peuvent facilement justifier, si c’est le cas, leur absence de rémunération en fournissant un procès-verbal d’assemblée qui stipule que leurs fonctions ne sont pas rémunérées.

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A l’instar de la SAS, la SARL est une forme juridique qui peut prendre la forme de société unipersonnelle (c’est-à-dire n’être composée que d’un seul associé). Les SARL constituées entre membres d’une même famille peuvent opter pour le régime des sociétés de personnes sans limitation de durée. En fonction des résultats générés et des caractéristiques fiscales des associés, ce mode d’imposition peut être préférable.

Les sociétés par actions peuvent opter pour le régime des sociétés de personnes pendant 5 exercices maximum. Les relations avec la sécurité sociale des indépendants (ex-RSI), dont les dysfonctionnements rebutent beaucoup d’entrepreneurs. La qualité de la protection sociale obtenue sous ce régime, qui est bien moins satisfaisante que celle obtenue via le régime général de la Sécurité Sociale.

Le gérant d’une SARL doit obligatoirement être une personne physique, il est donc impossible de prévoir que la gérance de la société soit confiée à une personne morale.

Démarches et Formalités pour Créer une SARL

Avant de créer une SARL, il convient de bien s’informer sur les différentes étapes à franchir, ainsi que des frais à prévoir dans le cadre des démarches. La création d’une SARL consiste à créer une société commerciale dotée d’une personnalité morale. A ce titre, les formalités de création sont plus complexes que dans le cas d’une entreprise individuelle, notamment par rapport aux statuts que vous devez rédiger.

Pour lancer une SARL, il faut accomplir plusieurs formalités. Tout d’abord, les associés vont devoir constituer la société. Ensuite, ils devront demander son immatriculation au registre du commerce et des sociétés. Cette dernière démarche s’effectue obligatoirement depuis la plateforme du guichet unique de l’INPI. Rédiger les statuts de la société.

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À l’issue de ces formalités, si tout a été effectué correctement, les associés de la SARL recevront rapidement l’extrait K-Bis de la société. Leur entreprise disposera ainsi d’une existence légale, de ses numéros d’identification (SIRET, SIREN…), et il sera ainsi possible de démarrer l’activité.

Les étapes clés de l'enregistrement d'une SARL

  1. Rédaction des statuts
  2. Dépôt du capital social
  3. Publication d'un avis de constitution dans un journal d'annonces légales
  4. Immatriculation via le guichet unique de l'INPI

Les statuts traduisent de façon précise les règles de fonctionnement de l’entreprise. En SARL, ils expriment clairement les droits et les responsabilités des associés. Pour éviter les erreurs qui risquent de coûter cher à l’entreprise, il est conseillé de faire appel à un professionnel. De plus, la SARL est soumise à une réglementation stricte et les statuts doivent respecter certaines dispositions prévues par la loi.

Les fonds constituant le capital de la société doivent être déposés à la banque, sur un compte ouvert à son nom. Bon à savoir : les fonds versés seront bloqués, mais accessibles après l’immatriculation de l’entreprise. L’avis de constitution doit être publié dans un journal d’annonces légales établi dans le même département que le siège social.

Opérationnel depuis le 1er janvier 2023, le guichet unique se substitue aux anciens centres de formalité des entreprises (CFE). Les formalités administratives se font sur la même plateforme, quels que soient le statut juridique et l’activité de l’entreprise. Avec ce changement, les Cerfa ont aussi été supprimés.

Le dossier d’immatriculation doit comporter deux exemplaires des statuts signés. Le dépôt de la formalité à l’INPI s’effectue sur le site Internet de l’organisme. Les statuts doivent porter une date, ainsi que la signature de tous les associés. Le représentant légal de l’entreprise intervient pour en attester la conformité. Le paiement par carte bancaire est possible pour les frais d’immatriculation. Ce règlement marque la finalisation des démarches administratives.

Le commissaire aux comptes (CAA) a pour mission d’évaluer la valeur des apports en nature, qui peuvent être des biens corporels ou incorporels. Les associés doivent choisir parmi les professionnels inscrits la Compagnie nationale des commissaires aux comptes. Le choix s’effectue à la suite d’une décision unanime.

Les démarches sont identiques à celles entreprises pour une SARL classique. Il faut tout simplement faire mention de cette caractéristique spécifique dans les statuts. Bon à savoir : la différence se trouve au niveau de la relation qui existe entre les associés.

Aides Financières pour la Création d'une SARL

Les associés fondateurs d’une SARL ont la possibilité de prétendre à différentes aides proposées par l’État et des organismes publics. Dans la liste figure le NACRE (Nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise), un programme permettant de bénéficier d’un prêt à taux zéro et d’un accompagnement pour le montage du projet. L’ARCE (Aide à la reprise et la création d’entreprise) compte également parmi les aides possibles. Il s’agit d’un soutien financier versé par Pôle Emploi. Son montant est équivalent à 45 % du reliquat des allocations chômages, calculé au moment du lancement des activités. D’autres solutions de financement existent encore.

Pour calculer le budget nécessaire à la création d’une SARL, il faut, en premier lieu, prendre en compte des frais administratifs obligatoires. À ces frais s’ajoutent le capital qui permet de démarrer les activités. Les entrepreneurs qui demandent l’accompagnement d’un professionnel doivent aussi prévoir les coûts y afférents. D’autres dépenses peuvent également avoir lieu.

SARL : Est-ce le Meilleur Choix ?

La SARL est un statut juridique fréquemment utilisé dans le cadre des créations d’entreprises réunissant plusieurs associés, les avantages cités ci-dessus constituant des points forts pour leur projet. Nous ne pouvons en aucun cas affirmer que la SARL est le statut le plus approprié pour créer une entreprise seul ou à plusieurs. Le choix du statut juridique dépend de beaucoup de paramètres.

Le meilleur choix pour l’entreprise. Le meilleur choix pour l’entrepreneur, celui-ci doit être dans la situation personnelle la plus confortable possible pour être efficient dans son travail.

Certains statuts juridiques sont plus appropriés que d’autres en fonction de la dimension du projet. de prévoir dans les statuts une clause d’agrément, une clause d’exclusion ou une clause d’inaliénabilité.

À chaque statut juridique correspond un régime social pour le dirigeant. Le dirigeant d’une SA, d’une SAS, d’une SASU ou le gérant non associé, minoritaire ou égalitaire d’une SARL est assimilé à un salarié. Le gérant majoritaire d’une SARL/EURL, le chef d’entreprise d’une entreprise individuelle, d’un EIRL ou encore tous les associés d’une SNC sont considérés comme « travailleurs non-salariés (TNS) ».

Les non-salariés, peuvent souscrire auprès de compagnies privées des contrats déductibles des bénéfices de l’entreprise et couvrant une multitude de risques (mutuelle, prévoyance, etc.).

Avis d'Entrepreneurs sur Le Coin des Entrepreneurs

Voici quelques témoignages d'entrepreneurs ayant utilisé les services du "Coin des Entrepreneurs" pour la création de leur SARL :

  • Thierry M.: Rdv obtenu le jour même avec un professionnel qui m’a proposé un accompagnement complet pour créer notre entreprise.
  • Philippe W.: Après avoir rencontré plusieurs experts-comptables près de chez moi, je n’ai pas été convaincu par leur capacité à m’accompagner dans mon projet de rachat. J’ai donc décidé de faire autrement et de faire appel à vous et on m’a proposé de rencontrer un professionnel spécialisé sur les opérations de reprise et assez proche (20 km).

D'autres retours positifs incluent :

  • Réactivité et professionnalisme
  • Mise en relation rapide avec un expert-comptable local
  • Accompagnement personnalisé et adapté aux besoins

Ces témoignages soulignent l'importance de l'accompagnement personnalisé et de la réactivité des services proposés par "Le Coin des Entrepreneurs" dans le processus de création d'une SARL.

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Auto-Entrepreneur : Alternative à la SARL ?

Vous êtes au bon endroit ! Ici, vous trouverez toutes les informations utiles pour créer une auto-entreprise. Comment faire sa déclaration auto-entrepreneur ? Quelle différence avec la déclaration auto-entrepreneur Urssaf ? Quelles sont les taxes et charges auto-entrepreneur ? On vous dit tout sur les obligations, avantages et inconvénients de ce statut !

Un régime ouvert à tous les profils Avec l’auto-entreprise, vous avez le choix : être auto-entrepreneur à titre exclusif (c’est-à-dire en faire votre seule activité professionnelle) ou bien la cumuler avec un autre statut. Étudiant, salarié, demandeur d'emploi, fonctionnaire, retraité, dirigeant assimilé salarié) peuvent ainsi devenir auto-entrepreneur.

Pour créer votre statut d’auto-entrepreneur, vous devrez cumuler les conditions suivantes :

  • Être majeur ou mineur émancipé
  • Ne pas être déjà travailleur non-salarié (TNS)
  • Domicilier votre micro-entreprise en France

Si vous êtes ressortissant hors Union européenne, être titulaire d'une carte de séjour temporaire autorisant l'ouverture d'une profession indépendante Vous cumulez toutes les conditions pour devenir micro-entrepreneur ? Parfait !

Des démarches de création rapides Créer une auto-entreprise se fait directement en ligne et nécessite moins de formalités que pour une société (SARL, SAS, etc.). Ainsi, un auto-entrepreneur n’a pas besoin de :

  • Déposer un capital social
  • Rédiger des statuts constitutifs
  • Publier une annonce légale

Pour devenir auto-entrepreneur vous devrez uniquement remplir un formulaire en ligne en veillant à y joindre toutes les pièces justificatives. Vous êtes considéré comme étant sous le statut de micro-entrepreneur dès lors que vous accusez la réception de votre SIRET. Le micro-entrepreneur n'ouvre pas de société. Ainsi, il n'a nullement besoin de constituer un capital social lors de la création de son activité.

Cotisations sociales : un calcul et un paiement simplifiés Le régime micro-social vous permet d’anticiper facilement le montant de vos cotisations :

  • Le montant des cotisations est proportionnel à votre chiffre d'affaires (CA). Vous n’en payez donc pas si celui-ci est nul.
  • Le calcul de vos cotisations sociales se fait mensuellement, suite à votre déclaration de chiffre d’affaires.

La notion de provisions sur charges n’existe pas ici : un micro-entrepreneur déclare son chiffre d’affaires du mois ou trimestre et règle aussitôt le montant dû. Vous avez le choix de les payer chaque mois ou chaque trimestre.

L’Urssaf auto-entrepreneur est l’organisme en charge de la collecte des cotisations sociales des micro-entrepreneurs. Chaque mois ou chaque trimestre, la déclaration de chiffre d’affaires est complétée du règlement de ces cotisations. Pour faciliter la démarche, l’Urssaf calcule automatiquement le montant à reverser.

Voici les formalités que vous serez tenu de respecter :

  • Tenir un livre de recettes et éventuellement un registre des achats.
  • Émettre des factures
  • Déclarer votre CA à l’Urssaf auto-entrepreneur
  • Déclarer vos revenus au service des impôts
  • Ouvrir un compte bancaire dédié à l’auto-entreprise (si vous dépassez 10 000 € de chiffre d'affaires)

Notez que vous profiterez également d’autres avantages :

  • Le régime micro-fiscal : le service des impôts applique un abattement forfaitaire (entre 34 % et 71 %) sur votre chiffre d'affaires correspondant à une estimation des charges professionnelles selon l’activité exercée. L’application de ce pourcentage permet de déterminer la base d’imposition de chaque micro-entrepreneur. Vous n’avez donc pas besoin de conserver tous vos justificatifs de frais professionnels (excepté le registre des achats pour les activités concernées).
  • Le versement libératoire : cette option permet à n’importe quel micro-entrepreneur de payer son impôt sur le revenu en même temps que ses cotisations. Il correspond à un pourcentage fixe du chiffre d’affaires hors taxes.
  • La franchise en base de TVA : conditionnée au montant de votre chiffre d'affaires annuel (Article 293 B du CGI), cette franchise vous permet de ne pas facturer la TVA à vos clients. Vos formalités administratives sont donc allégées.

Pour devenir auto-entrepreneur, toutes les démarches se font en ligne via le site du guichet unique, géré par l'INPI. Cette plateforme centralise les déclarations d’activité pour toutes les entreprises en France.

Remplissez le formulaire avec vigilance pour éviter les erreurs et les rejets de dossier. Une fois complété, votre dossier est transmis aux organismes concernés (CMA, CCI, Urssaf, etc.). L'INSEE vous attribuera un numéro Siret sous 2 à 6 semaines, après quoi vous pourrez commencer à exercer.

Même si votre chiffre d'affaires est nul, vous êtes dans l’obligation de le déclarer. Vous avez la possibilité de déclarer chaque mois ou trimestre, mais vous devez déterminer votre choix lors de la déclaration de votre activité. Vous pouvez toutefois la modifier par la suite.

Attention, vous encourez une amende de 58,90 € si vous ne déclarez pas votre chiffre d'affaires dans les temps !

Zoom sur la première déclaration de chiffre d’affaires en auto-entrepreneur.

Vous disposez d’un délai supplémentaire pour effectuer votre première déclaration :

  • Mensuelle : avant la fin du mois suivant vos 3 premiers mois d’activité
  • Trimestrielle : avant le dernier jour du trimestre suivant celui du début de votre activité

En ayant le statut d’auto-entrepreneur, vous bénéficiez d’un régime fiscal simplifié de calcul et de paiement des cotisations obligatoires (régime micro-social). Ces cotisations et contributions sociales sont en effet calculées proportionnellement à votre chiffre d’affaires (pourcentage qui dépend de votre activité). Vous les payez donc directement à l’Urssaf chaque mois ou trimestre après avoir déclaré votre chiffre d’affaires.

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