Guide méthodologique pour la rédaction d’un mémoire de fin d’études en entrepreneuriat

Le mémoire universitaire de fin d'études est un exercice dont le nom résonne dans l’esprit de bon nombre d’étudiants. Il s’agit d’une étape clée dans un cursus d’études supérieures, pour réussir sa licence ou son master et obtenir ainsi son diplôme. Un mémoire universitaire de fin d'études est un travail de recherche approfondi réalisé par l'étudiant dans le cadre de la finalisation de ses études supérieures. Le mémoire universitaire implique un travail de recherche sur un sujet spécifique choisi par l'étudiant, en accord avec son directeur de mémoire.

Pourquoi rédiger un mémoire en entrepreneuriat ?

Valider vos compétences académiques : en plus de leur développement, vos compétences académiques sont évaluées grâce au mémoire de fin d'études. Vous préparer à la vie professionnelle : la rédaction d'un mémoire est une opportunité exceptionnelle d'intéragir avec des entreprises ou des institutions. Le mémoire professionnel n'est pas une simple narration, une description, un témoignage ou un journal de bord sur l'expérience vécue en entreprise.

Choisir et définir son sujet

Identifier un thème pertinent : pour trouver un sujet de mémoire qui vous inspire et qui est adapté à votre cursus, vous devez réfléchir dans un premier temps à vos centres d’intérêt : le sujet doit susciter en vous une forme de curiosité afin de maintenir votre motivation sur un temps relativement long. Il faut ensuite vérifier de sa faisabilité. Disposez-vous des ressources nécessaires que ce soit en temps, en accès aux données ou en documents de recherche pour mener à bien votre étude ?

La revue de littérature et l'état de l'art sont alors essentiels pour déterminer votre problématique. Enfin, il faut tenir compte de la nouveauté. Un sujet doit forcément apporter une perspective originale et s’inscrire dans un thème d’actualité. Il est important d’échanger avec vos professeurs ou directeurs de recherche pour valider la pertinence de vos idées avant de vous lancer dans la recherche à proprement parler.

Définir la problématique et les questions de recherche

Pour rédiger un bon, voire un excellent mémoire de fin d'études, le choix de la problématique de mémoire joue un rôle essentiel. La problématique est la question centrale à laquelle votre mémoire répond. Ainsi, elle structure le mémoire et constitue le fil directeur. C’est la question qui fait ressortir les enjeux du sujet. Il faut donc formuler une première problématique qui orientera vos recherches et guidera toute la structure de votre mémoire.

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Pour la définir, demandez-vous quels sont les enjeux majeurs qui se dégagent de votre sujet ainsi que les interrogations qui sont liées. On peut considérer qu’une problématique est efficace lorsqu’elle met en lumière un paradoxe ou une tension, lorsqu’elle pose une question qui admet des développements argumentés, et lorsqu’elle permet de structurer le plan de mémoire et d’orienter la collecte des données. Après avoir trouvé une problématique (le problème), il vous fait dégager une question centrale de recherche et des sous-questions.

Relation avec le directeur de mémoire

Un directeur de mémoire ou un encadrant a pour fonctions principales de vous venir en aide, vous aiguiller et vous conseiller sur la pertinence du sujet. Enfin, préférez un encadrant avec qui le courant passe bien. Fiez-vous à votre instinct. Vous allez partager vos questionnements, vos avancées dans ce projet et parfois vos moments de doutes. Aussi, dans certaines écoles et universités les directeurs de mémoire ou encadrants sont attribués aux étudiants par le directeur de la formation.

Les échanges avec votre tuteur ou tutrice de mémoire : le succès de votre mémoire professionnel repose avant tout sur la relation avec votre directeur ou directrice de mémoire. Vous devez prévoir d’envoyer des synthèses régulières de vos avancées et prendre le temps de planifier des rendez-vous, en fournissant à chaque fois des éléments écrits à l’avance, comme un plan, un questionnaire ou un chapitre.

Élaborer le plan et délimiter le champ d'étude

La construction du plan de votre mémoire universitaire se repose sur une logique rigoureuse. Votre plan de mémoire répond progressivement à la grande question qu’est votre problématique. Il faut ensuite borner le sujet afin d’éviter de vous disperser. Des angles d’analyse trop large peuvent mener à un mémoire superficiel. Au contraire, un champ d’études qui sera clairement délimité, facilitera la rédaction et renforcera la pertinence de vos conclusions à venir.

La structure du plan du mémoire peut varier en fonction de votre établissement. Les recherches sont organisées en 3 ou 4 parties en général. Les paragraphes sont équilibrés. Vous pouvez également ajouter, au début ou à la fin de chaque partie, un résumé de cette partie, en l'encadrant. Cette pratique est très appréciée par les enseignants et les examinateurs, surtout si le contenu est long.

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Revue de littérature et état de l'art

Le travail de la revue littérature est central. Il consiste en un recensement et une analyse des travaux déjà publiés sur votre sujet ou sur des thèmes connexes. Elle vous permettra de connaître l’état actuel des connaissances, d’identifier les limites ou les lacunes de la recherche existante et de vous positionner sur votre approche, tout en évitant des répétitions inutiles par rapport à ce qui existe déjà dans la littérature scientifique.

Dans le cadre d’un mémoire, il n’est pas attendu une revue de lecture exhaustive. Cependant, vous devez tout de même consulter les bases de données académiques, comme Google Scholar ou le Cairn, les revues scientifiques, les ouvrages spécialisés ou encore des mémoires précédemment soutenus et disponibles sur DUMAS. Ceci vous permettra de vous guider dans la rédaction de votre revue littérature.

Méthodologie : choisir la démarche et les méthodes d’investigation

La démarche méthodologique implique aussi de choisir une technique de recueil de données, données relatives aux variables, qui serviront à l’analyse à partir des indicateurs sélectionnés. Il peut s’agit d’entretiens, de questionnaires, de films, d’observations… Ce travail exige ensuite le traitement et l’analyse des données. Le choix de la méthodologie de recherche peut être libre, comme il peut être imposé par votre institution ou votre directeur de mémoire.

Il existe plusieurs méthodes, comme par exemple : le retour réflexif sur une pratique, l’expérimentation, la recherche-action, la comparaison de pratiques. En fonction de votre champ d’étude, mais aussi de votre problématique, vous devrez donc déterminer une méthodologie qui soit la plus adaptée pour répondre à votre problématique.

En fonction de la méthode choisie, vous préciserez les techniques d’investigation : approche quantitative (questionnaires, statistiques), approche qualitative (entretiens semi-directifs, observations, étude de cas) ou méthodes mixtes. Le choix de la méthode que vous décidez d’employer doit être justifié dans votre cadre méthodologique.

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Collecte, traitement et analyse des données

Une fois votre méthodologie définie, il faut donc organiser la collecte des données. Il faut donc planifier les étapes de terrain par la prise de rendez-vous pour des entretiens ou la diffusion d’un questionnaire en ligne. Il faut aussi vérifier la fiabilité des sources en validant vos échantillons ou en utilisant des indicateurs rigoureux. Il faut également que l'on voit un plan d’analyse qui soit adapté.

Cette étape est bien souvent la plus longue, mais c’est aussi la plus importante. En effet, elle nécessite beaucoup de rigueur et un sens important de l’organisation. Les résultats de ces différents types de recherches vous permettent de confirmer ou non vos hypothèses, c’est la partie pratique du mémoire.

Rédaction : structure et style

En matière de format, il existe autant de règles que d’organismes et d’instituts de formation, surtout en ce qui concerne la mise en page et le style de rédaction. On peut toutefois esquisser une manière générale de concevoir le document : une couverture, une page de titre / de garde, le sommaire, le corps du mémoire (introduction, cadre théorique, plan de recherche, résultats, conclusion), les annexes et la bibliographie avec les sources.

La page de garde de votre mémoire est la première page du rapport universitaire. Elle constitue la première impression qu’aura le lecteur sur votre travail. La page de garde présente les informations nécessaires à votre identification et la présentation du mémoire. La couverture doit, elle aussi, trouver la forme élégante et sobre qui convient à votre discipline.

La rédaction de l’introduction : elle présente le sujet, la problématique et l’annonce du plan. Il faut faire en sorte de bien soigner cette partie, car elle donne aux lecteurs en avant-goût la qualité ainsi que l’originalité de votre travail. Les chapitres principaux : il doit forcément y avoir un chapitre théorique que l’on appelle souvent le cadre théorique. Ensuite, vous avez un chapitre méthodologie et un chapitre empirique qui s'appuie sur les données que vous avez recueillies, votre analyse et vos résultats.

Pour chaque chapitre, vous devez faire une petite introduction et conclure par un résumé et une transition vers le chapitre suivant. Les titres et les sous-titres doivent être visibles pour que le lecteur identifie rapidement les thèmes abordés et le passage d’un chapitre à l’autre.

Bibliographie, citations et annexes

Les sources bibliographiques respectent les normes de citation et varient en fonction de la nature de la source (livre, site ou article). Les citations, les images, les graphiques… toutes les sources nécessitent d’être mentionnées pour créditer vos réflexions et inviter le lecteur à en apprendre davantage sur votre sujet. Il est primordial de bien référencer ses sources pour ne pas risquer d’être accusé de plagiat.

D’autant que le plagiat est rapidement repéré par les correcteurs des mémoires grâce à l’utilisation de logiciels anti-plagiat, qui détectent les similitudes textuelles, tel que Compilatio. Il est conseillé d’indiquer dans son mémoire que vous avez soumis votre texte de mémoire à un vérificateur de plagiat, comme Compilatio Studium, pour gagner en crédibilité. Il est possible que votre établissement académique accepte une seule norme de citation.

Si vous avez beaucoup d’annexes, vous pouvez rédiger un sommaire avant de les énoncer. Après avoir rédigé un mémoire, intégrer les annexes semble être l’étape la plus facile du travail. Attention à ne pas la bâcler !

Mise en page, relecture et correction

Une fois votre mémoire complètement rédigé avec les annexes et sources bibliographiques correctement référencées, nous vous préconisons de faire un travail de relecture. De plus, la mise en page soignée facilite la lecture du mémoire par votre correcteur. Concrètement, vous portez attention à l’uniformisation de la police, à la mise en gras de mots clés, à la mise en beauté de votre précieux travail de recherche ...

Il faut aussi surveiller la cohérence globale de votre travail vis-à-vis, notamment, de votre problématique. L’idéal est de procédé à plusieurs relectures. Chacune doit être axée sur un aspect précis comme sur le fond, puis la forme, puis la mise en page et la bibliographie. Peu importe la qualité de votre travail, si votre texte présente des erreurs de syntaxe, d’orthographe, de grammaire ou de conjugaison, cela décrédibilisera vos propos.

Préparer la soutenance orale

Cette présentation orale est le moment où vous pouvez défendre votre travail effectué durant l’année. Cet oral dure en général une trentaine de minutes et il ne s’agit pas de rentrer dans les détails de votre mémoire de fin d'études, puisque les membres du jury l’auront lu au préalable. Gardez en tête que l’objectif est d’expliquer le choix du sujet, de la problématique, la manière dont vous avez procédé pour y répondre et le choix de la méthodologie de recherche.

Il peut être intéressant d’échanger sur les difficultés que vous avez rencontré lors de la rédaction du mémoire et comment vous vous y êtes pris pour les surpasser. Enfin, vous répondrez aux questions formulées par les membres du jury. La soutenance d’un mémoire doit suivre son propre plan. Cela signifie qu’elle n’est pas une redite de votre mémoire, mais en synthétise les informations, va à l’essentiel et répond aux attentes du jury.

Comment se présenter devant un jury lors d’une soutenance?

Éthique, intégrité et recours à l’aide externe

Pourquoi faire appel à des prestataires et/ou à des outils externes ? Tout simplement parce que chacun·e d’entre nous peut être confronté·e à des difficultés au moment de rédiger un mémoire : manque de temps, manque de confiance en soi, manque de maîtrise des techniques de rédaction et de recherche, complexité et exigence du sujet. Il existe plusieurs sortes de solutions sur le web : les plateformes de rédacteurs spécialisés, les coachs d’accompagnement à la rédaction, les agents conversationnels comme ChatGPT.

Mais sachez que vous serez doublement perdant·e si vous laissez quelqu’un d’autre rédiger votre mémoire : d’une part, parce que votre expérience en entreprise ou en stage est unique et vous est propre : personne d’autre que vous ne peut mieux la résumer ; d’autre part, parce que l’exercice de la rédaction du mémoire est, en lui-même, la véritable richesse qui développe vos compétences : s’en passer, c’est faire une croix sur l’évolution de vos capacités professionnelles.

On trouve aussi des coachs proposant des suivis personnalisés, étape par étape. Dans tous les cas, il faut s’assurer que la personne possède des qualifications et/ou certifications dans le domaine qui vous intéresse. Enfin, vous pouvez désormais faire appel à des outils de rédaction IA comme ChatGPT, accessibles à tou·tes. Le problème, c’est que ces outils ne sont que des machines qui possèdent un biais difficile à appréhender lorsque l’on ne les maîtrise pas bien.

Critères d’évaluation et auto-évaluation

Pour s’assurer de rédiger un document de qualité, il y a deux règles à respecter : avoir connaissance des critères d’évaluation du jury et suivre des règles éprouvées d’auto-évaluation en cours de travail. Chaque filière ou institution fournit un corpus de normes à respecter pour rédiger un mémoire professionnel. On peut globalement les résumer en 3 grandes catégories : la qualité professionnelle du mémoire, la qualité scientifique du mémoire et la qualité de la communication.

Parmi les actions d’auto-évaluation, on peut par exemple citer : s’assurer de la validité du thème de mémoire choisi, opter pour une formulation claire, expliquer le chemin de la problématisation à la problématique, faire référence à des travaux existants, argumenter clairement la méthodologie choisie, vérifier la cohérence et la pertinence du plan et de la structure du mémoire, être pertinent sur le travail des données, offrir une conclusion exhaustive, contrôler la qualité de l’écriture.

Ressources et aides pour la rédaction

Que vous soyez étudiant·e en stage ou salarié·e, la création d’un mémoire ne va pas de soi. Il existe heureusement de nombreuses sources pour vous aider dans ce travail de rédaction. À commencer par des banques thématiques de mémoires francophones qui peuvent vous inspirer : le portail DUMAS (Dépôt Universitaire de Mémoires Après Soutenance), la plateforme de l’Université Panthéon Assas, la base de donnée de la profession comptable Bibliobaseonline.

Il y a aussi fort à parier que votre institut dispose de sa propre base de données, avec les mémoires professionnels d’ancien·nes candidat·es, ou bien que votre directeur ou directrice de thèse est en mesure de vous proposer de la documentation. Vous devez rédiger un mémoire ? Vous pouvez directement accéder aux articles qui vous intéressent en fonction de votre état d’avancement dans la rédaction de votre mémoire.

Checklist pratique avant soumission

  1. Vérifier la conformité à la norme de citation imposée par l’établissement.
  2. Soumettre le texte à un vérificateur de plagiat si possible.
  3. Relire plusieurs fois : fond, forme, mise en page, bibliographie.
  4. Uniformiser la police et la présentation, soigner la page de garde et le sommaire.
  5. Préparer un support de soutenance clair et synthétique.

Rédiger un mémoire réussi nécessite une démarche méthodique et une rigueur pour chacune des étapes du processus. Le choix du sujet et la formulation de la problématique posent les bases de votre recherche, tandis que la mise en place d’une méthodologie adaptée garantit la fiabilité de vos résultats. La construction d’un plan clair, l’organisation soignée du travail rédactionnel et la gestion efficace du temps sont autant de facteurs qui influent sur la qualité finale de votre document.

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