Procédure de redressement judiciaire du groupe Pierre Schmitt : contexte, enjeux et perspectives

Le groupe Pierre Schmitt a été placé en redressement judiciaire depuis le mois de juin. Le groupe textile Pierre Schmitt a été placé il y a une dizaine de jours en redressement judiciaire. Le groupe textile haut-rhinois Pierre Schmitt placé en redressement judiciaire.

Depuis une dizaine de jours, c'est l'inquiétude pour les 150 salariés des différentes sociétés, Velcorex à Saint-Amarin, Philea et Emmanuel Lang à Hirsingue. Le groupe de textile a été placé en redressement judiciaire depuis le mois de juin. Le groupe Pierre Schmitt comprend trois entreprises soit environ au total 140 salariés. Le groupe textile Pierre Schmitt a été placé il y a une dizaine de jours en redressement judiciaire. Ses différentes sociétés, Velcorex, Philea, et Emanuel Lang, totalisent 150 salariés.

Décisions judiciaires récentes et conséquences pour les sociétés du groupe

La chambre commerciale du tribunal judiciaire de Mulhouse a tranché ce jeudi matin dans le dossier du groupe textile alsacien Pierre Schmitt qui compte trois sociétés. Le projet de passage en Scop de Velcorex (spécialisée en velours et vêtement de sport) basé à Saint-Amarin, dans le sud du Haut-Rhin a reçu le feu vert de la chambre commerciale, ce qui permet la sauvegarde de 52 emplois sur 85. Velcorex va passer en Scop, Emanuel Lang et Philéa en liquidation judiciaire.

La nouvelle société démarre avec 52 salariés, une fois que le projet sera consolidé, il pourrait y avoir 70 personnes. Ce devrait être officiel le 18 octobre. Cela nous permet de conserver notre activité sur le savoir-faire de Velcorex et en même temps, on va accompagner ces nouvelles révolutions de produits vers les matières bio-composites, puisque l'entreprise est bien avancée sur la mise au point de ces produits là, argumente Massimo Villa, le futur directeur de la Scop Velcorex.

C'est donc un échec pour Pierre Schmitt, le pdg de ces trois sociétés (140 salariés), qui se bat depuis plusieurs années pour relancer la filière textile en Alsace. En revanche les deux autres sociétés Philéa et Emmanuel Lang basées à Hirsingue sont liquidées. Le groupe textile a été placé en redressement judiciaire depuis le mois de juin.

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Position et réaction de la direction : appel et volonté de poursuite du projet

Après la décision de chambre commerciale, Pierre Schmitt, le PDG des trois sociétés a annoncé faire appel de cette décision. Pierre Schmitt va faire appel de cette décision. Il a précisé par ailleurs qu'il n'était pas favorable à la création d'une Scop chez Velcorex. On va faire appel, avec une demande de sursis d'exécution. On a un projet industriel, des lettres de soutien et aussi des solutions financières qui malheureusement n'ont pas pu être prêtes le jour J, mais elles sont en cours. Je vais continuer à croire en cette filière et je vais continuer à me battre, a commenté Pierre Schmitt.

Projets industriels, innovations et marchés visés

Son groupe a par exemple relancé à Hirsingue, chez Emmanuel Lang, une filière pour transformer le chanvre et surtout le lin. Pour lui, le "vrai challenge aujourd'hui", ce sont "les matériaux du futur que constituent ces composites en lin. Aujourd'hui, nous sommes un acteur extrêmement crédible. Nous avons reçu la visite de Porsche, et demain, nous allons en Allemagne les rencontrer à nouveau avec un équipementier, pour voir comment les intégrer dans leur process de fabrication." Un vif intérêt, donc, des constructeurs automobiles, pour ce secteur des matériaux textiles bio composite. Le groupe travaille en collaboration avec des laboratoires de l’Université de Haute Alsace.

Un vrai projet d’avenir, mais qui n’est pas encore rentable, explique-t-il : "N'importe quelle entreprise qui se lance dans des projets tels que les nôtres doit s'endetter. On a trouvé des financements en dehors des circuits bancaires classiques, comme le crowfunding. Le plus important, c'est le résultat. On est là avec un vrai capital". Pour lui, "Nous sommes les seuls en Europe à maîtriser toutes les étapes de fabrication de ces nouveaux matériaux, filature, tissage, ennoblissement et demain, l'intégration de résines. On répond aux besoins des industriels qui s'inscrivent dans la transition écologique. Ce que je vois, c'est la reconnaissance qu'on a sur le marché. Cela me suffit à me motiver."

Enjeux pour l'emploi et perspectives locales

Le projet de passage en Scop de Velcorex permet la sauvegarde de 52 emplois sur 85. La nouvelle société démarre avec 52 salariés, une fois que le projet sera consolidé, il pourrait y avoir 70 personnes. C'est donc un échec pour Pierre Schmitt, le pdg de ces trois sociétés (140 salariés), qui se bat depuis plusieurs années pour relancer la filière textile en Alsace.

Depuis une dizaine de jours, c'est l'inquiétude pour les 150 salariés des différentes sociétés, Velcorex à Saint-Amarin, Philea et Emmanuel Lang à Hirsingue. Mais le PDG Pierre Schmitt compte bien leur faire garder espoir, et continuer à se battre comme il le fait depuis des années pour relancer une filière textile alsacienne. Le chef d'entreprise est tenace, et il est entouré de cadres et de salariés motivés qui croient en son projet depuis la reprise des différentes société. Volonté tenace mais course permanente aux liquidités : c’ est l’histoire du groupe Pierre Schmitt, qui croit - contre vents et marées - qu’il y a un avenir pur cette filière en Alsace.

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Contexte financier et difficultés d'accès au crédit

Mais les banques ont du mal à le suivre. Les banques semblent plus réservées sur l’avenir du textile. On a trouvé des financements en dehors des circuits bancaires classiques, comme le crowfunding. Le plus important, c'est le résultat. On est là avec un vrai capital. On a un projet industriel, des lettres de soutien et aussi des solutions financières qui malheureusement n'ont pas pu être prêtes le jour J, mais elles sont en cours.

Cas et précédents régionaux

Par ailleurs, le célèbre fabricant de chariots Caddie est placé en redressement judiciaire ce mardi par la chambre commerciale du tribunal de Saverne. L'entreprise installée à Dettwiller avait été repris par le groupe Cochez en 2022. Le 28/05/2024 à 11h10 L'entreprise Flabeg va fermer ses portes ce vendredi. Le site a été placé en liquidation judiciaire par la chambre commerciale du tribunal de Saverne. 109 emplois sont supprimés. Le 16/04/2024 à 17h30 Les 122 salariés de la miroiterie attendaient la décision du tribunal de Saverne ce mardi 23 janvier. Il a accordé un sursis de deux mois à l'entreprise en la plaçant en redressement judiciaire. Le 23/01/2024 à 10h16 Un coup dur pour les salariés de la miroiterie Flabeg de Sarrewerden, dans le Bas-Rhin. Le repreneur potentiel américain a jeté l'éponge. L'entreprise s'achemine vers la liquidation judiciaire. Le 27/03/2024 à 16h20

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Historique et précédents de reprise par redressement judiciaire

Le charcutier Pierre Schmidt (238 millions de francs, soit 36 millions d'euros, de chiffre d'affaires) a annoncé hier le rachat de 51 % du capital de la société familiale Roger Roposte SA (159 millions de francs, soit 24 millions d'euros, de ventes), à la faveur d'une augmentation de capital. Roposte avait été placé en redressement judiciaire en juillet 1998. La chambre commerciale du tribunal de Strasbourg a autorisé le plan de continuation proposé par Pierre Schmidt qui maintiendra la marque et 170 emplois ainsi que son directeur général Christian Roposte. Auparavant, le vendeur avait allégé sa structure en fermant l'un de ses ateliers, supprimant une quarantaine d'emplois. « Nos deux gammes sont très complémentaires, les produits similaires ne représentant que 2 à 3 % du chiffre d'affaires », assure Pierre Schmidt, dont l'entreprise se situe parmi les quarante premières charcuteries salaisons de France, leader notamment sur la charcuterie alsacienne à la coupe.

Résumé des points clés

  • Le groupe Pierre Schmitt, composé de Velcorex, Philea et Emmanuel Lang, est en redressement judiciaire ; les effectifs totaux sont évalués entre 140 et 150 salariés.
  • La chambre commerciale a validé le passage en Scop de Velcorex, sauvegardant 52 emplois et potentiellement portant l'effectif à 70 une fois consolidé.
  • Philéa et Emmanuel Lang sont orientées vers la liquidation judiciaire.
  • Le dirigeant Pierre Schmitt a annoncé un appel contre la décision et cherche à mobiliser des solutions financières complémentaires, y compris hors circuits bancaires.
  • Le groupe mise sur les matériaux bio-composites en lin et chanvre, avec des perspectives industrielles et des collaborations universitaires et industrielles.
Société Localisation Statut judiciaire Emplois affectés
Velcorex Saint-Amarin Passage en Scop autorisé 52 sauvegardés (sur 85)
Emanuel Lang Hirsingue Liquidation judiciaire Non précisé
Philéa Hirsingue Liquidation judiciaire Non précisé

Le chef d'entreprise est tenace, et il est entouré de cadres et de salariés motivés qui croient en son projet depuis la reprise des différentes société. Pour lui, "Nous sommes les seuls en Europe à maîtriser toutes les étapes de fabrication de ces nouveaux matériaux, filature, tissage, ennoblissement et demain, l'intégration de résines. On répond aux besoins des industriels qui s'inscrivent dans la transition écologique. Ce que je vois, c'est la reconnaissance qu'on a sur le marché. Cela me suffit à me motiver."

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