Devenir Freelance : Le Guide Complet pour une Activité Indépendante Réussie
Devenir freelance est un objectif pour de nombreux travailleurs salariés qui souhaitent s’affranchir de leur hiérarchie au travail et se lancer dans une activité indépendante. La liberté que ce statut implique fait parfois rêver, mais il ne faut pas oublier qu’en devenant Freelance, on devient avant tout entrepreneur, avec les responsabilités que cela comporte.
Quoi qu’il en soit, pour devenir travailleur indépendant, il est important de se poser les bonnes questions et de suivre des étapes simples avant de se lancer en tant que Freelance. Vous souhaitez en savoir plus sur les démarches pour devenir travailleur indépendant ? Découvrez notre guide pour vous lancer sereinement dans cette aventure.
Comment Devenir Freelance en 2025 | Guide Complet
Qu’est-ce qu’un freelance (ou travailleur indépendant) ?
Le freelance est un travailleur indépendant qui s’occupe de gérer seul son activité : il n’a ni employé, ni patron, mais il peut se tourner vers des prestataires externes pour déléguer certaines tâches, comme c’est souvent le cas avec la comptabilité par exemple.
Être freelance n’est pas un statut juridique en soi. Le travailleur en freelance peut d’ailleurs choisir entre différents statuts. Les EI (entreprises individuelles) et le régime de la micro-entreprise sont généralement privilégiés par les indépendants, pour leur simplicité fiscale et pour la souplesse des formalités de création.
Ces statuts sont souvent choisis dans le monde de la prestation de services (en démarrant l’activité par un statut d’auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur) car les frais de gestion sont réduits. La micro-entreprise (anciennement auto-entreprise) peut aussi bénéficier d’une exonération de charges sociales sur la première année (avec des aides à la création telles que l’ACRE).
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À l’avenir, le freelance créateur d’entreprise, souvent micro-entrepreneur, pourra se positionner en tant que personne morale à travers la création d’une EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ou d’une SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) par exemple. En revanche, cela exclut les sociétés impliquant des associés comme la SARL (société anonyme à responsabilité limitée).
Certains freelances testent leur projet en passant dans un premier temps par un contrat de travail avec une société de portage salarial. La société de portage permet d’assurer plus de sécurité financière au salarié porté et assure ou non la faisabilité de son projet.
Schéma simplifié du fonctionnement du portage salarial.
Est-il difficile de devenir freelance ?
S’il n’est pas si compliqué de devenir freelance en termes de démarches administratives, ce mode de travail ne convient pas à tous les profils. De fait, travailler en tant qu’indépendant diffère totalement du salariat. Mieux vaut en être averti avant d’amorcer les démarches de création d’entreprise.
L’entrepreneur est déterminé et prêt à se confronter aux nouvelles problématiques inhérentes à son statut :
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- L'irrégularité de ses revenus
- La solitude dans son travail
- Une protection sociale réduite
- La nécessité d’anticiper ses prises de congé ou d’éventuels imprévus
- La capacité de dissocier sa vie professionnelle de sa vie personnelle
- Etc.
Le régime de la micro-entreprise facilite les formalités d’immatriculation au RNE (Registre national des entreprises) et ne nécessite pas de déposer de capital social. En revanche, l’indépendant doit posséder les compétences à la hauteur des prestations qu’il souhaite proposer. Pour cela, il justifie d’une formation de qualité, voire de plusieurs années d’expérience dans son domaine.
En outre, le travailleur freelance doit faire preuve de multiples autres facultés, telles que :
- L’autodiscipline
- La polyvalence
- La fibre commerciale
- La curiosité intellectuelle
C’est un fait, devenir freelance implique d’endosser toutes les casquettes propres au développement d’une activité. Le chef d’entreprise ne se contente pas d’exercer son cœur de métier. Il déploie lui-même sa stratégie commerciale et fait preuve de rigueur dans la gestion administrative de ses tâches. De plus, il lui appartient de se tenir informé des nouvelles tendances qui apparaissent dans son secteur s’il souhaite rester compétitif.
Travailler en freelance : avantages et inconvénients
C’est un fait, devenir freelance ne convient pas à tous les actifs. Au regard des responsabilités qu’il implique, ce projet doit être mûrement réfléchi en amont. Il s’agit alors de peser le pour et le contre de cette décision.
Tableau récapitulatif des avantages et inconvénients du travail en freelance.
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Comment choisir son statut juridique pour démarrer son activité de freelance ?
Cette interrogation est au cœur du sujet dès le début du projet entrepreneurial. La première étape à franchir avant de devenir freelance consiste à choisir la forme juridique de son entreprise. Il en existe plusieurs et toutes ne présentent pas les mêmes caractéristiques.
Il convient alors de dresser un portrait précis de ses besoins et de l’orientation à donner à la future organisation (présence d’associés, responsabilité, etc.). Il est fréquent pour de nombreux entrepreneurs de tester leur activité à travers la création d’une micro-entreprise, ou via le dispositif du portage salarial. En fonction des résultats de celle-ci, ils envisagent ensuite de passer en société.
Modalités de création
Voici un tableau récapitulatif des différents statuts juridiques possibles :
| Statuts juridiques | Caractéristiques principales |
|---|---|
| Entreprise individuelle (EI) dont la micro-entreprise |
|
| Société (EURL, SARL, SA, SAS, SNC, Scop, SCA, SCS) |
|
| Portage salarial |
|
Les démarches pour devenir freelance en 2025
Les démarches à accomplir vont dépendre du statut juridique que vous aurez retenu.
Accéder au freelancing par la micro-entreprise
Si vous souhaitez vous lancer en qualité d’auto-entrepreneur, le formalisme est simple et gratuit. Il vous suffira de :
- réunir les documents nécessaires (pièce d’identité, justificatif de domicile, déclaration de non-condamnation)
- déclarer son activité sur le site internet du guichet unique des formalités d’entreprises, qui se charge ensuite d’enregistrer la structure au RNE (répertoire national des entreprises)
- ouvrir un compte bancaire dédié à l’activité
- créer un espace professionnel sur le site des impôts.
Devenir freelance en créant sa société
En ce qui concerne la forme sociétale, les démarches de création diffèrent quelque peu et s’avèrent un peu plus complexes. Il s’agit là de :
- sélectionner la forme juridique de la structure
- rédiger les statuts de la société (au cours d’une assemblée générale en présence des associés)
- constituer et déposer le capital social
- publier l’avis de constitution auprès d’un journal d’annonces légales
- enregistrer sa demande d’immatriculation sur le site du guichet unique.
Au terme de ce processus, vous recevrez l’extrait Kbis de l’entreprise, indiquant le numéro SIRET et le code APE de votre structure.
Sélectionner avec soin son statut juridique
Parmi les 20 métiers freelances recherchés en 2024, tous ne s’exercent pas sous la même forme juridique. Il convient de bien définir lequel semble le plus approprié à votre activité.
L’entreprise individuelle (avec ou sans régime de la micro-entreprise)
L’EI est représentée par une personne physique et ne requiert le dépôt d’aucun capital social. En micro, son régime fiscal est simplifié et sa flexibilité est attractive, bien que son chiffre d’affaires soit limité à :
- 188 700 € pour les activités de vente de marchandises
- 77 700 € pour les prestations de services relevant de la catégorie BIC (bénéfices industriels et commerciaux) et BNC (bénéfices non commerciaux).
La SAS ou SASU
Représentée par une personne morale, la SAS (société par actions simplifiée) ou la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) permet au président de percevoir un salaire en plus du versement des dividendes. Ce statut d’assimilé salarié lui octroie ainsi une couverture sociale performante.
La SARL ou EURL
L’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) et la SARL (société à responsabilité limitée) jouissent d’une flexibilité plus faible qu’en SAS. En revanche, elles limitent la responsabilité des associés à hauteur de leurs apports.
Les démarches annexes à la création
Devenir freelance ne se résume pas aux démarches de constitution. Certaines actions restent à prévoir à diverses étapes du projet :
- l’étude de marché et le business plan (définition du client cible, analyse de la concurrence, étude de la faisabilité du projet, etc.)
- souscrire les contrats d’assurance obligatoires (notamment la Responsabilité civile professionnelle)
- ouvrir un compte bancaire professionnel
- se procurer les registres obligatoires (registre des salariés, livres comptables, etc.)
- communiquer pour trouver ses premiers clients (création d’un site internet, réseaux sociaux, événements de networking, etc.).
De même, pensez à prévoir un espace de travail confortable et ergonomique. Si vous exercez votre activité à votre domicile, réservez un espace dédié à la réalisation de vos missions. Lorsque votre logement ne s’y prête pas, pensez à louer un local professionnel ou aux espaces de coworking.
Les aides pour devenir freelance
Certaines activités freelances demandent un minimum d’investissement au démarrage. Pour se faire financer, l’indépendant qui se lance se heurte souvent aux refus des banques en matière de prêt bancaire.
Pour remédier à cela, l’État met en place des prêts spécifiques aux créateurs d’entreprises, délivrés par la BPI (banque publique d’investissement).
L’ADIE (association pour le droit à l’initiative économique) est aussi spécialiste des micro-crédits aux entrepreneurs et freelances.
Parmi les aides à la création d'entreprise il y a aussi les aides de France Travail (ex Pôle Emploi) :
- L’ACRE est un dispositif d’exonération des cotisations sociales pendant la première année d’activité de l’entrepreneur. Cette aide peut s’appliquer quel que soit le statut juridique que vous aurez retenu.
- L’ARE (Aide au Retour à l’Emploi) permet de maintenir vos allocations-chômage si les revenus dégagés par votre activité son faible. Cette aide facilite ainsi le retour à l’activité des chômeurs créateurs d’entreprise.
- L’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) permet de toucher 60 % de vos allocations ARE restantes, en deux fois : la première lors de la création de votre entreprise ; la seconde 6 mois plus tard. Cette aide peut faciliter l’achat de matériel ou la constitution du capital de votre société, par exemple.
En fonction de votre situation, rapprochez-vous de votre conseiller France Travail pour connaître les aides auxquelles vous êtes éligibles.
La prime d’activité est une aide financière versée par la CAF pour aider les salariés et les travailleurs indépendants aux revenus modestes à poursuivre leur activité professionnelle.
Les collectivités territoriales, régions ou collectivités locales peuvent aussi, sous forme de subventions et sous conditions, contribuer à l’implantation d’entreprises sur leurs territoires.
Pour obtenir des informations sur les aides auxquelles vous pouvez prétendre en tant que freelance, n’hésitez pas à prendre contact avec votre conseiller France Travail, ou encore auprès de votre CCI.
Le régime social de l’indépendant
Selon la forme juridique privilégiée, le freelance peut relever du régime social des travailleurs non salariés (TNS) ou de l’assimilé salarié. Le taux des cotisations pour la protection sociale des freelances varie en fonction du statut choisi et du chiffre d’affaires réalisé.
Le régime des travailleurs non salariés
Le régime TNS concerne l’indépendant rattaché au régime de sécurité sociale des indépendants (SSI) et s’applique au :
- chef d’entreprise individuelle (comprenant le micro-entrepreneur)
- gérant associé unique de l’EURL
- gérant majoritaire de la SARL
- aux associés de SNC (société en nom collectif) en leur qualité de commerçant.
Le freelance TNS supporte un taux de cotisations sociales moins élevé qu’un salarié. Sa couverture sociale est, par conséquent, moins protectrice.
Le régime des assimilés salariés
Devenir freelance permet également de bénéficier d’un régime social proche de celui du salarié, c’est le statut d’assimilé salarié. Celui-ci s’applique à condition de percevoir une rémunération et concerne les profils suivants :
- le président de SAS ou de SASU
- le dirigeant de SA (société anonyme)
- le gérant minoritaire de SARL
- le gérant non associé d’EURL.
Dans ce cas, l'indépendant relève du régime général de la sécurité sociale, au même titre qu’un travailleur salarié. Son taux de cotisation est plus élevé que celui du TNS, mais il lui octroie une protection sociale équivalente à celle du travailleur titulaire d’un contrat de travail, excepté le droit à l’assurance chômage.
À noter toutefois, qu’en l’absence de rémunération, la protection sociale du dirigeant assimilé salarié est inexistante.
Le régime fiscal du travailleur freelance
L’abattement fiscal des prestataires de services relevant des BIC (bénéfices industriels et commerciaux) est de 50%. Les BIC du secteur de l’industrie et du commerce prévoient un abattement fiscal de 71%. Les freelances aux activités libérales (comme les informaticiens) relevant des BNC sont soumis à un abattement fiscal de 34%. L’abattement fiscal des indépendants est appliqué au chiffre d’affaires de l’année.
Quel métier pour être freelance ?
Par exemple, vous pouvez devenir freelance traducteur, freelance rédacteur web, recruteur indépendant, développeur web, customer manager, assistant virtuel, etc. De même, vous pouvez devenir freelance graphiste.
Tout d’abord, pour devenir freelance et vendre ses services, il faut identifier l’activité que vous souhaitez exercer en freelance et déterminer votre périmètre d’action. Cela implique de savoir quelle expertise et quelles compétences vous allez mobiliser pour proposer une offre de services intéressante pour vos clients potentiels.
Pour devenir community manager freelance, vous devez en premier lieu, vous assurez que vous disposez des connaissances et des compétences nécessaires pour exercer ce métier. Ensuite, vous devez choisir un statut juridique. Le plus souvent, les community manager freelances commencent en micro-entreprise. Les formalités en ligne sont simples, rapides et gratuites.
Si vous optez pour la micro-entreprise et que vous n’avez besoin d’aucun outil spécifique pour votre activité, alors oui, il est possible de devenir freelance gratuitement.
Les aides pour devenir freelance
Certaines activités freelances demandent un minimum d’investissement au démarrage. Pour se faire financer, l’indépendant qui se lance se heurte souvent aux refus des banques en matière de prêt bancaire.
Pour remédier à cela, l’État met en place des prêts spécifiques aux créateurs d’entreprises, délivrés par la BPI (banque publique d’investissement).
L’ADIE (association pour le droit à l’initiative économique) est aussi spécialiste des micro-crédits aux entrepreneurs et freelances.
Parmi les aides à la création d'entreprise il y a aussi les aides de France Travail (ex Pôle Emploi) :
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