Anaïs Groisy parcours professionnel freelance : itinéraire, création et solidarité entre arts et entrepreneuriat
La trajectoire d’Anaïs Groisy, illustratrice et designer indépendante, se déploie entre voyages, formation artistique, et création de son studio Siana design. Son parcours est façonné par une double vie professionnelle et familiale, où l’entrepreneuriat féminin se mêle à l’amour du dessin et du carnet de voyage.
Origines et formation artistique
Illustratrice, designer et graphiste de formation, Anaïs Groisy se passionne pour le dessin depuis l'enfance. Elle prend des cours de dessins à la MJC d'Olivet, ville où elle réside toujours. Pendant ses études d'arts appliqués, elle se perfectionne à l'art du croquis dont elle remplit des carnets de voyage, et ce depuis l'âge de 14 ans. Passionnée par le dessin, elle l'utilise comme moyen pour communiquer et vivre des rencontres lors de ses voyages en France et à l'international.
Élan créatif et pratique du carnet de voyage
Elle privilégie l'encre et l'aquarelle pour travailler sur le motif avec la spontanéité et la fraîcheur de l'instant. L'activité d'Anaïs Groisy ne se limite pas à son travail d'artiste. Elle conçoit également des illustrations pour des objets décoratifs et utilitaires. Elle a créé un studio de design d'objets, Siana design. En partenariat avec le Grenier de Marie-Anaïs à Olivet, elle a créé des boîtes à café/thé ornées de ses illustrations. Elle dispense aussi des cours d'arts appliqués en lycée et propose des stages d'initiation à la technique du carnet de voyage.
Parcours familial et entrepreneuriat mampreneure
La vie personnelle d’Anaïs s’imbrique étroitement avec son chemin professionnel. La naissance d’un enfant bouleverse la vie de ses parents et cela impacte la carrière de nombreuses mères. Par choix ou par nécessité, certaines femmes se lancent dans l’entrepreneuriat. Très proches lorsqu’elles étaient enfants, Lucile et Anaïs s’éloignent peu à peu à l’adolescence. Après un bac STI Arts Appliqués à Orléans, la cadette entre à la prestigieuse école Olivier de Serres (ENSAAMA) en design d’objets à Paris, tandis que Lucile étudie le droit et l’économie du tourisme à Angers.
- Le destin les réunit hors de France une première fois, à Birmingham, où elles poursuivent leurs études respectives, puis au Japon où elles partent 3 semaines en sac à dos. Anaïs « croque » cet art de vivre si particulier au pays du Soleil Levant et revient à Paris, où elle travaille dans le domaine du luxe. Cette opportunité sera le début de la collaboration entre les deux sœurs. Lucile rédige, Anaïs illustre.
- Leurs compétences sont complémentaires et la relation de confiance qui les unit leur permet d’être franches et directes l’une envers l’autre. Quelques voyages suivent. Certains donnent lieu à la création de carnets, d’autres non.
- En 2012, Lucile rentre en France avec un mari et un bébé. Habitant loin des grandes villes pour les besoins professionnels de son compagnon, elle ne peut prétendre aux emplois auxquels sa formation lui donnerait pourtant accès. Diplômée d’un prestigieux master en économie du tourisme, en Angleterre, une belle carrière l’attend. Mais les postes sont à Paris. Le travail dans le secteur du tourisme signifie s’absenter souvent, longtemps et sans possibilité de faire garder son enfant, c’est inenvisageable. Se lancer en tant qu’auto-entrepreneure ? Monter sa boîte pour construire elle-même son avenir ?
Concrétisation d’un modèle mampreneure
En parallèle à Paris, Anaïs gravit les échelons ; elle devient manager, voyage beaucoup, mais dessine peu. Elle sent qu’elle s’éloigne de ce qui la fait vibrer. Alors elle ose. Elle prend le risque de quitter Paris, le job de rêve et le salaire qui va avec. Cette décision radicale ne rassure pas ses parents, qui ont peur pour leur fille. Être indépendant n’est pas facile, les revenus ne sont pas assurés. Et quand on est une femme, il faut penser au congé maternité…
Lire aussi: Informations légales et prestations de EURL PLUS QU'UN POÊLE
Parmi les personnes qui osent la suivre dans ce projet un peu fou, il y a sa sœur, Lucile. Sans emploi, elle commence par lui donner un coup de main, jusqu’à devenir totalement partie prenante. “Lorsqu’on ne nous donne pas la possibilité de donner vie à nos rêves, il faut les créer nous-même.”
Organisation du travail et vision client
Mais les rêves ont un prix. Lucile et Anaïs essaient de passer le plus de temps possible en famille, profitant d’une journée de repos en semaine et le dimanche. Toutefois, il faut assurer la fabrication des produits, l’ouverture de la boutique, la gestion des stocks, les locaux… Dès que les enfants sont couchés, la machine à coudre tourne à plein régime. Les 24 h d’une journée suffisent à peine aux deux sœurs mampreneures. Les vacances ? Pas l’été, ni pendant les fêtes. Les craintes liées au statut d’auto-entrepreneur sont justifiées : si elles travaillent environ 50 h par semaine, leur récompense n’est pas pécuniaire. Mieux vaut être passionné. “On ne fait pas des ventes, on fait des rencontres.”
Se rendre disponible pour ses clients, établir une vraie relation de confiance, les conseiller, s’adapter à leurs besoins tout en promouvant les valeurs d’éco-responsabilité auxquelles elles tiennent : voilà les raisons de ces sacrifices. Dans leur boutique du 80 rue des Carmes à Orléans, ouverte en mai 2020, beaucoup de zéro déchet et surtout du fait-main, en France. Les poétiques illustrations d’Anaïs magnifient les créations cousues main par Lucile dans leur atelier, sur un superbe tissu fabriqué en Alsace. Elles ornent également des boîtes de thé, des mugs en céramique ou des plateaux en porcelaine. Elles se racontent également dans de splendides carnets, véritables invitations au voyage.
Si d’aventure une matière première est introuvable dans l’Hexagone (comme l’inox, par exemple), elles le mentionnent. Par honnêteté vis-à-vis de leur clientèle. Et vous ? Faites-vous partie de ces mamans qui ont créé leur entreprise ? Peut-être connaissez-vous des femmes qui ont tenté l’aventure de l’artisanat ou du travail en free-lance.
Activités actuelles et pédagogie
Illustratrice, designer et graphiste de formation, Anaïs Groisy se passionne pour le dessin depuis l'enfance. Elle prend des cours de dessins à la MJC d'Olivet, ville où elle réside toujours. Pendant ses études d'arts appliqués, elle se perfectionne à l'art du croquis dont elle remplit des carnets de voyage, et ce depuis l'âge de 14 ans. Passionnée par le dessin, elle l'utilise comme moyen pour communiquer et vivre des rencontres lors de ses voyages en France et à l'international.
Lire aussi: Freelance : conseils pour bien démarrer
Vie professionnelle actuelle et propositions
Elle conçoit également des illustrations pour des objets décoratifs et utilitaires. Elle dispense aussi des cours d’arts appliqués en lycée et propose des stages d’initiation à la technique du carnet de voyage. En partenariat avec des ateliers locaux et des structures éducatives, elle développe des projets artistiques et pédagogiques qui allient création et transmission.
Tableau récapitulatif des jalons clés
| Événement | Année | Détails |
|---|---|---|
| Naissance du projet Siana design | 2010s | Création d’un studio de design d’objets et collaboration avec le Grenier de Marie-Anaïs |
| Ouverture de la boutique | Mai 2020 | 80 rue des Carmes, Orléans, zéro déchet et fait main |
| Collaboration entre Anaïs et Lucile | Débuts | Rédaction et illustration en binôme |
En résumé, Anaïs Groisy incarne une figure de frelance résolument tournée vers l’artisanat lumineux et l’entrepreneuriat féminin. Son travail mêle dessin, design d’objets et transmission pédagogique, tout en s’inscrivant dans une démarche éco-responsable et communautaire.
Lire aussi: Devenir DBA Freelance
balises: #Freelance
