Institut Bergonié : présentation et spécialités médicales
L’Institut Bergonié est un centre d’oncologie qui regroupe sur un même site un plateau technique complet et une équipe médicale dédiée pour la réalisation du bilan pré-thérapeutique et des traitements des tumeurs, et qui adapte ses organisations aux traitements de demain.
Organisation et ressources de recherche
La recherche en cancérologie du site de Bordeaux poursuit sa restructuration, amorcée en 2013 avec la création du Site de Recherche Intégrée en Cancérologie (SIRIC) Bordeaux Recherche Intégrée en Oncologie (BRIO.
Cette unité de recherche de 11 équipes, dont 9 labellisées par l’Inserm et deux équipes émergentes sous label universitaire, couvre largement le champ de la recherche en biologie cellulaire et moléculaire en cancérologie.
Elle se développe dans un contexte particulièrement favorable qui est celui de l’Oncosphère Nouvelle-Aquitaine soutenue par le Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine.
Ce regroupement de quatre unités Inserm (dont l’unité U1218 hébergée à l’Institut Bergonié) au sein d’une même unité nous permettra de multiplier les interactions, les échanges et le développement de nouveaux projets entre les futures équipes.
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La plupart des équipes partagent une forte dimension translationnelle avec une approche « du patient au patient ».
Afin d’améliorer la prise en charge des patients et d’identifier de nouveaux biomarqueurs, cibles et thérapies, notre stratégie consiste à construire un continuum entre la recherche fondamentale et la recherche translationnelle et clinique et à faciliter les approches interdisciplinaires.
L’unité BRIC collabore déjà avec de nombreuses équipes STIM (Sciences, Technologie, Ingénierie et Mathématiques) locales telles que les équipes de Pierre Nassoy (Lp2N), Laurent Cognet (Lp2N), Olivier Saut (Inria).
La recherche de l’Institut Bergonié est structurée autour de structures labellisées qu’elle héberge ou auxquelles elle est associée.
En recherche clinique, l’Institut dispose des principaux labels nécessaires à la poursuite d’une recherche de qualité, incluant la Délégation à la Recherche clinique et à l’innovation (DRCI) pour la promotion d’études, le Centre de Recherche Clinique pour les essais investigateurs (promoteurs externes), le Centre Labellisé INCa Phases Précoces (CLIPP, Pr A Italiano).
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Nous sommes également labellisés avec le CHU et l’Université comme Centre de Traitement de Données (CTD) par l’INCa et sommes membres ou coordonnateurs pour l’axe cancérologie du Centre d’Investigation Clinique CIC1401 de Bordeaux pour les modules plurithématique (Pr P Soubeyran) et épidémiologie clinique (Pr S Mathoulin-Pélissier).
En recherche technologique, l’Institut fait partie de l’équipe d’accueil universitaire « Imagerie moléculaire et thérapies innovantes en oncologie » (IMOTION) dirigée par F Couillaud avec une forte implication des Drs J Palussière et Xavier Buy pour le développement des techniques de thermo-ablation.
Une collaboration avancée autour de la modélisation de l’évolution des tumeurs est en cours avec le Pr T Colin (INRIA - Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique, et IMB - Institut de Mathématiques de Bordeaux).
En recherche translationnelle et intégrée, en sus du CIC, l’Institut Bergonié a obtenu avec le CHU et l’Université de Bordeaux la labellisation d‘un SIRIC depuis janvier 2013, nommé BRIO (Bordeaux Recherche Intégrée Oncologie), qui fait le lien entre les structures de recherche fondamentales et les départements cliniques et vise à renforcer le leadership bordelais dans la recherche contre le cancer par une animation et une dynamisation de la communauté scientifique, l’établissement de plateformes transversales de pointe, un soutien à l’excellence scientifique au travers de thématiques établies ou émergentes en oncologie par la mise à disposition de fonds compétitifs pour des activités liées à des projets ou l’établissement de nouvelles équipes.
Nous collaborons également avec trois unités INSERM situées sur le site de l’Université et impliquées en cancérologie : INSERM U1029 - Angiogenèse et Microenvironnement des Cancers (Direction : Pr A Bikfalvi), U1053 - BordeAux Research In Translational Oncology (BaRITOn) (Direction : Pr JP Merlio) et U1035 - Biothérapie des Maladies Génétiques, Inflammatoires et du Cancer (BMGIC) / Biotherapy of genetic, inflammatory and cancerous disorders (Direction : Pr A Taieb).
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En épidémiologie et santé publique, plusieurs de nos médecins et chercheurs font partie de l’équipe EPICENE (EPIdemiology of Cancer and ENvironmental Exposures), labellisées par l’INSERM depuis 2016, et qui est centrée sur les expositions à des nuisances environnementales et le devenir des patients atteints de cancer (Direction de l’équipe : Pr S Mathoulin-Pélissier) et située sur le site Carreire de l’Université de Bordeaux.
Cette équipe fait partie du Centre de Recherche INSERM Bordeaux Population Health INSERM U1219).
Recherche clinique, essais précoces et plateformes
Le secteur de recherche et d’essais précoces a été conservé en accord avec le département d’oncologie médicale.
Le département PRISME, Prévention pRomotion de la santé Information Médicales Épidémiologie et environnement de l’Institut Bergonié est représenté par le Pr Simone Mathoulin-Pelissier.
La principale mission de l’unité Prév-info est de développer des programmes d’actions de prévention et d’éducation pour la santé et de relayer les informations des campagnes nationales de prévention en santé et les recommandations de santé publique.
La Fondation d’Entreprises Bergonié a soutenu en 2016 la mise en place et l’évaluation d’un programme de réduction du stress par la méditation de pleine conscience à destination notamment des patients douloureux chroniques et héréditairement prédisposés aux cancers du sein et de l’ovaire.
Organisation des soins et qualité
Dans un souci d’organisation, de qualité, de sécurité des soins et d’efficience économique, une réorganisation a été menée au sein de l’Institut Bergonié.
Elle a constitué en une fusion des deux hôpitaux de jour, regroupés au niveau de la tour d’hospitalisation sur un seul étage.
Parallèlement, une restructuration des capacités existantes a été entreprise avec un étage de lits d’hospitalisation conventionnelle, un regroupement des trois unités de LIPS dans un secteur dédié et un étage d’hospitalisation de semaine.
Cette réorganisation a été présentée et validée par une visite de certification par la Haute Autorité de Santé (HAS) le vendredi 25 mai 2018.
Enfin, l’Institut Bergonié adaptera ses organisations aux traitements de demain et prépare la reconfiguration de la tour principale en pôle d’oncologie.
Le département peut ainsi prendre en charge les patients atteints de tumeurs solides ou hématologiques, à chaque phase de la maladie (dépistage, traitement, suivi post thérapeutique, phase palliative).
Les oncologues médicaux travaillent en collaboration multidisciplinaire avec les différents groupes d’organes dans le cadre des Réunions de Concertation Pluridisciplinaire conformément aux référentiels des bonnes pratiques.
Spécialités cliniques : oncologie gynécologique et cancers féminins
Les projets du groupe onco-gynécologie de l’Institut Bergonié sont articulés autour de deux lignes de force spécifiques de la spécialité.
D’une part, la ré-obtention en 2015 de la labellisation par l’INCa pour la prise en charge des tumeurs rares de l’ovaire et d’autre part, le développement d’une activité de recours, d’expertise et de recherche.
L’activité de formation est également un axe important du groupe.
Les cancers de l’ovaire se développent à partir des cellules qui composent les ovaires.
Dans 90 % des cas, c’est la surface externe des ovaires (cellules épithéliales) qui est touchée.
Le choix des traitements est adapté à votre situation.
Dans la grande majorité des cas, il est recommandé de retirer les deux ovaires, les deux trompes de Fallope et l’utérus.
D’autres organes proches des ovaires peuvent également être retirés si le cancer s’y est étendu.
Des échantillons de tissus sont systématiquement prélevés à différents endroits de l’abdomen, afin de les analyser et de préciser le degré d’extension du cancer.
Dans des cas plus rares, une chirurgie conservatrice peut être envisagée.
Votre prise en charge est réalisée par une équipe spécialisée, dans un établissement de soins autorisé à traiter les cancers.
Le col de l’utérus est la partie basse et étroite de l’utérus.
Un cancer du col de l’utérus est une maladie qui se développe sur la muqueuse du col de l’utérus, autrement dit sur le tissu qui le recouvre.
Lorsque ce virus s’installe durablement au niveau du col de l’utérus, il peut provoquer des modifications de l’épithélium, on parle de lésions précancéreuses.
Dans de rares cas, il arrive que ces lésions évoluent vers un cancer.
Pour établir le diagnostic, des prélèvements (biopsies ou conisation) sont réalisés au niveau des lésions.
L’endomètre est le tissu qui tapisse la paroi intérieure du corps de l’utérus, la partie de l’utérus où se déroule la grossesse.
La majorité des cancers du corps de l’utérus se développent à partir de l’endomètre.
Avec le temps et si aucun traitement n’est mis en place, les cellules cancéreuses franchissent la limite de l’épithélium.
La tumeur s’étend plus profondément dans la paroi de l’utérus, d’abord dans le tissu conjonctif de l’endomètre, puis dans le myomètre.
Le choix de vos traitements dépend des caractéristiques du cancer dont vous êtes atteinte : l’endroit où il est situé, son stade, c’est-à-dire son degré d’extension, son type histologique, c’est-à-dire la nature des cellules impliquées, et, dans certains cas, son grade, c’est-à-dire son degré d’agressivité.
Ces caractéristiques sont déterminées grâce aux examens du bilan diagnostique (voir en annexe le tableau « Les examens du bilan diagnostique », page 80).
Le cancer de l’endomètre est le plus souvent traité par la chirurgie.
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