APE Sud-Ouest : définition et activités

Une société est constituée d’autant d’établissements qu’il y a de lieux différents où elle exerce - ou a exercé - son activité. Il faut bien distinguer la fiche résumé de la société et les fiches de ses établissements.

Définition et cadre administratif

Le sigle APE désigne le code d’Activité Principale Exercée (ou code NAF/APE) qui permet d’identifier l’activité principale d’un établissement.

Inscrite (Insee) le 05/03/1998, cette structure est inscrite dans la base Sirene tenue par l’Insee, depuis le 05/03/1998. Elle a été mise à jour le 06/12/2025. Avis de situation : Inscrite au RNA (Ministère de l’Intérieur). Cette structure est inscrite au Répertoire National des Associations (RNA).

La nature administrative d’un établissement se lit au travers de plusieurs données : SIRET, forme juridique, adresse postale, activité principale (NAF/APE) et éventuelles conventions collectives. Le code NAF/APE est la clé pour caractériser l’activité principale de l’établissement.

Cas pratique : SARL API SUD OUEST S.A.S.O. (SASO)

En activité, cet établissement est le siège social de : Cet établissement immatriculé sous le siret 389 507 427 00018, est en activité. Il a été créé le 1 novembre 1992, il y a 34 ans. C’est le siège social de la société SARL API SUD OUEST S.A.S.O. (SASO) et son unique établissement. Son domaine d’activité est : fabrication de charpentes et d’autres menuiseries (16.23z).

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Cette structure possède 2 établissements dont 1 est en activité. Cliquez sur un n° SIRET pour obtenir plus d’information : Établissement en activité : SIRET 419 128 590 00025 Activité (NAF/APE) Autre mise à disposition de ressources humaines (78.30Z) VILLA CANUDO 42 AVENUE HONORE BARADAT 64000 PAU siège social 04/04/2000 en activité. Établissement fermé : SIRET 419 128 590 00017 Activité (NAF/APE) Organisations associatives n.c.a.

Activités et secteurs couverts par l’APE Sud-Ouest

Le Sud-Ouest est ô combien réputé pour sa gastronomie et l’excellence de ses produits, le sud de la Nouvelle-Aquitaine bénéficie-t-il pour autant d’un gros portefeuille d’AOP (Appellation d’Origine Protégée) ?

La réponse se trouve sur le site de l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité) : « C’est la notion de terroir qui fonde le concept des Appellations d’origine. » Le site du ministère de l’Économie nous éclaire davantage : « L’AOP est un sigle européen qui protège le nom du produit dans toute l’Union européenne. L’AOC est l’équivalent national de l’AOP. Elle constitue une étape dans l’obtention du label européen AOP. »

Visiblement, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Seule la noix du Périgord décroche la timbale. Elle est cultivée dans une large zone autour de la Dordogne et dans des départements limitrophes, avec quatre variétés principales autorisées : la Franquette, la Marbot, la Corne et la Grandjean.

On le sait, les fromages restent assez discrets dans le Sud-Ouest. Tout n’est pas perdu grâce à l’Ossau-Iraty. Le fromage traditionnel au lait entier de brebis, à pâte pressée non cuite, originaire du Béarn et du Pays basque, détient l’AOP depuis 1996. L’AOP, il faut aller la chercher chez les Basques grâce à leur porc Kintoa, dont la viande a été labellisée en 2017 et le jambon en 2019. Plus précisément, il s’agit de la race Pie noir, typique du Pays basque, qui a d’ailleurs failli disparaître dans les années 1980.

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Une nouvelle fois, les Basques se distinguent, cette fois-ci grâce au piment d’Espelette, reconnu pour sa couleur rouge vif et sa saveur douce relevée. Originaire du Mexique, il a été introduit dans la région au XVIe siècle, probablement par les navigateurs espagnols. Si la noix du Périgord bénéficie d’une AOP, son huile aussi, et ce depuis 2021. Grâce à la viticulture, on passe à un autre niveau.

Tableau récapitulatif des AOP mentionnées

Produit Statut AOP Zone
Noix du Périgord AOP Dordogne et départements limitrophes
Huile de noix AOP (depuis 2021) Zone de la noix du Périgord
Ossau-Iraty (fromage) AOP (depuis 1996) Béarn et Pays basque
Porc Kintoa / Jambon Labelisé (viande 2017, jambon 2019) Pays basque
Piment d'Espelette Reconnu Pays basque

Liens entre APE, marché et politiques agricoles

L’Année 2014 était l’année internationale de l’agriculture familiale, mais aussi celle de la signature de l’APE entre la Cedeao et l’UE, après plus de dix ans de négociations et malgré les critiques très vives de nombreuses organisations paysannes et d’ONG. Selon Salifou Tiemtoré, cet APE constitue pourtant une opportunité pour la région.

GDS : Quelles opportunités l’APE offre-t-il à l’Afrique de l’Ouest, en particulier dans le domaine de la production agricole et de la sécurité alimentaire ? ST : A priori, un accord n’est ni bon ni mauvais en soi. Nous ne voyons pas l’APE comme une menace mais plutôt comme un défi et une opportunité pour la région. Sur la base de l’offre d’accès au marché négociée avec l’Union européenne, l’APE offre une opportunité pour le secteur agricole à condition de pouvoir en profiter.

L’Accord a permis de conserver les avantages que notre région avait dans l’exportation de certains produits de base (café, cacao, fruits, etc.) ; mieux, l’Afrique de l’Ouest a refusé la libéralisation des produits agricoles essentiels pour assurer sa sécurité alimentaire.

Protection sociale et renforcement de l’agriculture familiale

ST : La prise en compte de la dimension « développement » à travers le Programme APE pour le développement (Paped) proposé par l’Afrique de l’Ouest et accepté par l’UE a été un point central pour permettre la conclusion des négociations. La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Cedeao a fait du Paped une condition pour la signature par l’Afrique de l’Ouest de l’APE. Aujourd’hui, le Paped est un acquis, les discussions qui continuent avec l’UE portent sur l’ampleur de l’enveloppe financière et les modalités de mise en œuvre des projets inscrits dans le programme.

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Le quiproquo avec les organisations de producteurs et d’éleveurs concernant le lait en poudre réside dans une mauvaise lecture des lignes tarifaires du Tec et aussi du compromis que l’on se devait de trouver avec les professionnels de l’agro-industrie. Le lait en poudre étant un produit de grande consommation et les capacités de production en Afrique de l’Ouest étant insuffisantes, nous observons une grande importation de cette matière pour servir de consommation intermédiaire pour l’industrie et le secteur de la transformation alimentaire artisanale.

Impacts et enjeux pour les filières locales

ST : C’est effectivement un dilemme. Mon avis est que les politiques commerciales protectrices, voire la prohibition, ne suffiront pas à développer les filières agro-alimentaires en Afrique de l’Ouest. Ces efforts resteront vains en raison de la difficulté pour combattre la contrebande tant nos frontières sont poreuses.

ST : Absolument, les négociations de l’APE ont permis aux acteurs ouest africains d’effectuer un diagnostic complet de leur économie, et d’identifier les forces et les faiblesses des secteurs de production. Plus important encore, en s’engageant à mettre désormais dans l’ordre des priorités les politiques et les positionnements qui renforcent l’intégration régionale et le fait d’utiliser l’art du compromis pour prendre en compte les particularités nationales, l’Afrique de l’Ouest a sans doute renforcé ses capacités dans la conduite des actions pour plus de cohérence et de convergence dans la définition des politiques régionales.

Le Réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest (Roppa) estime quant à lui que la région a commis une « erreur historique » en signant cet accord. Les résultats des études qu’il a menées avec des universitaires montrent que ces APE seront responsables d’une « destruction programmée des efforts d’intégration régionale » en Afrique de l’Ouest, en « réduisant le commerce intra régional, la croissance économique et les investissements ». Selon le Roppa, les APE vont en particulier déstabiliser l’agriculture et induire une baisse des prix relatifs pour les éleveurs et les producteurs de lait, du fait des subventions européennes.

Agriculture familiale et adaptation

François Doligez, Liora Stührenberg : L’agriculture familiale quitte-t-elle la scène ? Heureusement, non ! Ce n’est pas l’extinction des projecteurs de l’Année internationale de l’agriculture familiale (AIAF) qui signe, en ce qui nous concerne, la fin d’un intérêt ancré dans le projet de l’Inter-réseaux depuis ses origines.

Le mouvement paysan sénégalais a entrepris dès les années 1990 de s’intéresser à la situation et aux dynamiques des exploitations familiales. Ce travail a permis de construire une connaissance de l’intérieur de la réalité de ces exploitations. Au total, 2 000 exploitations familiales sont aujourd’hui suivies au Sénégal selon la méthode des bilans simplifiés. Une étude basée sur les résultats de ce suivi a été publiée en août 2014.

Philipp Heinrigs, Thomas Allen : Cet article reprend des travaux de prospective réalisés sur l’Afrique de l’Ouest. Il souligne la tendance à l’augmentation de la taille et à la concentration des exploitations agricoles. Selon les auteurs, cette évolution nécessitera pour l’agriculture familiale une transition vers une vocation plus commerciale.

Loic Barbedette : L’un des enjeux majeurs des prochaines décennies en Afrique de l’Ouest est celui de la transformation des systèmes de production agricole. Inter-réseaux a animé début 2015 un débat ayant abouti à la rédaction d’un Bulletin de synthèse qui visait à décortiquer quelques affirmations souvent rebattues sur l’agriculture familiale.

Hélène Guétat-Bernard, Jean-Michel Sourisseau : Les analyses sur la famille restent peu assimilées par les acteurs et les politiques du développement agricole. Pourtant, les rapports au sein des membres de la famille jouent un rôle essentiel dans la réussite et les capacités de survie des exploitations familiales.

Il existe aujourd’hui en Afrique de l’Ouest une opportunité pour l’agriculture africaine en raison de la forte croissance de la demande locale. Cécile Broutin, Liora Stührenberg : Permettre à l’agriculture familiale de bénéficier pleinement de la croissance de la demande régionale nécessitera de travailler davantage sur la structuration des filières, l’aval de la production et le commerce.

Aspects pratiques pour les acteurs locaux

Adef, agence de travail temporaire solidaire, vient d’ouvrir une agence à Saint-Jean-d’Angély. Une agence pour deux services. L’autre service, Adef + (entreprise d’insertion) est plus particulièrement destiné aux entreprises. « L’activité exclusive consiste à faciliter l’insertion professionnelle des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles. » Adef-Adef +, qui remplace l’association Actif (placée en liquidation judiciaire à l’automne dernier), arrive donc sur le marché angérien.

« Nous avons pour l’instant environ 30 personnes disponibles pour travailler en entreprise et une quarantaine disponible pour les associations et particuliers », poursuit Bérénice Fouquet. Une quinzaine d’intérimaires sont déjà au travail, notamment sur le chantier de construction d’un internat au lycée Blaise-Pascal. « Maintenant, nous devons nous faire connaître auprès des entreprises locales sensibles à la problématique de l’insertion », annonce Jean-Pierre Renoux, administrateur d’Adef +, « l’implantation à Saint-Jean-d’Angély n’est pas neutre, nous souhaitions nous installer en territoire rural. Des emplois, dans la viticulture en particulier, existent sur ce territoire. »

Le souci majeur concernant les personnes en demande d’emploi, c’est la mobilité. « Mais nous travaillons à trouver des solutions et encourageons le covoiturage », poursuit Jean-Pierre Renoux. « Notre pari, ajoute Bérénice Fouquet, c’est de proposer un contrat précaire, en l’occurrence l’intérim, pour lutter contre la précarité. Notre point fort, c’est le suivi et l’accompagnement du salarié. » L’agence se situe au 28, faubourg d’Aunis. Ouvert le lundi, mardi, jeudi de 14 h à 17 h 30, et le mercredi et le vendredi de 14 à 17 heures.

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