L'Artisanat des Monastères de Bethléem et Lourdes : Un Héritage de Foi et de Tradition
L'artisanat des monastères de Bethléem rassemble tout le savoir-faire de la communauté. Dans la création artistique, l’homme se révèle plus que jamais « image de Dieu » et il réalise cette tâche avant tout en modelant la merveilleuse « matière » de sa propre humanité, et aussi en exerçant une domination créatrice sur l’univers qui l’entoure.
Il y a une singulière analogie entre l’art de se former soi-même et celui qui s’exerce dans la transformation de la matière. Dieu se laisse entrevoir par la fascination qu’Il exerce et la nostalgie de la beauté. L’artiste vit avec la beauté une relation particulière.
Si la moniale travaille la terre, elle fait aussi l’expérience que la terre la travaille : elle se met à « l’écoute » de la matière, qui la rend présente à elle-même, aux autres, à Dieu. Elle trouve sa « juste place », glaise dans les mains de son Créateur. Chaque pièce, unique, passe par les mains de plusieurs sœurs et surtout par leur cœur, unique. Les motifs et les formes choisis témoignent de la simplicité du désert.
Le désir de beauté artistique s’enracine d’abord dans la beauté spirituelle. Dieu est Beauté. Tout l’environnement, toute la manière de vivre en découlent. Jusque dans les détails. Afin que chaque geste soit fait jusqu’au bout, posément, par amour de Dieu et de la personne qui le reçoit. Cette attention est une expression de la dignité de la personne humaine.
Un apostolat par le beau, que l’on retrouve également dans leur artisanat, faïence et sculptures, reconnaissable et disponible dans leur boutique.
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Les sœurs ont donc racheté une grande maison, dont la salle principale sert aujourd’hui de salle d’accueil, et où un grand feu chauffe la pièce. A ces murs, on retrouve aussi des crucifix. Sur un autre mur, c’est l’histoire de la communauté qui s’affiche : les monastères en France, à Paris, mais aussi en Terre sainte, en Espagne, en Italie…
Car ici, toutes les sœurs sont de nationalités différentes. Si sœur Priscille est Française, elle vit aux côtés de sœurs de cinq nationalités différentes : Hongroises, Espagnoles, Coréenne, Lituanienne et donc, Françaises. Chacune apporte sa pierre à l’édifice de la vie en communauté.
C’est avec cet artisanat que les sœurs vivent. C’est avec cet argent également qu’elles peuvent poursuivre le chantier entamé en 1998.
Au départ les sœurs n’étaient que quatre ou cinq et pouvaient loger dans la maison. Mais quand de nouvelles recrues sont progressivement arrivées, elles se sont installées dans des caravanes. Froid l’hiver, chaud l’été, se souviennent les sœurs qui ont vécu cette période qui a duré jusqu’à 2012. Date à laquelle où elles ont commandé une dizaine d’Algeco où chacune a désormais sa cellule. Elles ont aussi fait bâtir une chapelle, consacrée par Mgr Perrier en 2001. Le public peut y assister aux offices, dans la salle supérieure. Les sœurs, elles, prient en bas, selon un rite inspiré à la fois d’Orient et d’Occident.
Isolés du tumulte, confrontés à la beauté des paysages et de la liturgie, il nous est plus aisé de tendre l’oreille et d’ouvrir nos cœurs pour recevoir le Seigneur.
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Actuellement, un artisanat de tournage du métal démarre avec la fabrication d’objets sacrés avec les techniques de repoussage et de gravure, selon l’héritage du Moyen-Orient (Syrie, Irak).
Dans la prière silencieuse, le jeûne et la veille, les icônes du Christ, de la Vierge et des saints sont écrites selon la tradition d’Orient qui porte en elle-même sa théologie et sa sagesse. « L’art pour l’art qui ne renvoie qu’à son auteur, sans établir un rapport avec le monde divin, n’a pas sa place dans la conception chrétienne de l’icône. Quel que soit le style qu’il adopte, tout art sacré doit exprimer la foi et l’espérance de l’Église.
S’appuyant sur la tradition de la haute époque de l’art chrétien, les moines et les moniales s’efforcent de mettre à la portée du peuple ce patrimoine de foi.
Route des Produits monastiques
Bethléem: Ville de Naissance du Sauveur
Bethléem, située en Judée, est une ville au cœur de l’histoire du christianisme. C’est là que Jésus-Christ est né, dans une humble crèche, apportant au monde la lumière et l’espérance du salut. Depuis plus de 2000 ans, Bethléem est un lieu de pèlerinage et de prière, où des millions de fidèles viennent honorer la naissance du Christ dans la Basilique de la Nativité. Cette ville évoque la simplicité, la pureté et l’accomplissement de la promesse divine.
L’encens Bethléem a été créé pour rendre hommage à ce lieu sacré. Ce mélange crée une fragrance chaleureuse et enveloppante, idéale pour la prière et la contemplation.
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Les Bienfaits Spirituels de l’Encens Bethléem
L’Encens Bethléem est utilisé pour sanctifier un lieu, accompagner la prière et raviver l’esprit de Noël tout au long de l’année.
1. Un Encens de Joie et de Louange
- Idéal pour les prières de remerciement et de louange.
- Aide à méditer sur la naissance du Christ et sur l’espérance qu’il apporte au monde.
- Favorise un climat de paix et de confiance en Dieu.
2. Un Encens de Purification et de Bénédiction
- Utilisé pour bénir un foyer ou une église.
- Purifie l’air et crée une atmosphère propice à la prière.
- Idéal pour les célébrations de Noël et l’adoration du Saint-Sacrement.
3. Un Encens de Paix et de Réconfort
- Son parfum doux apaise l’esprit et invite à la sérénité.
- Il aide à renforcer la foi en période de doute ou d’épreuve.
- Il évoque la tendresse et la présence bienveillante de Dieu.
L’encens Bethléem est une invitation à revivre la joie de Noël et à méditer sur l’amour infini de Dieu. Son parfum sacré nous rappelle que Jésus est la Lumière du monde, venu apporter la paix et le salut à toute l’humanité.
En le faisant brûler, nous réaffirmons notre foi en la présence de Dieu parmi nous et nous nous laissons envelopper par la tendresse et la miséricorde du Christ.
Comment Utiliser l’Encens Bethléem ?
L’encens Bethléem peut être utilisé dans divers moments de prière et de méditation.
1. Lors des Fêtes de Noël et de l’Épiphanie
- Allumer un charbon ardent dans un encensoir.
- Déposer quelques grains d’encens Bethléem.
- Lire le récit de la Nativité (Luc 2, 1-20) ou de l’adoration des Mages (Matthieu 2, 1-12).
- Laisser la fumée et le parfum élever les prières vers le ciel.
2. Pour la Prière Familiale
- Brûler un peu d’encens avant un temps de prière en famille.
- Confier son foyer à la protection de la Sainte Famille.
- Demander à Jésus, Marie et Joseph de bénir et sanctifier la maison.
Le Monastère Notre-Dame du Désert de l’Immaculée à Lourdes
Le 8 décembre 1998, le monastère Notre-Dame du Désert de l’Immaculée est fondé Lourdes (Hautes-Pyrénées ; France) dans l’irradiation de la présence de la Vierge à la grotte de Massabielle.
La communauté des moniales de Bethléem de l’Assomption de la Vierge et de Saint-Bruno vit à Saint-pé-de-Bigorre. La communauté y est arrivée en 1998, appelée par Mgr Perrier, alors évêque de Tarbes et Lourdes.
Naturellement, les moniales de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de saint Bruno, ont répondu à l’appel. L’évêque les avait sollicitées car elles étaient déjà présentes dans la cité mariale, au travers d’une boutique située en bas du boulevard de la Grotte. Il était donc logique qu’une communauté s’installe à Lourdes. D’autant que les sœurs entendent vivre à la suite de la Vierge Marie.
La Famille Monastique de Bethléem
La Famille monastique de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge, et de saint Bruno est reconnue de droit pontifical par décret du 6 octobre 1998.
Voici une chronologie des événements importants dans l'histoire de cette famille monastique :
| Date | Événement |
|---|---|
| 3 février 1951 | Sœur Marie (Odile) arrive à Chamvres avec Hortense. |
| 22 août 1951 | Les trois premières sœurs reçoivent l’habit monastique. |
| Septembre 1954 | La communauté déménage dans une ancienne ferme à Méry-sur-Oise. |
| 8 décembre 1998 | Fondation du monastère Notre-Dame du Désert de l’Immaculée à Lourdes. |
| 27 septembre 1999 | Sœur Marie rejoint la Maison du Père. |
L’artisanat est pour nous l’occasion de témoigner en silence de la grandeur et de la beauté de Dieu.
Un groupe de jeunes sœurs de différentes langues se retrouve régulièrement afin de travailler à l’unification des mélodies de notre liturgie. Elles sont puisées aux différentes sources musicales des liturgies monastiques d’Orient et d’Occident.
Trois ateliers de fabrication de statues en dolomie travaillent en étroite collaboration et poursuivent leur développement dans nos monastères de Mougères en France, Merlo en Argentine et Santa Maria Reina au Chili.
Pour sœur Célia, la prieure, « toute notre humanité est prise dans la lumière de Dieu. Dieu qui s’est fait homme pour que ce dernier puisse être divinisé ; Dieu qui a divinisé une femme, humaine, pour la laisser entrer dans Sa Gloire. De la naissance du Christ à l’Assomption en passant par le rayonnement de la résurrection, ce qui éclaire nos vies, c’est la flamme de l’espérance, la lumière de la foi. »
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