Artisanat de tranchée et sculpture canine en contexte de guerre 14-18
De petits chefs-d’œuvre nous sont parvenus et parmi ceux-ci, de très beaux objets d’Art Populaire. En effet, parmi les soldats, nous retrouvons de très nombreux hommes de métier ou artisans qualifiés. La plupart, vont appliquer les gestes de leur profession d’avant guerre. Ces incrustations en argent massif sont de très belle qualité. En effet, les objets qui méritent cette appellation échappent aux règles d’ateliers. L’exécution et la finition peuvent varier sensiblement. Le résultat est différent. Définir ce genre n’est pas simple ! … Durant ces deux derniers siècles, les tentatives ont été nombreuses et les avis divergent. Est-ce l’art du ou d’un peuple ? … Est-ce un art non-savant ? … Est-ce l’art des non-artistes ? Les objets répétitifs produits en nombre dans un but mercantile ne méritent pas l’appellation « Art Populaire ».
Les précédents ne manquent pas, comme les objets « forêt noire » ou les « santons de Provence » qui ont cessé d’être des œuvres d’art pour devenir des productions artisanales, des bibelots « touristiques ». A. Washington, D.C. Quoi qu’il en soit, les « poilus » vont fabriquer une quantité d’objets dans des matières très diverses trouvées sur place. A. B. C. D. Presse-papier Paris-Musée de l’Armée - Dist. Poilu déssiné par E. Terraire sapeur 275° d’Inf. Parmi tous ces objets, c’est la canne qui m’intéresse … je ne vous apprends rien. C’est un objet plus personnel que le « poilu » va s’efforcer de conserver. Elle est nécessaire au soldat qui doit effectuer de longues marches dans des conditions difficiles. La fabrication des cannes et bâtons que vous allez découvrir est lente. Au centre et à travers le fût, une cavité a été pratiquée. Très bel exemplaire de canne de poilu - Le serpent est l’un des symboles les plus utilisés en ce domaine. D’innombrables cannes de ce genre existent dans des factures différentes. Dans ce cas, la sculpture est à très hauts reliefs et de belle qualité. Canne de poilu monoxyle avec un pommeau en équerre ayant la forme d’un bras et d’une main brandissant une grenade. 1916 … Verdun fut la plus longue et l’une des batailles les plus dévastatrices de la 1ère Guerre mondiale et de l’histoire de la guerre. Verdun apparaît aussi comme l’une des batailles les plus inhumaines auxquelles l’homme se soit livré. L’artillerie causera 80 % des pertes. « Bois de La Reine - 1916 » : c’est la seule inscription qui figure sur cette jolie canne monoxyle. Cette canne est assez particulière … En effet, nous retrouvons le serpent, le chien, une grenouille (relativement récurrente), une main. Jusqu’ici, les symboles sont classiques … S’y ajoutent, une femme dénudée et une inscription « Souvenir du Poilu » sans aucun apport supplémentaire lié au propriétaire ! L’ensemble est polychromé … ce qui est inhabituel. Bien évidemment, sur le front, le poilu ne disposait pas facilement d’un ensemble de couleurs différentes. Je suis persuadé que cette canne est le travail d’un soldat en convalescence, produite dans le cadre des expositions, salons ou concours et destinée à la vente au profit des Oeuvres de Guerre. Edition E.
Jusqu’à la Première Guerre mondiale, la durée des conflits est en général assez réduite. Sauf lors des sièges, les batailles sont rapides, et les militaires ne restent pas longtemps dans l’attente du combat. Cette situation inédite donna naissance à un art populaire singulier : l’artisanat de tranchée. Pour passer le temps, certains poilus se mettent à fabriquer, avec des matériaux communs ou de rebut, des objets usuels, des bijoux ou des artefacts décoratifs qu’ils donnent à leur famille, à leurs amis ou vendent pour compléter leur solde. Outre les matériaux à portée de main (bois, tissu), ces créations sont essentiellement réalisées à partir d’éléments récupérés sur le champ de bataille, aux risques et périls des soldats qui s’exposent alors aux balles ennemies. À l’image du cliché Soldats français affublés de casques allemands à Neufmontiers, où les militaires, coiffés du casque à pointe, posent devant leur butin, le produit de cette collecte constitue souvent une sorte de trésor de guerre, surtout lorsqu’il a été soustrait à l’ennemi.
L’ingéniosité déployée dans l’artisanat de tranchée est en effet d’autant plus étonnante que les poilus n’ont que les « moyens du bord » pour fabriquer ces objets. Au départ très spontané, l’artisanat de tranchée prit rapidement beaucoup d’ampleur. L’engouement qu’il suscite à l’arrière, parmi les civils, conduit à la création d’une véritable industrie. Des ateliers dédiés à la fabrication de ces objets sont mis en place dans les campements en seconde ligne, les centres de rééducation professionnels pour les mutilés de guerre produisent des artefacts similaires, des bijoutiers vendent des copies réalisées par des civils. Des expositions et des ventes sont également organisées pour montrer le travail des poilus et soutenir des actions caritatives. Pour les civils de l’arrière, ces créations singulières représentent non seulement un souvenir des amis ou des membres de la famille partis au front, mais aussi un lien avec le cœur de la guerre. Avoir sous les yeux des artefacts réalisés avec les matériaux entourant les poilus, et surtout ceux directement liés au combat - munitions, projectiles, armes - leur donne l’impression de partager une partie de l’expérience des combattants.
Claire LE THOMAS, « L'Artisanat de tranchée », Histoire par l'image [en ligne], consulté le 25/07/2026. Le 12 mars 1917 (calendrier justinien), la garnison de Petrograd se soulève. Le 18 et le 22 juin 1940, de Gaulle lance un appel sur les ondes de la BBC. Jules Védrines est un personnage à la fois inclassable et pourtant très caractéristique des débuts de l’aviation. ouverture par le dessous. Casque à pointe, travail de tranchée en cuivre et laiton , jonc arrière présent , cocarde et jugulaire travaillées. Poêle, table de nuit ? Briquet avec très belle gravure d'une oie en béquille, de l'autre coté initial gravée. Canne en bois sculptée d'une tête de mort sur le pommeau ( pièce de plomb incrusté sur le sommet et l'arrière du crane ) . Jardinière en artisanat de tranchée, réalisée à partir de matériaux récupérés sur le champ de bataille durant la Première Guerre mondiale. art. mais aussi pendant la guerre de Corée ou celle du Vietnam. La forme de la lame de ces coupe-papier est d'inspiration nord-africaine. soucieux des sacrifices humains. dehors de ces périodes, mieux valait de ne pas trop penser au lendemain. fallait donc se vider l’esprit en occupant les mains. préserver son individualité et laisser une trace ! ciselant. nombre d’ouvriers et d’artisans. peine décorée. à trouver. Une exceptionnelle collection anglaise de vases et autres objets réalisés au départ de douilles d’obus. Douille assez simplement décorée, avec évocation non précise du lieu. L’insigne de régiment soudé à la base évoque l’artillerie. Deux petites douilles. ce pot à tabac (exposition). ville la plus proche. Moins utilitaire certes - sauf au mess des officiers ! compris, était l’un des principaux « passe-temps » des poilus. Très beaux exemplaires de briquets en forme de livre. hypothétique. suivant ne relève pas à proprement parler de l’artisanat des tranchées. reine Mary à tous les soldats anglais du front de l’ouest et de Russie. Encrier réalisé par des artilleurs français. La partie frontale est décorée d’un insigne de casque Adrian de l’artillerie. porte-plume et porte-crayon ont aussi la faveur des poilus. Le porte-plume du dessus comporte deux douilles soudées avec une plume d’un côté et, de l’autre une feuille de cuivre évoquant une petite plume d’oie, gravée « Souvenir 1914-15-16-17 ». réalisations se font au départ de ceintures d’obus. varie en fonction du calibre. enchâssées. La première de ces lames évoque un kriss. On y a soudé un insigne de régiment anglais (Northumberland fusiliers). nous présentons est gravé. Sur l’un des longs flancs, on distingue « Liège. Le prénom « Willy ». sa tranchée, pense bien évidemment à sa famille. Ici, un superbe biplan. Le fuselage est fait d’une grosse cartouche .303. L’un des premiers tanks. « spleen » qui les gagne, éloignés de leurs jeunes enfants. ou bien la réalisation vient-elle de l’arrière. fourreau de la baïonnette du fusil Lebel. polissage peut commencer. terminé sera passé à la toile émeri au grain de plus en plus fin. découpeur, ébaucheur, finisseur, ciseleur et graveur. centimètres de long). des fards.
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Artisanat de tranchée/#1
- Processus de fabrication: matériaux récupérés sur le champ de bataille, gestes pré-guerre adaptés, et techniques de ciselage, gravure et polissage.
- Objets typiques: cannes de poilu, briquets en forme de livre, encriers, porte-plume, coupe-papiers, jardinières, et accessoires personnels.
- Symbolique fréquente: serpent, chien, grenouille, main, femme, inscription « Souvenir du Poilu », marques de régiment ou de lieu.
- Contexte historique: émergence durant les sièges et conflits prolongés; passage d’objets spontanés à une industrie artisanale et caritative.
Origine et enjeux de l’artisanat de tranchée
Pour passer le temps, certains poilus se mettent à fabriquer, avec des matériaux communs ou de rebut, des objets usuels, des bijoux ou des artefacts décoratifs qu’ils donnent à leur famille, à leurs amis ou vendent pour compléter leur solde. L’ingéniosité déployée dans l’artisanat de tranchée est en effet d’autant plus étonnante que les poilus n’ont que les « moyens du bord » pour fabriquer ces objets. Au départ très spontané, l’artisanat de tranchée prit rapidement beaucoup d’ampleur et donna naissance à une véritable industrie à l’arrière.
Des ateliers dédiés à la fabrication de ces objets sont mis en place dans les campements en seconde ligne, les centres de rééducation professionnels pour les mutilés de guerre produisent des artefacts similaires, et des bijoutiers vendent des copies réalisées par des civils. Des expositions et des ventes sont également organisées pour montrer le travail des poilus et soutenir des actions caritatives. Pour les civils de l’arrière, ces créations représentent un lien émotionnel fort avec le front et la guerre elle-même.
La canne de poilu, objet central de ce panorama, est porteuse d’un récit personnel et de symboles forts. La présence de figures comme le serpent, le chien ou la main, et l’ajout d’inscriptions domestiques ou polychromies inhabituelles, témoignent d’un savoir-faire varié et parfois de commandes destinées à des occasions publiques ou caritatives.
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