Artisanat d’insectes métalliques fabriqués à partir de munitions et de pièces réutilisées: entre science, design et curiosités mécaniques

Le docteur Allan Drummond travaille à l'intersection entre l'art, le design et la science avec ses répliques métalliques d'araignées, de fourmis et d'autres insectes. Ses recherches au sein des départements de médecine, de biochimie et de biologie moléculaire de l'université de Chicago lui permettent de fonder une pratique créative qui consiste à mouler des spécimens réalistes en mettant l'accent sur les éléments anatomiques des organismes préhistoriques les plus susceptibles d'être perdus dans les archives fossiles, notamment le ventre. Crédit : Allan Drummond

Le rendu numérique de chaque créature commence par être modélisé dans le logiciel Blender puis est ensuite imprimé en 3D. Rendez-vous sur Instagram pour voir à quoi ressemblent les espèces originales. Allan Drummond coule ensuite la réplique en bronze ou en argent avec l'aide de designers de bijoux basés dans sa ville de Chicago, puis assemble et termine les composants métalliques lui-même dans son atelier. Au final, cela lui permet d’obtenir une copie absolument parfaite de l’insecte tel qu’il a existé ou existe encore sur la Terre, qu’il soit grandeur nature ou à une échelle supérieure afin d’en magnifier les caractéristiques. Crédit : Allan Drummond

Des créations en forme d’insectes, minutieuses et très détaillées. Lors d’une interview accordée à nos confrères américains de Colossal, le scientifique a fait savoir que l'ensemble des œuvres présentées ici utilise des techniques plus avancées que ses créations précédentes et qu'elles ont été réalisées avec l'aide de deux experts : la sculptrice Jessica Joslin et la créatrice de bijoux Heather Oleari. Chez Édouard Martinet, une vieille chaîne de vélo peut devenir une patte de hanneton, un phare de moto se transformer en œil de corbeau, et un garde-boue retrouver une nouvelle vie sous forme de carapace. Insectes, poissons, oiseaux, grenouilles ou crustacés : ses sculptures semblent sorties d’un cabinet de curiosités mécanique, où la ferraille aurait décidé de prendre des airs d’histoire naturelle.

Édouard Martinet est un artiste français né en 1963, connu pour ses sculptures d’animaux réalisées à partir de matériaux récupérés : freins de vélo, moules à gâteau, ressorts, phares, pièces de machines à écrire, éléments automobiles ou objets chinés. Édouard Martinet est un sculpteur français qui travaille à partir d’objets récupérés dans des brocantes, des braderies, des marchés aux puces ou des réserves de pièces anciennes. Son travail ne consiste pas à masquer les objets d’origine. Au contraire, il les laisse souvent reconnaissables. Une pièce de vélo reste une pièce de vélo, mais elle devient aussi une articulation, une aile, un abdomen, une mandibule ou une nageoire.

L’un des points les plus remarquables dans les sculptures d’Édouard Martinet est sa méthode d’assemblage. L’artiste ne soude pas ses pièces. Cette absence de soudure change beaucoup de choses. Les pièces gardent leur identité, leurs contours, leurs traces d’usage. Elles ne sont pas fondues dans une masse métallique uniforme : elles restent lisibles. Le résultat donne des animaux étonnamment vivants. Une libellule garde la légèreté de ses ailes, un poisson conserve une fluidité presque aquatique, un insecte paraît prêt à bouger ses pattes. Édouard Martinet crée beaucoup d’insectes, mais son bestiaire ne s’y limite pas. On trouve aussi dans son travail des poissons, des oiseaux, des grenouilles, des crustacés et d’autres animaux. Les insectes se prêtent particulièrement bien à ce travail. Leurs corps sont déjà mécaniques dans l’imaginaire : pattes articulées, antennes, carapaces, ailes transparentes, mandibules. Chez Martinet, cette dimension ressort encore plus nettement grâce aux pièces métalliques.

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Dans un registre voisin, mais avec une esthétique plus ouvertement rétro-futuriste, les animaux mécaniques steampunk montrent aussi combien la frontière entre animal et machine peut produire des images fortes. Les sculptures d’Édouard Martinet rappellent que la récupération ne se limite pas à “faire avec ce qu’on a”. Dans son cas, chaque objet est choisi pour sa forme, sa texture, sa couleur, sa patine et son potentiel anatomique. Cette manière de travailler donne une seconde vie aux objets, mais sans les effacer. Les sculptures racontent deux histoires à la fois : celle de l’animal représenté et celle des objets qui le composent. Ce principe de réinterprétation se retrouve aussi dans les sculptures en recyclage d’électronique de Vishwanath Mallabadi Davangere, où composants, circuits et fils quittent le domaine industriel pour entrer dans celui de l’art.

Avec des matériaux de récupération, le piège serait de produire un simple assemblage décoratif. Édouard Martinet évite cet écueil grâce à une construction très maîtrisée. Les proportions sont importantes : une aile trop lourde, une patte mal placée, une tête trop massive, et l’animal perdrait sa cohérence. Martinet joue donc autant avec la sculpture qu’avec l’anatomie. C’est ce qui distingue ses œuvres de simples objets recyclés décoratifs. La pièce récupérée ne vient pas seulement remplir un espace : elle trouve une fonction. Elle devient articulation, écaille, bec, antenne, nageoire ou œil. Le travail d’Édouard Martinet s’inscrit dans une famille plus large d’œuvres réalisées à partir d’objets détournés. Cette logique se retrouve aussi dans les oiseaux créés avec des pièces de machines à écrire recyclées. Dans un registre plus sombre et plus steampunk, les araignées fabriquées avec de vieilles montres par Peter Szucsy prolongent cette même idée : faire surgir une créature articulée à partir de rouages, cadrans et pièces d’horlogerie. Dans le cas de Martinet, cette transformation reste très incarnée. Ses animaux métalliques ne sont pas seulement des preuves d’ingéniosité. Ils ont une présence, une posture, parfois une élégance presque précieuse.

Partager/Envoyer à une IA pour résumer : Les balles monolithiques, conçues principalement en cuivre ou en alliages de cuivre, sont de plus en plus utilisées par les chasseurs au grand gibier, en raison de leurs performances et de leur conception respectueuse de l’environnement. Une balle monolithique est une munition fabriquée entièrement à partir d’un seul matériau, généralement du cuivre ou de ses alliages. Contrairement aux balles traditionnelles, qui sont souvent constituées d’un noyau de plomb recouvert d’une enveloppe métallique, les balles monolithiques sont conçues d’un bloc solide de métal. Les balles monolithiques sont optimisées pour offrir une grande stabilité en vol, une pénétration efficace et un contrôle optimal de l’expansion après impact. Leur forme et leur poids sont conçus pour maximiser la précision sur de longues distances. L’un des principaux avantages des balles monolithiques réside dans leur capacité à pénétrer profondément dans les tissus de l’animal, même à grande distance. Grâce à leur conception solide, elles offrent une grande efficacité de pénétration, même dans les conditions de chasse les plus exigeantes. Les balles monolithiques ne contiennent pas de plomb, un métal toxique dont l’utilisation est de plus en plus réglementée dans de nombreuses régions. Les balles monolithiques sont souvent moins abrasives que les balles à noyau de plomb, ce qui peut contribuer à préserver le canon de l’arme. Un des principaux inconvénients des balles monolithiques reste leur coût, généralement plus élevé que celui des munitions traditionnelles en plomb. Ce prix est dû à la fabrication du cuivre et à la conception de la balle. Bien que la capacité de pénétration accrue des balles monolithiques soit un avantage indéniable en matière d’efficacité, elle peut aussi présenter des inconvénients. En raison de leur grande capacité à pénétrer profondément, ces balles peuvent parfois traverser l’animal sans s’arrêter, notamment dans le cas des gibiers légers comme les chevreuils ou certains sangliers. Cela peut entraîner un risque de surpénétration, ce qui peut compliquer la récupération de l’animal, surtout si celui-ci fuit après le tir. Certaines armes, notamment celles plus anciennes, peuvent ne pas être optimisées pour tirer des balles monolithiques. Cela est particulièrement vrai si ces armes ont été conçues pour des munitions plus légères et moins denses, comme celles en plomb. En effet, bien que le cuivre soit plus dense que l’aluminium ou certains matériaux métalliques, il n’est pas plus dense que le plomb. Les balles monolithiques fonctionnent très bien à des distances courtes, notamment lors de battues où l’expansion est optimisée grâce à des calibres rapides. Toutefois, leur performance peut être insuffisante à des distances plus longues, en particulier pour les calibres lents comme le 8×57 JRS ou le 9,3×62, où l’expansion est souvent insuffisante pour une létalité rapide et efficace. Les balles monolithiques offrent de nombreux avantages, notamment en termes de performance, de respect de l’environnement et de préservation du matériel, mais elles ne sont pas sans inconvénients. Leur coût élevé, leur capacité de pénétration excessive sur certains gibiers légers et leur compatibilité limitée avec des armes anciennes doivent être pris en compte avant de les adopter en tant que munitions principales. Depuis l’année 1973, les munitions tirées par les armes de collection sont classées dans la catégorie des armes de collection libres à l’acquisition et la détention. La version 2024 de l’article R311-2 du CSI précise que : . - « j) Eléments des munitions sans étui métallique conçus pour les armes à poudre noire classées aux e et f… » C’est à dire les armes authentiques d’un modèle antérieur à 1900 et leur répliques ;. Il est clair que les munitions chargées à poudre vive ne sont pas considérées comme munitions de collection. Cette poudre inventée dès 1886 s’est généralisée sur le marché civil à partir de 1895. - L’acquisition et détention des munitions d’origine ou refaites pour les armes classées en D §J) qui ne sont pas à étui métallique. Par exemple les munitions combustible comme le Chassepot. A la condition que le chargement soit bien effectué avec de la poudre noire. - la détention de 500 munitions actives de catégorie C §6, 7 et 8 [2]. Il s’agit d’une mesure générale qui permet la détention des munitions et (non l’acquisition) sans avoir à présenter quoique ce soit comme justificatif ni récépissé d’armes. C’est une sorte de passe droit fait à l’origine pour éviter que les anciens chasseurs ou tireurs soient embêtés avec les munitions qui leur resteraient après la vente de leurs armes. Le CSI en donne la définition claire : « munition factice qui ne peut être transformée en une munition active ». Aucune information n’est donnée sur la provenance d’une munition inerte. Précisons qu’une munition factice est fabriquée à partir d’éléments neufs ou récupérés ; ce n’est pas une munition neutralisée. Ce qui n’est pas libre à l’acquisition les munitions d’origine ou répliques qui seraient chargées à la poudre vive, En effet le texte est bien clair sur ce point, les munitions doivent être chargées à poudre noire pour être classées en D §j) et D§j bis). les munitions refaites et leur éléments. Durant tout le processus législatif, l’UFA a demandé à ce que soit reconnue la collection de munitions. Mais il y a eu une farouche opposition du gouvernement d’alors et les parlementaires ont suivi. Les collectionneurs en sont donc réduits à ne s’intéresser qu’aux munitions à poudre noire, inertes ou neutralisées. Dans son Art. R311-1 § 26° le CSI définit ainsi la munition neutralisée : « Munition neutralisée : munition dont le projectile a un diamètre inférieur à 20 mm et dont la chambre à poudre présente un orifice latéral d’un diamètre au moins égal à 2 mm ne contenant plus de poudre et dont l’amorce a été percutée. - les gros calibres non plus. Les soldats de la Grande Guerre ont réalisé de véritables oeuvres d’art à partir de matières premières trouvées sur le champ de bataille. Les douilles d’obus d’artillerie que l’on trouvait alors à foison ont permis aux soldats d’occuper leur temps libre en réalisant des objets en laiton qu’ils décoraient artistiquement. Véritable art populaire, l’artisanat de tranchées rappelle aujourd’hui ce terrible conflit du XXe siècle. Egalement, les ouvriers des manufactures ont souvent occupé leurs « heures creuses » à faire des objets décoratifs qu’ils fabriquaient à partir de pièces détachées d’armes ou de munitions. Cet art populaire n’est pas classé dans les catégories. A propos d’une épave d’hélicoptère, un arrêt du Conseil d’État a relevé une faute de la Douane, en précisant : « …compte tenu de son état d’épave, il n’a plus le caractère de matériel militaire ». Pour les douilles vides de plus de 20 mm, en prenant les textes actuels à la lettre, tous ces vestiges du patrimoine encore bien présents dans les familles, seraient interdits. Cela serait inconcevable. C’est pourquoi l’UFA fait le siège des deux Ministères (Défense et Intérieur) depuis 2013, et on a déployé des efforts considérables. - Le décret de 1973 limitait ce classement à « sous réserve qu’elles ne contiennent pas de substances explosives ». - Celui de 1995 a clarifié la situation en la complétant : « sous réserve qu’elles ne contiennent pas d’autre substance explosive que de la poudre noire ». - L’article R311-2 du CSI Version actuellement en vigueur : . - les munitions et éléments de munitions à poudre noire modernes pour armes d’épaule historiques (D§e) relèvent désormais de la catégorie C11°. Pour en acheter, il suffit d’une licence de tir ou d’un permis de chasser à jour. - les munitions et éléments de munitions à poudre noire modernes pour armes de poing historiques D§e) relèvent désormais de la catégorie B13°. Pour en acheter, il suffit d’une licence de tir à jour et de l’autorisation unique de détention. - Les munitions initialement en C6° restent en C6°, qu’elles soient à poudre noire ou PSF. Pour en acheter, il suffit du récépissé de l’arme ou de l’autorisation unique de catégorie B. Par conséquent des munitions ou éléments de munitions modernes de .32, .38 et .41 annulaire à poudre noire, ainsi que les .44 Henry, ou encore de .56 Spencer ou 10,4 Vetterli, sont bien en D j) bis. Munitions fabriquées par la Navy Arms Company basée à Ridgefield (NJ). Fondée en 1956 par Jr. Val Forgett. A gauche cal 41 RF et à droite cal 32 RF. Classées en D§jbis) à l’unique condition qu’elle soient chargées à poudre noire. Munitions fabriquées au Canada par la société Canadian Industries Limited (CIL) qui a été fondée en 1910. Classées en D§jbis) à l’unique condition qu’elle soient chargées à poudre noire. Accessoirement, ces nouveaux classement ont une conséquence : il est toujours légal de tirer en-dehors d’un stand homologué avec un S&W No2, un Vetterli ou un Henry (d’époque, pas la réplique Uberti en .44-40) avec des cartouches refaites, mais avec un 1873, un SAA, un S&W No 3 ou un Reichsrevolver on ne peut utiliser que des cartouches d’époque. Rel. Il les aime ses bestioles Titi et elles le lui rendent bien. De son vrai nom Thierry Jacques, Titi, 45 ans, expose ses créatures métalliques à la Maison des arts (l’ancienne chapelle Saint- Thomas) jusqu’au dimanche 25 août 2019. Plutôt que des œuvres abstraites ou des personnages, Thierry Jacques préfère rester « dans l’animal, c’est ce que je ressens le plus. Le monde aquatique d’eau douce. » Pleins de finesse et de poésie, les insectes, libellules, moustiques, mouches, cafards n’ont plus de secrets pour lui. Grâce au sculpteur, les pièces détachées ont une seconde vie. Un réservoir transformé en grillonAinsi, les pignons de motos se transforment en hippocampe, Jiminy le grillon voit le jour par la magie d’un réservoir et d’amortisseurs, des fourchettes retournées, servent de pattes pour une grenouille, les pots d’échappement donnent naissance à une fourmi ou un héron. « J’aime le métal et son aspect brut. Je travaille à la soudure à l’arc, une meuleuse, une disqueuse et je polis ensuite. Puis, j’appose du vernis de protection. Cela ne bouge pas et ça peut être exposé dehors. » Thierry Jacques est arrivé en Bretagne en 1997. Après un BTS Assurance pour rassurer ses parents, « mais je n’en ai jamais fait », et divers petits boulots. À l’âge de 30 ans, il se reconvertit dans la mécanique, passionné par les vieilles motos. Il monte son garage à Trédion, entre Ploërmel et Vannes, qu’il tiendra pendant 10 ans. « Depuis tout petit, j’aime bien dessiner. « Les pièces détachées me donnaient des idées »Autodidacte, il commence par réaliser des sculptures en papier mâché, avec du ruban adhésif jaune. « Je faisais du volume. Et il me restait pas mal de pièces de bécane, explique l’artiste. J’aime bien bricoler et les pièces détachées me donnaient des idées. J’aime détourner leur usage. Je m’y suis mis un soir, puis deux. Mon entourage a bien accueilli et j’ai continué. » Sa plus belle pièce ? Une mante religieuse qu’il a vendue l’an dernier. Titi ne compte pas son temps. Après Saint-Malo-de-Beignon au printemps dernier puis Paimpont cet été, il exposera à La Passerelle, lieu d’exposition de La Gacilly, d’octobre à décembre. Ses projets ? « Je voudrais faire un lucane cerf-volant. J’ai aussi l’idée d’une sauterelle réalisée avec un réservoir de couleur verte. » Soyez attentifs, la prochaine fois que vous admirerez un insecte dans une mare ou sur une feuille. Jusqu’au dimanche 25 août, Maison des arts, de 14 h à 18 h. Compte Instagram : titi.cambouis.

  • Modélisation 3D dans Blender
  • Impression 3D puis moulage en bronze ou argent
  • Assemblage et finition manuels dans l’atelier
  • Utilisation de matériaux récupérés et réutilisation d’objets métalliques

Tableau récapitulatif des principes stylistiques et techniques

AuteurProcessusSens artistique
Allan DrummondBronze, argent; impressions 3DBlender → impression 3D → coulage → assemblageRéalité anatomique et gigantisme
Édouard MartinetObjets récupérés: freins, phares, ressorts, etc.Assemblage sans soudure, conservation des traces d’usagePrésence et lisibilité des objets originels
Peter SzucszyVieilles montresAssemblage steampunkCréatures articulées à partir de rouages

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