Histoire et fabrication de l'artisanat monastique : le bénitier et ses variantes
Le bénitier est un récipient destiné à recevoir de l'eau bénite. Au même titre que les fonts baptismaux, les bénitiers font partie intégrante du mobilier des églises. Le bénitier présente un intérêt patrimonial pour sa valeur historique. Le bénitier présente également un intérêt patrimonial pour sa valeur artistique.
Origines, usages liturgiques et rituels
Utilisé pour les aspersions rituelles, le seau à eau bénite ou bénitier portatif s'accompagne généralement d'un goupillon que le prêtre immerge dans l'eau pour en asperger les fidèles ou les objets à bénir. On les remplissait d'eau bénite. il y a aussi différentes eaux bénites. Le Samedi Saint, et qui servira aux baptêmes de l'année. "EAU BENITE" qui sert au même usage. C'est cette eau qui remplit le bénitier de chevet. dont on aspergeait l'assemblée avant de commencer l'office. de toute impureté des esprits immondes. Le père Chaumonot (1611-1693) fonde alors la mission de Notre-Dame-de-Lorette en 1674, renommée L'Ancienne-Lorette en 1697 lorsque le groupe quitte le lieu pour s'établir à la nouvelle mission de la Jeune-Lorette.
Les hôtes les utilisaient en sortant et les visiteurs en entrant. ils étaient placés à l'entrée de la maison. On les conserve au-dessus du lit, tels qu'ils étaient autrefois. placés le plus souvent sur le mur de la chambre à coucher au dessus d'une chaise prie-Dieu, ils étaient, initialement, conçus en bois ou en étain de manière artisanale. Ces objets accompagnaient les familles catholiques dans leur prière. Objets de culte domestique à une époque où la société était majoritairement religieuse et vivait au rythme de la messe et des fêtes liturgiques du calendrier, ces objets représentent donc un témoignage d'une société qui a vécu et qui n'est plus.
Formes, matériaux et décors
Souvent fabriqué en métal précieux comme l'or ou l'argent, l'objet est aussi richement orné. Cette pièce d'orfèvrerie témoigne ainsi de l'attention particulière portée à l'ornementation des objets liturgiques au XVIIIe siècle. La qualité d'un bénitier tient surtout dans la décoration de la plaque murale. Sur celle-ci on retrouve souvent une croix peinte ou en relief ou bien une figure de la Vierge seule ou portant l'Enfant-Jésus.
Pour les gens les plus modestes, cet objet était simple, peu ou pas décoré. Pour les plus riches, il était possible de personnaliser cet objet de dévotion en faisant figurer le saint patron du récipiendaire ; on parle alors de bénitier patronimique. Présentés sous forme de bénitiers de chevet, placés le plus souvent sur le mur de la chambre à coucher au-dessus d'une chaise prie-Dieu, ils étaient, initialement, conçus en bois ou en étain de manière artisanale. Au fil des années sont apparus des bénitiers en terre cuite vernissée.
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Une petite base octogonale, rehaussée d'entrelacs, repose sur un socle carré; la tablette comprend deux tores et un bandeau décoré de palmettes. Fait par Beaucerf (sans doute le marbrier) en 1731. Dans cette église se trouve un curieux bénitier en marbre avec deux orifices. Le doute subsiste quant au premier usage de cet objet. Soutenu par un énorme socle en briques, ce bénitier en pierre dure était autrefois orné de roses. En 2019, il n'en reste plus qu'une, les autres ont perdu leurs pétales. Ce bénitier en marbre, patiné par le temps, n'a rien d'insolite au premier abord.
Le tridacne est un des gros mollusques bivalves que l'on appelle communément bénitier. Le mollusque géant qui hante les mers tropicales porte le nom de bénitier.
Bénitiers remarquables et orfèvrerie
Ce bénitier est fait d'argent massif dans un style Louis XIV, très orné. La panse est ornée de têtes de chérubins, d'oves, de godrons, de feuilles d'eau, feuille d'acanthe et de volutes. Conçue par le maître orfèvre parisien Jean Thibaron (avant 1717-1760), l'oeuvre en argent massif est représentative de l'orfèvrerie baroque française en vogue durant le règne de Louis XIV (1638-1715). À ce jour, peu de choses sont connues sur la vie et l'oeuvre de Thibaron, reçu maître en 1717. De rares pièces conservées au Québec, dont ce bénitier, témoignent cependant de son grand savoir-faire.
Exécuté en 1717, il s'agit vraisemblablement du plus ancien seau à eau bénite préservé au Québec. Ce bénitier est conçu en 1717 par le maître orfèvre parisien Jean Thibaron (avant 1717-1760). Il est ensuite acquis à une date inconnue par la mission jésuite de la Jeune-Lorette (aujourd'hui Wendake). L'objet en argent massif, au décor et à la forme raffinés, est représentatif de l'orfèvrerie baroque française en vogue durant le règne de Louis XIV (1638-1715).
En 1651, un groupe de 300 Hurons-Wendat fuyant les Iroquois se réfugient sur l'île d'Orléans sous la protection des Français. Ils rejoignent ensuite les Jésuites à la mission de Notre-Dame-de-Foy en 1668, mais, comme de nouveaux membres s'ajoutent constamment au groupe, la place vient rapidement à manquer. Une chapelle en bois est érigée en 1698 à Wendake grâce à un don de Mgr de Saint-Vallier (1653-1727). Cette dernière est remplacée par une église de pierre vers 1730. C'est peut-être à cette époque que le bénitier entre dans la collection d'objets liturgiques de la paroisse.
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En 1862, l'église de Notre-Dame-de-Lorette est partiellement brûlée. Les membres de la paroisse réussissent toutefois à sauver la plus grande partie du mobilier et du trésor. Le lieu de culte est reconstruit trois ans plus tard selon le modèle de l'église précédente. Le bénitier est classé en 1967, en même temps qu'un ensemble d'objets faisant partie du trésor de l'église de Notre-Dame-de-Lorette, classée dix ans plus tôt.
Bénitiers de chevet : usage domestique et patrimoine populaire
L’association des Amis de l’Abbé Jacques Poupon est fière de présenter, pour la première fois dans l’Yonne, une importante collection de « bénitiers de chevet » des XVIIIe, XIXe, et XXe siècles. Que sont les bénitiers de chevet ? Objets de culte domestique à une époque où la société était majoritairement religieuse et vivait au rythme de la messe et des fêtes liturgiques du calendrier, ces objets accompagnaient les familles catholiques dans leur prière.
Le plus souvent, le bénitier était offert par les parents ou les grands-parents à l'occasion d'une cérémonie religieuse : baptême, communion solennelle, quelques fois un mariage. Pour les gens les plus modestes, cet objet était simple, peu ou pas décoré. Pour les plus riches, il était possible de personnaliser cet objet de dévotion en faisant figurer le saint patron du récipiendaire ; on parle alors de bénitier patronimique. On parle aussi de la présence du Christ; de sujets se rapportant à Dieu ou à l'Eglise.
Impossible de passer sous silence le nom de Henri Chaperon grand spécialiste des bénitiers de chevet à la fin du XIXe siècle qui a parcouru tous les musées de France et même d'Europe pour répertorier et classer ces objets. Pour terminer, une anecdote intéressante à propos de ces éléments religieux méconnus : après sa mort en 1966, la femme du célèbre pape du surréalisme André Breton vendit ses vastes collections à Drouot. On apprit ainsi que le maître possédait une centaine de bénitiers qui étaient exposés dans la salle de bain de son petit appartement parisien.
Iconographie et représentations
La qualité d'un bénitier tient surtout dans la décoration de la plaque murale. Sur celle-ci on retrouve souvent une croix peinte ou en relief ou bien une figure de la Vierge seule ou portant l'Enfant-Jésus. Il est fréquent de rencontrer des représentations de l'Enfant Jésus, en Reine d'apparition ou en Assomption vers le ciel. Et la Résurrection, le Christ-Roi, le Christ en Majesté. celle d'une hostie émergeant d'un calice. présentant le saint patron dont il portait le prénom.
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Le bénitier de chevet visait aussi à éveiller le sens chrétien du jeune communiant. que sa date de naissance. À chacun. pour l'âme du pauvre Villon. Le plat sur la poitrine exprime la garde du cœur.
Artisanat monastique et production contemporaine
A l’heure où le modèle de la production industrielle montre ses limites, l’artisanat monastique, centré sur le respect de l’environnement, des hommes et du produit, suscite un engouement croissant. Cette économie extrêmement raisonnée a d’ailleurs évolué ces dernières années, impliquant de plus en plus le travail des laïcs autour des communautés religieuses. Pour en parler, David Milliat reçoit Marie-Catherine Paquier, chercheuse en Marketing à l’EBS Paris et auteure d’une thèse sur l’artisanat monastique et le Frère Joseph, moine-paysan de l'Abbaye de Maylis dans les Landes (40).
On les vend couramment dans les magasins de l'état communiste. d'objets religieux, mais aussi dans les bazars et les drogueries. populaire. on les conserve au-dessus du lit, tels qu'ils étaient autrefois. vivace dans certains comme la Pologne et le Tyrol.
REPORTAGE. L'orfèvre aux doigts de fée
Dimensions, variantes et curiosités
Les bénitiers de chevet présentent souvent de petites dimensions (6 à 12 cm de hauteur). On y trouvait, outre des pièces en bois, ou en porcelaine. Il existe aussi des bénitiers insolites, comme celui de Cerisy ou des pièces en marbre avec des orifices dont le premier usage demeure incertain.
| Type | Matériaux | Usage |
|---|---|---|
| Bénitier de chevet | Bois, étain, faïence, porcelaine | Dévotion domestique, baptismes, communions |
| Bénitier d'église / seau portatif | Argent, or, métal précieux | Aspersion rituelle, procession, bénédictions |
| Bénitier monumental | Marbre, pierre | Mobilier liturgique, fonts |
Le bénitier constitue ainsi un point de rencontre entre l'art sacré, l'artisanat monastique et la vie quotidienne des fidèles, témoignant à la fois d'une tradition religieuse et d'un artisanat de qualité souvent lié aux ateliers paroissiaux ou aux maîtres-orfèvres.
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