Histoire et présence de l'artisanat polonais dans le Pas-de-Calais
L'artisanat polonais est un univers d'une richesse insoupçonnée. La Pologne est un pays que l’on associe volontiers à Chopin, à Copernic, aux pierogi. Mais il suffit de pousser la porte d’un atelier à Bolesławiec, de flâner sur le marché de Cracovie ou de parcourir les échoppes d’ambre de Gdańsk pour découvrir une autre facette du pays - celle de ses artisans.
Les grands savoir‑faire polonais - céramique, ambre, cristal, dentelle, papier découpé
Impossible de parler d’artisanat polonais sans commencer par Bolesławiec. Cette petite ville de Basse-Silésie, 40 000 habitants à peine, est devenue une référence mondiale de la céramique artisanale. La céramique de Bolesławiec se reconnaît immédiatement à ses motifs caractéristiques. Le plus emblématique est le pawie oczko - l’œil de paon - un tampon circulaire composé de petits points disposés en forme de fleur. Chaque motif est appliqué à la main, à l’aide de petites éponges découpées que les décorateurs et décoratrices pressent une à une sur la pièce crue. Une assiette peut nécessiter entre 200 et 600 tamponnages individuels.
La fabrication suit un processus rigoureux. L’argile locale, riche en kaolin, est d’abord purifiée puis façonnée - au tour, au moule ou à la main selon les pièces. Après un premier séchage, la pièce reçoit une couche d’engobe blanc qui servira de fond. Vient ensuite la décoration, entièrement manuelle. Aujourd’hui, la ville compte une vingtaine de manufactures, dont les plus réputées - Ceramika Artystyczna, Zakłady Ceramiczne « Bolesławiec » et Manufaktura - emploient chacune entre 200 et 500 personnes. La production annuelle dépasse les 10 millions de pièces, dont environ 70 % partent à l’exportation, principalement vers l’Allemagne, les États-Unis et la France. Chaque année en août, le Święto Ceramiki (Fête de la Céramique) attire plus de 50 000 visiteurs qui viennent acheter directement aux ateliers, souvent à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués à l’étranger.
Si la céramique règne en Silésie, c’est l’ambre - le bursztyn - qui domine sur la côte. La Pologne est le premier transformateur mondial d’ambre, et Gdańsk porte fièrement le titre de capitale mondiale de cette résine fossile. L’ambre de la Baltique s’est formé il y a environ 40 millions d’années, à partir de la résine des forêts de conifères qui couvraient alors la Scandinavie. L’ambre baltique se distingue des autres ambres du monde par sa teneur élevée en acide succinique - entre 3 et 8 % -, ce qui lui vaut le nom scientifique de succinite. Sa palette de couleurs va du jaune miel transparent au brun profond, en passant par des nuances laiteuses, verdâtres et même bleutées. Les pièces les plus recherchées contiennent des inclusions naturelles : insectes, fragments végétaux ou bulles d’air emprisonnés il y a des millions d’années.
À Gdańsk, la rue Mariacka est le cœur battant du commerce de l’ambre. Ses dizaines de boutiques et ateliers proposent tout, du simple pendentif aux pièces d’orfèvrerie les plus élaborées. Le Musée de l’Ambre (Muzeum Bursztynu), installé dans le Grand Moulin médiéval depuis 2021, présente sur 1 500 m² l’histoire géologique et culturelle de cette résine, avec des pièces spectaculaires dont un bloc de 68 kg. Dans la tradition populaire polonaise, on prête à l’ambre des vertus thérapeutiques. Les colliers d’ambre pour bébés - censés soulager les douleurs dentaires - restent très populaires en Pologne, même si leur efficacité n’a jamais été prouvée scientifiquement.
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Direction le sud-est de la Pologne, dans les Basses-Carpates, où la ville de Krosno est synonyme de verre et de cristal depuis le XIVe siècle. La tradition verrière de Krosno s’est développée grâce à l’abondance de sable siliceux de qualité et de forêts fournissant le combustible nécessaire aux fours. Le savoir-faire des souffleurs de verre de Krosno (huta szkła) repose sur une maîtrise gestuelle transmise de maître à apprenti. Le verrier prélève une boule de verre en fusion à environ 1 100 °C à l’aide de sa canne, puis la souffle, la tourne, la façonne avec des outils en bois mouillé et des pinces métalliques. Aujourd’hui, la Krosno Glass Company (anciennement Huta Szkła Krosno) est le fleuron de l’industrie. Fondée en 1923, elle emploie environ 1 500 personnes et produit plus de 90 millions de pièces par an, dont une part significative en cristal soufflé à la main. Ses collections contemporaines, signées par des designers polonais et internationaux, ont remporté de nombreux prix de design, dont le Red Dot Award.
Dans les montagnes Beskidy, près de la frontière tchèque, le village de Koniaków (environ 3 000 habitants) abrite l’un des savoir-faire les plus minutieux de Pologne : la koronka koniakowska, la dentelle de Koniaków. La tradition remonte au XIXe siècle, quand les femmes gorales (montagnardes) ont commencé à orner leurs coiffes et tabliers de dentelle faite main. Les motifs s’inspirent de la nature environnante : étoiles, flocons de neige, feuilles de fougère, fleurs de montagne. Un napperon de 30 cm de diamètre peut nécessiter entre 200 et 600 heures de travail - oui, vous avez bien lu.
Le wycinanki (prononcer « vi-tchi-nan-ki ») est l’art polonais du papier découpé. Apparu au milieu du XIXe siècle dans les campagnes, il était à l’origine un moyen simple et peu coûteux de décorer les intérieurs paysans. Deux grandes écoles régionales se distinguent. Les wycinanki de Łowicz, en Mazovie, sont les plus colorés : compositions symétriques multicolores représentant des coqs, des fleurs et des scènes de mariage, découpées en plusieurs couches de papier superposées. Le wycinanki est l’art traditionnel polonais du papier découpé. Aujourd’hui, le wycinanki inspire aussi les designers contemporains polonais, qui en reprennent les motifs sur du textile, de la vaisselle ou du mobilier. L’UNESCO a inscrit le wycinanki sur sa liste du patrimoine culturel immatériel, reconnaissant la valeur universelle de cette forme d’expression artistique. À Łowicz, le Musée de Mazovie présente une collection permanente de wycinanki et organise des ateliers initiation.
Cracovie, Zakopane et les réseaux de diffusion
Cracovie est la capitale incontestée du tourisme artisanal en Pologne. Sukiennice (Halle aux Draps) - Au cœur du Rynek Główny, cette halle gothique du XIVe siècle abrite un marché artisanal permanent. On y trouve poterie de Bolesławiec, bijoux en ambre, sculptures en bois, wycinanki encadrés et pisanki peints à la main. Prix légèrement touristiques mais pièces authentiques. Boutiques Cepelia - La chaîne Cepelia (réseau national officiel de l’artisanat polonais) dispose de plusieurs points de vente à Cracovie. Quartier de Kazimierz - L’ancien quartier juif est devenu un haut lieu de la création contemporaine. Galeries d’art populaire, ateliers d’artisans et boutiques de designers qui réinterprètent les motifs traditionnels polonais se mêlent dans la rue Józefa et ses alentours. Marché de Stary Kleparz - Ce marché traditionnel, l’un des plus anciens de Cracovie, accueille quelques vendeurs d’artisanat local aux côtés des étals de produits frais.
Pour les voyageurs et les acheteurs, acheter de l’artisanat polonais authentique demande un peu de méthode, tant les souvenirs industriels ont envahi les zones touristiques. À Cracovie, la première adresse reste la Halle aux Draps (Sukiennice), au centre du Rynek Główny. Sous ses arcades gothiques, des dizaines de stands proposent poterie de Bolesławiec, bijoux d’ambre, sculptures sur bois et wycinanki encadrés. Les prix y sont un peu plus élevés qu’en province, mais la qualité est au rendez‑vous si l’on prend le temps de comparer. Pour les wycinanki, rien ne vaut un détour par Łowicz, à 80 km de Varsovie. C’est là, en Mazovie, que ce papier découpé multicolore est né. Les marchés de la ville et la boutique du Musée de Mazovie vendent des pièces signées par les artisanes locales, souvent à des tarifs bien inférieurs à ceux pratiqués à Cracovie. Côté boutiques en ligne, des plateformes spécialisées comme Ceramika Artystyczna ou les sites des manufactures de Bolesławiec expédient en France, tout comme certains ateliers d’ambre de Gdańsk.
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Immigration polonaise dans le Pas‑de‑Calais : histoire, implantation et continuités
Il y a un siècle, des dizaines de milliers de Polonais rejoignaient les bassins industriels français. Comme toujours dans l’histoire des migrations qui ont fait la France, tout part d’un besoin de main-d’œuvre. Une convention historique est alors signée à Varsovie le 3 septembre 1919 entre les deux États, fixant le cadre et les règles de l’arrivée de dizaines de milliers de travailleurs polonais dans l’Hexagone. Si le contrat de travail proposé, pour une durée initiale d’un an, garantit bien un emploi à ces travailleurs polonais recrutés parmi les chômeurs et les paysans pauvres, il n’en précise en revanche ni le lieu, ni l’employeur, ni le secteur d’activité. Ceux-ci doivent en effet être décidés sur place en fonction des besoins du moment. C’est ainsi, par le travail, que s’intègrent progressivement ces familles polonaises dans le bassin minier.
En vingt ans, 600 000 Polonais gagneront le Pas-de-Calais, le Forez (la région de Saint-Etienne), l’Alsace et la Vendée principalement. Seuls 220 000 repartiront durant la même période, ainsi que 70 000 dans l’immédiat après-Seconde Guerre mondiale. Terre de mines, le Pas-de-Calais accueillera une grande partie de ces nouveaux travailleurs. En 1931, on compte 115 200 Polonais dans le département ! Ils représentent 34% de l’effectif total des mineurs ! À Drocourt, 71% des ouvriers de fond sont Polonais ! Dans certaines villes, comme Ostricourt, Bruay-en-Artois (aujourd’hui Bruay-la-Buissière), Marles-les-Mines, les étrangers sont même majoritaires. Dans des quartiers entiers, comme la Nouvelle Cité Bruno à Dourges, la Cité des Alouettes à Bully-les-Mines, la Cité Quénehem à Calonne-Ricouart, on parle quasi uniquement la langue de Nicolas Copernic.
La concentration de la colonie polonaise du Nord-Pas-de-Calais, la plus importante de tout le pays, engendre la reconstitution d'un milieu national polonais et favorise, de facto, le développement d'une intense vie associative qui maintient l'identité et les valeurs nationales et constitue en cela un frein à son intégration. La plupart vivent alors dans les corons. Jardiniers habiles, ils cultivent des choux dans leurs petits jardins potagers, aliments de base de la cuisine de leur pays. Les enfants sont scolarisés et la République en fait assez rapidement ses enfants. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’immense majorité des familles fait le choix définitif de rester sur le sol français, optant pour l’assimilation dans la culture nationale et régionale, ce qui ne les empêche pas de cultiver leurs racines à travers une riche vie associative.
Cent ans plus tard, le polonais ne résonne plus au quotidien. Même si de nombreux descendants vivent encore dans le Pas-de-Calais (le chiffre de 500 000 est couramment avancé, mais semble peu fondé selon les historiens), en témoignent les nombreux patronymes aux sonorités slaves sur les sonnettes du Bassin minier. Les traces physiques de cette immigration restent toujours visibles, pour peu que l’on y soit initié. Par exemple à travers les églises et chapelles spécialement édifiées pour les immigrants dans les années 20 et 30. Saint-Stanislas à Dourges donc, Notre-Dame-des-Mineurs à Waziers, Saint-Joseph à Oignies, chapelle du 21 à Harnes, il faut des églises pour accueillir la nouvelle communauté, très sensible à la pratique de la religion, à l’époque considérée comme un vecteur patriotique. Les constructions d’édifices continueront après la Seconde guerre mondiale : à Lens, l’église aux formes contemporaines du Millénium, à deux pas du stade Bollaert-Delelis, a été construite en 1967 par la communauté à l’occasion des mille ans de la Pologne.
Une vie associative et culturelle toujours vivante
Au‑delà du patrimoine bâti, au vingt‑et‑unième siècle, la polonité s’exprime dans un large réseau d’associations. Selon Edmond Oszczak, par ailleurs président du collectif Polonia en Hauts-de-France, le département compte pas moins de 120 associations culturelles et cultuelles ! Les objets sont divers : jumelages (une quarantaine), harmonies (à Bully-les-Mines et Houdain), chorales (à Harnes), folklore (à Dourges), organisation d’événements autour de la Pologne, etc. À ce titre, un rendez-vous est particulièrement prisé et a encore accueilli 10 000 visiteurs il y a quelques semaines : le salon de la Pologne d’Hénin-Beaumont chaque automne depuis cinq ans. Il est couplé à un marché du même genre à Pâques. Nœux-les-Mines a aussi le sien.
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La polonité, ce sentiment d'appartenance à la communauté polonaise, s'exprime non seulement dans le cercle familial mais aussi au sein d'associations telle la chorale Millenium de Marles-les-Mines/Auchel/Calonne-Ricouart où, à travers le chant, se transmettent et se perpétuent les valeurs et les traditions polonaises ou encore par le biais de l'Institut Saint-Casimir de Vaudricourt, près de Béthune, tenu par des prêtres polonais, qui dispensent une formation en langue polonaise à des internes âgés de 9 à 20 ans et par lequel sont passés des générations de jeunes garçons. L’enseignement du polonais, pour scolaires ou adultes, perdure également. Il connaît même une nouvelle vigueur avec des quatrième ou cinquième générations avides de retrouver les racines de leurs ancêtres.
Économie, commerces et gastronomie polonaise dans le Pas‑de‑Calais
Les Polonais de la première génération refusent très largement de se faire naturaliser mais, parmi les deuxièmes et troisièmes générations, beaucoup optent pour la nationalité française ou le devient de fait. Intégrés à la société française mais pas encore totalement assimilés, ils se regroupent au sein des cités minières où ils sont majoritaires et trouvent, parmi les commerces tenus par leurs compatriotes, tout ce dont ils ont besoin à l'image de M. Staniewski, un brasseur qui importe ses produits directement de Pologne et ravitaille ses coreligionnaires qui disposent également de leurs propres journaux parmi lesquels Narodowiec, (le "National" en français), quotidien créé en Allemagne en 1909 et implanté à Lens en 1924.
La nourriture ! Le Pas-de-Calais est une vraie terre de gastronomie polonaise où l’on peut encore se restaurer comme si l’on était dans une gargote de Varsovie ou de Poznan. Guillaume Naglik, dont les quatre arrière-grands-parents sont arrivés en France en 1922, vient d’ouvrir une charcuterie-traiteur entièrement dédiée à la Pologne. « Les six premiers mois me confortent dans mon choix », confie le quadragénaire qui a la Pologne tatouée sur le bras, avec une babouchka et la formule « Na Zdrowie » (traduire par « À la tienne »). Les habitants de Sallaumines, Harnes, Bruay-la-Buissière ont aussi leur établissement spécialisé en mets polonais, et les chalands de l’immense Auchan de Noyelles-Godault peuvent eux profiter d’un rayon consacré. Unique en France !
Iwona, revêtue de son costume traditionnel, les accueille avec un bonjour en polonais et la musique d’ambiance en fond. Ces commerces sont incontournables à la fois pour les locaux, mais aussi pour les plus jeunes générations qui ont quitté le bassin minier. Guillaume Naglik vient de créer une charcuterie traiteur avec des spécialités polonaises à Calonne-Ricouart. Comme chez Babcia en plein cœur de Lens. Pousser la porte, c’est l’assurance de retomber dans la Pologne d’il y a cinquante ans, avec une décoration soignée, chaleureuse et colorée, musique locale de rigueur bien sûr et en live le week-end. Vincent Vignacourt a ouvert ce restaurant d’une capacité de 120 couverts en hommage à ses grands-parents décédés en 2013 (Babcia se traduit par grand-mère). Depuis, il ne désemplit pas, notamment les week-ends. Toutes les générations s’y retrouvent. « Il y a eu d’autres restaurants polonais, mais au fil des départs en retraite et des fermetures, nous sommes désormais le seul restaurant polonais au nord de Paris… et au sud de la Belgique m’a dit un jour un Belge ».
Patrimoine, mémoire et transmission
La Pologne se raconte aussi en poussant la porte des cimetières : les noms venus de l’Est défilent sur les plaques quand l’épitaphe n’est pas inscrite dans la langue slave. Ici et là, des monuments marquent physiquement l’importance de cette immigration : en face de l’église du Millénium de Lens, on trouve une stèle en souvenir de la visite de Lech Walesa et en hommage à Solidarnosc ; à Neuville-Saint-Vaast, le monument de la Targette célèbre ces Polonais qui se sont battus pendant la Première Guerre mondiale. Sans la vigueur de la communauté expatriée dans les années 20, aurait‑il pu être érigé ?
Le gouvernement polonais soutient activement ce patrimoine. Le programme « Trésor vivant » (Żywy Skarb) identifie et protège les artisans dépositaires de savoir-faire rares. Le réseau de boutiques Cepelia, créé en 1949, continue de promouvoir et commercialiser l’artisanat authentique à travers tout le pays. Ce qui frappe, quand on observe l’artisanat polonais d’aujourd’hui, c’est sa vitalité. Loin de se cantonner à la reproduction nostalgique de modèles anciens, les artisans polonais innovent. Les manufactures de Bolesławiec collaborent avec des designers pour créer des motifs contemporains tout en conservant la technique traditionnelle du tampon. Les bijoutiers de Gdańsk associent l’ambre à l’argent, à l’or ou au titane dans des créations résolument modernes.
Lens, le Pas-de-Calais au rythme du folklore polonais - Météo à la carte
Reconnaître et acheter l'authentique
Quelques réflexes pour reconnaître l’authentique : la poterie de Bolesławiec porte au dos le tampon estampillé de sa manufacture ; l’ambre véritable est tiède au toucher, léger, et flotte dans l’eau salée ; un wycinanki fait main présente de minuscules irrégularités de découpe, signe qu’aucun patron n’a été utilisé. Pour le voyageur curieux comme pour l’amateur d’objets faits main, la Pologne réserve des surprises à chaque étape. Une tasse de Bolesławiec sur la table du petit-déjeuner, un pendentif d’ambre autour du cou, un wycinanki encadré dans l’entrée : ces objets ne sont pas de simples souvenirs.
Quelques chiffres et repères
| Thème | Repères |
|---|---|
| Céramique de Bolesławiec | 20 manufactures, production > 10 millions de pièces/an, ~70% à l'export |
| Krosno (verrerie) | Krosno Glass Company fondée 1923, ~1 500 employés, >90 millions de pièces/an |
| Ambre (Gdańsk) | Musée de l’Ambre 1 500 m², gros bloc de 68 kg |
| Immigration vers le Pas‑de‑Calais (début XXe) | Environ 600 000 Polonais en 20 ans vers la France, 115 200 dans le Pas‑de‑Calais en 1931 |
En somme, l’artisanat polonais, ses techniques, ses objets et sa présence humaine ont tissé des liens profonds avec le Pas‑de‑Calais. Entre mémoire des constructions religieuses et civiques, vie associative active, commerces, restaurants et transmission linguistique, la polonité continue d’irriguer la région tout en faisant dialoguer les savoir‑faire traditionnels avec les demandes contemporaines.
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