Procédure de redressement judiciaire chez Courtepaille et Groupe Baudaire: explications détaillées
Depuis la crise Covid, nous sommes toujours dans un contexte qui a fortement rebattu les cartes et modifié beaucoup d’habitudes de consommation. Le marché de la restauration hors domicile ne cesse de croître, mais l’offre croît plus vite que la demande, poursuivait Alexandre Baudaire, Directeur général du Groupe Baudaire, dans l’interview accordée début 2025. Le Groupe Baudaire, multi-marques de restauration en franchise (La Boucherie Restaurant, Courtepaille, Constant, KDB et Poivre Rouge), vient de solliciter l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire auprès du Tribunal de commerce d’Angers le 24 juin 2026. Cette décision s’inscrit dans un contexte économique particulièrement difficile pour le secteur de la restauration et dans le cadre financier du groupe, confronté à un ralentissement de son activité et à une charge financière importante liée aux dettes contractées pour traverser la période Covid-19.
Contexte économique et origines de la procédure
Le contexte économique du secteur de la restauration est « particulièrement difficile », et le Groupe Baudaire fait face à un ralentissement significatif de son activité. Depuis plusieurs mois, la crise du pouvoir d’achat impacte la performance des restaurants du Groupe, souligne l’entreprise dans son communiqué publié après l’annonce officielle. Par ailleurs, malgré les efforts engagés depuis la sortie de la crise sanitaire, le Groupe continue de supporter une charge financière importante liée aux dettes contractées pour traverser la période Covid-19. Le poids de ces engagements, combiné au ralentissement de l’activité, a fragilisé durablement sa situation financière.
Rappelons que les entreprises de restauration ont été durement impactées par les confinements et les restrictions sanitaires liées à la pandémie et avaient bénéficié de mesures de soutien sous forme de prêts garantis par l’Etat (PGE). Cette démarche répond à une nécessité de traverser un contexte exceptionnel qui touche l’ensemble du secteur tout en préservant les activités et en préparant l’avenir du Groupe.
Présentation du Groupe et de ses marques
Fondé en 1987 par Bertrand Baudaire (père d’Alexandre), le Groupe La Boucherie est devenu le Groupe Baudaire en 2024. À ce jour, le Groupe revendique un réseau de 180 restaurants sous ses différentes marques, à commencer par La Boucherie Restaurant (115 adresses) et Courtepaille (plus de 60 implantations). À noter : 75 à 80 % de ces établissements sont exploités en franchise par des chefs d’entreprise indépendants, la tête de réseau ne détenant qu’une quarantaine d’unités en propre. Malheureusement, en dépit de « difficultés conjoncturelles », le Groupe affirme disposer de fondamentaux solides, d’enseignes reconnues, d’un réseau fort de 180 restaurants et d’une activité opérationnelle qui demeure saine, tout en affichant sa volonté d’être acteur du renouveau de la restauration traditionnelle.
Les restaurants des différentes enseignes du Groupe restent ouverts et continuent d’accueillir les clients avec la même ambition : servir et restaurer avec plaisir et qualité, grâce à l’engagement des équipes, précise la tête de réseau. Le groupe est basé à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire) et a finalisé des opérations de reprise importantes, notamment de 87 restaurants Courtepaille en 2023.
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Décision de redressement judiciaire et organisation
Le 25 juin 2026, le Groupe Baudaire a été placé en redressement judiciaire. Après la mise en place de la procédure, l’ensemble des filiales du Groupe Baudaire ont été placées en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce d’Angers le 1er juillet 2026. Ces procédures concernent les directions des enseignes Courtepaille (162 salariés) et La Boucherie (44 salariés), mais aussi Poivre Rouge, Le Kiosque du Boucher, Constant, et Bistrot du Boucher. Alexandre Baudaire, directeur général du groupe Baudaire, déclare que « cette démarche est une décision de responsabilité. Elle doit nous permettre de traverser un contexte exceptionnel qui touche l’ensemble de notre secteur, tout en préservant nos activités et en préparant l’avenir du Groupe ». Les 180 restaurants des différentes enseignes restent ouverts et l’exploitation quotidienne des restaurants, franchisés ou intégrés, n’est pas impactée par la procédure, assure la société.
La direction précise que « des informations complémentaires seront communiquées au fur et à mesure de l’avancement de la procédure » et que le processus vise à réinventer les enseignes pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs, avec la volonté d’être acteur du renouveau de la restauration traditionnelle.
Éléments clés et implications pour les parties prenantes
- La procédure de redressement judiciaire est une mesure de gestion préventive destinée à préserver l’activité et les emplois.
- Elle ne porte pas atteinte à l’exploitation quotidienne des restaurants et n’implique pas nécessairement une fermeture d’unités.
- Elle doit permettre de passer un contexte économique défavorisé tout en protégeant les intérêts des franchisés et des salariés.
- La communication du Groupe insiste sur sa capacité à se réinventer et à continuer d’assurer le service et la qualité.
Éléments visuels et documents à insérer
Schéma illustrant le flux de restructuration envisagé et les points de contact pour les partenaires franchisés
PAROLE DE FRANCHISEUR - Alexandre BAUDAIRE - DG La Boucherie
Tableau récapitulatif
| Marque | Nombre d’unités | Employés concernés | Statut en redressement |
|---|---|---|---|
| Courtepaille | Plus de 60 | 162 salariés | Redressement judiciaire |
| La Boucherie | Environ 115 | 44 salariés | Redressement judiciaire |
| Poivre Rouge | - | - | Redressement judiciaire |
| Constant | - | - | Redressement judiciaire |
| Bistrot du Boucher | - | - | Redressement judiciaire |
Beaucouzé, vendredi 7 juillet 2023 ; mentionnant que le Groupe Baudaire avait repris 87 restaurants Courtepaille en 2023, et précisant que l’ensemble des filiales a été placé en redressement judiciaire le 1er juillet 2026 par le tribunal d’Angers. Cette chronologie montre une trajectoire de croissance suivie d’un tournant structurel dû à des tensions économiques et à des dettes historiques liées à la période Covid.
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