Le Fonctionnement du Régime Micro-Social Simplifié pour l'Auto-Entrepreneur
La micro-entreprise, autrefois distincte de l'auto-entrepreneur, forme aujourd'hui un seul et même statut. Il est essentiel de comprendre cette fusion et les avantages qu'elle procure. Le régime de la micro-entreprise, ou de l’auto-entrepreneur, est une forme simplifiée de l’entreprise individuelle.
Plus aucune différence n’existe entre les deux termes, car il résulte de la fusion des régimes micro-fiscal et micro-social.
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Historique et Évolution du Statut
Avant 2016, les termes micro-entreprise et auto-entrepreneur désignaient des options offertes à l’entrepreneur individuel. Aujourd'hui, le micro-entrepreneur est soumis d’office aux régimes micro-fiscal et micro-social. L'auto-entreprise a été conçue en 2009 afin de simplifier les démarches de constitution et de gestion d’entreprise.
La micro-entreprise procure de réels avantages lors de sa constitution.
La Loi du 14 Février 2022
Pour simplifier encore les régimes de l’EI, la loi du 14 février 2022 est également entrée en vigueur au mois de mai de l’année dernière. Les entreprises individuelles à responsabilité limitée déjà existantes n’ont pas fait l’objet d’une suppression. Mais depuis l’an dernier, le statut unique d’entrepreneur individuel est applicable à leurs nouvelles créances. Avant l’entrée en vigueur de la loi du 14 février 2022, le créancier professionnel pouvait se faire rembourser sur le patrimoine de l’entrepreneur individuel et de l’auto-entrepreneur.
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Avantages de la Fusion Micro-Entreprise et Auto-Entrepreneur
La fusion entre micro-entreprise et auto-entrepreneur présente des avantages non négligeables. Depuis l’instauration du statut unique de l’EI, l’entrepreneur individuel relève automatiquement du régime micro-social. À la différence des sociétés comme les SAS et les EURL, la micro-entreprise procure de réels avantages lors de sa constitution. La création de la structure ne nécessite pas la réalisation d’un apport financier.
Quelques semaines après la déclaration d’activité sur le guichet unique de l’INPI, le micro-entrepreneur reçoit son numéro SIRET. Avec la fusion entre micro-entreprise et auto-entrepreneur, les entrepreneurs peuvent bénéficier également des régimes micro-fiscal et micro-social.
Le régime de la micro-entreprise (auto-entrepreneur) permet d’entreprendre en toute simplicité. La simplification de la gestion permet au micro-entrepreneur de se focaliser sur son cœur de métier et sur le développement de son activité. De plus, le régime de la micro-entreprise donne la possibilité de profiter d’une protection sociale dédiée (retraite, couverture maladie, etc.).
Conditions d'Accès au Statut de Micro-Entrepreneur
Le statut de micro-entrepreneur est quasiment ouvert à tous. En effet, toute personne physique peut en bénéficier. Le micro-entrepreneur peut mener son activité en tant que commerçant, professionnel libéral ou encore artisan, que ce soit à titre exclusif ou complémentaire. Il convient de savoir que certaines activités ne peuvent pas être exercées en tant que micro-entrepreneur.
Démarches pour Devenir Micro-Entrepreneur
Pour devenir micro-entrepreneur, il est nécessaire d’effectuer une déclaration d’activité sur le portail de l’INPI. C’est aussi sur le guichet unique géré par l’INPI que le déclarant doit transmettre le dossier d’immatriculation de la micro-entreprise. En choisissant de devenir micro-entrepreneur, il est également préférable de prévoir un certain budget pour assurer la pérennité de son projet. S’il s’agit d’un agent commercial, il devra consacrer 25 euros pour s’immatriculer au Registre national des entreprises.
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Aides Financières : ACRE et ARCE
L’ACRE est un dispositif permettant d’être exonéré partiellement de cotisations sociales. En effet, il donne au micro-entrepreneur de profiter de taux réduits pour pouvoir démarrer son activité. Quant à l’ARCE, il s’agit d’une aide destinée au demandeur d’emploi bénéficiant de l’ARE. S’il est indemnisé, il pourra continuer à toucher de manière partielle ses allocations ou profiter de l’ARCE (45 % du capital restant payé en deux fois).
Obligations du Micro-Entrepreneur
Comme tout entrepreneur, le micro-entrepreneur a des obligations fiscales et comptables à remplir. Pour pouvoir exercer certaines activités, il doit aussi avoir une qualification ou bénéficier d’une expérience professionnelle. En cas de profession réglementée, il peut aussi être nécessaire d’obtenir une autorisation ou un agrément auprès de la mairie. Les artisans du bâtiment doivent par exemple prendre une garantie décennale pour pouvoir accomplir des travaux.
La première déclaration de chiffre d’affaires doit s’effectuer au moins 90 jours après la date de début d’activité. Les déclarations effectuées durant cette période restent modifiables.
Déclaration et Paiement des Cotisations
Depuis quelques années, la déclaration et le paiement des cotisations du micro-entrepreneur s’effectuent de manière dématérialisée sur le site internet de l’Urssaf ou l’application mobile de l’organisme. Le micro-entrepreneur peut déclarer son chiffre d’affaires de façon mensuelle ou trimestrielle selon son choix.
Comme cité précédemment, le micro-entrepreneur bénéficie d’une franchise en base de TVA, jusqu’à certains plafonds de chiffre d’affaires.
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Obligations Comptables Allégées
Le micro-entrepreneur bénéficie d’obligations comptables allégées. Il n’aura pas à établir des comptes annuels comme la SARL, ainsi que d’autres sociétés. Grâce à la tenue d’un livre des recettes, le micro-entrepreneur peut répertorier chronologiquement chaque encaissement qu’il enregistre. Pour bien remplir le livre des recettes, il est conseillé de procéder à l’opération au jour le jour.
Par ailleurs, il faut veiller à ne pas faire de ratures ni de saut de ligne dans le document. La tenue d’un registre des achats permet surtout de conserver une trace des dépenses réalisées par le micro-entrepreneur. Le document récapitule chaque achat en détail. En effet, il reprend chacune des sorties d’argent, qui provient des dépenses professionnelles.
Le micro-entrepreneur bénéficie d’obligations comptables allégées.
Cotisation Foncière des Entreprises (CFE)
De la même manière que tout entrepreneur, le micro-entrepreneur est redevable de cet impôt à compter de la deuxième année d’activité.
Inconvénients du Statut de Micro-Entrepreneur
Le statut de micro-entrepreneur présente quelques inconvénients d’ordre social et fiscal. Ils peuvent limiter le développement de l’activité exercée. Dans la liste, on retrouve l’impossibilité de déduire les charges, ainsi que :
- Le plafond de chiffre d’affaires imposé ;
- Les cotisations sociales calculées sur le CA ;
- L’impossibilité de récupérer la TVA.
Alternatives : Entreprise Individuelle et Sociétés Unipersonnelles
Quand on veut se mettre à son compte, on a le choix entre l’entreprise individuelle et les sociétés unipersonnelles. En effet, il est possible de créer une société ou créer une petite entreprise, même en se lançant seul. La SASU et l’EURL sont les versions unipersonnelles de la SAS et de la SARL. Elles sont soumises aux mêmes règles que ces dernières, mais elles sont constituées d’un associé unique.
Travailleur Indépendant vs Micro-Entrepreneur
Le micro-entrepreneur est une personne physique gérant tout seul ses activités. Il s’agit d’un travailleur indépendant. Mais ce ne sont pas tous les travailleurs indépendants qui exercent leur métier sous le régime de la micro-entreprise. En effet, ils ont le choix d’opter pour une forme juridique adaptée à leurs besoins et de dépendre d’un autre régime.
Le Régime Micro-Social Simplifié en Détail
La micro-entreprise présente de multiples avantages. L’un d’entre eux est de pouvoir profiter du régime micro-social simplifié. Celui-ci permet de s’acquitter de ses cotisations selon un taux dépendant de votre chiffre d’affaires. Nous faisons le point sur ce régime et comment en profiter.
Le régime micro-social permet à l'entrepreneur de gérer les cotisations de son auto-entreprise de manière optimale, en les rassemblant et en s’en acquittant de manière forfaitaire sur la base d'un pourcentage de son chiffre d'affaires.
Déclaration du Chiffre d'Affaires
En tant qu’auto-entrepreneur, vous pouvez choisir de déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois ou chaque trimestre. C’est-à-dire que vous devez renseigner les sommes totales encaissées HT (et non facturées) sur cette période.
Lors de ces déclarations, vous devez verser des cotisations sociales calculées proportionnellement à votre chiffre d’affaires.
Cette déclaration doit être faite même si aucun chiffre d'affaires n'est réalisé. Dans ce cas, indiquez un chiffre d'affaires de 0 pour la période concernée.
Ce régime simplifie la gestion de la micro-entreprise. Lors de votre déclaration de chiffre d’affaires, vous connaîtrez immédiatement le montant des charges sociales à payer.
Ce régime s’applique systématiquement à tous les micro-entrepreneurs depuis le 1er janvier 2016. Vous pouvez néanmoins choisir un autre régime selon certaines conditions.
Cotisations Sociales Comprises
Les cotisations sociales comprises sont les suivantes :
- La cotisation d'assurance maladie-maternité
Celle-ci offre une assurance aux entrepreneurs face aux risques variés qu'ils encourent dans leur travail quotidien. Le montant est calculé en appliquant un taux forfaitaire au chiffre d'affaires réellement encaissé. Si votre chiffre d'affaires est égal à 0 €, le montant de vos cotisations sociales sera également nul.
Taux de Cotisations Sociales en 2025
Voici un tableau récapitulatif des taux de cotisations sociales en 2025 :
| Activités concernées | Cotisations sociales en 2025 |
|---|---|
| Achat/vente et fabrication/vente de marchandises et fourniture d'hébergement (sauf location d'habitation meublée et logements meublés de tourisme) | 12,3 % |
| Location d'habitation meublée | 21,2 % |
| Location de logements meublés de tourisme | 6 % |
| Prestation de services (y compris location de locaux d'habitation meublés) | 21,2 % |
| Professions libérales réglementées | 23,2 % |
| Professions libérales non réglementées | 24,6 % |
Les taux de cotisations sociales sont plus avantageux en Outre-Mer que sur le territoire métropolitain. Si votre auto-entreprise est domiciliée dans les Drom-Com, vous bénéficiez en effet d’une exonération en deux temps durant vos 3 premières années d’activité, à compter de la date de votre installation.
Exemple de Calcul de Cotisations
Au mois de février, vous vendez des marchandises pour un chiffre d'affaires de 3 000 €. Le taux des cotisations pour la vente de marchandises est de 12,3%. Le montant de vos cotisations pour le mois de février seront donc de 369 € (3 000 x 12,3%).
Cumul d'Activités
Si vous cumulez plusieurs activités relevant de catégories différentes, on applique à chaque activité son taux de cotisations correspondant. Votre déclaration doit préciser la répartition du chiffre d'affaires par activité distincte.
Exemple de calcul de cotisations dans le cas de cumul d’activités : Au mois de mars, vous vendez des marchandises pour un chiffre d’affaires de 1 500 €. Vous réalisez également des prestations de services pour un chiffre d’affaires de 2 000 €. Le taux de cotisations pour la vente de marchandises est de 12,3% et celui pour les prestations de services de 21,2%. Vous devez déclarer votre chiffre d'affaires pour le calcul de vos cotisations et contributions sociales.
Si vous êtes en début d'activité, vous pouvez cumuler votre statut avec le dispositif d'aide à la création ou reprise d'entreprise (Acre) pour bénéficier de taux de cotisations sociales réduits.
Si vous le souhaitez, vous pourrez toutefois demander à régler des cotisations minimales afin de vous s'assurer une meilleure protection sociale. Cette option est particulièrement intéressante dans le cas où votre chiffre d’affaires est faible.
Cette demande doit être adressée à la sécurité sociale des indépendants, à l'aide du formulaire de demande d'option avant le 31 décembre pour une application l'année suivante. Cette demande est tacitement reconduite chaque année civile.
Passage au Régime Réel Simplifié
Si votre activité se développe, le régime fiscal du micro-entrepreneur risque de ne plus être intéressant pour vous. En effet, il ne vous permet pas de :
- de déduire de votre chiffre d'affaires vos frais (salaires, charges sociales, amortissements, etc.),
- de récupérer la TVA que vous payez sur vos achats.
Comment Passer au Régime Réel Simplifié ?
Pour ce changement, il faut faire une demande de renonciation aux Services des Impôts des Entreprises au plus tard le 31 décembre de l’année en cours pour une mise en application l'année suivante.
Impacts du Changement de Régime
Les micro-entreprises sous le régime réel simplifié sont assujettis à la TVA. Elles doivent l'appliquer dans leurs ventes et la récupérer sur leurs achats. En micro-entreprise, vous continuez à relever du régime social des travailleurs non-salariés (TNS). Votre couverture sociale ne change donc pas. Seule la création d’une société vous permet d’opter pour le régime plus protecteur des assimilés salariés.
Si vous sortez du régime de la micro-entreprise, vous ne paierez plus vos cotisations mensuellement ou trimestriellement. Vous devrez verser des cotisations provisionnelles pour l'année en cours. La durée du régime micro-social est d’un an. Le régime est reconduit tacitement l’année suivante tant que vous êtes toujours micro-entrepreneur.
Fin du Régime Micro-Social
Vous cesserez de profiter du régime micro-social dans quatre cas :
- si vous cessez votre auto-entreprise
- si vous déclarez un chiffre d’affaires nul pendant 24 mois consécutifs
- si vous choisissez le régime réel d’imposition
- si vous dépassez les plafonds de chiffre d’affaires du statut micro-entrepreneur
Ces seuils dépendent de la nature de votre activité :
- Pour les activités de commerce et de fourniture de logement (hôtels, chambres d'hôtes, gîtes ruraux classés en meublés de tourisme, meublés de tourisme), le seuil est de 188 700 €.
- Pour les activités de prestations de services et si vous exercez une profession libérale, le seuil est de 77 700 €.
Si l'activité est créée en cours d'année, les seuils doivent être ajustés au en proportion du temps effectivement écoulé (sauf s'il s'agit d'entreprises saisonnières). Cela permet d'effectuer un calcul en tenant compte du temps réel pendant lequel vous avez exercé votre activité.
En cas d'activité mixte (vente et prestation de services), les deux seuils suivants ne doivent pas être dépassés :
- Le chiffre d’affaires hors taxe global ( chiffre d’affaires des ventes + chiffre d’affaires des prestations de services) ne doit pas dépasser 188 700 €
- Le chiffre d’affaires hors taxe relatif aux prestations de services ne doit pas dépasser 77 700 €
- Le chiffre d'affaire pour un loueur de meublé non professionnel (LMNP) est de 15 000 €.
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