Calcul de la Valeur d'une Part Sociale de SARL : Guide Complet

Les parts sociales d’une SARL correspondent aux titres représentatifs de son capital social. Chaque associé d’une SARL dispose de parts sociales pour détenir cette qualité. Le capital social d’une telle société est donc divisé en parts sociales qui sont ensuite réparties entre les associés.

Dans une SARL, les parts sociales sont les titres représentatifs du capital de la société. En d’autres termes, elles composent le capital social et toutes ont la même valeur nominale. Par ailleurs, leur répartition doit figurer dans les statuts de la société conformément aux exigences du code de commerce. Ainsi, chaque transaction ayant pour conséquence la modification de cette répartition entraîne une mise à jour des statuts. C’est le cas notamment d’une cession de parts sociales.

Chaque personne détenant une partie du capital social d’une SARL est un associé. Cette qualité lui permet de jouir de différentes prérogatives comme le droit de vote ou le droit aux dividendes. Cependant, les parts sociales peuvent également faire l’objet d’une aliénation ou d’un usufruit.

Parts Sociales SARL

Droits et Obligations Liés aux Parts Sociales

La détention de parts sociales donne la qualité d’associé et le droit de voter lors des assemblées générales. Elle offre également un avantage financier : il s’agit des dividendes correspondant au versement d’une partie des bénéfices réalisés par la société.

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Les associés d’une SARL ont des droits politiques (vote), patrimoniaux (bénéfices sociaux…) et financiers (dividendes) liés au nombre de parts sociales qu’ils détiennent. Lors de la cession et le rachat de parts sociales d’une SARL à un tiers, un associé peut exercer son droit politique lors du vote de la cession au cours de l’assemblée générale des associés en vue d’un agrément.

Chaque associé a droit aux bénéfices de la société et sa part doit être proportionnelle à sa contribution dans la constitution du capital social. Dans le cas d’un associé apporteur en industrie, la part du bénéfice doit être égale à celle de l’associé ayant le moins de parts sociales. Néanmoins, les statuts peuvent prévoir différentes manières de répartir les bénéfices de l’entreprise. Seules les clauses léonines sont interdites par la loi.

Les associés ont également des droits politiques qui leur permettent de participer à la vie de la société. C’est ainsi que chaque associé peut voter en assemblée. Là encore, le droit de vote est proportionnel à la part dans le capital social.

Concernant les obligations, la SARL offre aux associés la possibilité de limiter leur responsabilité. De ce fait, si la société se trouve dans l’obligation de déposer le bilan, ils doivent contribuer aux pertes de l’entreprise. Néanmoins, cette contribution se fait dans la limite de leur apport. Par conséquent, ils perdent les apports qu’ils ont effectués, mais ils ne sont pas tenus de combler les surplus.

Comment Acquérir des Parts Sociales ?

Tout d’abord, une personne peut obtenir des parts sociales d’une SARL en participant à la création de la société. En effet, lors de la constitution d’une SARL, les futurs associés réalisent des apports en capital social, en contrepartie desquels ils vont recevoir des parts sociales de la société. C’est par l’intermédiaire de cette action qu’ils obtiennent la qualité d’associé au sein de l’entreprise.

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Une personne qui n’a pas participé à la création de la SARL peut très bien obtenir des parts sociales de la société ultérieurement en souscrivant à une augmentation de capital social. En effet, à l’occasion d’une telle opération, les associés peuvent décider d’accueillir de nouveaux associés dans la société. En contrepartie de son apport, le nouvel associé récupère donc des parts sociales de la société et obtient en conséquence la qualité d’associé.

Enfin, une personne peut parfaitement devenir associé d’une SARL en achetant les parts sociales d’un associé déjà en place dans la société. Cette opération est obligatoirement soumise à une procédure d’agrément.

Gérant majoritaire ou minoritaire

Impact du Pourcentage de Parts Sociales sur le Gérant

Le pourcentage de parts sociales détenu par le gérant d’une SARL aura un impact sur sa sécurité sociale.

  • Gérant majoritaire : Un gérant est majoritaire lorsqu’il détient, en tant qu’associé et en pleine propriété ou en usufruit, la majorité des droits de vote d’une SARL. Il doit donc posséder plus de 50 % du capital de la société, soit la moitié des parts + 1 part. En présence de plusieurs gérants dans la société, le calcul s’effectue en additionnant les participations de tous les gérants. Cela signifie qu’un gérant associé minoritaire peut appartenir à un collège de gérance majoritaire. Un gérant majoritaire est affilié à la sécurité sociale des indépendants.
  • Gérant minoritaire : Un gérant est minoritaire lorsqu’il ne détient pas, en tant qu’associé et en pleine propriété ou en usufruit, la majorité des droits de vote d’une SARL. Il doit donc posséder moins de 50 % du capital de la société. Lorsqu’il détient 50 % du capital de la société, il sera gérant égalitaire.

Valeur des Parts Sociales : Valeur Nominale vs. Valeur Vénale

Lors de la création d’une SARL, les associés doivent constituer le capital social. Leurs apports leur permettront ensuite de détenir des parts sociales et de participer à la vie de la société.

Les parts sociales n’ont pas la même valeur lors de l’émission et durant la vie sociale. De ce fait, il est important de faire la distinction entre le montant réel d’une part sociale et sa valeur réelle.

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Valeur Nominale

La valeur nominale est le montant du capital que l’on divise par le nombre total des parts sociales. Les associés sont libres de déterminer ce montant, mais ils doivent l’inscrire dans les statuts dans la société. Effectivement, la loi n’impose aucun montant maximal ou minimal. En revanche, cette valeur doit être la même pour toutes les parts sociales. Par ailleurs, la valeur nominale d’une part sociale peut être symbolique. Ainsi, on peut admettre l’existence d’une part sociale à un euro.

Prenons l’exemple d’une SARL avec un capital social de 10 000 €. Les associés décident de diviser ce capital en 100 parts sociales. Ainsi, une part équivaut à 100 €.

Si la société est constituée par 3 associés :

  • Le premier apporte 6000 €
  • Le deuxième effectue un apport de 3000 €
  • Et le troisième complète par un apport de 1000 €

Par conséquent, le premier détient 60 parts sociales et peut devenir le gérant majoritaire de SARL. Le deuxième, quant à lui, dispose de 30 parts contre 10 parts pour le troisième.

Valeur Vénale

La valeur vénale d’une part sociale correspond à sa valeur réelle tandis que la valeur nominale est ce qu’elle valait initialement. Par conséquent, la valeur vénale d’une part sociale fait référence à ce qu’elle vaut à un instant T. En effet, elle peut augmenter au cours de la vie sociale. Pour déterminer le montant que vaut réellement une part sociale, il faut d’abord tenir compte des chiffres d’affaires de l’entreprise. Le capital social influe également sur le calcul de la valeur réelle d’une part sociale.

L’intérêt de la distinction entre la valeur nominale et la valeur vénale des parts sociales : Déterminer la valeur nominale des parts sociales est indispensable notamment pour procéder à une augmentation de capital de la SARL. Pour faciliter les procédures, l’idéal serait de choisir un montant faible. Cela permet également d’éviter le blocage de la participation des associés minoritaires. Rappelons aussi qu’une augmentation ou une réduction de cette valeur nominale oblige les associés à modifier les statuts de la société.

Quid de l’augmentation du capital social suite à l’arrivée d’un nouvel associé ? Faut-il tenir compte de la valeur réelle ou de la valeur nominale des parts sociales ? Le développement de l’activité d’une entreprise peut entraîner l’augmentation de la valeur des parts sociales. Par conséquent, si un nouvel associé veut intégrer la SARL, il est nécessaire de composer la différence entre la valeur nominale et la valeur réelle des parts sociales. Cela se fait au moyen d’une prime d’émission que le nouvel associé doit verser dans le capital social.

Valorisation Entreprise

Méthodes d'Évaluation des Parts Sociales

La loi ne prévoit aucune méthode pour déterminer le montant réel d’une part sociale dans une société. Généralement, le calcul se fait sur la base de différents éléments permettant de définir la valeur de la SARL au moment des procédures de cession ou de rachat des parts sociales.

Plusieurs méthodes peuvent être utilisées pour estimer au plus juste la cession de parts sociales.

Valorisation du Prix Suivant la Valeur de la Productivité de l’Entreprise

La valeur de productivité de la SARL est sa capacité à réaliser des bénéfices à travers ses activités. Pour évaluer le prix d’une part sociale selon cette valeur, il faut d’abord déterminer la rentabilité courante de l’entreprise. Cela se fait en calculant la moyenne pondérée des résultats de l’entreprise au cours des trois années précédant l’évaluation. Il faut ensuite définir le taux de capitalisation en tenant compte de la valeur de la société et des risques de perte. Une fois ces deux éléments réunis, il suffit de multiplier le ratio du bénéfice pondéré corrigé par 100 puis, diviser le résultat par le taux de productivité. C’est ainsi que l’on obtient la valeur de la productivité.

Valorisation du Prix d’une Part Sociale Selon la Valeur de Rendement

Pour valoriser les parts sociales d’une SARL à un instant T grâce à la valeur de rendement, il est possible d’estimer les futurs bénéfices de l’entité. Cette prévision s’étend sur au moins trois ans et doit prendre en compte les risques inhérents à l’activité de l’entreprise. Cette méthode de calcul fait également appel à une actualisation des résultats prévisionnels et des flux de trésoreries.

Valorisation des Parts Suivant la Valeur Patrimoniale

Contrairement à la méthode précédente, la détermination du prix des parts sociales par rapport à la valeur patrimoniale tient compte du passé de la SARL. Elle se base sur la réévaluation des actifs nets de l’entreprise et de sa valeur sur le marché actuel. Néanmoins, il faut déduire les dettes pour des actifs pour avoir la valeur réelle des parts.

Valorisation des Parts Sociales par Comparaison

Il est possible de déterminer la valeur réelle des parts sociales d’une SARL en faisant une comparaison avec celle des sociétés qui œuvrent dans le même secteur qu’elle. Cette méthode permet d’obtenir la valeur financière de l’entité, mais elle est assez complexe. En effet, elle requiert des connaissances pointues sur le marché et nécessite la manipulation de données complètes. De plus, cette évaluation doit se faire sur la base des transactions relatives à des fusions, des acquisitions et des cessions.

Valorisation des Parts Sociales par la Valeur Mathématique

Afin de déterminer la valeur des parts sociales d’une SARL suivant la méthode mathématique, il faut tenir compte de la valeur patrimoniale de la société. Cela inclut les comptes, le bilan financier ainsi que les amortissements. Selon cette méthode, la valeur la plus simple des parts sociales correspond à l’actif net comptable au moment de l’estimation des biens. Pour déterminer l’actif net, il faut faire le total des actifs avant de déduire les dettes. La valeur actualisée, quant à elle, requiert souvent une réévaluation de l’actif et plus particulièrement des fonds de commerce. Il faut alors trouver la valeur vénale du fonds de commerce selon les chiffres d’affaires de l’entreprise. Puis, on calcule l’actif réévalué en déduisant la valeur nette des immobilisations de la valeur vénale du fonds de commerce. Le montant du passif exigible s’obtient ensuite en additionnant les dettes et la provision. Cela permettra ensuite de trouver la valeur mathématique qui est la différence entre l’actif réévalué et le passif exigible.

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Démarches Possibles pour Déterminer la Valeur des Parts Sociales

Si un associé décide de céder ses parts dans une SARL, le prix de la transaction doit se baser sur la valeur réelle des parts. Il peut établir librement le montant de la cession avec le cédant. Cependant, un mandataire peut intervenir en l’absence d’un accord amiable.

Évaluation Suivant les Dispositions des Statuts de la Société

Il n’est pas rare que les associés et le gérant d’une SARL optent pour une évaluation annuelle des parts sociales. Cette mesure permet d’éviter les litiges si un associé décide de céder ses parts au cours de l’année. Ainsi, les associés prévoient souvent les modalités de calcul de la valeur des parts sociales dans les statuts. De cette manière, il suffit de calculer le prix des parts au moment de l’évaluation suivant les dispositions correspondantes. Néanmoins, ces mesures n’excluent pas les éventuels désaccords.

Évaluation Établie Entre les Deux Parties

Puisque les associés peuvent fixer librement la valeur des parts sociales, il se peut qu’elles correspondent à 1 €. Cependant, cela ne signifie pas qu’un associé voulant se retirer de la société se trouve dans l’obligation de céder ses parts à ce prix-là. Effectivement, le cédant et le cessionnaire doivent procéder à une évaluation des parts sociales avant tout rachat ou cession. Ils peuvent confier cette évaluation à un expert-comptable. Ce dernier tiendra alors compte du chiffre d’affaires de la SARL durant les trois années qui ont précédé l’évaluation. Il basera également ses calculs sur l’actif, le passif ainsi que la rentabilité de l’entreprise. Le cédant et le cessionnaire gardent la possibilité de faire des négociations afin de trouver le prix qui leur convient le mieux. Néanmoins, les associés doivent valider le prix qui découle de cet accord lors d’une assemblée générale. Ces contraintes dans les démarches de cessions de parts sociales font souvent pencher la balance en faveur des sociétés par actions, notamment lorsqu’il faut choisir entre SAS et SARL.

Évaluation par un Expert Judiciaire

Si les parties n’arrivent pas à se mettre d’accord sur la valeur des parts sociales, elles peuvent recourir à l’intervention d’un tiers. Pour ce faire, elles doivent saisir le juge du tribunal de grande instance. Ce dernier désignera ensuite l’expert qui prendra en charge l’évaluation. Si les statuts sociaux prévoient les modalités à appliquer pour déterminer la valeur des parts, l’expert judiciaire devra les appliquer. Dans le cas contraire, il devra trouver la solution la mieux adaptée. L’expertise peut durer plusieurs mois et les frais occasionnés sont à la charge de celui qui a demandé l’intervention du mandataire. De plus, les associés peuvent contester devant le tribunal le prix que le mandataire aura fixé.

Cession de Parts Sociales : Procédure et Formalités

Lorsqu’un associé de SARL souhaite se départir de ses parts sociales, il lui est possible d’en organiser la cession à un tiers, aux autres associés ou à des salariés de la société qui font une offre de rachat. L’évaluation de parts sociales SARL constitue une étape essentielle en vue de la cession d’entreprise ou du rachat de parts par un associé ou un tiers.

La cession et le rachat de parts sociales dans une SARL nécessitent la réalisation de certaines formalités obligatoires.

Cession de la SARL

Procédure d'agrément

La procédure d’agrément est obligatoire pour la cession de parts envers un tiers. Il s’agit d’obtenir le consentement des associés lors d’une assemblée générale extraordinaire.

Notification de la cession

La cession doit être notifiée par un acte sous seing privé ou un acte authentique notarié.

Dépôt de l'acte de cession

L’acte de cession rédigé doit être déposé au siège de la SARL et enregistré auprès des impôts des entreprises compétents.

Opposabilité aux tiers

La cession des parts sociales doit être opposable aux tiers. Pour ce faire, la cession doit faire l’objet d’une publication au registre du commerce et des sociétés. Elle doit également être notifiée au greffe du tribunal de commerce par deux originaux de l’acte de cession.

Les étapes de la cession de parts sociales d'une SARL

  • L’agrément des associés : Si les statuts l’exigent, l’associé qui souhaite céder ses parts sociales doit prévenir les autres associés de son projet avec une lettre recommandée avec avis de réception. Ils disposent de trois mois à compter de la notification de l’associé cédant pour donner leur réponse. Au bout de ce délai, leur silence rend leur agrément tacite.
  • L’information de la vente aux salariés de la SARL : Les salariés ont la possibilité d’acquérir les parts sociales de la SARL. Cependant, l’associé doit avertir les salariés au moins deux mois avant la date de l’acte de cession. Si aucun employé ne souhaite acheter des parts sociales, alors le cédant peut vendre sans respecter ce délai. En cas de non-respect de ce devoir d’information, lorsque la cession des parts conduit à la vente de la société, les salariés peuvent agir en justice et réclamer des dommages-intérêts pour réparer le préjudice subi. En parallèle, les employés doivent respecter l’obligation de discrétion au risque d’être sanctionnés de manière disciplinaire, voire d’être licenciés.
  • L’établissement d’un acte de cession : Il faut rédiger un contrat qui peut être un acte sous seing privé réalisé entre les parties ou un acte authentique établi par un notaire. Un acte de cession doit être produit en plusieurs exemplaires selon le nombre de parties et mentionner les données suivantes :
    • Les informations de la SARL (dénomination sociale, adresse, numéro d'immatriculation) ;
    • L’identité et l’adresse des parties au contrat ;
    • Le prix de la cession et le mode de paiement ;
    • Le nombre de parts sociales cédées ;
    • L’agrément des associés s’il a eu lieu.

Conséquences d'une Cession de Parts Sociales

Le transfert de propriété des parts sociales : S’il cède la totalité de ses parts sociales, le cédant n’a plus la qualité d’associé. Il ne peut plus participer aux assemblées générales ni recevoir des dividendes. En revanche, s’il ne vend qu’une partie de ses titres, il demeure associé.

Du côté du cessionnaire, celui-ci devient associé de la SARL dès l’acquisition des parts sociales et obtient tous les droits liés à son nouveau statut.

Ce changement de propriétaire entraîne la modification des statuts de la SARL. Les associés disposent d’un délai d’un mois pour la publier dans un journal d’annonces légales, puis d’un autre délai d’un mois à compter de cette publication pour déclarer la modification statutaire au guichet des formalités des entreprises.

Fiscalité de la Cession de Parts Sociales

La différence entre le prix de cession des parts sociales et leur prix d’achat produit une plus-value imposable lorsque la vente génère un bénéfice. Le régime fiscal par défaut est celui du prélèvement forfaitaire unique (PFU). Égal à 30 %, ce taux se compose de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux. Il s'applique au montant de la plus-value.

Outre le PFU, la plus-value peut être soumise au barème progressif de l'impôt sur le revenu si le cédant opte pour ce régime.

Comment déclarer l'acte de cession ? L’enregistrement

Pour être opposable aux tiers, il est nécessaire de publier l’acte de cession des parts sociales. L’enregistrement doit intervenir dans un délai d’un mois à partir de la date de la rédaction du contrat. L’acte est à déposer au service de l’enregistrement du lieu de résidence de l’une des parties ou du domicile du notaire s’il s’agit d’un acte notarié.

Le paiement du prix des droits d’enregistrement de la cession

Selon l’article 726 du Code général des impôts, les droits d’enregistrement de l’acte de cession correspondent à un taux de 3 % qui s’applique au prix de cession après abattement. Cette réduction est égale à : 23 000 x nombre de parts sociales cédées / nombre total de parts de la société.

Par exemple, le capital social de la SARL est divisé en 100 parts sociales et un associé vend 20 parts au prix de 10 000 €. Les étapes de calcul sont les suivantes :

  • Abattement = 23 000 x 20/100 = 4 600 € ;
  • Prix de cession avec abattement = 10 000 - 4 600 = 5 400 € ;
  • Droits d’enregistrement = 5 400 x 3 % = 162 €.

Les droits d’enregistrement ne peuvent pas être inférieurs à 25 €.

L’acquittement de ces droits revient au cessionnaire. Cependant, lui et le cédant peuvent décider de partager ces frais si cela est inscrit dans l’acte de cession.

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