Christelle Thieffinne — Biographie et parcours professionnel au sein de la CFE-CGC
Seule candidate, Christelle Thieffinne, 54 ans, a été élue, mercredi 10 juin, présidente de la CFE-CGC, à l’issue du 39e congrès du syndicat des cadres et de l’encadrement. Christelle Thieffinne a été élue présidente de la CFE-CGC à l’issue du 39e congrès du syndicat. Elle succède à François Hommeril.
Origines et formation
Fille d’un père tourneur fraiseur à Argonay (Haute-Savoie) et d’une mère assistante maternelle, son Bac en poche, Christelle Thieffinne, qui dit avoir eu très jeune un goût pour les machines et les robots s’oriente d’abord vers un IUT, celui d’Annecy. Sa spécialité : gestion production qualité. Elle poursuit ensuite sa formation à Polytech Angers, d’où elle sort ingénieure en génie des systèmes industriels.
Parcours professionnel chez Thales
Salariée du groupe Thales depuis 1998, ingénieure en génie des systèmes industriels, j’ai exercé l’essentiel de ma carrière chez Thales AVS sur le site de production de Vendôme (Loir-et-Cher), où j’aime à dire que je connais les 500 salariés du site, de l’accueil jusqu’au directeur. Je me suis toujours intéressée au collectif de travail, aux enjeux organisationnels, économiques et sociaux, d’où mon engagement syndical.
Engagement syndical et responsabilités
Après plusieurs mandats syndicaux en entreprise, j’ai pris des responsabilités à la fédération CFE-CGC Métallurgie, négociant notamment le volet protection sociale de la nouvelle convention collective de branche. Lors d’une rencontre organisée le 30 juin par l’association Dialogues en présence de ses adhérents, Christelle Thieffinne, nouvelle présidente confédérale, a livré sa vision du dialogue social et évoqué les spécificités de la CFE-CGC.
Élue le 10 juin dernier à la présidence de la CFE-CGC lors du 39e congrès confédéral à Strasbourg, Christelle Thieffinne s’est prêtée à l’exercice des questions-réponses lors d’une rencontre organisée le 30 juin au siège confédéral à l’initiative de Dialogues et de sa directrice générale Sophie Thiéry (à gauche sur la photo). Devant un parterre d’adhérents et d’acteurs du dialogue social, Christelle Thieffinne a évoqué son parcours, les enjeux de dialogue social et la place de la CFE-CGC.
Christelle Thieffinne (CFE-CGC) : Trois femmes à la tête des cinq principaux syndicats
Une candidature consensuelle
Seule candidate, Christelle Thieffinne, 54 ans, a été élue mercredi 10 juin à la tête du syndicat des cadres et de l’encadrement. Celle qui vient de la puissante fédération de la métallurgie a recueilli les suffrages de 610 délégués du congrès, tandis que 91 se sont abstenus.
La vision et les priorités confédérales
« Le dialogue est plus que jamais fondamental tant nous vivons des transformations majeures dans le monde du travail : transitions économique et écologique, essor de l’intelligence artificielle, enjeux de réindustrialisation… Les partenaires sociaux doivent en être acteurs. »
« Grâce au travail de nos sections syndicales et de tous nos militants, la CFE-CGC est l’organisation qui a le plus progressé lors des trois derniers cycles électoraux. Nous sommes le premier syndicat dans bon nombre de grandes entreprises (EDF, Renault, Stellantis, dans la banque, dans l’assurance…). »
« La CFE-CGC est très attachée à son identité catégorielle. Nous représentons les personnels de l’encadrement (techniciens, agents de maîtrise, ingénieurs, cadres) dont les effectifs progressent en entreprise. L’encadrement joue un rôle majeur dans la transformation des entreprises. »
« À cet égard, je constate que les services RH se sont vu imposer au fil des années des logiques purement financières prenant le pas sur la gestion humaine de leurs missions. C’est problématique. »
Positionnement sur les grands dossiers
Le monde du travail change. Les récents épisodes de canicule ont notamment mis en exergue l’inadaptation des équipements publics et du monde du travail. L’intelligence artificielle pourrait impacter jusqu’à 5 millions d’emplois en France dans les années à venir. Au niveau national interprofessionnel, l’agenda est sur pause. Les organisations patronales, Medef en tête, sont peu enclines à négocier. C’est assez incompréhensible. Mais les travaux reprendront, peut-être après la conférence travail, emploi, retraites (TER) qui doit déboucher sur des sujets à la rentrée, dont l’IA et l’emploi des jeunes.
La CFE-CGC - c’est inscrit dans ses statuts - est indépendante de tout parti politique. Nous y sommes très attachés. Pour les échéances nationales l’an prochain, nous transmettrons nos revendications aux candidats et demeurons ouverts aux échanges.
La CFE-CGC : mission, histoire et chiffres
La CFE-CGC est le syndicat français dédié à la défense des intérêts des cadres et de l’encadrement tant dans l’entreprise que dans la société. La Confédération Française de l’Encadrement CGC est composée de fédérations et de syndicats professionnels. Elle est représentée dans l’entreprise par la section syndicale et dans toutes les instances paritaires (logement, formation, retraite, Unedic etc.).
| Élément | Détails |
|---|---|
| Naissance | 1944 (Confédération Générale des Cadres) |
| Adhérents (référence) | Forte de 170 000 adhérents (2015) |
| Structures | 230 syndicats et plus de 10 000 sections syndicales (2015) |
| Mission principale | Défense des intérêts de l’encadrement et représentation dans les instances paritaires et de décision |
Forte de 170 000 adhérents, 230 syndicats et plus de 10 000 sections syndicales (2015), la CFE-CGC est dotée d’une spécificité unique, depuis 1944, en tant que syndicat représentatif veillant aux intérêts d’une catégorie professionnelle définie : l’encadrement. La Confédération a pour objectif premier la réconciliation du salarié et de l’entreprise par l’intégration de principes éthiques fondamentaux (sociaux et environnementaux) dans leur gestion.
Interventions publiques et dossiers récents
Dans une tribune publiée dans le quotidien, Libération, l'intersyndicale appelle le gouvernement et le Parlement à transposer pleinement la directive européenne sur la transparence salariale. ❌Assises de la parentalité : une occasion manquée ? Alors que les comptes et réserves de ce régime sont très solides, le conseil d’administration de l’AGIRC-ARRCO n’est pas parvenu à trouver un accord sur la revalorisation des retraites complémentaires des salariés du privé. Les organisations patronales voulaient imposer une revalorisation de 0,2 % quand toutes les organisations syndicales demandaient une revalorisation à l’inflation, soit 1 %.
Le mandat de conseiller prud’homme est un engagement citoyen fort. 📰 Le bulletin confédéral est paru ! 80 ans CFE CGC Notre ambition : vous accompagner, vous défendre, vous convaincre ! Toute l’équipe CFE-CGC vous souhaite une excellente année 2024 ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers.
Rôle dans le dialogue social
Au-delà de l’entreprise, la CFE-CGC dispose de missions de représentation dans toutes les instances paritaires. Elle représente par ailleurs la société civile dans des instances de décision : CESE, CESER, Conseils d’administration, Commissions départementales et régionales, notamment pour l’emploi.
Une présidence féminine parmi d’autres
Après Sophie Binet (CGT) et Marylise Léon (CFDT) elle est la troisième femme à la tête d’une grande organisation syndicale. Avec Sophie Binet et Marylise Léon, désormais trois femmes sont donc à la tête des grandes organisations syndicales.
Prise de fonction et premiers pas
Lors d’une rencontre organisée le 30 juin par l’association Dialogues en présence de ses adhérents, Christelle Thieffinne, nouvelle présidente confédérale, a livré sa vision du dialogue social et évoqué les spécificités de la CFE-CGC. Retrouvez l'intégralité du discours prononcé ce mercredi à Strasbourg par...
On se déconnecte pendant un mois pour recharger nos batteries. Bel été à toutes et à tous et merci de votre fidélité.
balises: #Cfe
