Qu'est-ce que le CFE compétent pour les VTC ?

Le métier de VTC (Véhicule de Transport avec Chauffeur) connaît un essor remarquable, marqué par une augmentation constante des créations d’entreprises de transport de voyageurs. Cette activité attire de nombreux chauffeurs privés, particulièrement sous le statut de micro-entrepreneur, auparavant appelé autoentrepreneur. Ce choix de statut est souvent motivé par une simplification de la gestion administrative et comptable ainsi que par des avantages fiscaux indéniables.

Le statut de micro-entrepreneur pour les chauffeurs VTC

Pour la majorité des chauffeurs VTC, opter pour le régime de micro-entrepreneur est privilégié, notamment au démarrage de leur activité ou pour ceux exerçant de manière occasionnelle. Ce statut propose une comptabilité allégée, évitant notamment l’obligation de transmettre une déclaration sociale des indépendants (DSI) chaque année - un vrai soulagement par rapport aux sociétés commerciales qui doivent respecter un formalisme plus rigoureux.

Le régime micro-social simplifié apporte des avantages fiscaux, en gérant notamment les cotisations et contributions sociales sur une base forfaitaire. Les micro-entrepreneurs règlent leur impôt non pas selon leurs recettes réelles, mais sur une base forfaitaire. Depuis janvier 2018, ils sont affiliés au nouveau Régime Social des Indépendants (RSI), bien que cette gestion soit encore assurée par le RSI dans les faits. Cette situation peut entraîner un désavantage, car les charges fixes peuvent fortement réduire le revenu net du chauffeur.

Le chiffre d’affaires pour bénéficier du régime micro-entrepreneur est plafonné à 70 000 euros, avec un seuil de franchise de TVA fixé à 33 200 euros. Au-delà de ce montant, la TVA doit être collectée, ce qui complique la gestion administrative pour les chauffeurs.

Embaucher du personnel et autres modes juridiques

Théoriquement, un micro-entrepreneur peut embaucher du personnel, cependant, en pratique, cette démarche peut s’avérer peu rentable. Les charges sociales sont dues sur la totalité du chiffre d’affaires et s’ajoutent aux charges salariales et patronales du salarié. C’est pourquoi, pour un développement rapide et plus structuré de l’activité, certains chauffeurs choisissent de créer une société, comme une SARL.

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La SARL offre une gestion plus rigide et encadrée par le Code de commerce, mais permet au dirigeant de bénéficier d’une couverture sociale alignée sur le régime salarié. Ce système impose des cotisations similaires à celles des salariés tout en offrant une protection sociale quasi équivalente. Ce choix est pertinent pour ceux qui envisagent une expansion rapide de leur activité VTC.

Aides et exonérations pour les chauffeurs VTC

Si l’auto-entrepreneur était auparavant inscrit comme demandeur d’emploi, il peut demander des aides à la création d’entreprise. L’Aide au Chômeur Créateur ou Repreneur d’Entreprise (ACCRE) est un dispositif essentiel permettant d’obtenir une exonération partielle des charges sociales et un accompagnement sur les trois premières années d’activité, que ce soit en micro-entreprise ou en société.

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) pour les VTC

La cotisation foncière des entreprises (CFE) est un impôt local dû par les entreprises et les travailleurs indépendants. Pour les chauffeurs VTC, son montant dépend de leur chiffre d’affaires réalisé deux ans auparavant (N-2) et de la commune de domiciliation.

Chiffre d'affaires HT en N-2 Base minimum de CFE due en 2026 (selon la commune)
Inférieur ou égal à 10 000 € Entre 250 € et 597 €
Entre 10 001 € et 32 600 € Entre 250 € et 1 194 €
Entre 32 601 € et 100 000 € Entre 250 € et 2 509 €
Entre 100 001 € et 250 000 € Entre 250 € et 4 183 €
Entre 250 001 € et 500 000 € Entre 250 € et 5 974 €
À partir de 500 001 € Entre 250 € et 7 769 €

L’entreprise est exonérée de CFE si son chiffre d’affaires hors taxes de l’avant-dernière année (N-2) est inférieur à 5 000 €. Cette exonération s’applique également si l’entreprise a été créée l’année précédente (N-1) et que son chiffre d’affaires n’a pas dépassé ce seuil. Dans certains cas, le chiffre d’affaires peut être recalculé au prorata temporis, selon la durée réelle d’exploitation.

Déclaration et paiement de la CFE

Même en bénéficiant d’une exonération lors de la première année d’activité, le chauffeur VTC doit déposer une déclaration initiale (formulaire 1447-C-SD) auprès du Service des Impôts des Entreprises (SIE) avant le 31 décembre de cette année. Cette démarche peut être réalisée en ligne via le compte fiscal ou Portailpro, ou par voie postale.

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Par la suite, aucune déclaration annuelle n’est requise à moins d’un changement de situation (formulaire 1447-M-SD) ou de cessation d’activité.

La CFE est payée suite à la réception de l’avis d’imposition. Le paiement peut s’effectuer de trois manières : en ligne, par prélèvement mensuel ou par prélèvement à l’échéance.

Ressources et accompagnement

Pour toute question relative au CFE compétent ou à la gestion administrative liée à une activité de VTC, les chauffeurs peuvent se rapprocher du Service des Impôts des Entreprises (SIE) ou utiliser les plateformes fiscales en ligne.

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