Île-de-France: Analyse Démographique, Économique et Environnementale

L'Île-de-France (/il də fʁɑ̃s/[N 1]) est une région historique et administrative française. Désignée dans le langage courant par son ancien nom de « région parisienne », elle est fortement centralisée sur l'agglomération parisienne, qui s'étend sur 23,7 % de la surface régionale, mais où habite 88,6 % de sa population.

La municipalité a décidé d'intégrer au site de la commune les informations relatives à la région Île de France publiées dans l'encyclopédie collaborative en ligne "wikipédia". La mairie surveille les évolution de la page de la région Île de France sur "wikipédia".

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Démographie et Répartition de la Population

Au 1er janvier 2021, 12 317 300 personnes habitent en Île‑de‑France. Il s'agit d'une région très fortement peuplée, qui représente à elle seule 18,8 % de la population de la France métropolitaine sur seulement 2,2 % de sa superficie, ce qui en fait la région la plus peuplée (12,40 millions d'habitants en 2022) et la plus densément peuplée (1 017 hab/km2) de France. La région progresse au même rythme que celle de la France.

Les Franciliens sont répartis inégalement sur le territoire. C'est la région la plus densément peuplée de France (1 034 habitants au km2 contre 106 en France). La région concentre près d’un quart des étudiants de l’enseignement supérieur de France. La population de Paris représente une part importante de la population francilienne.

Comment est répartie la population de la région ? Saint-Denis, Argenteuil et Montreuil sont parmi les villes les plus peuplées. La région concentre 24 % des habitants sur seulement 2 % du territoire.

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Près d’un bébé sur quatre naît en Île-de-France. 21 % de la population a moins de 17 ans, soit un Francilien sur cinq. Depuis 2010, le nombre de naissances diminue et celui des décès augmente.

Vieillissement de la Population

Il permet de mesurer le degré de vieillissement de la population. Plus l'indice est élevé, plus le vieillissement est important. à compter de 2050.

Carte de l'Île-de-France

Carte de l'Île-de-France

Économie Francilienne

Avec un PIB estimé à 764,8 milliards d'euros et un PIB par habitant de 62 105 euros en 2021[1], c'est la région qui produit le plus de richesses en France. L’Île‑de‑France est la région au produit intérieur brut (PIB) le plus élevé. Le PIB francilien représente près de 30 % du PIB national, supérieur au poids démographique de la région (18 %). C'est le double de celui de la France métropolitaine hors Île‑de‑France.

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Le niveau de vie disponible par unité de consommation, est le plus élevé. Il est de 28 000 euros par an, contre 23 000 euros en France. Le niveau de vie médian y est plus élevé qu’au niveau national.

La région concentre une forte proportion de cadres (13 points de plus qu’en France). Les inégalités sociales sont les plus importantes : les 10 % les plus riches ont un niveau de vie 4,4 fois supérieur aux 10 % les plus pauvres, contre 14,5 en France.

L’Île-de-France est la région concentrant le plus d’inégalités sociales. 17 % de la population vit dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville contre 8 % en France métropolitaine. Le taux de chômage est plus faible qu'en France hors Mayotte (7,3 % au niveau national). En Seine-Saint-Denis, ce taux est de 10,3 %.

L'emploi non salarié agricole des DOM est sous-estimé. affiliés à la Mutualité sociale agricole (MSA).

Environnement et Occupation des Sols

Le territoire de la région est très urbanisé malgré la fragmentation éco-paysagère d'une grande partie du territoire (par les routes) et des grandes vallées de la Seine, de la Marne, et de l'Oise (par l'urbanisation). Elle possède de grands massifs forestiers (285 000 ha dont 87 000 ha de forêt publique) et de nombreux grands parcs urbains qui ceinturent presque la région au sud et au nord (massif des trois forêts). Les trois quarts du territoire régional sont toujours recouverts de forêts ou de terres agricoles.

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La région a cependant moins perdu de biodiversité que certaines zones d'agriculture intensive de surface équivalente plus au nord. Selon son profil environnemental régional, l'Île-de-France est du point de vue de la biodiversité dans une situation moyenne à l'échelle du continent européen, plus riche que les régions du Nord, mais moins que celles du sud. Un réseau relictuel et fragile, à conforter de corridors biologiques a permis un minimum de dispersions animales et végétales entre les grands noyaux de nature (massifs forestiers, zones humides) par la Carte des corridors biologiques d'intérêt régional[4].

La région est à 80 % constituée d'espaces naturels et ruraux, 20 % du territoire étant construit. Les données communiquées par les autorités sur la qualité de l'air en région Île-de-France seraient délibérément faussées, les niveaux de pollution étant nettement plus élevés que les données officielles, selon une enquête du journal Le Parisien. La région parisienne est touchée par le problème des décharges sauvages.

Les études de l'Union internationale pour la conservation de la nature menées sur l’Île-de-France révèlent que 31 % des 1 600 espèces de fougères et plantes à fleurs sont menacées de disparition, 27 % des papillons de jour, 30 % des chauves-souris, ou encore 39 % des oiseaux nicheurs. Sans être menacées de disparition, certaines populations « encore abondantes il y a peu » ont considérablement diminué, comme certaines espèces de chauve-souris (pipistrelles communes et noctules communes) ou d'oiseaux, dont les hirondelles et le moineau domestique, qui a perdu 73 % de ses effectifs parisiens entre 2004 et 2017. L'usage des pesticides, l'urbanisation et le réchauffement climatique semblent en être les principales causes[7].

Climat et Hydrologie

Le point culminant de la région d'Île-de-France, au sens administratif, est situé à Neuilly-en-Vexin (Val-d'Oise) sur les buttes de Rosne et culmine à 216 mètres. Le point le plus bas est à 11 mètres à Port-Villez (Yvelines). À Paris, Montmartre et Belleville se disputent le point culminant de Paris.

La région Île-de-France est entièrement comprise dans le bassin versant de la Seine. Tous les cours d'eau de la région sont des affluents ou des sous-affluents de la Seine. Nombre des rivières sont drainées par les grands affluents de la rive droite (Marne, Oise, Epte) ou de la rive gauche (Eure). Les cours d'eau principaux (Seine, Marne et Oise) sont navigables et se caractérisent par leurs nombreux méandres, boucles typiques de l'Île-de-France qui ont modelé le paysage.

La région Île-de-France bénéficie d'un climat tempéré, modéré par des influences océaniques. Malgré sa forte urbanisation qui la situe au premier rang national sur ce plan, l'Île-de-France est majoritairement agricole et rurale pour ce qui est de l'occupation des sols[14] : sur ses 12 070 km2, environ 50 % sont consacrés à l'agriculture[15],[14] (une des plus productives de France) et environ 23 % à la forêt (287 000 hectares), contre une moyenne nationale de 30 %[14],[16]. Parmi les plus importantes forêts de la région, on peut citer celles de Fontainebleau, Rambouillet, Montmorency, Saint-Germain-en-Laye et Sénart.

Logement Social

Avec 1 263 700 logements locatifs sociaux, l’Île-de-France totalise 26 % du parc social de la France métropolitaine[17]. Les créations de logements sociaux dans la région ont atteint en 2024 leur plus bas niveau depuis seize ans alors que les demandes sont en augmentation. Fin décembre 2023, il y avait 836 000 demandes de logements sociaux, soit deux fois plus qu’en 2010. Les catégories socioprofessionnelles les plus favorisées représentent en 2018 73 % des transactions de logements contre 60 % en 1998.

Transports en Île-de-France

L'organisation des transports en commun de la région relève de Île-de-France Mobilités, anciennement le Syndicat des Transports d'Île-de-France (STIF), établissement public composé de la région Île-de-France, de la ville de Paris et des sept autres collectivités départementales de la région.

Paris dispose de six grandes gares de chemin de fer terminus assurant à la fois un trafic grandes lignes et banlieue. Chaque gare dessert à la fois une portion de la banlieue et est un point de départ de grandes lignes vers les autres régions de France et l'étranger.

Paris possède aussi un héliport, situé dans le 15e arrondissement mais au sud du boulevard périphérique, en limite de la commune d'Issy-les-Moulineaux, ce qui explique son nom (héliport de Paris - Issy-les-Moulineaux).

Modes de Transport

  • Métro de Paris : 16 lignes exploitées par la RATP, desservant Paris intra-muros et la proche banlieue. Il a été ouvert en 1900, et totalise aujourd'hui 321 stations et 245 km de voies.
  • RER : trains desservant à la fois Paris et la banlieue proche, moyenne ou grande.
  • Tramway d'Île-de-France : 14 lignes (dont 9 exploitées par la RATP, la ligne T4 étant exploitée par la SNCF, la ligne T9 par Keolis et les lignes T11, T12 ,T13 par Transkeo filiale commune de Keolis et SNCF.).

En 1969, le premier tronçon du métro régional, futur RER, fut inauguré : ce nouveau parcours reliant la Nation à Boissy-Saint-Léger, complètement électrifié, fut réalisé en grande partie sur l’ex « ligne de Vincennes » auparavant desservie par des trains à vapeur et diminua considérablement les temps de parcours.

En 1977, la traversée de Paris par le nouveau RER A fut achevée par la liaison entre les stations Auber et Châtelet - Les Halles, tandis qu’une nouvelle branche en direction de Marne-la-Vallée fut construite. En même temps, la ligne de Sceaux desservant la vallée de Chevreuse et le sud-est des Hauts-de-Seine fut prolongée vers le nouveau cœur du réseau aux Halles et devint le RER B.

En 1990, les tramways qui avaient été complètement abandonnés et dont la dernière rame avait circulé dans Paris en 1937, reprirent naissance sous forme plus moderne, avec des véhicules plus confortables et entièrement électrifiés, cette fois pour desservir les banlieues dans le cadre d’un projet de rocade à quelques kilomètres des limites de Paris, réalisé en partie seulement.

Un jour ouvré, on compte environ vingt-trois millions de déplacements mécanisés en Île-de-France (soit deux tiers des déplacements). Plus de la moitié de ceux-ci sont effectués par des véhicules privés (le parc est supérieur à quatre millions de voitures) ou par des véhicules utilitaires. Si les axes radiaux et le boulevard périphérique voient leur fréquentation stagner voire diminuer, les axes de rocade voient leur trafic augmenter, provoquant des phénomènes de saturation chroniques, à l'exemple du tronc commun des autoroutes A4 et A86 dans le Val-de-Marne. En 2019, la part du vélo dans les déplacements quotidien est de 2 %[25].

Au départ uniquement situés dans Paris, les points des Vélib' sont étendus progressivement, tout comme, par la suite, les Autolib', dans la banlieue parisienne. En 2011, un service d'autopartage de petites voitures électriques est lancé sous le nom d'Autolib'. Il est nécessaire de s'inscrire au préalable dans une des stations plus spécifique en présentant sur machine, le permis de conduire.

Environ mille trains de grandes lignes quittent chaque jour ouvré les six grandes gares tête de ligne parisiennes. Ces trains desservent l'essentiel des villes de France, ainsi que de nombreuses villes d'Europe occidentale. Le trafic est en augmentation avec l'ouverture de lignes à grande vitesse en direction de la Grande-Bretagne, de la Belgique et de l'Allemagne en particulier. Le développement du TGV a permis la création de liaisons directes entre métropoles de Province, mais passant par le réseau francilien. Le trafic grandes lignes (environ 50 millions de passagers en 2004 toutes gares confondues) s'est considérablement développé avec les TGV qui partent de la Gare de Lyon, de la gare Montparnasse, de la gare du Nord et depuis 2007 de la gare de Paris-Est.

Le transport fluvial de voyageurs est relativement peu répandu en raison de sa commodité moins grande et de son accès restreint, dû à la nécessité de relier un point à l'autre devant être situés sur la Seine, voire l'Oise ou la Marne (ou encore les canaux Saint-Martin ou de Saint-Denis, mais avec des écluses) ou depuis quelques ports fluviaux. Le transport fluvial de voyageurs demeure globalement marginal dans la région, mais tend à progresser.

En 2006, 296 millions de tonnes de marchandises ont transité en Île-de-France, soit environ 12 % du tonnage total transporté en France, volume en hausse de 2 % par rapport à l'an 2000. Près de la moitié des marchandises transportées ne quittent pas la région, les courtes distances étant quasi exclusivement assurées par la voie routière. Le transport routier de marchandises domine largement dans la région, avec plus de deux cents millions de tonnes transportées par la route en 2008. Les transports ferroviaires ou fluviaux n'en ont assuré que de dix à quinze millions de tonnes chacun la même année[30].

Durant les années 1990, on compte chaque jour plus de cinq-cents convois de fret sur les lignes ferroviaires régionales, transportant près de 240 000 tonnes de marchandises. Si la dimension de l'agglomération peut expliquer les volumes constatés, c'est avant tout la situation de carrefour de la région qui explique l'importance des flux, majoritairement de transit. Le transport ferroviaire de marchandises demeure relativement stable.

Paris est le premier port fluvial de France avec un trafic de 21 millions de tonnes en 2005[35]. Les terminaux les plus importants sont le Port de Gennevilliers et le Port de Bonneuil-sur-Marne[36]. L'activité est gérée par le Port autonome de Paris. Le trafic de marchandises par voie fluviale au port de Gennevilliers demeure relativement stable, la part des marchandises importées dans la région étant en moyenne le triple de celle des marchandises exportées.

Mobilité en Île-de-France

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