Comment comptabiliser le stockage de marchandises en comptabilité
Les entreprises commerciales exerçant une activité de négoce achètent des biens pour les revendre en l’état, c’est-à-dire sans les transformer. Les produits achetés en vue d’être revendus représentent, en termes comptables, des emplois qui sont entièrement consommés lors du premier usage. Ils disparaissent immédiatement après. S’agissant des frais accessoires d’achat (frais de port, droits de douane notamment), ils doivent généralement être incorporés au prix d’achat des marchandises et donc être enregistrés dans le compte 607 « Achats de marchandises ». Ils formeront alors leur coût d’acquisition.
Exemple : une entreprise acquiert des marchandises pour 10 000 euros hors taxes. A ce montant s’ajoutent des frais de port pour 100 euros hors taxes et la TVA pour 220 euros. Les biens sont livrés le 15/10/N et la facture transmise à cette date. Elle est réglée par virement le 31/10/N. Les commerçants, devant tenir une comptabilité, effectuent, à l’approche de la clôture de leur exercice comptable, un inventaire physique. L’objectif de celui-ci est de recenser et d’évaluer tous les actifs et passifs de l’entreprise. Les marchandises non encore vendues sont donc comptées et évaluées selon une méthode de calcul précise (celle du coût moyen pondéré ou du « premier entré, premier sorti »). Elles font ensuite l’objet d’une comptabilisation particulière puisqu’elles revêtent un caractère stockable.
Stock et évaluation à la clôture
Exemple : une entreprise a un stock initial de 20 000 euros. Elle a acheté, au cours de l’exercice comptable, 80 000 euros de marchandises. A sa date de clôture, au 31/12/N, elle évalue les marchandises non vendues à 10 000 euros. Conclusion : les achats de marchandises sont comptabilisés dans le compte 607 « Achats de marchandises ». Depuis la loi Lemoine de 2022, vous bénéficiez d'une liberté totale pour choisir et changer d'assurance emprunteur à tout moment, sans frais ni pénalités. L'assurance vie reste l'un des placements préférés des Français. Aujourd'hui, elle compte près de 18 millions de souscripteurs à travers l'Hexagone, ce qui représente près de 25 % de la population. La partie rédactionnelle d’un business plan doit contenir des informations précises sur le projet de création ou de reprise d'entreprise. Les entrepreneurs indépendants…
En résumé, les stocks désignent l’ensemble des biens détenus par une entreprise destinés à être vendus ou utilisés dans son processus de production. Ils jouent un rôle stratégique dans le bilan et le compte de résultat et nécessitent une gestion rigoureuse pour refléter fidèlement la réalité économique de l’entreprise. Le stock en comptabilité se place dans l’actif et ses variations influent sur le résultat, selon les méthodes d’évaluation et de comptabilisation adoptées.
Etapes et méthodes d’inventaire
L’inventaire est une étape obligatoire pour tout commerçant : il peut être intermittent ou permanent (perpétuel). L’inventaire intermittent compte les stocks uniquement lors des inventaires physiques, généralement à la clôture; l’inventaire permanent suit les entrées et sorties en temps réel et est plus fiable. Les erreurs à éviter lors de l’inventaire incluent la négligence de la fréquence, les écarts de comptabilisation, les correspondances quantités physiques et comptabilisées, les stocks en transit, la documentation et l’absence d’un logiciel adéquat.
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L’évaluation des stocks se fait selon deux méthodes autorisées par le PCG et IFRS: le Premier Entré, Premier Sorti (PEPS/FIFO) et le Coût Unitaire Moyen Pondéré (CUMP). Le Dernier Entré, Premier Sorti (DEPS/LIFO) est interdit en France. L’évaluation détermine la valeur de l’actif et influe sur le coût des ventes et la marge brute.
Comptabilisation des stocks et des mouvements
Selon le Plan Comptable Général (PCG), les stocks se centralisent dans les comptes de classe 3 selon leur nature: 31 Matières premières, 32 Autres approvisionnements, 37 Stocks de marchandises. Les variations de stocks sont enregistrées dans les comptes de résultat: 6031, 6032, 6037 pour les variations selon le type de stock, et 7133/7134 pour les en-cours de production selon les cas. Les achats de marchandises s’imputent au compte 607 « Achats de marchandises ». Lors de la clôture, on inscrit le stock final et la variation correspondante, puis à l’ouverture suivante, on extourne ces écritures pour remettre le stock à zéro afin de calculer le coût d’achat des marchandises vendues.
Exemple pratique avec inventaire intermittent: à la clôture, stock final de marchandises est 15 000 €, et la variation de stocks 3 000 € est enregistrée au crédit du compte 6037 et au débit du compte 37. À l’ouverture suivante, on annule ces écritures pour repartir de zéro.
Frais accessoires et coût d’acquisition
Les frais d’achat (frais de port, droits de douane) doivent, en règle générale, être incorporés au prix d’achat des marchandises et donc être enregistrés dans le compte 607. Le coût d’acquisition d’un stock est défini par le PCG comme le prix d’achat augmenté des frais directement attribuables à l’acquisition et au transport nécessaires pour amener les stocks à l’endroit et dans l’état actuel.
Les coûts de stockage et les frais administratifs généraux ne sont pas incorporés au coût des stocks, sauf exceptions propres à des coûts directement liés à l’activité de stockage et à des systèmes de gestion internes. En pratique, les coûts logistiques externes ou les systèmes d’information restent des charges externes ou des postes analytiques, sans augmenter la valeur des stocks dans les comptes sociaux.
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Traitement des coûts de stockage et de distribution
Les loyers d’entrepôts et locaux de stockage, les salaires du personnel de stock et les frais de réparation sont généralement classés dans différents comptes (6135, 641, 645, etc.) et ne sont pas tous incorporables au coût d’entrée des stocks. Les coûts de distribution (transport vers les clients, stockage en plate-forme de distribution, etc.) ne doivent pas être inclus dans le coût des stocks selon l’ANC et IFRS; ils restent en charges, même s’ils font partie du coût total du produit dans une approche de coût complet.
Les coûts de préparation de commandes 3PL peuvent être suivis par des sous-comptes dédiés (par exemple 6282) afin d’évaluer le coût moyen par commande et d’optimiser les processus. Les coûts d’assurance couvrant le stockage se traitent généralement en charges (616) et sont déductibles, sans être incorporés au coût d’acquisition des stocks.
Aspects fiscaux et dépréciations
Au niveau fiscal, les règles permettent la déductibilité des charges de stockage lorsqu’elles répondent à des conditions d’exploitation et de pièces justificatives. Les pertes de valeur des stocks, via les dépréciations (comptes 68173 ou 39, etc.) ou les mises au rebut (compte 603700 ou 658/791 selon le cas), suivent des mécanismes spécifiques et peuvent être enregistrées différemment selon la nature de la perte (dépréciation, vol, démarque inconnue, périssabilité).
En cas de surstockage et de perte de valeur durable, l’éclairage comptable peut nécessiter des dotations aux dépréciations (compte 397) et des écritures d’ajustement démarqué pour préserver la lisibilité du compte de résultat, notamment via le recours au compte 758 « Produits divers de gestion courante » pour neutraliser des charges non opérationnelles et préserver la marge.
Cartographie des coûts de stockage et comptes utiles
- 6135 - Locations immobilières pour les loyers d’entrepôt
- 641 - Rémunérations du personnel
- 645 - Charges de sécurité sociale et de prévoyance
- 215, 2183, 2181 - Immobilisations liées au stockage et à la manutention
- 616 - Primes d’assurances
- 624 - Transports (logistique et service externe)
- 6282 - Préparation de commandes 3PL
- 6031, 6032, 6037 - Variations de stocks (matières, autres approvisionnements, marchandises)
- 603700 - Variations de stocks spécifiques pour les périssables
- 658 - Charges diverses de gestion courante
- 758 - Produits divers de gestion courante
Les méthodes d'évaluation ultérieures des stocks autorisées par le PCG
| Élément | Compte PCG | Impact sur le résultat |
|---|---|---|
| Achat de marchandises (HT) | 607 | Charge d’achat |
| Frais accessoires (port, douane) | 607 | Coût d’acquisition |
| Variation des stocks - marchandises | 6037 | Impact sur résultat |
| Stock de fin - marchandises | 37 | Actif, valeur de l’inventaire |
| Dotations dépréciation stocks | 68173 / 39 | Charge, dépréciation |
La comptabilisation des stocks peut se faire soit par inventaire permanent, soit par inventaire intermittent. Pour les matières premières et les marchandises, les comptes de stocks à utiliser restent 31, 32 et 37. En fin d’exercice, on détermine le coût d’achat des marchandises vendues en associant stock initial, entrées et stock final, et les achats de l’année.
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