Comment devenir consultant freelance

Le consultant freelance est un professionnel indépendant vendant une prestation de services. Il se sert de ses compétences et de son savoir-faire acquis pour aider les entreprises, les administrations et tous types de structures afin d’optimiser un pan de leur domaine d’activité (production, commercial, qualitatif, ingénierie, etc.).

Le consultant freelance intervient pour résoudre des problématiques qui apparaissent ponctuellement au sein des organisations. Une entreprise fait appel à ce professionnel lorsqu’elle n’a pas les ressources internes pour faire face à ces problèmes. Ce prestataire externe apporte les compétences et le recul nécessaire pour relever des défis hors de portée de l’entreprise.

Pourquoi devenir consultant freelance ?

  • Devenir consultant freelance offre une multitude d'avantages, dont : gérer soi-même sa vie professionnelle, augmenter sa rémunération et être totalement autonome pour gérer un projet du début à sa fin.
  • L'autonomie professionnelle : les freelances ont le contrôle total sur les projets sur lesquels ils travaillent, les clients avec qui ils collaborent, et même leur lieu de travail.
  • Flexibilité des horaires : être son propre patron signifie pouvoir définir ses propres horaires de travail.
  • Gagner plus : la possibilité de maximiser son potentiel de revenus grâce à la négociation directe des tarifs pour chaque projet.
  • Opportunités de carrière variées : on ouvre la porte à un large éventail d'opportunités professionnelles dans différents secteurs et industries.
  • Une liberté géographique, puisque le métier permet de travailler à distance.

Compétences et qualités requises

Métier de conseil par excellence, le consulting freelance demande : une aisance relationnelle, un excellent sens de l'analyse et une grande rigueur dans l'exécution des missions.

Le consultant freelance se doit donc d’avoir un excellent sens de l’analyse, ainsi que de bonnes capacités relationnelles. Il doit faire preuve de sérieux et être capable de présenter ses conclusions à l’oral.

Devenir consultant freelance demande également un investissement significatif dans le développement de compétences et de connaissances, ainsi qu'une volonté constante d'apprentissage et d'amélioration.

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Quelles sont les missions d'un consultant freelance ?

Le consultant freelance observe, décortique, émet des recommandations d’optimisation et suit leur mise en place. Ce schéma se répète à l’identique dans tous les secteurs d’activité qui vont avoir recours à du consulting.

Le rôle du consultant freelance l’amène à suivre une procédure rigoureuse afin de répondre aux attentes de ses clients : la phase d’analyse, la phase de recommandations, la phase d’accompagnement et la phase de reporting.

  • La phase d’analyse permet au consultant de comprendre les problèmes pour lesquels il a été appelé et d’en saisir tous les enjeux.
  • La phase de recommandations : le consultant livre des préconisations et précise les ressources humaines et financières nécessaires à leur élaboration.
  • La phase d’accompagnement : le consultant s’engage à participer à la mise en place de ses préconisations.
  • La phase de reporting : cette étape permet d’évaluer le travail accompli au cours de la mission de conseil.

Le marché du consulting freelance

Au cours de la dernière décennie, le nombre de consultants a explosé en France. Le marché n’est pas pour autant saturé dans un contexte où les dirigeants accordent de plus en plus d’importance aux conseils et compétences issus d’experts appelés en renfort qui sont les consultants freelances.

Missionnés pour observer, analyser et optimiser, les consultants freelances peuvent tout aussi bien intervenir dans le monde de l’industrie pour de l’accompagnement qualitatif ou pour optimiser les coûts de production, que dans le commerce pour assurer, par exemple, le lancement d’un produit. Auprès des organes décisionnaires, le consultant se penchera surtout sur la gestion d’entreprise et l’expertise comptable.

Lorsqu’on est consultant freelance, il existe de nombreuses plateformes présentes sur le web permettant aux freelances de se faire référencer et d'être trouvé plus facilement par des professionnels qui auraient besoin de leur expertise.

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Formations et parcours recommandés

Pour exercer le métier de consultant, il faut privilégier de longues études supérieures. En effet, les entreprises vont plus facilement se tourner vers des candidats de niveau bac + 5 ou supérieurs. Un Master obtenu dans une école supérieure de commerce, une école d’ingénieurs ou en IEP (Institut d’Études Politiques) est l’idéal.

La formation du consultant freelance va surtout dépendre du domaine d’activité dans lequel le professionnel souhaite s’investir pour dispenser ses conseils. Tout dépend également du profil du consultant. Pour un senior expérimenté, ce seront avant tout les références de terrain qui prévalent, tandis que pour un junior débutant, un diplôme supérieur sera très apprécié.

Le métier de consultant freelance ne nécessite pas de diplôme ou de formation particulière, et la plupart des consultants freelances réussissent grâce à une combinaison de formation académique et d'auto-apprentissage.

Étapes pour se lancer : guide pratique

Se lancer en tant que freelance s’apparente souvent à un grand saut dans l'inconnu. Si la démarche peut faire peur, sachez qu’en procédant de manière méthodique, vos premiers pas dans le consulting indépendant s’effectueront en toute sérénité.

  1. S’assurer de disposer des compétences requises : faire un état des lieux de ses compétences et de son niveau d’expertise, tirer parti des expériences professionnelles précédentes et, en cas de reconversion, se former pour acquérir de nouvelles compétences.
  2. Élaborer son business plan : étude de marché, précision du persona ou du client cible, étude des besoins, analyse de la concurrence et création d’une offre irrésistible et différenciante.
  3. Choisir son statut juridique : micro-entreprise, EI, EURL, SASU, ou portage salarial selon les ambitions, la protection sociale souhaitée et le volume d’activité prévu.
  4. Effectuer les démarches de création : immatriculation, rédaction des statuts si nécessaire, dépôt du capital social, publication dans un journal d’annonces légales et obtention du SIRET/Kbis.
  5. Réaliser les dernières formalités : souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle, s’affilier à un régime de prévoyance et de mutuelle, créer son espace professionnel sur impots.gouv.fr et choisir un expert-comptable selon les obligations comptables.
  6. Développer son réseau : réseaux sociaux, plateformes de freelances, prospection directe, événements de réseautage et associations professionnelles pour obtenir des recommandations et références.

Choix du statut juridique : avantages et inconvénients

Au début de son activité, un consultant freelance se tourne souvent vers un statut de micro société comme celui de l’auto-entreprise. Il peut ensuite changer de statut si ses revenus augmentent et qu’il souhaite investir et protéger son patrimoine personnel.

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L’auto-entreprise ou micro-entreprise est le statut idéal pour démarrer une activité de consultant freelance. Il permet au nouveau chef d’entreprise de tester son activité en parallèle d’un travail salarié. Grâce à son accessibilité très facile, le régime micro-entrepreneur permet au consultant freelance de payer des cotisations sociales correspondant à un pourcentage de son chiffre d’affaires.

L’EURL et la SASU sont deux formes de sociétés unipersonnelles adaptées si l’activité évolue et que l’on souhaite structurer durablement son activité. La SASU offre une grande souplesse et le statut d’assimilé-salarié pour le président, tandis que l’EURL présente des cotisations sociales généralement plus faibles mais un statut TNS.

Le portage salarial est une solution intermédiaire entre le statut de salarié et celui d'indépendant. Le consultant freelance reste libre de mener son activité comme il l'entend, mais il dépend d’une société de portage qui prélève un pourcentage sur son chiffre d’affaires en échange d’avantages sociaux.

Fixer son tarif : comment déterminer son TJM

En exerçant en qualité d’indépendant, le consultant freelance fixe librement le tarif de ses prestations. Le taux journalier moyen (TJM) doit permettre de couvrir ses frais, ses périodes non facturées et d’assurer la rentabilité de l’activité.

Il existe deux méthodes pour définir votre TJM : benchmarker les taux journaliers des consultants similaires ou partir de votre ancien salaire en l’ajustant pour compenser les jours non travaillés et les charges du freelance.

Le taux journalier moyen du consultant freelance désigne la valeur que celui-ci attribue à sa journée de travail, en y intégrant ses charges et ses tâches non facturables (administratif, prospection, communication, etc.).

Salaire et revenus observés

Le revenu qu’un consultant freelance tire de son activité dépend directement du chiffre d’affaires qu’il parvient à générer. Celui-ci varie selon le domaine d’expertise du professionnel et de son niveau d’expérience.

Selon les données communiquées par la plateforme Malt, le consultant communication, stratégie et business developer affiche un TJM moyen élevé tandis que d’autres spécialités affichent des TJM variables. L’ancienneté, la situation géographique, le nombre de jours travaillés, les compétences annexes et la durée des missions entrent en jeu.

Type de consultant TJM moyen (exemples)
Consultant communication / stratégie ~748 € (moyenne selon Malt)
Consultant webmarketing / analytics ~596 € (moyenne selon Malt)
Consultant débutant ~377 € (exemple)
Consultant expérimenté ~960 € (exemple)

Charges et coûts à prévoir

Les charges du consultant freelance peuvent être d’ordre multiple : cotisations sociales, impôts, frais professionnels (logiciels, abonnements, assurances), frais de déplacement, équipement informatique, marketing et création de société.

Les dépenses réalisées pour l’exploitation de son activité impactent fortement le niveau de rémunération du consultant freelance et doivent être prises en compte dans le calcul de son TJM.

  • Frais de déplacement et notes de frais
  • Frais de repas
  • Frais informatiques et logiciels spécialisés
  • Honoraires comptables et juridiques
  • Frais de site web et communication

Assurances et protection

En tant que consultant indépendant, vous n'avez pas d'obligation de souscrire à une assurance professionnelle. Néanmoins, il est important de rester couvert côté responsabilité civile professionnelle, santé, prévoyance et retraite. Ces assurances offrent un filet de sécurité nécessaire, surtout si vous êtes TNS et bénéficiez d’une couverture sociale limitée.

Contractualisation et facturation

Un contrat doit nécessairement encadrer les relations entre le consultant et chaque client qu’il accompagne. Le document doit notamment préciser : la nature et l’étendue de la mission, la durée, le prix, les obligations des parties, les modalités d’exercice de la mission et les modalités de paiement.

Il est recommandé d’évaluer le travail en amont, d’indiquer clairement la date de paiement des honoraires et, le cas échéant, de demander un acompte pour se prémunir contre les risques de non-paiement ou de désistement du client.

Développer son activité : marketing, réseau et outils

Choisir une niche et se spécialiser est important afin de se démarquer. En se concentrant sur un domaine spécifique, il est possible d'offrir une expertise pointue et recherchée.

Les réseaux sociaux sont des outils puissants pour promouvoir vos services et interagir avec une audience. Les plateformes freelances telles que Upwork, Freelancer et Malt peuvent être des moyens efficaces pour trouver des projets et acquérir de nouveaux clients.

Bien qu'il travaille majoritairement seul, le consultant freelance doit entretenir des relations avec collègues, anciens clients, partenaires commerciaux et autres professionnels de l'industrie. Les événements de réseautage, les plateformes en ligne et les associations professionnelles sont autant de moyens efficaces de développer son réseau.

Comment Devenir Consultant Freelance (Étape par Étape)

Aides et dispositifs pour démarrer

Pour les nouveaux consultants freelance, il existe plusieurs dispositifs d'aide et de soutien financier : l'ARE (Aide au retour à l'emploi), l'ACRE (Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise), des subventions régionales, et des prêts d'honneur. Ces aides peuvent faciliter le démarrage et la croissance de l'activité.

Risques et défis à anticiper

  • La fluctuation des revenus : les revenus peuvent varier considérablement d’un mois à l’autre selon les projets obtenus.
  • La recherche de clients : trouver des missions est un défi constant, surtout en début de carrière.
  • La gestion du temps : il faut jongler entre missions, prospection et tâches administratives.
  • La dépendance à un nombre limité de clients : il est préférable de diversifier sa clientèle pour réduire le risque financier.

Conseils pour réussir

  • Investir dans son personal branding et partager du contenu pertinent pour démontrer son expertise.
  • Maintenir une communication efficace et une gestion des attentes avec les clients.
  • Garder une qualité de service irréprochable pour bâtir une réputation solide et générer des recommandations.
  • Se former régulièrement pour rester à jour sur les tendances et les outils du secteur.
  • Prévoir un budget initial (environ 2 200€ à 7 000€ selon les besoins) pour équipement, marketing et formation.

En bref

Devenir consultant freelance nécessite une expertise solide, des compétences relationnelles et analytiques, un statut juridique adapté, la définition d’un TJM cohérent et un travail continu sur le réseau et la visibilité. La méthode et la préparation permettent d’aborder cette activité avec sérénité et d’en tirer le meilleur.

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