Drapeau, signification et histoire des Lucs-sur-Boulogne
Les Lucs-sur-Boulogne portent un nom et une mémoire profondément ancrés dans le passé : LUCUS signifie « bois sacré ». Passage d’une voie romaine, mottes celtiques prouvent l’origine très ancienne de la commune.
Origines toponymiques et vestiges anciens
LUCUS signifie « bois sacré ». Passage d’une voie romaine, mottes celtiques prouvent l’origine très ancienne de la commune.
Enfant, il avait joué dans les pièces montées par la paroisse, incarnant disait-il le curé Voyneau, celui même qui avait été tué par les colonnes infernales de février 1794.
Moyen Âge : premiers témoignages écrits
En 1080, nous avons connaissance de l’existence de Saint-Pierre du Luc : une charte fait mention d’une donation de la seigneurie de la Roche et du Luc au profit de l’Abbaye de Sainte-Croix de Talmont. En 1090, une charte mentionne la paroisse de Notre-Dame du Petit-Luc.
Petit-Luc et Grand-Luc deviennent principauté-pairie en 1556, le seigneur en est Louis II de Bourbon, Pair de France.
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Économie traditionnelle : les carrières et la taille de granit
La commune possède des carrières de pierre et dès le milieu du XIXe siècle, nombreux sont les ouvriers qui taillent le granit. Ils se servent d’une « chèvre », appareil rustique pour soulever de lourdes charges, ici les énormes blocs de granit ; en patois c’est la « beucque », ainsi les Lucquois sont aussi appelés les Beucquots.
La Révolution et le martyre de 1794
De janvier à mai 1794 , les colonnes infernales, nom donné aux colonnes incendiaires commandées par le général républicain Turreau, ont pour mission, après l’anéantissement de l’Armée catholique et royale, de détruire les derniers foyers insurrectionnels du Grand- Ouest. La commune est attachée à garder en mémoire le souvenir de ces événements douloureux.
La chapelle des Lucs-sur-Boulogne abrite, gravés sur des plaques fixées aux murs, les noms des 564 personnes qui périrent, le 28 février 1794, victimes d'une attaque des colonnes infernales. C'est le Père Huchet qui à recensé ces noms. Il chante une complainte qui évoque le martyre de son village natal.
Mémoire locale et travaux d'historiens
Exemple d’érudit local renouvelant l’histoire de la Vendée : le père Marie-Auguste Huchet est tout à la fois originaire des Lucs-sur-Boulogne, porteur de sa mémoire et un de ses historiens. C’est dans une démarche plus classique que le père Huchet s’était attaché à la vérification précise des faits et à la transmission de la mémoire. Après quelques articles, il avait fait paraître en 1983 un volume qui recueillait la liste des personnes tuées et, surtout, qui étudiait dans leur complexité les archives connues sur les événements.
Ce père Capucin a été missionnaire en Afrique pendant de nombreuses années avant de devenir Cistercien et de résider en l'abbaye Notre-Dame de Sept Fons, dans le département de l'Allier.
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En intitulant son livre « Un Oradour révolutionnaire », Gaëtan Bernoville, auteur connu pour ses positions hostiles à la Révolution, ouvrait une voie d’interprétation qui allait influencer les débats durablement par la suite. Cet épisode connu depuis la fin du XIXe siècle avait fait l’objet d’un ouvrage retentissant aux lendemains de la deuxième guerre mondiale.
Les Colonnes Infernales 1794 — Quand l'Armée Française a Rasé la Vendée
Développement moderne et équipements culturels
Aujourd’hui, le tissu économique dense et diversifié offre plus de 850 emplois sur la commune et donne ainsi aux Lucquois la possibilité de vivre et de travailler sur place.
Enfin, la ville peut s’enorgueillir d’avoir été choisie par le Conseil départemental pour recevoir le grand musée de la Vendée, l’Historial, inauguré le 25 juin 2006. Cet édifice prestigieux et novateur, labellisé « Musée de France », présente sur 6000 m² des expositions temporaires, des salles permanentes retraçant l’histoire de notre région de la Préhistoire à nos jours et un musée dédié aux enfants.
Mémoire vivante dans la commune
La commune est attachée à garder en mémoire le souvenir de ces événements douloureux. La chapelle des Lucs-sur-Boulogne abrite, gravés sur des plaques fixées aux murs, les noms des 564 personnes qui périrent, le 28 février 1794, victimes d'une attaque des colonnes infernales. C'est le Père Huchet qui à recensé ces noms.
Tableau récapitulatif des dates et faits clés
| Époque | Fait marquant |
|---|---|
| Antiquité | Passage d’une voie romaine, mottes celtiques, origine du nom (LUCUS = bois sacré) |
| 1080 | Charte mentionnant Saint-Pierre du Luc et donation à l'Abbaye de Sainte-Croix de Talmont |
| 1090 | Charte mentionnant la paroisse de Notre-Dame du Petit-Luc |
| 1556 | Petit-Luc et Grand-Luc deviennent principauté-pairie; seigneur Louis II de Bourbon |
| Milieu XIXe siècle | Développement des carrières de granit; ouvriers tailleurs appelés Beucquots |
| 28 février 1794 | Massacre de 564 personnes par les colonnes infernales; commémoration dans la chapelle |
| 1983 | Publication par le père Marie-Auguste Huchet d'un volume recensant les victimes et étudiant les archives |
| 25 juin 2006 | Inauguration de l'Historial, grand musée de la Vendée aux Lucs-sur-Boulogne |
La mémoire, l’histoire, le nom et le patrimoine architectural et culturel des Lucs-sur-Boulogne forment un ensemble cohérent où se mêlent vestiges anciens, tragédies révolutionnaires, savoir-faire local et dynamisme contemporain.
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