L'Entrepreneur Motivé par la Foi : Une Définition
Lorsqu’une personne est reconnue pour la première fois comme implanteur d’Église, on lui demande souvent si elle se considère comme un entrepreneur. Cette question est justifiée, dans un sens, à cause du manque d’expérience de cette personne. Imaginez l’expression des gens qui posent cette question en haussant un sourcil : « Penses-tu vraiment être un entrepreneur ? »
À cette époque, cette personne n’avait encore jamais entrepris rien d’important, à part plusieurs programmes d’étude. Son travail à temps plein n’était qu’un rouage de plus dans la grande roue des travaux qui se faisaient à l’université. Tout comme les autres étudiants diplômés, cette personne était bien contente de pouvoir continuer à lire, à écrire et à enseigner dans son domaine d’étude. Elle avait le plaisir de s’adresser exclusivement à des personnes intéressées ou à des groupes qui n’avaient pas d’autres choix que de l’écouter parler.
Cette question, plutôt courante, avait du sens à la lumière de son expérience, car elle se basait sur un présupposé assez répandu. Nous assumons généralement que l’implantation d’Église exige plus de compétences entrepreneuriales comparativement aux autres contextes pastoraux. Mais est-ce exact ? Évidemment, la réponse à cette question dépend de notre compréhension du mot « entrepreneur ».
Définition de l'entrepreneur
Même si cette définition s’applique plus au monde des affaires qu’au contexte de l’Église locale, nous pouvons y voir des similitudes qui nous amènent souvent à associer l’implantation d’Église à l’entrepreneuriat. Les implanteurs d’Église construisent quelque chose à partir de rien. Ils font cela après avoir trouvé une occasion favorable qui leur permettra de répondre à un besoin. En tant qu’implanteur d’Église, vous devez être prêt à faire tout ce qui est nécessaire.
Vous ne pouvez pas vous appuyer sur une structure bien solide et ne faire que le minimum, en laissant certaines tâches à des spécialistes. Comme il n’y a aucun système en place, vous devez être capable de faire des plans, d’avoir une vue d’ensemble et d’identifier les étapes à suivre pour accomplir vos objectifs.
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Cela dit, les nouvelles Églises peuvent s’épanouir, même si elles n’ont pas de pasteurs ayant un profil entrepreneurial. L’important est d’être entouré par les bons leaders. Avoir plusieurs anciens est une très bonne chose. Aucun de nous n’est destiné à travailler seul.
Être identifié comme un entrepreneur n’est pas nécessaire, car Dieu n’a pas dit que ce l’était. Il n’y a aucune liste de qualités bibliques qui mentionne qu’il faut « avoir un esprit entrepreneurial ». Il est vrai que cela peut être utile dans le contexte d’une implantation d’Église.
Vous pouvez être à la tête d’un projet d’implantation d’Église sans être un entrepreneur. Après tout, l’expression « implantation d’Église » n’est pas tout à fait appropriée. Il s’agit d’une appellation décrivant une réalité chronologique, et non ontologique. Les implantations d’Églises sont des Églises, et les Églises n’ont pas fondamentalement besoin d’entrepreneurs. Elles ont besoin de pasteurs.
Bien sûr, certains doivent se déplacer de ville en ville pour fonder de nouvelles Églises, tout comme l’a fait l’apôtre Paul. C’est peut-être l’appel que Dieu vous a mis à cœur. Cependant, l’une des priorités de Paul était de s’assurer que des pasteurs étaient établis dans les Églises qu’il fondait (Ac 14.23 ; Tit 1.5).
Si vous êtes tentés d’implanter une église à cause de votre désir d’assouvir votre esprit entrepreneurial ou parce que vous aimez les nouveaux défis, vous serez vulnérables à certains dangers particuliers. Les entrepreneurs surveillent les bonnes occasions dans les failles du marché. Ils perçoivent les besoins non comblés, les demandes inexploitées, et ils trouvent un moyen d’y répondre.
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Pour certains, les raisons derrière ces failles sont moins importantes que le fait qu’il y ait une faille à exploiter. Un journaliste d’un journal américain bien connu a décrit l’entrepreneur comme étant un individu poussé par « un désir fondamental qui est indépendant de tout produit, service, industrie ou marché ».
Les entrepreneurs ne sont pas nécessairement plus attirés par un produit que par un autre. Cette intention ne sera toutefois pas suffisante pour l’implantation d’une Église saine. Vous devriez plutôt être motivé par votre amour pour les Églises locales et les responsabilités liées à la direction d’une Église. Vous devrez être attentif au moindre détail de la vie des gens.
Il se peut que cela soit très long avant de voir du progrès dans leur vie, et il se peut qu’ils ne soient pas aussi réceptifs à vos conseils que vous le souhaiteriez. Cependant, c’est à cela que ressemble le travail pastoral dans une Église saine.
Les entrepreneurs surveillent les bonnes occasions dans les carences du marché. Ils développent des produits qui ne sont pas encore sur le marché pour pouvoir les offrir ensuite. C’est aussi ce qui se produit lors de l’implantation d’une Église. Il n’y a qu’une seule bonne raison qui justifie l’implantation d’une nouvelle Église : une certaine zone géographique a besoin de plus d’Églises saines.
Comment la foi fonctionne ? | Joyce Meyer
Qu'est-ce qu'une Église saine?
Par « Église saine », on entend un rassemblement hebdomadaire où les gens peuvent entendre et répondre à la Parole de Dieu en des termes qui plaisent à Dieu ; une Église qui rend gloire à Dieu par la qualité de sa vie communautaire ; une assemblée possédant une culture où chaque personne s’engage à faire des disciples qui exerceront le ministère que Dieu leur a confié.
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Si la faille que vous voulez combler est plus précise que le modèle général d’une Église en bonne santé, ou si cela touche plutôt une nouvelle approche du ministère, vous donnez sans doute trop d’importance à des choses que la Bible n’a pas prescrites ou que Dieu n’a pas promis de bénir. Il se peut que vous soyez aussi tenté de vous voir comme étant le seul produit pouvant répondre aux besoins du marché, la solution à la demande inexploitée.
Certains dictionnaires définissent l’entrepreneur comme « un organisateur spécialisé dans l’industrie du divertissement ». Dans tous les cas, si vous êtes le produit que vous décidez de promouvoir, vous vous dirigez vers un échec. Si vous échouez, vous ne pourrez blâmer personne, et si votre Église prend de l’ampleur à cause de vous, cela voudra dire qu’elle n’a pas été construite pour être une communauté centrée sur la Parole. Le mérite du succès de n’importe quelle implantation d’Église est comme un jeu à somme nulle.
Les 7 étapes pour développer un mindset entrepreneurial
Si tu es entrepreneur en perte de vitesse ou jeune entrepreneur suite à une reconversion professionnelle, tu veux passer au niveau supérieur avec ton business. Tout commence dans ta tête. Ton cerveau est ton meilleur allié (ou ton pire ennemi, selon les jours !). Ton mindset, c’est un peu comme le moteur d’une voiture : s’il tourne bien, tu fonces. S’il cale… bon courage pour avancer !
Il est important d’avoir un bon mindset, parce que c’est lui qui te permet de gérer les galères, de rester motivé(e) quand tout part en vrille, et même de convaincre tes clients que tu es la personne idéale pour répondre à leurs besoins. En gros, ton mindset, c’est ton super pouvoir.
Voici 7 étapes concrètes pour transformer ton état d’esprit :
Étape 1 : Définir une vision claire
Ta vision, c’est ton étoile polaire, ton GPS, ta boussole. Elle te guide dans toutes tes décisions, surtout quand ton cerveau commence à faire des nœuds à force de jongler entre mille idées.
Imagine un capitaine de bateau qui part en mer sans savoir où il va. Au bout de quelques jours, il se retrouve perdu, les matelots râlent, et il commence à se demander pourquoi il n’a pas écouté sa mère qui lui conseillait un job tranquille.
- Pense à long terme : Où veux-tu être dans 5, 10 ou même 20 ans ? Ne sois pas timide, laisse parler ton ambition.
- Sois précis(e) : Une vision floue, c’est comme une photo pixelisée : ça ne sert à rien. Définis des objectifs clairs et mesurables.
- Partage ta vision : Explique-la à ton équipe, à ton entourage ou même à ton chien (oui, ça marche aussi).
- Fixe des micro-objectifs : Découpe ton grand rêve en petites étapes concrètes.
Une vision claire agit comme une boussole qui vous guide dans toutes vos décisions. Elle vous permet de rester concentré sur vos objectifs à long terme et de donner un sens à vos efforts quotidiens.
Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, avait une vision claire : créer la plus grande plateforme de commerce en ligne.
Étape 2 : Adopter une mentalité de croissance
La mentalité de croissance, c’est l’art de croire que tu peux toujours apprendre et t’améliorer, même (et surtout) quand ça coince. C’est l’opposé de la mentalité fixe, qui te fait penser que tout est figé, genre : « Je ne suis pas doué(e) pour ça, alors autant laisser tomber. » Spoiler : c’est faux.
Avec une mentalité de croissance, chaque défi devient une opportunité, chaque échec une leçon, et chaque succès un carburant pour continuer à avancer. Parce que c’est la meilleure arme contre la peur de l’échec et la stagnation.
- Voyez chaque défi comme une opportunité : La prochaine fois que tu te retrouves face à un mur, demande-toi : « Qu’est-ce que je peux apprendre ici ? ».
- Fixe-toi des mini-objectifs : Apprendre une nouvelle compétence ou tester une idée.
- Répète des affirmations positives : Oui, ça peut sembler un peu cliché, mais ton cerveau adore.
Walt Disney a fait faillite. Pas une, mais plusieurs fois. Est-ce qu’il s’est arrêté là ? Absolument pas. Il a utilisé chaque échec pour rebondir, affiner sa vision et bâtir un empire.
Étape 3 : Maîtriser ses émotions
Maîtriser tes émotions, c’est ce qui te permet de garder la tête froide quand les choses se compliquent (et elles se compliquent toujours, spoiler alert). Ton stress, c’est souvent une histoire de croyances. Si tu penses « Je ne vais jamais y arriver », tu déclenches la panique.
- Identifie tes déclencheurs : C’est quoi qui te stresse ? Les deadlines ? Les critiques ? Les réunions où tout le monde parle en même temps ?
- Journaling : Écris ce qui te passe par la tête.
- Essaye la respiration 4-7-8 : Inspire pendant 4 secondes, retiens ton souffle pendant 7 secondes, puis expire lentement sur 8 secondes.
Arianna Huffington, fondatrice du Huffington Post, bossait tellement qu’elle a fini par s’effondrer. Littéralement. Après ça, elle a appris à méditer, à déléguer et à dire non quand c’est nécessaire.
Retiens une chose : le stress est inévitable, mais avec les bons outils, tu peux le dompter et même l’utiliser pour avancer.
Étape 4 : Cultiver la discipline
La discipline, ce n’est pas sexy. Ce n’est pas aussi motivant qu’un grand rêve ou une vision inspirante, mais sans discipline, tout ça ne reste qu’un fantasme. Ton succès ne dépend pas de ce que tu fais quand tu es ultra-motivé(e), mais de ce que tu fais quand tu n’as pas envie.
- Crée une routine béton : Fixe des horaires pour les tâches importantes.
- Commence petit : Pas besoin de changer ta vie en une nuit.
- Note tes progrès : Chaque fois que tu coches une tâche ou que tu avances sur un objectif, ton cerveau libère une petite dose de satisfaction.
- Récompense-toi : T’es humain(e), pas un robot.
- Automatise les tâches répétitives : Utilise des outils ou des applis pour gérer ce qui te prend du temps inutilement.
- Planifie tes moments off : Oui, la discipline, c’est aussi savoir quand s’arrêter pour éviter de finir en burnout.
- Associe une nouvelle habitude à une ancienne : Par exemple, après ton café du matin, prends 5 minutes pour planifier ta journée.
- Entoure-toi de gens disciplinés : La motivation est contagieuse.
- Sois indulgent(e) avec toi-même : Si tu rates un jour, ce n’est pas la fin du monde.
Benjamin Franklin, un des cerveaux les plus brillants de l’histoire, avait une routine hyper organisée. Chaque matin, il se posait cette question : « Que vais-je faire de bon aujourd’hui ? ». Et chaque soir, il faisait un bilan.
La discipline, c’est ton arme secrète pour transformer tes rêves en réalité. Ce n’est pas toujours fun, mais crois-moi, ça paie.
Étape 5 : S'entourer des bonnes personnes
Même Batman avait Robin, alors pourquoi tu essaierais de tout faire tout(e) seul(e) ? S’entourer des bonnes personnes, c’est comme avoir une équipe de cheerleaders et de coachs en même temps. En gros, si tu veux aller loin, ne voyage pas seul(e).
- Les mentors : Ces personnes qui ont déjà emprunté le chemin que tu veux suivre.
- Les pairs inspirants : Des entrepreneurs comme toi, qui galèrent parfois, mais qui restent motivés.
- Les optimistes : Ces amis ou collègues qui voient toujours le verre à moitié plein.
- Les challengers : Ceux qui n’ont pas peur de te poser des questions difficiles.
Pour construire ton réseau :
- Va là où ça se passe : Participe à des événements, des conférences ou des meetups dans ton domaine.
- Sème avant de récolter : Apporte de la valeur à ton réseau.
- Prends des nouvelles régulièrement : Envoie un message, passe un coup de fil ou propose un café.
- Partage tes réussites (et tes galères) : Être authentique, ça rapproche.
- Élargis ton cercle : Si ton réseau ressemble à un club fermé, ouvre les portes.
Steve Jobs était brillant, mais il savait que ses idées seules ne suffisaient pas. Il s’est entouré de personnes incroyables, comme Steve Wozniak, qui complétaient ses compétences. Ensemble, ils ont révolutionné l’informatique.
Va rencontrer des gens, construis ton équipe de choc, et tu verras que l’entrepreneuriat est beaucoup plus fun (et efficace) à plusieurs.
Étape 6 : Cultiver l'Optimisme et la Résilience
Être entrepreneur(e), c’est un peu comme être le capitaine d’un bateau en pleine tempête : il y aura des vagues, des éclairs, et parfois, tu te prendras une bonne douche froide. Mais si tu as l’optimisme pour voir le soleil derrière les nuages et la résilience pour continuer à ramer, tu arriveras à bon port. Toujours.
L’optimisme te permet de garder une perspective positive même quand tout va de travers, et la résilience te donne la force de te relever après chaque chute. C’est le combo gagnant pour réussir (et survivre) en entrepreneuriat.
Pour cultiver ton optimisme :
- Pratique la gratitude : Chaque soir, note trois choses positives qui se sont passées dans ta journée.
- Visualise tes réussites : Imagine-toi en train d’atteindre tes objectifs. Ressens la fierté, la joie, et laisse cette énergie te pousser à agir.
- Entoure-toi de positivité : Lis des livres inspirants, écoute des podcasts motivants, et éloigne-toi des grincheux qui voient toujours tout en noir.
Pour renforcer ta résilience :
- Accepte tes émotions : C’est normal d’être frustré(e), en colère ou triste parfois. Accueille ces émotions au lieu de les refouler, puis laisse-les passer.
- Prépare des plans B (et même C) : Avoir des alternatives réduit ton stress et t’aide à rester serein(e) face aux imprévus.
- Rebondis vite : Analyse la situation, tire-en une leçon et remets-toi en marche. Plus tu agis rapidement, moins l’échec te pèse.
Nelson Mandela a passé 27 ans en prison. Et pourtant, il est ressorti avec une foi inébranlable en un avenir meilleur. Il n’a pas laissé les injustices le briser, mais a utilisé cette expérience pour devenir l’un des leaders les plus inspirants de tous les temps.
Conseils pratiques pour rester positif(ve) et résilient(e) :
- Fixe des micro-objectifs : Chaque petite victoire renforce ton optimisme et te rappelle que tu avances, même à petits pas.
- Répète des affirmations positives : Genre « Chaque obstacle est une opportunité de grandir. » Oui, c’est cliché, mais ça fonctionne.
- Apprends à relativiser : OK, ton projet a pris du retard, mais est-ce que c’est la fin du monde ? Spoiler : non. Respire, ajuste et continue.
Étape 7 : L'échec n'est pas une fin, c'est juste une étape
Commence par une étape qui te parle le plus et fais un premier pas aujourd’hui. Oui, aujourd’hui. Pas demain, pas lundi prochain. Et souviens-toi : l’entrepreneuriat, ce n’est pas un sprint, c’est un marathon.
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