Le lien entre entrepreneuriat et gestion de patrimoine : enjeux, stratégies et accompagnement

Les chefs d’entreprise se consacrent bien souvent à 100% à leur activité professionnelle. Prenante, stressante, elle laisse peu de temps libre et celui-ci est généralement consacré à la famille. La gestion de patrimoine passe donc au second plan et n’intervient réellement que lors des cessions d’entreprise.

Une société vit. De la start-up à la multinationale, les entrepreneurs et dirigeants ont besoin d’accompagnement, d’experts comptables, d’avocats, etc.. Le conseiller en gestion de patrimoine est un chef d’orchestre. Sa force : accompagner et coordonner les idées de chacun dans l’intérêt du dirigeant, du point de vue de la gestion financière, patrimoniale, mais aussi juridique et fiscale de l’entreprise et de ses projets.

Pourquoi le chef d’entreprise doit-il intégrer la gestion patrimoniale ?

Un chef d’entreprise travaille toute sa vie pour accumuler un capital dont il profitera une fois sa société vendue. Il est d’usage d’estimer que le chef d’entreprise dispose de deux patrimoines distincts : personnel et professionnel. Néanmoins, entamer rapidement le passage du patrimoine professionnel vers le patrimoine privé est source d’enrichissement à terme et doit être fait sans fragiliser l’activité professionnelle.

Le patrimoine privé et professionnel sont étroitement liés : il est fréquent de constater que le chef d’entreprise dispose d’un savoir-faire dans son domaine de compétence mais ne s’intéresse pas suffisamment à la gestion de son patrimoine professionnel. Pourtant le lien est étroit entre le patrimoine privé et professionnel et les sources d’optimisation sont souvent méconnues.

Rôle du conseiller en gestion de patrimoine (CGP) pour l’entrepreneur

Parce que vous désirez un accompagnement d’excellence, adapté à votre environnement et à vos contraintes de dirigeants, de chefs d’entreprise ou d’entrepreneurs, Experts en patrimoine vous aide à prendre les bonnes décisions pour votre activité et votre patrimoine familial afin d’en assurer la pérennité, accroître votre sécurité et celle de vos proches et vous aider à construire votre patrimoine non professionnel.

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Comme toujours en gestion de patrimoine, il est plus facile d’atteindre des objectifs ambitieux si l’on anticipe au maximum les décisions à prendre. C’est pour répondre à l’ensemble de ces problématiques que le recours à un Conseiller en Gestion de Patrimoine, qui travaillera en architecture ouverte avec l’Expert-Comptable, le Notaire et l’Avocat du chef d’entreprise, aura un rôle structurant essentiel.

Le CGP se présente ainsi comme le chef d’orchestre de votre patrimoine, capable de vous conseiller sur différentes thématiques patrimoniales et de vous orienter vers des professionnels spécialistes (banquier, notaire, avocat, expert-comptable,…) lorsque cela sera nécessaire. Il a la possibilité d’ouvrir des partenariats avec les fournisseurs de son choix, il pourra ainsi vous proposer une sélection de solutions financières ou immobilières, compétitives et personnalisées.

Thématiques clés accompagnées par le CGP

  • La mise en place d’une stratégie de placement pour la gestion de la trésorerie de l’entreprise. Dès lors que le fonds de roulement est supérieur aux besoins en fonds de roulement ... la gestion de la trésorerie excédentaire est un enjeu majeur pour les entreprises.
  • L’aide à l’optimisation de la rémunération du dirigeant. La rémunération des dirigeants est un sujet polyforme tant l’étendu des possibles est vaste.
  • La mise en place et l’optimisation d’épargne salariale. L’épargne salariale est un dispositif permettant de procurer à vos salariés une rémunération supplémentaire avec un allégement de charges pour vous.
  • L’accompagnement sur la préparation de la retraite. Souvent négligé, la préparation de la retraite d’un dirigeant est une étape clé. Votre famille tout comme votre patrimoine privé doit être protégé des aléas de la vie.
  • L’accompagnement sur une stratégie de placement des produits de cession de l’entreprise. Après une cession, il est essentiel d’étudier les pistes à la disposition des bénéficiaires.
  • La protection du dirigeant et de sa famille : assurance décès, régime matrimonial, outils de protection (pacte Dutreil, garanties, etc.).

Optimisation fiscale et structuration

La fiscalité du dirigeant est un facteur essentiel à prendre en compte tant elle impacte la création de valeur, fruit du travail des dirigeants, chefs d’entreprise et entrepreneurs. La fiscalité est complexe dans la mesure où elle prend en compte les règles fiscales des pays de perception des revenus et des conventions fiscales entre ces pays et la France pour éviter notamment une double imposition.

La question de la fiscalité est alors essentielle mais ne doit pas être centrale dans l’approche de la stratégie à mettre en place. Des stratégies fiscales avisées, telles que l’optimisation des crédits d’impôt, la gestion judicieuse des déductions et la structuration efficiente des transactions, sont cruciales.

Structurations fréquentes : holding, apport-cession, OBO

Une holding est une société qui détient directement ou indirectement des participations dans une ou plusieurs autres sociétés. La création d’une holding peut être envisagée pour organiser la transmission, faciliter une cession ou optimiser la fiscalité.

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Plutôt que de céder directement les titres en dégageant une plus-value immédiatement taxable, l’apport-cession est une stratégie patrimoniale qui consiste à apporter ses titres, préalablement à la cession, à une société relevant de l’IS (holding) afin de profiter d’un cadre fiscal de faveur.

L’OBO (owner buy out) est une opération de cession à soi-même, variante du traditionnel LBO. Elle permet à un dirigeant-actionnaire de créer une holding qui rachètera sa propre entreprise via un endettement bancaire.

Transmission d’entreprise et enjeux familiaux

La mise en vente d’une société est un moment délicat de la vie d’une entreprise. Si elle est mal réalisée elle peut mener à la disparition de l’entreprise : mauvaise gestion, capital emprunté pour l’acquisition trop important à rembourser, absence de repreneurs… Ces entreprises transmises chaque année représentent quasiment 750 000 emplois.

Il convient pour cela de transmettre son entreprise à un repreneur. Environ 75 000 entreprises sont cédées chaque année, dont 60% de PME et d’ETI. La transmission d’une activité professionnelle s’accompagne en général du départ à la retraite du dirigeant ou de l’exploitant. Elle peut être effectuée à titre onéreux ou gratuit. Il s'agit d'une étape clé dans la vie du dirigeant, qu'il convient d'anticiper.

Les enjeux d'une entreprise familiale sont spécifiques. Bien souvent l'entreprise familiale est dirigée par son fondateur ou un de ses descendants ou un membre de la famille. La famille vit l’entreprise familiale comme une aventure « au long cours » dont elle est « acteur » mais également « passeur » au profit des générations suivantes. La disparition de cette proximité « spontanée » avec l’entreprise augmente le risque que l’entreprise devienne « un outil financier » pour les générations suivantes d’autant que seulement 12% des entreprises familiales arrivent à la 3ème génération (G3).

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Aux côtés de votre notaire ou d'études notariales de premier plan que nous vous présenterons, spécialistes des questions patrimoniales, Experts en patrimoine accompagnera ses clients dans la recommandation et la mise en œuvre des outils de protection (ex : pacte Dutreil transmission).

Donation, démembrement et droits de vote

La donation et le démembrement des titres de l’entreprise familiale permettent d’organiser la transmission tout en préservant un contrôle. Détenir des titres d’une entreprise familiale, c’est la possibilité de participer aux assemblées générales des actionnaires, de voter en assemblée sur la validation des comptes sociaux, la distribution des dividendes, la rémunération et la nomination des dirigeants.

Protection du dirigeant et de sa famille

En cas de disparition prématurée du chef d’entreprise, sa famille peut se retrouver dans de grandes difficultés si des précautions n’ont pas été prises pour y faire face. Le conseiller en gestion de patrimoine est à même de vous aiguiller vers les meilleures options en fonction de votre situation. Cela peut être, par exemple, la souscription d’une assurance décès ou d’une assurance vie au profit des membres de votre famille.

Le CGP portera également toute son attention sur votre régime matrimonial et sera à même de vous conseiller sur la nécessité d’en changer pour éviter que les biens personnels de votre conjoint ne soient un jour mis en danger. Ainsi, il est généralement préférable de choisir le régime de la séparation de biens, ce qui permet que les biens acquis après le mariage ne soient pas considérés comme des biens communs.

Rémunération du dirigeant : arbitrage salaire / dividendes

Pour un dirigeant d’entreprise, la question de la rémunération dépasse largement le simple niveau de revenu perçu en fin de mois. Arbitrer entre salaire et dividendes implique de considérer des enjeux fiscaux, sociaux et patrimoniaux, mais également des objectifs personnels à court, moyen et long terme. Bien pensé, il devient au contraire un levier d’optimisation globale.

A titre d’exemple, le président d’une SASU qui décide d’être rémunéré, sera rattaché au régime général des salariés. Il va bénéficier des mêmes protections sociales : maladie, invalidité et retraite, à l’exception du chômage. Le CGP vous accompagnera dans le choix des composants de rémunération de façon à optimiser la création de valeur.

Gestion de la trésorerie excédentaire et placements

Un excédent de trésorerie trop important sur les comptes bancaires de votre entreprise ne rapporte rien et, face à l’inflation, vous fait même perdre de l’argent. Plusieurs solutions existent pour placer la trésorerie de votre entreprise. Pour autant, année après année, une fois le besoin en fonds de roulement (BFR) financé, la trésorerie dite « structurelle » peut bénéficier d’opportunités de rémunération attractive.

Comme pour un investisseur particulier, il est essentiel de déterminer l’horizon d’investissement et le profil de risque pour établir l’allocation la plus adaptée. Vous aimeriez, à présent, la placer à court et moyen terme. Vous avez raison, c’est une excellente idée !

Outils d’intéressement et fidélisation

Le plan d’intéressement en entreprise, par le biais de stock-options, actions gratuites ou bonus liés aux performances, constitue une stratégie puissante en gestion de patrimoine. En alignant les intérêts des collaborateurs avec la croissance de l’entreprise, il stimule la motivation et renforce la rétention des talents.

Dans le package de rémunération d’un dirigeant d’entreprise, il est possible de trouver des stock-options et/ou des AGA (Attributions Gratuites d’Actions). Il s’agit de dispositifs qui ressurgissent régulièrement dans le débat politique et leur fiscalité a souvent été revue. Afin d’étudier les pistes à la disposition des bénéficiaires, le service titres des sociétés cotées est souvent le premier interlocuteur à contacter pour synthétiser les informations.

Créer son cabinet de gestion de patrimoine : spécificités et étapes

Ouvrir un cabinet de gestion de patrimoine est une étape clé pour tout conseiller souhaitant devenir indépendant et offrir un service personnalisé et global à ses clients. Cela nécessite de choisir le statut juridique adapté (micro-entreprise, entreprise individuelle, SARL ou SAS), de comprendre les spécificités du métier et de respecter les obligations réglementaires.

Pour garantir le succès de votre cabinet de gestion de patrimoine, il est essentiel de commencer par élaborer un business plan rigoureux et détaillé. Ce document stratégique doit décrire votre offre de services, votre positionnement sur le marché, et démontrer la viabilité financière de votre projet.

Réglementation, formation et enregistrements

L’exercice en tant que gestionnaire de patrimoine indépendant nécessite une inscription obligatoire auprès de registres professionnels, notamment l’ORIAS. Le respect des règles établies par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) est une exigence incontournable dans le domaine de la gestion de patrimoine. En particulier, vous devrez passer l’examen AMF, et votre cabinet devra souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle.

Il est fortement conseillé de posséder un diplôme de niveau Bac +5, tel qu’un Master spécialisé en gestion de patrimoine, finance, banque ou assurance. Bien qu’aucun diplôme ne soit strictement obligatoire, le caractère réglementé de cette profession impose de consolider vos compétences par des certifications professionnelles et une expérience concrète.

Outils technologiques, marketing et acquisition

Dans un secteur fortement digitalisé, le choix des outils technologiques adaptés est essentiel : solutions logicielles dédiées à la gestion financière, gestion de portefeuille, CRM et conformité réglementaire. Élaborer une stratégie marketing adaptée, créer un site internet professionnel optimisé pour le référencement naturel (SEO) et animer des contenus (blog, réseaux sociaux) sont indispensables pour trouver et fidéliser des clients.

Un réseau tel qu’INOVÉA peut offrir aux conseillers indépendants un cadre structuré, un accès à une large gamme de produits financiers et immobiliers, des informations réglementaires à jour, ainsi qu’un accompagnement continu (formations, outils digitaux, support juridique).

Coût et modes de rémunération du CGP

Un CGP indépendant peut bénéficier de deux rémunérations différentes : les rétrocommissions des fournisseurs et les honoraires des clients. Les rétrocommissions peuvent représenter la principale rémunération du CGP et prennent différentes formes : commissions sur versement pour un placement financier, commissions sur encours, commissions pour vente de bien immobilier… Les honoraires, quant à eux, varient selon la nature de la mission et peuvent être facturés au temps passé ou au forfait.

Points de vigilance et bonnes pratiques

  • Anticiper la cession et la transmission : un audit patrimonial global permet d’établir différents schémas de transmission.
  • Travailler en architecture ouverte avec l’expert-comptable, le notaire et l’avocat pour couvrir l’ensemble des dimensions juridiques, fiscales et comptables.
  • Mettre en place des outils de protection : pacte Dutreil, garanties, assurances, régime matrimonial adapté.
  • Former et certifier régulièrement le conseiller : formations annuelles, obligations de la CNCGP pour maintenir les habilitations.

Le Métier méconnu derrière les CGP (Finance, Tech, IA, Conformité)

Tableau synthétique : priorités patrimoniales selon la phase de vie de l’entreprise

Phase Priorités Outils typiques
Démarrage Protection personnelle, choix statut, trésorerie Statut juridique adapté, contrats prévoyance, business plan
Croissance Optimisation rémunération, gestion trésorerie, fidélisation Épargne salariale, intéressement, placements de trésorerie
Maturité Structuration patrimoniale, transmission préparée Holding, apport-cession, pacte Dutreil, assurance vie
Cession/Transmission Maximiser valeur, protéger famille, planification successorale Audit patrimonial, garanties d’actif-passif, démembrement

Que vous soyez un entrepreneur aguerri depuis plusieurs années ou débutant dans l’aventure entrepreneuriale, faire appel à un conseiller expert en gestion de patrimoine est toujours une sage décision. En effet, ce dernier est à même d’évaluer votre situation financière et vos objectifs personnels et professionnels afin de vous donner les moyens de prendre des décisions éclairées. De plus, il dispose d’un réseau de contacts (avocats, notaires…), qui peuvent vous apporter leurs compétences pour la résolution de questions juridiques liées à votre patrimoine.

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