La Fédération des Entrepreneurs : Définition et Rôles Clés

Dans le paysage entrepreneurial français, la Fédération des Entrepreneurs joue un rôle crucial en offrant un cadre structuré et un réseau de soutien aux entrepreneurs. Cet article explore la définition et les rôles de cette fédération, ainsi que les avantages qu'elle procure aux entrepreneurs.

Réseaux d'accompagnement à la création d'entreprise

Qu'est-ce qu'une Coopérative d'Activité et d'Emploi (CAE) ?

La Coopérative d'Activité et d'Emploi (CAE) héberge l’activité des entrepreneur·es et permet d’installer son activité sans avoir à s’immatriculer. La CAE est un cadre de mutualisation des moyens de gestion et de fonctionnement qui assure l'ensemble des obligations administratives et comptables, ainsi que les déclarations sociales et fiscales. De plus, la CAE permet la mutualisation de qualifications ou de certifications d'entreprise.

Le Contrat d'Entrepreneur Salarié Associé (CESA)

Le Contrat d'Entrepreneur Salarié Associé (CESA), à durée indéterminée, permet de développer son activité tout en ayant une protection sociale (retraite, chômage, etc.). Ce statut d’entrepreneur salarié permet de percevoir un salaire généré depuis le chiffre d’affaires de son activité. Il offre également la même couverture sociale qu’un·e salarié·e classique, tout en étant autonome sur le développement de son activité et sur sa manière d’effectuer ses prestations et de vendre ses produits.

Il est possible de tester son activité au préalable, c'est-à-dire avant de signer un CESA, en bénéficiant d'un Contrat d'Appui au Projet d'Entreprise (CAPE).

L'autre particularité est que l'entrepreneur·e devient associé·e de sa coopérative et participe aux grandes décisions de celles-ci. Les entrepreneur·es deviennent associé·es de la coopérative au plus tard au terme de 3 ans depuis leur intégration dans la CAE. Par cet engagement, chaque entrepreneur·e salarié·e associé·e participe aux grandes décisions de la CAE.

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En devenant associé·es, les entrepreneur·es contribuent à l’animation et au développement stratégique de la CAE. Les associé·es décident ensemble de services et actions à mutualiser et des moyens et ressources à affecter à cette mutualisation. Les grandes décisions la concernant sont votées en assemblée générale par les associé·es selon un principe simple : 1 personne = 1 voix. L'assemblée générale des associé·es détermine le taux de contribution, les services mutualisés et les orientations de la coopérative.

Avantages et inconvénients du statut de salarié

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Un Lieu d’Échange et de Développement

Les entrepreneur·es en CAE bénéficient d’un accompagnement tout au long de leur vie entrepreneuriale. Cet accompagnement contribue au développement de l'activité : stratégie, prospection, développement commercial, gestion, marketing, communication, etc.

Réunissant de multiples compétences, la CAE est un réseau de professionnel·les. Elle facilite et favorise le partage d'expérience et les synergies d'activité : développer son activité ensemble, se mettre en relation, répondre à des appels d'offre à plusieurs, etc.

Coopérer et Grandir Ensemble

Être entrepreneur salarié en CAE, c’est aussi l’opportunité de collaborer avec d’autres pour développer son activité, et monter des projets d’ampleur. C’est également le privilège de contribuer à la gouvernance de sa coopérative.

La coopération entre entrepreneurs favorise les échanges de pratiques professionnelles. De nombreux ateliers : prospection, marketing ou visualisation sont régulièrement proposés. Toutes les CAE favorisent la création de collectifs professionnels. Ces rencontres, ces échanges réguliers, permettent de créer du lien entre entrepreneurs, d’identifier des compétences et de construire des collaborations.

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D’une manière plus générale, la coopération implique souvent une solidarité réelle entre pairs. Face à un monde très individualiste, le fait de mutualiser nos ressources, de jouer collectif, me donne beaucoup d’espoir.

Réseaux d'Entrepreneurs et Clubs d'Affaires

Intégrer des réseaux d’entrepreneurs et de professionnels de l’accompagnement vous permet de ne pas rester isolé et d’entreprendre dans de bonnes conditions. Rencontrer de façon régulière des personnes qui vivent la même expérience, se posent les mêmes questions, ont les mêmes problématiques, les mêmes craintes… ne peut qu’être enrichissant et bénéfique ! Et cela est vrai même si leurs profils et secteurs d’activité sont différents des vôtres.

En effet, la démarche de création reste la même et installe un climat d'entraide mutuel pour lequel toutes informations, conseils, astuces, bons plans sont bons à prendre et à partager. C'est aussi l'occasion de trouver des partenaires commerciaux pour intégrer leurs prestations à votre offre globale, et ainsi augmenter votre chiffre d’affaires. Vous pourrez ainsi toucher une cible plus large, avec une prestation complète et être plus compétitif vis-à-vis des concurrents.

Ce réseau vous sera notamment utile après la création de votre entreprise pour trouver des solutions à la résolution de difficultés ponctuelles ou à vos projets de développement. En vous rapprochant des réseaux d’accueil et d’accompagnement de créateurs et repreneurs qui ont une bonne connaissance des clubs locaux existants.

Il s'agit notamment :

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  • du réseau des CCI (Chambre de commerce et d’Industrie),
  • du réseau des CMA (Chambre de métiers et de l’artisanat),
  • des BGE.

D'autres animent des clubs regroupant leurs adhérents et/ou bénéficiaires de leurs prestations d'accompagnement ou de formation. De nombreux clubs d'entrepreneurs existent. Certains sont locaux, d'autres nationaux avec des ramifications régionales ou départementales.

Certains nécessitent une cooptation, d'autres non. Certains vous aideront à trouver des compétences, d'autres à développer votre chiffre d'affaires... On sait par exemple qu'environ 25 % du chiffre d'affaires d'une TPE vient directement de son réseau. Pour un indépendant, ce pourcentage peut même atteindre jusqu'à 70 %.

Une fois votre entreprise créée, définissez précisément vos besoins et votre objectif principal avant d'intégrer un club d'entrepreneurs. A défaut, vous risquez de perdre beaucoup de temps. Voici quelques clubs qui vous permettront d'échanger avec d'autres entrepreneurs et/ou de faire du business.

La Fédération du Commerce Coopératif et Associé (FCA)

Fondée en 1963, la Fédération du Commerce Coopératif et Associé (FCA) est une organisation professionnelle fondée à partir de la volonté de plusieurs groupements d’entrepreneurs désireux de mettre en commun leurs idées, leurs savoir-faire, leurs outils, et de mutualiser leurs moyens, afin de bâtir ensemble un réseau solide et puissant.

Longtemps consacrée à son rôle de promotion de cette nouvelle forme de commerce et au développement du commerce coopératif et associé, la FCA a mis en place en 2015, un service de médiation entre les commerçants et les consommateurs, baptisé « La Médiation du Commerce Coopératif et Associé » dont l’objectif de permettre une discussion entre les consommateurs et les gérants d’un point de vente du commerce coopératif et associé, afin d’arriver à une solution à l’amiable en cas de litiges.

Constitués et contrôlés essentiellement par des entrepreneurs indépendants (qui sont à la fois membres et actionnaires du réseau), les réseaux du Commerce Coopératif et Associé offrent l’opportunité aux entrepreneurs associés, de mettre en place différents dispositifs dans le but d’assurer la croissance, le développement et la pérennité de leurs entreprises respectives : centrales d’achats, concepts de vente et enseignes, gammes et marques propres, opérations commerciales, campagnes de publicité nationales et locales, écoles de formation…

Intégrer un Groupement du Commerce Coopératif et Associé

N’intègre pas un groupement qui veut. En effet, l’intégration d’un groupement du Commerce Coopératif et Associé nécessite le respect de certaines règles strictes répondant à la spécificité du statut juridique cette forme de commerce.

Soumis au Conseil d’Administration du groupement, l’admission d’un associé n’est possible qu’après examen complet du dossier fourni par ce dernier lors de sa candidature. Dossier dans lequel doit figurer des informations relatives à son entreprise (santé financière de l’entreprise, business plan, …) mais également à sa propre personnalité.

Ce n’est qu’après validation du dossier par le Conseil d’Administration du groupement (il arrive que l’admission nécessite une procédure plus approfondie qui fait intervenir un comité ou une commission d’adhésion composés également d’associés), que le futur associé peut estimer être sur la bonne voie pour rejoindre le groupement.

En effet, avoir un avis favorable donné par le Conseil d’Administration du groupement ne fait pas encore du commerçant un associé à part entière. Pour cela, ce dernier devra devenir actionnaire du groupement en souscrivant (notamment au moment de son adhésion au Commerce Coopératif et Associé) un nombre minimum de parts sociales, stipulé dans les Statuts et /ou le Règlement Intérieur du groupement.

De plus, le nouvel associé devra s’acquitter d’une ou plusieurs cotisations relatives aux dépenses prévues par le groupement pour promouvoir les enseignes (communication, opérations commerciales, écoles de formation, cartes de fidélité…). Les montants des cotisations demandées sont relatifs à chaque groupement, et sont votés en Assemblée Générale, par les associés.

Ce n’est qu’une fois toutes ces étapes franchies, que ce dernier pourra prétendre à la qualification d’associé et bénéficier par la même occasion, des services du groupement.

Mais toutefois, la souscription en tant qu’actionnaire peut être résiliée à tout moment par le nouvel associé en cas de départ du groupement, sous réserve d’émettre un préavis et de respecter les modalités notifiés dans les statuts. Ce dernier obtiendra ainsi, le remboursement de la valeur nominale des parts sociales qu’il a souscrites.

En résumé, pour devenir associé dans un groupement de Commerce Coopératif et Associé, le candidat doit prendre connaissance du document d’information pré-contractuel, puis signer le bulletin de souscription de parts sociales et éventuellement les Statuts et le Règlement Intérieur du groupement, et enfin, signer éventuellement un contrat lié à l’utilisation de certains moyens communs (enseigne, approvisionnement, informatique, …)

Avec une croissance de 2,3 % enregistrée l’année dernière, ainsi que 541 000 personnes employées dans les centrales et les magasins, les réseaux du Commerce Coopératif et Associé séduisent de plus en plus d’entrepreneurs en France, qui souhaitent se lancer dans le monde entrepreneurial en s’appuyant sur les nombreux avantages qu’offrent les réseaux, tout en gardant leur indépendance, modernité et compétitivité.

Chiffres clés du Commerce Coopératif et Associé
Indicateur Valeur
Croissance annuelle 2,3 %
Personnes employées 541 000

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