Fête patronale Saint-Agylus : histoire et traditions

Au VIème siècle, selon la légende, Saint-Agylus s'installa dans le lieu qui allait devenir Saint-Ay et y fit bâtir une église à la suite d'une guérison céleste. Ce n'était alors qu'une modeste chapelle dédiée à la Sainte Vierge et édifiée sous le vocable de "Notre-Dame".

Sa suite se presse autour de lui, on le saisit et on le porte au tombeau de Saint Mesmin. Là, il revient à lui, pleure sa faute et fait voeu, s'il guérit, d'élever une chapelle en l'honneur de la Vierge non loin de la grotte renfermant les restes de l'Abbé de Micy alias Saint Mesmin le vieux. Ses prières sont exaucées et après avoir pardonné à son esclave, il le confie, ainsi que tous ses descendants, aux moines de Saint Mesmin pour le service de leur monastère.

A partir de ce jour, Agylus se convertit, mena une vie exemplaire, se démit de sa charge de vicomte et fit un pèlerinage à Jérusalem. A son retour, il mourut d'une fièvre pernicieuse dans sa maison de campagne sise à environ 5 milles d'Orléans sur les bords de la Loire. Austremus, alias Austin, évêque d'Orléans, et Saint Avit, Abbé de Saint Mesmin lui administrèrent les Saintes Eulogies à son dernier soupir le 30 Août 593.

Le 30 août 593, à sa mort, Agylus fut inhumé derrière l'autel à l'extérieur de la Chapelle Notre-Dame. Il fut enterré dans la Chapelle qu'il avait fait bâtir sous le vocable de "Notre-Dame". Vocable abandonné par la suite pour la placer sous sa propre invocation "Chapelle de Saint Ay".

Évolution du sanctuaire et pratiques religieuses

En 1230, sous l'impulsion des Nonnes Blanches de l'Abbaye de Voisins, la chapelle fut agrandie autour des piliers du sanctuaire mérovingien primitif, lesquels subsistent encore de nos jours. A la même époque un caveau fut également ouvert pour y placer le sarcophage de Saint-Agylus.

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Ce lieu de culte, d'abord modeste, est ainsi devenu un point central de dévotion locale et d'accueil pour les pèlerins. La présence d'un sarcophage et d'un caveau explique notamment la permanence des rites funéraires et des commémorations autour de la date du 30 août.

La fête patronale : commémoration et traditions

Le 30 août, date de la mort et de l'inhumation de Saint-Agylus, est ainsi portée au centre des célébrations locales. Les cérémonies autour de la chapelle, la dévotion à la relique et la mémoire du pèlerinage de Saint-Agylus à Jérusalem structurent la liturgie et les manifestations populaires.

La conversion d'Agylus, son voeu de bâtir une chapelle en remerciement de sa guérison et le don de son esclave aux moines pour le service du monastère ont laissé des traces dans les usages : processions, prières d'intercession et gestes de charité sont des éléments récurrents de la fête patronale.

Saint-Agylus et l'identité locale

Trouvant ses origines à l’époque gallo-romaine, la commune de Sandillon doit son nom à un romain nommé Santillius. Pourvue par ailleurs d’une féculerie, d’une tuilerie (la tuilerie de Puchesse), d’une scierie (derrière l’église) ou encore d’une briqueterie (rue de Savigny), Sandillon disposait également au 19ème siècle de 11 moulins à vent sur l’ensemble de son territoire.

L’histoire locale est aussi marquée par des personnalités nées ou décédées dans la région : l’ingénieur et architecte hygiéniste, Casimir Tollet (1828-1899) a quant à lui vu le jour à Sandillon. Lauréat des académies des sciences et de médecine, il est également le concepteur du « système Tollet » ayant pour objectif de réaliser la ventilation ascendante du faîtage dans les salles collectives accueillant les malades des hôpitaux ou les détenus des prisons.

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Germaine Reuver (1885-1953), actrice française a également fini sa vie au cœur de notre commune. Elle a obtenu le premier prix de comédie en 1908 et a également posé pour une publicité de parfum célèbre. Elle mène ensuite parallèlement une carrière au théâtre et au cinéma : elle travaillera avec de nombreux réalisateurs et jouera dans plus de 70 films et une quinzaine de pièces de théâtre dans les grands théâtres parisiens.

Rituels, lieux et mémoire

La chapelle, d’abord placée sous le vocable de "Notre-Dame", est devenue la "Chapelle de Saint Ay" en raison de la dévotion suscitée par la vie et la mort d'Agylus. Le caveau et le sarcophage ouverts au XIIIème siècle ont renforcé le caractère sacré du lieu et favorisé les pèlerinages et les commémorations annuelles.

La fête patronale s'appuie donc sur une longue histoire : guérison miraculeuse, vœu de construction, conversion morale du fondateur, pèlerinage, inhumation et conservation d'un reliquaire. Ces éléments donnent sens aux pratiques liturgiques et aux manifestations populaires qui entourent le 30 août.

Jeudi 28 août 2025.Fête patronale, érection de la chapelle Saint Augustin de Laguamithe

Tableau récapitulatif : dates et faits marquants

Époque Fait
VIème siècle Saint-Agylus s'installe et bâtit une chapelle dédiée à la Sainte Vierge
30 août 593 Mort et inhumation d'Agylus derrière l'autel de la Chapelle Notre-Dame
1230 Agrandissement par les Nonnes Blanches et ouverture d'un caveau pour le sarcophage
Époques récentes Maintien des fêtes patronales autour du 30 août et conservation de la chapelle

La fête patronale de Saint-Agylus garde ainsi une dimension à la fois religieuse et communautaire, s'appuyant sur des récits fondateurs, des lieux sacrés et des traditions locales qui perdurent.

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