Financement de la formation d'aide-soignant : dispositifs et aides financières

La formation d’aide-soignant mène au Diplôme d’État d’Aide-Soignant (DEAS) et constitue une étape cruciale pour ceux qui désirent entrer dans le monde de la santé. En tant qu'aide-soignant, vous aurez la possibilité de travailler dans différents types d'établissements de santé (hôpitaux, cliniques, maisons de retraite) ou directement au domicile des patients.

Sous la responsabilité d'un infirmier, vous jouerez un rôle essentiel dans le bien-être et le confort du patient : aide à l'habillage, aide aux déplacements, distribution des repas, administration des médicaments, sans parler du soutien émotionnel qui peut contribuer significativement à l'amélioration de leur qualité de vie et même à l'accélération du processus de guérison !

Durée, conditions d'accès et coût de la formation

Pour devenir aide-soignant ou aide-soignante, vous devrez compléter une formation d'un an au sein d'un IFAS (Institut de Formation d'Aide-Soignant). Il en existe plus de 450 en France, dont sûrement un près de chez vous !

Aucune condition de diplôme n'est exigée pour pouvoir candidater, il suffit juste d'être âgé d'au moins 17 ans à la date d'entrée en formation. La sélection se fait sur dossier et entretien.

Vous l'aurez compris, les obstacles pour accéder à ce métier sont limités, mais le coût de la formation d'aide-soignante peut parfois freiner les candidats les plus motivés. Le montant d'une formation d'aide-soignant peut dépendre du statut du candidat (formation initiale ou formation continue) et de l'école choisie (publique ou privée). Tandis que la scolarité est gratuite dans les instituts publics, la formation délivrant le DEAS (Diplôme d'Etat d'Aide-Soignant) peut coûter entre 5000 euros et 8000 euros dans un établissement privé.

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Il faut aussi noter que la localisation géographique de l'établissement peut également avoir une influence sur le coût de vos études d'aide-soignant.

Panorama des solutions de financement

Se lancer dans la formation d’aide-soignante nécessite un investissement personnel important, mais aussi financier. Cependant, plusieurs dispositifs existent pour financer tout ou partie de votre formation initiale, que vous soyez demandeur d’emploi, en reconversion professionnelle ou étudiant. Tour d’horizon des solutions possibles pour concrétiser votre projet.

1. Le Conseil régional

En France, les régions ont la responsabilité d’organiser les formations sanitaires et sociales et d’assurer tout ou en partie leurs financements, y compris pour le financement de la formation aide-soignant. La prise en charge peut ainsi aller jusqu’à 100% des frais de formation.

Dans la majorité des régions, la formation initiale d’aide-soignante est financée directement par le Conseil régional. Ce financement constitue un soutien essentiel, notamment pour les personnes en reconversion ou sans ressources suffisantes pour autofinancer leur parcours.

Ce que couvre le financement régional : Les frais pédagogiques. La Région prend généralement en charge l’intégralité des frais de scolarité facturés par l’IFAS (Institut de Formation d’Aides-Soignants), qui peuvent s’élever à plusieurs milliers d’euros (en moyenne entre 5 000 et 7 000 € pour une formation complète).

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Des aides annexes selon la Région et la situation de l’étudiant : bourses sanitaires et sociales, aides à la mobilité, aides à l’hébergement, aides à la restauration, fonds d’aide d’urgence. La Région peut couvrir les frais pédagogiques de la formation mais aussi des frais annexes selon la situation de l’étudiant.

Conditions d’éligibilité : Être admis dans un IFAS agréé ou conventionné par la Région. Répondre aux critères définis par la politique régionale, qui peuvent inclure : ne pas déjà être titulaire d’un diplôme de niveau Bac +3 financé par la Région, être demandeur d’emploi inscrit à France Travail ou en poursuite d’études après un parcours scolaire initial, justifier de ressources inférieures à un plafond fixé pour les bourses sanitaires et sociales.

Bon à savoir : Chaque Région applique ses propres règles et barèmes. Les organismes de formation sont chargés d'informer directement les élèves/étudiants du coût de la formation, de la participation financière de la Région, des critères d'éligibilité, de l'échéancier de paiement et du coût éventuel restant à leur charge.

2. France Travail (ex-Pôle emploi)

Les personnes inscrites à France Travail (anciennement Pôle emploi) peuvent bénéficier de plusieurs dispositifs pour financer leur formation d’aide-soignante, selon leur situation et leur projet professionnel. Mais tout d’abord, il est indispensable d’avoir un projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) validé par leur conseiller, incluant la formation d’aide-soignante. Sans cet accord préalable, aucun financement ne pourra être accordé.

Les principaux dispositifs sont :

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  • AREF (Aide au Retour à l’Emploi Formation) : Maintien de l’allocation chômage (ARE) pendant toute la durée de la formation, si celle-ci est validée dans le PPAE et que la personne est indemnisée au moment de l’entrée en formation.
  • RFPE (Rémunération des Formations de Pôle emploi) : Rémunération versée aux demandeurs d’emploi non indemnisés au titre de l’ARE, lorsqu’ils suivent une formation agréée et validée par France Travail. Le montant varie généralement entre 310 € et 700 € par mois, selon la situation personnelle et familiale.
  • Financements régionaux gérés via France Travail : Dans de nombreux cas, la Région finance directement les frais pédagogiques de la formation (notamment en IFAS public ou privé conventionné). France Travail verse alors la rémunération (AREF ou RFPE) pour compenser l’absence de salaire.
  • Aides Individuelles à la Formation (AIF) : Si la formation choisie n’est pas financée par la Région, France Travail peut prendre en charge tout ou partie du coût pédagogique via l’AIF. Ce financement est accordé sous conditions, après étude du devis et validation par le conseiller référent.

Il est également possible de cumuler le CPF avec l’AIF lorsque le compte personnel de formation ne couvre pas l’intégralité des frais. France Travail demandera alors un reste à charge nul avant d’accorder un financement complémentaire.

Bon à savoir : Ces financements concernent principalement les demandeurs d’emploi en reconversion. Les démarches doivent impérativement être réalisées avant l’entrée en formation, et les délais de réponse peuvent varier selon les agences et régions.

3. Le Compte Personnel de Formation (CPF)

Le Compte Personnel de Formation (CPF) peut être utilisé pour financer tout ou partie de la formation initiale d’aide-soignant, notamment dans le cadre d’une reconversion professionnelle ou d’une évolution de carrière. Pour les salariés en poste : ils peuvent mobiliser leur CPF en intégralité pour financer la formation aide-soignante, à condition d’obtenir un congé formation auprès de leur employeur.

Le dispositif le plus adapté est le PTP (Projet de Transition Professionnelle), anciennement CIF (Congé Individuel de Formation), qui permet au salarié de s’absenter de son poste tout en conservant une rémunération partielle ou totale, selon son ancienneté et les règles de l’entreprise. La demande doit être déposée auprès de Transitions Pro (ex-Fongecif) plusieurs mois avant l’entrée en formation.

Pour les demandeurs d’emploi : ils peuvent utiliser les droits CPF acquis au cours de leurs expériences professionnelles précédentes. Si le montant disponible sur leur compte CPF ne couvre pas l’intégralité du coût de la formation, il est possible de demander un abondement complémentaire auprès de France Travail ou de la Région.

Conditions d’éligibilité des formations au CPF : Depuis janvier 2019, le CPF ne peut financer que des formations certifiantes ou qualifiantes inscrites au RNCP, comme c’est le cas pour le diplôme d’État d’aide-soignante. Le diplôme d’État d’aide-soignante étant inscrit au RNCP, il est donc éligible au CPF.

Bon à savoir : Le montant disponible dépend du parcours professionnel. Il faut vérifier le montant disponible sur son compte personnel via moncompteformation.gouv.fr, rechercher l’organisme de formation (IFAS) habilité à proposer une formation CPF et monter un dossier complet incluant le projet professionnel, l’admission IFAS et, si nécessaire, la demande de congé ou d’abondement.

4. L’alternance : apprentissage et professionnalisation

La formation d’aide-soignant peut être réalisée dans le cadre d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Si vous avez moins de 30 ans, votre formation d’aide-soignant peut également être financée directement par l’établissement grâce à l’alternance. Vous alternez entre des périodes en formation et des périodes dans l’établissement.

Qu'il s'agisse d'un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, l'alternance est une opportunité en or pour se former à un métier tout en étant rémunéré par son employeur. Avec l’alternance, vous avez un pied directement sur le terrain, au contact des patients, résidents et équipes de soins.

Attention, c’est à vous de trouver l’employeur pour réaliser votre alternance ! Le montant de la rémunération peut varier en fonction de votre âge, mais il pourra s'avérer suffisant pour couvrir vos frais liés à la formation et subvenir à vos besoins essentiels.

Rencontre ORPEA - Alim, alternant aide soignant

5. Financement par l’employeur et plan de développement des compétences

Si vous êtes salarié et que vous souhaitez évoluer ou vous reconvertir vers le métier d'aide-soignant, vous pouvez solliciter votre employeur pour étudier avec lui les possibilités offertes par la formation continue. C’est le dispositif roi pour les personnes en poste dans le privé.

Le Plan de Développement des Compétences (PDC), anciennement plan de formation, est le principal dispositif de financement des formations continues des aides-soignantes salariées. L’employeur élabore et met en œuvre le plan de développement des compétences pour l’ensemble de ses salariés.

Le PDC regroupe des formations obligatoires (hygiène hospitalière, sécurité et prévention des risques professionnels) et des formations complémentaires ou d’évolution (accompagnement en fin de vie, prévention des TMS, communication avec les patients, bientraitance). Ces formations sont généralement réalisées sur le temps de travail : l’aide-soignante est donc rémunérée normalement pendant leur durée.

Qui le finance ? Les formations incluses dans le PDC sont financées directement par l’employeur, qui peut ensuite obtenir un remboursement par l’ANFH pour la fonction publique hospitalière ou par l’OPCO Santé pour les structures privées.

Bon à savoir : les établissements doivent consacrer au moins 2,1 % de leur masse salariale au financement. Elles sont intégralement prises en charge, sans aucun frais à avancer par la salariée.

6. Autofinancement et aides complémentaires

Certaines personnes choisissent de financer elles-mêmes leur formation d’aide-soignante, notamment lorsqu’elles ne sont pas éligibles aux dispositifs de prise en charge régionaux ou lorsqu’elles souhaitent intégrer un IFAS privé hors convention régionale, dont les frais peuvent s’avérer élevés.

Dans ce cas, plusieurs solutions existent pour alléger la charge financière :

  • Les bourses sanitaires et sociales : attribuées sous conditions de ressources par la Région, elles permettent de couvrir une partie des frais de vie (logement, alimentation, transports) durant la formation. Leur montant varie selon les revenus du foyer fiscal et la Région concernée, généralement entre 100 € et 550 € par mois.
  • Les prêts étudiants : certaines banques proposent des prêts à taux préférentiels destinés aux étudiants en formations sanitaires et sociales, avec possibilité de différer le remboursement jusqu’à l’entrée dans la vie active.
  • Les aides spécifiques selon la situation personnelle : aide à la mobilité, aide d’urgence du CROUS, aides des caisses de retraite ou mutuelles professionnelles, aides des conseils départementaux.

Bon à savoir : Avant d’opter pour l’autofinancement, il est important de réaliser un bilan complet des aides mobilisables. Pour cela, il est recommandé de contacter le secrétariat de l’IFAS visé, consulter les services d’action sociale de la Région et de France Travail, et comparer les coûts entre IFAS privés et publics pour éviter un endettement inutile si une place publique est accessible.

Financements pour la formation continue et les parcours professionnels

Il existe de nombreux dispositifs pour financer tout ou partie de ces parcours comme la formation initiale pour obtenir le diplôme d’État d’aide-soignante, spécialisation en gérontologie, passerelle vers le métier d’infirmier, ou les formations continues pour aide-soignantes afin d’actualiser ses compétences.

Se reconvertir ou entrer dans le métier d’aide-soignant suppose de suivre une formation diplômante. Son coût peut varier selon les instituts, mais dans la majorité des cas, il existe des solutions de financement. Dans la plupart des régions, la formation d’aide-soignant est prise en charge pour les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail. Ce financement couvre généralement les frais pédagogiques, ce qui évite d’avoir à payer la formation de sa poche.

Selon les cas, une rémunération peut également être versée pendant la formation, notamment via l’ARE (allocation chômage) ou la Rémunération de formation de France Travail. Les salariés peuvent, eux aussi, accéder à la formation d’aide-soignant grâce à leur employeur. Dans les établissements publics de santé, la formation peut être financée dans le cadre de la promotion professionnelle. Le salarié conserve alors son salaire pendant la formation.

Le CPF peut aussi être mobilisé pour financer tout ou partie de la formation d’aide-soignant. Le montant disponible dépend du parcours professionnel. Certains candidats, notamment les jeunes sortant du système scolaire, peuvent bénéficier de bourses régionales ou d’aides spécifiques, sous conditions de ressources.

Avant de s’inscrire, il est recommandé de contacter directement l’institut de formation visé. Avant de s’inscrire, il est important de faire le point sur sa situation : statut, droits à la formation, aides possibles. Pour toute information sur les droits au financement régional, l'élève ou l'étudiant doit s'adresser aux organismes de formation qui sont tenus d'appliquer les critères régionaux et ainsi déterminent pour chaque candidat s'il est éligible.

Conseils pratiques pour monter son dossier de financement

  1. Contacter le secrétariat de l’IFAS visé : l’équipe administrative pourra vous apporter des réponses personnalisées en fonction de votre situation sur le financement de la formation aide-soignant.
  2. Vérifier les droits ouverts sur moncompteformation.gouv.fr et se renseigner sur les possibilités d’abondement.
  3. Prendre rendez-vous avec un conseiller France Travail pour valider un PPAE si vous êtes demandeur d’emploi.
  4. Se rapprocher de la Région pour connaître les dates, les critères et les portails de demande des aides régionales.
  5. Explorer l’alternance et contacter des employeurs pour trouver un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation.
  6. Envisager les aides complémentaires (bourses, prêts étudiants, aides de mobilité) en cas d’autofinancement partiel.

Vous travaillez dans la vente, la restauration, le secrétariat ou encore l’artisanat et vous ressentez le besoin d’exercer un métier du soin ? La profession d’aide-soignant est peut-être faite pour vous ! Bonne nouvelle, de nombreux dispositifs existent !

Réussir sa reconversion, c’est aussi savoir où l’on va poser ses valises professionnelles. Pendant que vous préparez votre dossier de financement, commencez à explorer le marché ! Prêt à sauter le pas ? T’as toutes les solutions en main pour te lancer !

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