Devenir freelance après un CDD : conseils et démarches
Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons que le statut de freelance est ouvert à toute personne prête à démarrer une activité de freelance et à gérer, seule, ses prestations, ses clients et ses obligations. Cet article compile les dernières données légales (plafonds 2025, Code du travail, Ord. 2015-380) et répond aux questions avant de vous lancer, que vous soyez développeur, graphiste freelance, rédacteur ou en pleine reconversion vers le freelance informatique.
Qu’est‑ce qu’un freelance ?
Techniquement, freelance n’est pas un statut juridique. Le terme désigne une personne qui vend une prestation de services à des entreprises ou des particuliers sans lien de subordination. En d’autres termes, freelance est un travailleur indépendant qui choisit librement ses missions et ses tarifs. Le terme « freelance » recouvre ainsi des réalités très diverses : on peut exercer en indépendant comme développeur web, traducteur, consultant ou encore graphiste. Ce modèle se distingue du salariat classique : pas de hiérarchie, mais la nécessité de facturer, déclarer la TVA le cas échéant et assumer tous les aspects d’une activité professionnelle autonome.
Pourquoi devenir freelance en 2025 ?
Se demander pourquoi devenir freelance revient à analyser le marché: selon l’INSEE, 1 travailleur sur 10 exerce déjà en freelancing. En 2025, les entreprises recherchent agilité et expertise ponctuelle, devenir freelance permet de répondre à cette demande tout en profitant d’une fiscalité allégée pour les micro-BNC/BIC. Ensuite, freelance offre une grande liberté d’organisation : gérer son agenda, choisir ses clients et articuler vie privée et missions. Ce mode de vie attire de plus en plus de salariés en quête de sens. Toutefois, rappelons que freelance doit avoir un filet de sécurité financier, car la protection chômage reste limitée (sauf via portage salarial ou assurance privée).
Peut‑on devenir freelance sans expérience ?
Oui, il est possible de devenir indépendant même en début de carrière. Lancer en freelance sans expérience exige néanmoins une stratégie : formation continue, mentors, portfolio en ligne transparent sur votre expérience professionnelle (même académique) et tarification progressive. Le concept de freelance sans expérience séduit les jeunes diplômés qui n’ont pas trouvé de contrat de travail classique : en s’inscrivant comme auto-entrepreneur, ils testent leur offre tout en bénéficiant de la franchise de TVA jusqu’à 39 100 € de chiffre d’affaires pour les prestations de services en 2025.
Les démarches pour devenir freelance : mode d’emploi
Les démarches pour devenir indépendant se structurent ainsi :
Lire aussi: Freelance : conseils pour bien démarrer
- Étape 1 : étude de marché et business plan. Avant tout, mesurez la concurrence, définissez votre valeur ajoutée et chiffrez vos besoins. Cette phase « avant de se lancer » vous aidera à fixer des honoraires réalistes.
- Étape 2 : choix du statut. C’est la clé pour devenir micro-entrepreneur ou opter pour l’IS si vos marges explosent. Nous détaillons plus loin pourquoi préférer entreprise individuelle, auto-entrepreneur ou entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée.
- Étape 3 : immatriculation sur le guichet unique INPI. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2023, toutes les formalités passent par formalites.entreprises.gouv.fr. Le site guide vos démarches : dépôt d’un justificatif d’adresse, déclaration d’activité, choix du régime de TVA.
- Étape 4 : affiliation sociale. Dès validation, l’URSSAF transmet votre dossier aux organismes sociaux comme un salarié : Assurance-Maladie, retraite de base CNAV et complémentaire.
- Étape 5 : ouverture d’un compte professionnel et signature d’une RC pro. La banque (par exemple Sogexia) facilitera la gestion des factures au client du freelance.
Cette feuille de route illustre combien devenir travailleur indépendant réclame rigueur, mais aussi l’accompagnement de France Travail, nouvelle appellation de Pôle emploi depuis 2024. France Travail propose ateliers et simulateurs pour sécuriser votre transition.
Comment choisir son statut juridique ?
Comment choisir entre micro-entreprise, entreprise individuelle et EURL ? Tout dépend de votre prévisionnel. Pour un chiffre d’affaires prévisible inférieur à 77 700 € (services) ou 188 700 € (vente), l’auto-entrepreneur garde un impôt libératoire et une compta minimaliste. L’entreprise individuelle protège votre résidence principale et sépare patrimoine personnel et professionnel. Elle demeure le choix phare pour ceux qui veulent une déductibilité maximum des frais (logiciels, coworking). Si vous envisagez d’employer demain, l’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée reste pertinente : capital social libre, option IS possible, crédibilité bancaire accrue.
Comparatif rapide des statuts
| Critère | Micro-entreprise | EURL (IS) | SASU (IS) | Portage salarial |
|---|---|---|---|---|
| Régime social | Micro-social | TNS | Assimilé salarié | Salarié |
| Taux cotisations | 23,2 à 25,6 % du CA | ~45 % du net | ~82 % du net | ~50 % + frais de gestion |
| Plafond CA | 203 100 € / 83 600 € | Illimité | Illimité | Illimité |
| Déduction des charges | ❌ Abattement forfaitaire | ✅ Frais réels | ✅ Frais réels | ❌ |
| Récupération TVA | ❌ (franchise) | ✅ | ✅ | ❌ |
Pour un freelance débutant avec un CA inférieur à 30 000 €, la micro-entreprise est le choix le plus simple. Entre 30 000 et 70 000 €, l'EURL devient intéressante si vous avez des charges à déduire. Au‑delà de 70 000 €, le choix entre EURL et SASU dépend de votre priorité : maximiser le net (EURL) ou la protection sociale (SASU).
Cumuler freelance et contrat de travail : mode d’emploi
Travailler en freelance tant que salarié est parfaitement envisageable, c’est même l’une des démarches pour devenir freelance les plus fréquentes chez les actifs en quête de transition douce. Le principe est simple : le freelance peut exercer une activité à titre accessoire dès lors que son contrat de travail n’en fait pas obstacle.
1. Vérifier les clauses contractuelles
L’article L.1121-1 du Code du travail autorise la liberté d’exercer une autre activité, sauf restriction justifiée et proportionnée. Avant de démarrer votre micro-entreprise, relisez votre contrat :
Lire aussi: Devenir DBA Freelance
- Clause d’exclusivité : elle interdit tout emploi extérieur. Si elle existe, négociez-en la levée ou une dérogation écrite.
- Clause de non-concurrence : elle ne s’applique qu’après la rupture du contrat, mais la Cour de cassation (soc., 10 juin 2020, n° 18-20.187) rappelle qu’une concurrence déloyale pendant le contrat reste fautive. Assurez-vous donc que l’activité en freelance que vous choisissez ne vise pas la même clientèle ou le même créneau.
2. Respecter le devoir de loyauté
Même sans clause d’exclusivité, le salarié reste tenu de ne pas nuire à l’entreprise : informer l’employeur de la création de sa structure, éviter l’usage des moyens de l’entreprise, honorer ses horaires. En résumé, le freelance doit rester transparent et séparer strictement ses agendas.
3. Obligations sociales et fiscales
Côté administration, rien ne change : l’employeur continue de déclarer les cotisations auprès de l’Urssaf, tandis que le travailleur indépendant déclare celles de son activité via son espace en ligne. Veillez à anticiper l’impact sur le chiffre d’affaires : au‑delà de 39 100 € (prestations de services, seuil 2025), la franchise de TVA disparaît.
Quitter un CDI ou un CDD pour devenir freelance
Vous souhaitez désormais lancer en freelance à temps plein ? Plusieurs options existent pour rompre un contrat de travail en bonne et due forme tout en optimisant vos droits auprès de France Travail.
Rupture conventionnelle ou démission ?
Pour un CDI, la rupture conventionnelle (art. L.1237-11 à L.1237-16 C. trav.) reste la voie royale : vous négociez la date de sortie, percevez une indemnité spécifique et conservez vos allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE). La démission reste possible, mais elle ouvre des droits limités, seules les démissions dites « pour reconversion professionnelle » (art. L.5422-1-1) permettent l’ARE après validation par une commission paritaire.
Fin ou rupture anticipée du CDD
En CDD, vous devez en principe attendre l’échéance. Une rupture anticipée n’est permise que pour faute grave, force majeure ou accord des parties (art. L.1243-1). Si vous patientez jusqu’au terme, vous touchez la prime de précarité (10 %) et accédez plus facilement à l’ARE, utile pour financer vos premiers mois de freelancing.
Lire aussi: Conseils pour Freelances
Licenciement économique ou plan de départ volontaire
Lorsque l’entreprise propose un plan de départ ou vous licencie pour motif économique, vous bénéficiez d’un accompagnement renforcé : Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP), financement de formations et, surtout, droits chômage maximisés pour devenir freelance dans de bonnes conditions.
Activer les aides à la création
Les modalités de rupture influencent l’accès aux dispositifs :
- ARCE : versement de 45 % du reliquat ARE, réservé aux créateurs d’entreprise indemnisés.
- Maintien ARE : allocations mensuelles partiellement maintenues tant que l’activité professionnelle ne dépasse pas un certain revenu.
- ACRE : exonération de 50 % des cotisations la première année, accessible à tous les créateurs, quels que soient le motif de sortie et le statut choisi (micro-entreprise, entreprise individuelle, portage salarial).
En pratique : réfléchissez avant de devenir freelance au mode de rupture le plus avantageux. Un prévisionnel solide et un rendez-vous avec votre conseiller France Travail maximiseront vos chances d’obtenir l’ARCE ou le maintien ARE, deux leviers financiers clés pour réussir votre envol.
Portage salarial : l’alternative sécurisée
Le portage salarial associe trois acteurs : le consultant, le client et l’entreprise de portage salarial. Concrètement, la société de portage salarial signe un contrat de travail en CDI ou CDD avec l’indépendant et refacture la mission. L’indépendant bénéficie alors de la couverture chômage ACOSS et de la retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, sociaux comme un salarié classique, tout en gardant la liberté tant que freelance de négocier son TJM. Cette option séduit ceux qui redoutent la gestion : la société de portage prend environ 7 % de commission, émet les bulletins de paie et reverse la TVA. Une solution hybride pour freelance grâce à laquelle on cumule autonomie et sécurité.
Etre freelance en portage salarial - PODCAST IA #21
Régime fiscal et social du travailleur indépendant
TVA et options
Tant que vos recettes annuelles restent sous 39 100 € (services) ou 104 500 € (commerce), vous profitez de la franchise en base : vos factures portent la mention « TVA non applicable, art. 293 B ». Dès le seuil dépassé, vous basculez de plein droit vers le régime réel simplifié : deux acomptes semestriels puis la CA12 de régularisation. Au‑delà de 818 000 € ou si plus de 15 000 € de taxe sont dus, l’administration impose le régime réel normal et sa déclaration mensuelle CA3.
Impôt sur le revenu ou IS
En micro-BNC/BIC, vous pouvez opter pour le prélèvement libératoire (1 % ou 1,7 %) tant que votre revenu fiscal de référence reste sous 27 478 € par part : c’est la simplicité pour démarrer une activité. Lorsque vos frais deviennent significatifs, le régime réel vous permet de déduire amortissements, coworking et sous-traitance. Les structures à l’IS (SASU ou EURL) profitent d’un taux à 15 % sur les 42 500 € premiers euros de bénéfice puis 25 %.
Cotisations sociales et ACRE
Tout travailleur indépendant dépend du régime général. Pour un micro-entrepreneur en prestation, comptez environ 22 % du CA. L’ACRE réduit ce pourcentage de moitié la première année, un coup de pouce crucial quand vous souhaitez devenir freelance. Hors micro-régime, la base se calcule sur le revenu, le ratio se situe entre 35 % et 45 %.
Cotisation foncière des entreprises
Exonérée la première année civile, la CFE s’applique dès l’année suivante, calculée selon la base minimale de la commune. Même en télétravail, la CFE est due, intégrez-la à votre prévisionnel pour éviter la surprise de décembre.
Protection sociale et retraite
Depuis 2020, l’Assurance Maladie gère vos soins, l’URSSAF vos appels de cotisations et la CIPAV ou la CNAV vos droits retraite. Pour la retraite complémentaire, chaque point compte, alimentez votre rémunération afin de valider vos trimestres et, si besoin, ouvrez un contrat Madelin.
Avantages et inconvénients de travailler en freelance
Avantages : autonomie totale, choix des missions, potentiel de revenus illimité, géographie flexible, possibilité de devenir entrepreneur plus tard. Inconvénients : revenus irréguliers, gestion administrative chronophage, absence de congés payés automatiques, couverture sociale minimale hors portage salarial. Certains jugent même difficile de devenir freelance tant la discipline et le réseautage sont cruciaux.
Comment réussir et faire évoluer son activité freelance
Comment réussir ? Trois piliers : montée en compétences, diversification et fidélisation. Suivre des MOOC, obtenir des certifs Cloud ou UX, c’est gage de valeur ajoutée. Ensuite, varier les sources de revenu : formation, affiliation, produits numériques. Enfin, la satisfaction client : livrer à l’heure, formaliser les CGV, tenir un CRM. C’est la meilleure publicité : un freelance travaille plus sur recommandation que sur Google Ads.
Construire son offre et fixer son TJM
Identifiez votre expertise, votre cible et votre positionnement sur le marché. Le TJM freelance se calcule en partant du revenu net souhaité, auquel vous ajoutez les cotisations sociales, les charges de fonctionnement et une marge pour les jours non facturés (congés, prospection, maladie : environ 20 à 30 % du temps). Par exemple : vous visez 3 000 € net par mois en SASU. Vos charges mensuelles (comptabilité, assurance, logiciels) s'élèvent à 400 €. Le coût total mensuel à couvrir : (3 000 × 1,82) + 400 = 5 860 €. Sur 18 jours facturés par mois, votre TJM minimum est de 5 860 / 18 ≈ 326 € HT. En pratique, visez au moins 400 à 450 € HT pour absorber les imprévus.
Se lancer sans tout quitter
Créer votre entreprise tout en conservant votre emploi de salarié, si aucune clause de votre contrat de travail ne vous l’interdit, permet de tâter le terrain avant de renoncer aux avantages liés au salariat. Cumuler salariat et activité en freelance peut permettre de diminuer la pression. De plus, du fait de cette indépendance, certains freelances peuvent ressentir une certaine solitude : rompre avec la solitude en rejoignant un espace de coworking, par exemple, est une option pertinente.
Pratiques commerciales et visibilité
Création d’un site internet : vous pouvez créer un site one-page pour montrer votre offre de service. Création de réseaux sociaux professionnels : c’est une solution peu coûteuse qui, bien utilisée, peut vous faire trouver des clients rapidement et sans effort. Événements de networking : rendez-vous à des conférences, afterworks, formations, réunions d’informations ; les opportunités ne manquent pas ! Appuyez‑vous sur le réseau que vous vous êtes constitué tout au long de votre carrière. N’hésitez pas à solliciter vos connaissances et anciens collègues : s’ils ont apprécié travailler avec vous auparavant, il est très probable qu’ils vous aident et vous confient des missions.
Faire fructifier son réseau
Ce premier réseau très utile lorsque vous vous lancez n’est pas suffisant sur le long terme. Il est nécessaire, pour trouver des missions, que des personnes pensent à vous au moment même où un besoin se fait ressentir dans leur entreprise. Pour cela, il faut réseauter, vous rendre à des événements, à des réunions, et prendre soin de votre image. Des communautés de consultants freelance comme Bloomco vous permettront d'être guidé dans vos choix de carrières, d'avoir accès à des missions dont vous n'auriez pas eu connaissance grâce à votre réseau personnel ou encore d'interagir avec d'autres consultants freelance.
Avancez avec mesure : gestion et organisation
Être consultant freelance c'est aussi être chef d'entreprise. Vous devez donc posséder d'excellentes compétences organisationnelles. Au fur et à mesure de vos missions, il deviendra sans doute intéressant d’engager un comptable ou les services d'une société extérieure. Avant cela, les consultants freelance peuvent se tourner vers des applications comme InvoiceBerry, Invoice to me ou Artinove pour mettre en place leur facturation et tenir leurs comptes. Comme dit auparavant, se lancer comme consultant freelance n'est pas sans risque. Il est donc primordial d'avoir un plan B dans le cas où vous n'y parviendriez pas malgré ces conseils.
Comment quitter votre emploi pour devenir freelance ?
La façon dont vous quittez votre poste détermine vos droits au chômage, votre trésorerie de départ et votre filet de sécurité. Cinq situations sont possibles. La rupture conventionnelle : la voie la plus sécurisée. Le processus prend en moyenne 1 à 3 mois : un ou plusieurs entretiens, la signature de la convention, puis l'homologation par la DREETS. L'indemnité de rupture est au minimum égale à l'indemnité légale de licenciement. Pensez à négocier la levée d'une éventuelle clause de non-concurrence et, si possible, un départ anticipé.
La démission pour création d'entreprise : depuis 2019, démissionner pour créer ou reprendre une entreprise peut ouvrir droit à l'ARE, à condition de remplir trois critères : justifier d'au moins 5 ans d'activité salariée continue ; faire valider votre projet par une commission paritaire interprofessionnelle régionale (CPIR) ; avoir consulté un conseiller en évolution professionnelle (CEP) avant de démissionner.
Le congé pour création d'entreprise suspend votre contrat de travail pendant 1 an (renouvelable une fois, soit 2 ans maximum). Vous devez justifier de 24 mois d'ancienneté dans l'entreprise. Votre employeur peut différer le congé de 6 mois, mais ne peut pas le refuser dans les entreprises de 300 salariés ou plus.
La fin d'un CDD ou d'une mission d'intérim ouvre automatiquement droit à l'ARE. La prime de précarité d'un CDD (10 % du salaire brut total) versée en fin de contrat peut servir de trésorerie de départ pour lancer votre activité freelance.
Quelles aides financières solliciter ?
Plusieurs dispositifs réduisent le coût de lancement de votre activité. L'ACRE accorde une exonération partielle de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité. La demande doit être faite au moment de la création ou dans les 60 jours suivants. L'ARCE convertit 60 % de vos droits ARE restants en capital. Le premier versement (30 %) intervient au démarrage, le second (30 %) six mois plus tard, à condition que l'activité existe toujours. Le maintien de l'ARE vous permet de continuer à percevoir vos allocations mensuelles en parallèle de votre activité.
Les autres aides à connaître : prêt d'honneur (réseau Initiative, Réseau Entreprendre) : jusqu'à 50 000 € à taux zéro, sans garantie personnelle; garantie BPI France : jusqu'à 60 % du montant d'un prêt bancaire garanti par l'État.
Immatriculation et premières obligations après création
En micro-entreprise, la déclaration se fait en ligne sur le guichet unique (formalites.entreprises.gouv.fr). C'est gratuit et rapide. Pour une EURL ou une SASU, les étapes sont plus nombreuses : rédiger les statuts, déposer le capital social sur un compte bloqué, publier une annonce légale, déposer le dossier d'immatriculation via le guichet unique. Les frais de création : greffe, déclaration des bénéficiaires effectifs, annonce légale ; comptez 200 à 400 € au total. Le délai moyen pour obtenir votre Kbis : 1 à 3 semaines.
Une fois votre Kbis en main, créez votre espace professionnel sur impots.gouv.fr, signez le mandat SEPA, créez votre compte URSSAF Indépendant (gérant TNS uniquement), déposez la déclaration CFE, demandez l'ACRE dans les 60 jours et paramétrez la gestion de la TVA selon votre régime.
Combien allez‑vous réellement gagner en freelance ?
Le revenu net d'un freelance dépend de trois variables : le statut juridique, le niveau de charges et la fiscalité. Formule de base : chiffre d'affaires - charges - cotisations sociales - impôts = revenu net. En micro-entreprise, le calcul est direct : CA × (1 - taux de cotisations) - IR calculé après abattement forfaitaire. En EURL à l'IS, le gérant se verse une rémunération soumise aux cotisations TNS, et le bénéfice restant est imposé à l'IS. En SASU à l'IS, le président perçoit un salaire soumis aux cotisations du régime général, et le bénéfice peut être distribué en dividendes taxés au PFU de 31,4 %.
Est‑ce que le statut de freelance est fait pour vous ?
Faut‑il respecter des conditions spécifiques pour être freelance en France ? Peut‑être être freelance et salarié ? Quel métier pour être freelance ? Vous pouvez devenir freelance traducteur, freelance rédacteur web, recruteur indépendant, développeur web, customer manager, assistant virtuel, graphiste, etc. Pour devenir freelance et vendre ses services, il faut identifier l’activité que vous souhaitez exercer et déterminer votre périmètre d’action. Cela implique de savoir quelle expertise et quelles compétences vous allez mobiliser pour proposer une offre de services intéressante pour vos clients potentiels.
Êtes‑vous prêt pour le travail indépendant ? Avant de quitter votre emploi salarié pour vous lancer en tant qu'indépendant, réfléchissez bien à l'adéquation de ce mode de vie avec vos objectifs de vie : aimez-vous guider les personnes, êtes-vous à l'aise avec la solitude, pouvez-vous gérer les tâches administratives, êtes-vous capable de faire face aux passages à vide ?
balises: #Freelance
