Définition Complète du Freelance : Guide Essentiel pour Comprendre le Travail Indépendant

Qui de mieux qu’un freelance pour vous donner la définition complète d'un freelance ? Rédacteur web indépendant depuis plusieurs années, cet article vous présentera les spécificités du statut de freelance, son origine, son équivalent français, et les vocations envisageables.

Freelance illustration

La Définition Complète du Mot Freelance

Être freelance, c’est être son propre patron, travailler pour soi, tenir les rênes de son business. Quand une personne se lance en freelance, elle fait une croix sur les contrats de travail classiques. Une embauche en CDI ou en CDD reste possible, mais pas dans l’immédiat. Car la vie de freelance, c’est :

  • Démarcher ses client·es ;
  • Facturer ses client·es ;
  • Déclarer son chiffre d’affaires à l’URSSAF (dans le cadre d'une micro-entreprise) ;
  • Payer ses cotisations sociales ;
  • Recommencer.

Les freelances peuvent travailler pour un·e client·e une seule fois, mais ils peuvent aussi travailler pour un·e même client·e pendant plusieurs années. Si nous devions retenir une définition du mot freelance, ce serait : “personne qui travaille de façon indépendante, sans contrat de longue durée avec un employeur”.

Les Origines du Terme "Freelance"

La première fois que le terme freelance a été utilisé, c’était en 1820 par Sir Walter Scott dans son roman Ivanhoé. On peut y lire : “I offered Richard the service of my free lances, and he refused them - [...] thanks to the bustling times, a man of action will always find employment”. Il explique que ses services en freelance ont été refusés, mais qu’un homme d’action, à son époque, trouvera toujours du travail.

La suite de l’histoire du freelancing est plutôt classique. Ce mode de fonctionnement a désigné les personnes non affiliées de toutes sortes (journalistes, politiques, militaires). Et à la fin du XXe siècle, son homonyme français “travailleur indépendant” est entré dans le langage courant.

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Exemples de Jobs en Freelance

De nos jours, les opportunités professionnelles qui s'offrent aux freelances sont infinies. Pour le démontrer, voici des exemples de jobs en freelance dans différents secteurs d’activité :

Sur le Web

  • Développeurs web qui codent des sites web, des applications, des jeux vidéo, etc.
  • Webdesigners freelances qui bâtissent l’architecture des sites et qui les rendent responsives.
  • Rédacteurs web, Content Managers et des Community Managers qui :
    • Rédigent des articles de blog ;
    • Réalisent des livres blancs ;
    • Écrivent des newsletters ;
    • Publient sur les réseaux sociaux ;
    • Conçoivent des stratégies SEA…

Dans le Tourisme

  • Organisateur de voyages ;
  • Guide touristique ;
  • Réceptionniste en hôtellerie ;
  • Prof de surf ;
  • Surveillant de baignade…

Dans le Sport

  • Coach sportif ;
  • Maître nageur ;
  • Commercial dans le sport ;
  • Journaliste sportif ;
  • Sportif professionnel…

Un freelance fixe lui-même ses tarifs. Il ou elle peut facturer au projet, à l’heure, à la journée… Dans certains secteurs (l’écriture et la traduction notamment), il est possible de facturer à la page, au mot ou au feuillet. Une fois le devis signé par le ou la client·e, l’indépendant·e exécute la mission. Une fois son travail terminé, il facture la prestation. Dès lors que le paiement est réglé, il note le numéro de facture, le nom du client et la date de paiement dans un carnet de compte. Cela lui permet de calculer son chiffre d’affaires brut facilement à la fin du mois. Et en début de mois suivant, il ou elle doit payer ses cotisations à l’URSSAF (et ses impôts à la source s’il a choisi cette option).

En tant que travailleur·se indépendant·e, vous pouvez travailler où vous voulez, quand vous voulez, pour qui vous voulez et au prix que vous voulez. Si vous êtes talentueux ou talentueuse, vous pourrez scaler votre activité de freelance et même augmenter vos tarifs d’année en année. Mais attention : vous n’aurez pas droit à la même retraite qu’un·e salarié·e. Vous devrez vous organiser pour prendre des vacances sans perdre votre clientèle. Et vous serez dépendant·e de la demande.

Freelance ou Indépendant : Quelle Différence ?

Il n’y a pas de différence entre la définition de freelance ou d’indépendant. Le freelance est un travailleur indépendant. Il faut cependant savoir que le statut de freelance n’est pas un statut juridique.

Freelance, Auto-Entrepreneur ou EI : Quelles Différences ?

Le freelance est une personne qui exerce son activité professionnelle en tant que travailleur indépendant. Un freelance n’est donc pas forcément un auto-entrepreneur. Le statut d’auto-entrepreneur a cet avantage qu’il permet de commencer une activité sans avoir à créer une entreprise.

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L’entreprise individuelle (EI) est une forme simplifiée d’entreprise. Le freelance a le droit d’opter pour une Entreprise unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL). Une EURL est composée d’un seul associé. Faire ce choix de société permet d’être soumis au régime fiscal de l’impôt sur le revenu. L’administration d’une EURL est cependant particulièrement complexe.

Statuts Juridiques Pour Devenir Freelance

Pour exercer son activité professionnelle en toute légalité, le freelance dispose de plusieurs options en ce qui concerne le choix de son statut social :

  • Statut auto-entrepreneur : ce régime est entré en vigueur en 2009. On parle aujourd’hui de micro-entrepreneur. En qualité d’auto entrepreneur, il est possible d’exercer plusieurs activités.
  • Créer une entreprise individuelle : il s’agit ici de créer une Entreprise Individuelle (EI). Lors de la création de l’EI, l’auto-entrepreneur divise son patrimoine en deux parties, l’un privé et l’autre professionnel.
  • Le portage salarial : ce régime a été défini par l’ordonnance n°2015-380 du 2 avril 2015. Le portage salarial correspond à une relation contractuelle tripartite : d’une part, la relation entre l’entreprise de portage salarial qui effectue une prestation pour le compte de la société cliente ; d’autre part, le contrat de travail conclu entre l’entreprise de portage salarial et le salarié dit « porté ». En optant pour le portage salarial, le freelance se décharge de toutes les formalités administratives, juridiques et l’enregistrement comptable des prestation de service. Ce régime constitue donc le parfait compromis entre liberté du freelance et sécurité du salariat.

Depuis le 1er janvier 2018, le RSI a été supprimé. Désormais, tous les travailleurs indépendants, y compris les entrepreneurs optant pour le portage salarial, sont rattachés au régime général de la sécurité sociale.

Le Portage Salarial en Tant Que Freelance

Le portage salarial permet de recevoir un salaire dès la première prestation. La coopérative impose de passer par un contrat CAPE pour lancer l’activité avant de prétendre à un statut de salarié. Ainsi, le portage ne demande aucun chiffre d’affaires minimal, une seule prestation suffit. Chaque nouveau contrat fait l’objet d’une signature tripartite entre l’entrepreneur, l’entreprise de portage salarial et le client. Une fois la prestation effectuée par l’entrepreneur freelance, la société de portage procède à la facturation du client, encaisse les fonds et règle le freelance sous forme de salaire.

Le freelance signe une convention avec l’entreprise de portage. Celle-ci précise, notamment, les modalités de fonctionnement et d’hébergement, ainsi que le pourcentage sur le chiffre d’affaires perçu par la société de portage. L’entrepreneur freelance émet ses factures depuis la plateforme en ligne de la société de portage. Cette dernière encaisse alors les règlements clients et reverse sa part à l’entrepreneur sous forme de salaire. De celui-ci sont déduits des frais de gestion (entre 6 et 12 % du montant hors taxes de la prestation), sans oublier les charges sociales. En clair, la seule différence entre un salarié classique et un freelance qui fait appel à une entreprise de portage est le pourcentage prélevé sur le chiffre d’affaires par cette dernière.

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La coopérative d’activité et d’emploi diffère légèrement de l’entreprise de portage. La coopérative possède généralement un statut de SCOP (Société Coopérative de Production). Le freelance signe dans un premier temps, un contrat nommé CAPE (Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise). Il effectue ses premières missions pour ses clients sous ce statut et réalise son premier chiffre d’affaires. Il ne perçoit aucune rémunération pour le moment, mais peut récupérer mensuellement les frais inhérents à son activité. Dès que l’activité permet au freelance de se dégager un salaire régulier, ce dernier signe un CDI et devient salarié membre de la structure coopérative. Le freelance reste maître de ses clients et de sa prospection. Seule la facturation est émise à l’entête de la coopérative et les règlements sont encaissés par celle-ci. Le freelance désirant intégrer une coopérative doit avant tout présenter son projet. L’entrepreneur gère en ligne ses facturations ainsi que ses notes de frais.

Les Obligations et Protections du Freelance

En dehors des formalités de création d’entreprise, les freelances doivent être en mesure d’accomplir des formalités juridiques obligatoires. Les freelances doivent être capables de répondre favorablement à leurs obligations fiscales.

En tant que freelance, vous devez :

  • Être enregistré auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) ;
  • Posséder un numéro SIRET (Système d’identification du répertoire des établissements) valable ;
  • Souscrire à une assurance responsabilité civile professionnelle ;
  • Respecter une obligation de moyen. Il s’agit d’un engagement où le freelance garantit de mettre en œuvre tous les moyens à disposition pour la réussite de la mission qui lui a été confiée ;
  • Tenir une comptabilité. Cette obligation est plus ou moins complexe selon le régime d’imposition choisi. Les freelances en statut de micro-entrepreneur (auto-entrepreneur) par exemple n’ont pas l’obligation de présenter un bilan annuel ;
  • Déclarer les revenus professionnels. La déclaration diffère en fonction de votre régime fiscal et selon le type de vos revenus ;
  • Déclarer la TVA si vous exercez une activité commerciale, artisanale ou libérale. Sauf si votre chiffre d’affaires respecte les seuils vous permettant de bénéficier de la franchise de base ;
  • Approuver et déposer vos comptes.

Si vous voulez développer une activité en solo, vous pouvez créer une entreprise individuelle (EI). Comme l'EI, la micro-entreprise n'impose pas de rédaction des statuts ni de constitution de capital social. La micro-entreprise est la forme d'entreprise individuelle la plus communément choisie par les freelances.

Si vous voulez vous associer, le lancement d’une personne morale à part entière est également incontournable. Si vous voulez créer une EI ou une micro-entreprise, il faut envoyer une demande au Guichet des formalités des entreprises.

Devenir freelance suppose de trouver des clients. Il est courant en pratique de vouloir lancer un projet professionnel en plus d’une activité salariée (CDI, CDD, etc.). Vérifier les clauses de votre contrat de travail : il ne doit pas contenir de clause d’exclusivité ou de non-concurrence. Ces dernières sont parfois imposées par l’employeur pour empêcher le salarié d’exercer une activité professionnelle concurrente (pendant ou après son contrat de travail). Par ailleurs, il convient également de vérifier qu’il n’existe pas de disposition particulière liée au secteur d’activité de l’entrepreneur ou que ce dernier exerce une activité salariée sous un statut particulier (exemple: un fonctionnaire).

Dans ce cas, si votre activité de freelance contrevient à ces dispositions, vous n’avez pas la possibilité d’exercer cette activité professionnelle en parallèle de votre emploi.

Par exemple, pour les freelances, les plateformes de mise en relation en ligne peuvent être une bonne solution. Vous pouvez également faire jouer votre réseau, rejoindre un réseau professionnel, créer un site internet ou encore développer votre présence en ligne grâce aux réseaux sociaux.

Contrat Freelance : Définition

Le freelance n’est soumis à aucun lien de subordination (employeur, client, etc.) dans le cadre de ses missions auprès de ses clients. En principe, le contrat pour devenir freelance prévoit une durée déterminée pour la mission confiée. Une rémunération doit être également consentie et fixée par les cocontractants. La rémunération peut être indifféremment fixe ou variable. Si elle est variable, elle peut être, par exemple, soumise à la réussite ou à l’échec de la mission.

Le freelance peut, en accord avec la société cliente, sous-traiter certains aspects de sa mission à un tiers. Il doit également posséder un numéro SIRET valable. Le freelance doit également souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro). Quant à la société cliente, elle est surtout tenue à une obligation de payer le freelance au terme de la mission. La société cliente doit également tout mettre en oeuvre pour faciliter le bon déroulement de la mission.

En qualité d’auto-entrepreneur réalisant des prestations de services, le travailleur indépendant est soumis au régime micro-BNC. Les auto-entrepreneurs exerçant des activités commerciales relèvent du régime micro-BIC. Si vous êtes rattachés au régime micro-BNC ou au régime micro-BIC, vous pouvez décider d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu.

Si vous êtes actuellement en CDI, vous devez (légitimement) vous demander quel est le statut le plus avantageux entre le freelancing et le salariat. Créer une micro-entreprise est l’option la plus plébiscitée par les indépendant·es qui souhaitent voler de leurs propres ailes ! Le salarié travaille sous les directives d’un employeur. Pour savoir si vous pouvez cumuler ces statuts, vous devez lire les dispositions de votre contrat de travail. Pour en savoir plus, nous vous conseillons de lire la convention collective qui vous concerne.

En théorie, vous pouvez devenir freelance sans diplôme ni expérience. En pratique, il est préférable de suivre une formation académique et/ou de justifier d'une ou plusieurs expériences professionnelles.

Il est possible d’être à la fois freelance et employé. En tant que salarié, vous avez la possibilité de bénéficier d’un congé pour création d’entreprise. Celui-ci vous permet de suspendre votre contrat de travail ou de passer à temps partiel.

Devenir Freelance dans l’Informatique

Avec la pandémie du Covid-19, le travail hybride a pris une place considérable dans le monde du travail. De nombreuses personnes ont ainsi apprécié le goût du télétravail et se sont alors tournées vers le freelance. Se lancer en tant que freelance dans le milieu informatique est un excellent moyen d’accéder à des opportunités intéressantes, tout en travaillant de manière indépendante.

Par ailleurs, beaucoup de freelances cherchent à se spécialiser, en particulier dans le domaine de l’informatique. Notons que devenir freelance dans l’informatique a un coût qu’il convient de prendre en compte. Vous devrez également rédiger un contrat de mission. N’hésitez pas à vous inscrire sur une plateforme de mise en relation entre freelance informatique et entreprises comme LeHibou.

En conclusion, le statut de freelance offre une grande flexibilité et autonomie, mais il est essentiel de bien comprendre les obligations légales et les différents statuts juridiques disponibles pour exercer cette activité en toute légalité.

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