Financement de l'Institut La Boétie : Analyse des Sources et Impacts sur la Politique Budgétaire Française
À l'heure où la rigueur budgétaire revient sur le devant de la scène, l'Institut La Boétie a minutieusement examiné les comptes de l'État français depuis 1959. L'une des conclusions majeures de cette analyse est l'identification d'un soutien croissant aux entreprises, financé en parallèle par des coupes budgétaires dans les services publics. Cette tendance soulève des questions cruciales quant aux priorités de la politique budgétaire française.
La politique budgétaire française est-elle à géométrie variable ? Oui, répond l’Institut La Boétie. Constatant à la fois des coupes successives dans les services publics et un déficit public élevé, les économistes de l’institut affilié à La France Insoumise ont cherché à comprendre ce paradoxe.
Comment fonctionne le processus de l'endettement public ?
Répartition des Dépenses Publiques : Services Publics vs. Subventions aux Entreprises
Les services publics représentent toujours une part importante des dépenses publiques (37 %, contre 8 % pour les subventions et transfert en capital). Rapporté au nombre d’habitants, le financement des services publics stagne même depuis 2008. La politique budgétaire aurait « bien davantage profité aux entreprises », estiment les économistes.
L'Explosion des Subventions et Transferts en Capital
Certes, les subventions et transferts en capital, dont le coût a explosé, concernent aussi les ménages, notamment les propriétaires qui louent. En 2022, la facture s’élevait à 120,9 milliards d’euros, soit trois fois plus qu’en 2000. Aussi impressionnante soit-elle, cette courbe ne représente qu’une partie du soutien public aux entreprises.
Manque à Gagner Fiscal et Exonérations de Cotisations Sociales
Or le manque à gagner pour les finances publiques de ces réductions d’impôt dont bénéficient les entreprises se chiffrait au moins à 16,3 milliards d’euros en 2024. Ce « choix d’une politique budgétaire au service d’une "politique de l’offre" » s’est encore accentué ces dernières années, montre l’étude. Les exonérations de cotisations sociales ont récemment explosé.
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En hausse de 22 % en trois ans, les pertes pour les comptes de la Sécurité sociale sont passées de 74,7 milliards d’euros en 2021 à 91,3 milliards d’euros en 2024.
Baisse des Recettes Fiscales et Impact sur le PIB
Ils pointent par ailleurs une baisse des recettes fiscales l’an dernier. « Un fait rarissime » hors récession. En effet, une hausse du produit intérieur brut (PIB) signifie que plus de richesses ont été créées, et puisque les impôts prélèvent un pourcentage de ces richesses, les recettes fiscales augmentent logiquement en période de croissance économique.
En diminuant la part des recettes fiscales dans le PIB, l’Etat s’est finalement privé de 28,5 milliards d’euros, selon les auteurs.
Tableau Récapitulatif des Pertes Fiscales et Exonérations
| Poste | Montant en 2021 (milliards d'euros) | Montant en 2024 (milliards d'euros) | Évolution |
|---|---|---|---|
| Manque à gagner fiscal (estimé) | N/A | 16,3 | N/A |
| Pertes pour la Sécurité Sociale (exonérations) | 74,7 | 91,3 | +22% |
| Manque à gagner dû à la baisse des recettes fiscales par rapport au PIB | N/A | 28,5 | N/A |
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